A la suite des rapports de 2015 et de 2017, l’AMF a publié son troisième rapport sur les approches extra-financières dans la gestion collective. Ce rapport est publié alors que se multiplient les initiatives, tant privées que publiques : d’une part, le déploiement de dispositifs de gestion extra-financière et de gammes de fonds intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance s’accélère, avec des annonces en ce sens formulées par plusieurs sociétés de gestion de portefeuille (« SGP ») ; d’autre part, les exigences règlementaires sur le sujet se précisent au niveau européen. L’AMF note que des progrès en termes de publication ont été observés au niveau des SGP par rapport au précédent rapport de l’AMF publié à l’automne 2017, notamment à la suite de relances effectuées auprès des SGP. Ainsi, à août 2019, seules 2 SGP ont été identifiées par l’AMF comme n’ayant toujours pas publié d’information « Article 173 ». Par ailleurs, ce premier exercice de recensement réalisé au niveau des fonds a permis de mettre en avant que, dans l’ensemble, les fonds respectaient les exigences de publication à intégrer dans le rapport annuel du fonds (19 fonds soit 4% du nombre et 3% des encours n’ont pas produit l’information règlementaire requise dans leurs rapports annuels). La publication sur le site internet est aussi globalement respectée (15 fonds, soit 3% du nombre et 2% des encours, ne produisant pas l’information réglementaire requise à fin juin 2019). Difficultés structurantes Malgré ces progrès, l’AMF note des difficultés structurantes résiduelles. Ainsi, tant pour l’information au niveau des SGP qu’au niveau des fonds, il est relevé, lorsqu’il n’y a pas de prise en compte des critères ESG, que l’information fournie n’en explique pas les raisons dans de nombreux cas, ce qui pourrait être considéré comme insuffisant au regard des exigences de l’article D. 533-16-1 II-4° du Code monétaire et financier. L’AMF effectue donc un rappel à la règlementation sur ce point. En outre, les plans-types prévus par cet article, respectivement pour l’information relative à la SGP (1° du II) et pour l’information relative au fonds (2° du II) sont peu souvent respectés, tandis que la pratique de la table de correspondance mentionnée dans le précédent rapport de l’AMF est peu suivie. Cette situation ne permet pas à l’AMF d’apprécier efficacement la conformité de l’information aux exigences règlementaires et pénalise la comparabilité des dispositifs d’une part entre SGP et d’autre part entre fonds. L’AMF rappelle donc la nécessité de respecter les plans-types prévus par le décret, ou à défaut la mise en place d’une table de correspondance. Par ailleurs, certaines SGP produisent une information standardisée qui ne reflète pas toujours avec suffisamment de précisions le dispositif applicable, soit à la SGP au sein du groupe auquel elle appartient, soit au fonds au sein du dispositif général de la SGP. L’AMF rappelle donc l’obligation de produire une information pertinente relativement au périmètre considéré. Notamment : - une SGP agissant au sein d’un groupe doit décrire le dispositif ESG qui lui est applicable ; - l’information relative à un fonds doit décrire fidèlement et clairement le dispositif qui lui est applicable : notamment, l’information doit décrire les éventuels dispositifs supplémentaires applicables à un fonds par rapport à la démarche générale de sa SGP, tandis qu’à l’inverse l’information relative au fonds ne doit pas être alourdie de l’information relative à la SGP qui ne trouve pas à s’appliquer. Certaines SGP, malgré l’absence de prise en compte formelle des critères ESG souhaitent communiquer sur leurs initiatives, démarches et réflexions sur le sujet. Dans ce cas, la communication doit demeurer proportionnée et conforme à la position-recommandation DOC 2020-03 afin de préserver le caractère clair, exact et non trompeur de l’information. En tout état de cause, l’information doit être subordonnée à une information claire, exacte et non trompeuse relative au fait que les critères ESG ne sont pas pris en compte par la SGP et les raisons qui accompagnent ce choix. Pour réaliser ce rapport, les services de l’AMF ont exploité un questionnaire transmis à une cinquantaine de SGP, complété par une dizaine d’entretiens. Des rencontres ont aussi été organisées avec un certain nombre d’acteurs clé : agences de notation extra-financières, prestataires spécialisés dans le calcul des données d’émissions de gaz à effet de serre, entreprises cotées L’AMF note que les approches divergent, et l’appréhension des termes employés et des concepts n’est pas encore totalement uniforme (par exemple le terme « ISR » utilisé par le label d’Etat n’est pas réservé aux seuls fonds labellisés ISR, et fait l’objet de définitions diverses. Elle note cependant que les stratégies extra-financières mises en œuvre se répartissent en deux grandes familles : les approches « relatives » (best in class (63% des encours), best in universe, …), et les approches « absolues », ou à impact. Par ailleurs, les stratégies d’exclusions normatives et les stratégies dites d’ « intégration » tendent à se systématiser dans les dispositifs des grandes sociétés de gestion de portefeuille. Encours des fonds ISR en France selon deux sourcesDans les stratégies dites «d’exclusion», l’AMF relève que de manière générale, le taux d’exclusion effectif est peu significatif et n’aboutit pas à une réduction au minimum de 20% de l’univers d’investissement comment attendu par la position n°2 de la position-recommandation AMF n°2020-03 soit du fait que ces exclusions sont applicables légalement par tous sans que l’ensemble des acteurs ait jugé nécessaire de communiquer dessus (conventions d’Oslo et d’Ottawa), soit que certaines exclusions portent en pratique sur un univers très restreint par rapport à l’univers d’investissement des OPC (par exemple exclusions sur le tabac). Ce rapport vient compléter la position-recommandation n°2020-03 dont la première version a été publiée le 11 mars 2020 sur les informations à fournir par les placements collectifs intégrant des approches extra-financières, notamment par des approches particulières mises en œuvre par les gérants
Les négociateurs du Parlement européen (PE) et la Présidence allemande du Conseil de l’UE se sont entendus sur la création du « prospectus de relance de l’UE » simplifié pour les émissions secondaires des sociétés européennes ayant déjà un antécédent sur le marché public proposé par la Commission européenne. Une fois validé par le Conseil et la plénière du PE, le document entrera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022. Son usage sera limité à des offres équivalant à un maximum de 150% de l’encours du capital. Le prospectus devra par ailleurs inclure un passage sur les conséquences de la pandémie sur l’activité de l'émetteur. Les colégislateurs actent donc la mise en oeuvre du dernier des trois volets du paquet de relance par les marchés de capitauxproposé par la CE.
Le régulateur du marché chinois a annoncé lundi avoir infligé une amende à Alibaba, à China Literature, filiale de Tencent Holdings et à Shenzhen Hive Box de 500.000 yuans (62.900 euros) chacun pour n’avoir pas déclaré correctement des acquisitions en vue de leur examen par l’autorité de la concurrence. L’Administration d'État pour la régulation du marché (SAMR) a déclaré avoir pris cette décision après avoir examiné les transactions des groupes concernés, à savoir l’acquisition par Alibaba de l’exploitant de centres commerciaux Intime Retail, celle de New Classics Media par China Literature et le rachat de China Post Smart Logistics par Shenzhen Hive Box.
Les négociateurs du Parlement européen (PE) et la Présidence allemande du Conseil de l’UE se sont entendus sur la création du « prospectus de relance de l’UE » simplifié pour les émissions secondaires des sociétés européennes ayant déjà un antécédent sur le marché public proposé par la Commission européenne (CE) en juillet. Une fois validé par le Conseil et la plénière du PE, le document abrégé à une trentaine de pages, contre une centaine habituellement, entrera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022.
Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers, appelle de ses vœux une refonte de la supervision du secteur de la gestion d’actifs en Europe. Dans une interview au Financial Times, le dirigeant estime que l’expansion de l’industrie des fonds ces dernières années a créé des défis pour les régulateurs qui requièrent une nouvelle approche. La gestion d’actifs en Europe est de plus en plus une activité transfrontière. Les groupes établissent fréquemment des fonds dans des centres de back-office comme le Luxembourg, les gèrent depuis des centres financiers comme Londres et Paris, et les vendent à des investisseurs ailleurs en Europe. Mais ils sont supervisés par l’autorité de leur pays d’origine, ce qui crée un environnement réglementaire fragmenté. «Nous voulons disposer d’un cadre de supervision approprié pour le secteur de la gestion d’actifs», a déclaré Robert Ophèle au FT. «La nature transfrontière de la gestion d’actifs augmente et il est clair que nous allons probablement assister à une plus grande concentration et à davantage de ventes de fonds transfrontières à l’avenir». Robert Ophèle suggère de donner un statut de «superviseur principal» au régulateur du pays de l’UE où une société de gestion de fonds est basée, sur le modèle qui existe dans la banque et l’assurance.
Le régulateur du marché chinois a annoncé aujourd’hui avoir infligé une amende à Alibaba, à China Literature, filiale de Tencent Holdings et à Shenzhen Hive Box de 500.000 yuans (62.900 euros) chacun pour n’avoir pas déclaré correctement des acquisitions en vue de leur examen par l’autorité de la concurrence. L’Administration d'État pour la régulation du marché (SAMR) a déclaré avoir pris cette décision après avoir examiné les transactions des groupes concernés, à savoir l’acquisition par Alibaba de l’exploitant de centres commerciaux Intime Retail, celle de New Classics Media par China Literature et le rachat de China Post Smart Logistics par Shenzhen Hive Box.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a reconnu vendredi, provisoirement, Euroclear UK & Ireland Limited (EUI), le dépositaire central de titres (CSD) établi au Royaume-Uni, comme un CSD de pays tiers (TC-CSD) après la fin de la transition vers le Brexit. Le 25 novembre, la Commission européenne (CE) avait adopté une décision d'équivalence déterminant, pour une durée limitée, que le cadre réglementaire et de surveillance applicable au Royaume-Uni est conforme au règlement européen (CSDR). En vertu d’un accord de coopération avec la Banque d’Angleterre (BoE) sur les modalités de surveillance, l’Esma a pu, à la demande d’EUI, procéder à l'évaluation puis à la reconnaissance qui s’appliquera du 1er janvier au 30 juin 2021.
Malgré des ratios de capital et de liquidité solides des banques, selon l’évaluation annuelle des risques du système bancaire européen de’Autorité bancaire européenne (EBA), l’avenir demeure incertain. L’EBA persiste dans ses mises en garde, notamment sur la qualité de leurs actifs. Si les ratios de prêts non performants (NPL) reste stable, à 2,9% au deuxième trimestre 2020, contre 3% le trimestre précédent, la proportion de ceux qui sont devenus plus risqués et les abandons de créance ont significativement augmenté. Enfin, les taux bas et la concurrence accrue, notamment de la part des néobanques, pèsent sur les résultats des banques, pour qui le défi de rentabilité est «structurel». L’EBA a aussi mis en ligne les dernières données de son exercice de transparence, qui permet d’accéder aux données de 129 banques de l’Union européenne et 6 banques britanniques.
Le verre est à moitié plein. Les banques ont bien résisté à la crise sanitaire et, dans l’ensemble, elles présentent des ratios de capital et de liquidité solides. C’est la bonne nouvelle de l’évaluation annuelle des risques du système bancaire européen publiée ce vendredi par l’Autorité bancaire européenne (EBA). Mais l’avenir demeure incertain, faisant peser des risques de plus en plus élevés sur la rentabilité des institutions financières.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a reconnu vendredi, provisoirement, Euroclear UK & Ireland Limited (EUI), le dépositaire central de titres (CSD) établi au Royaume-Uni, comme un CSD de pays tiers (TC-CSD) après la fin de la transition avant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).
Les représentants du Parlement européen (PE) et la Présidence allemande du Conseil de l’UE se sont entendus jeudi sur les ajustements à la directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFID 2) et au cadre de titrisation proposés en juillet par la Commission européenne (CE) au sein de son paquet de relance par les marchés de capitaux. Les deux accords politiques doivent être confirmés par le Conseil et le PE. Les amendements à Mifid 2 attendront d’être transposés dans le droit des Etats membres avant d’entrer en vigueur. Comme pressenti, le texte agréé maintient les principales propositions de la CE, dont celles d’alléger plusieurs charges administratives imposées aux investisseurs expérimentés dans leurs relations inter-entreprises. La proposition de Bruxelles d’assouplir le régime des limites de position pour les contrats dérivés sur l’énergie afin de relancer les marchés énergétiques émergents libellés en euros figure bien dans le compromis final. Le cadre des titrisations simples, transparentes et standardisées (STS) sera bien élargi aux titrisations synthétiques inscrites au bilan.
A l’issue de négociations express, les représentants du Parlement européen (PE) et la Présidence allemande du Conseil de l’UE se sont entendus sur les ajustements à la directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFID 2) et au cadre de titrisation proposés en juillet par la Commission européenne (CE) au sein de son paquet de relance par les marchés de capitaux. Les deux accords politiques doivent être confirmés par le Conseil et le PE. Les amendements à Mifid 2 attendront d’être transposés dans le droit des Etats membres avant d’entrer en vigueur.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé jeudi infliger des amendes de respectivement 100 millions et 35 millions d’euros à Google et Amazon pour non-respect de la législation sur les cookies, les traceurs publicitaires.
Axel Weber est un fin connaisseur des institutions européennes et du secteur bancaire. On est donc priés de tendre l’oreille lorsque le président d’UBS et ancien patron de la Bundesbank affirme que le Brexit n’entamera pas la suprématie financière de Londres. La faute aux divisions persistantes de l’Europe, où l’émergence d’un marché des capitaux intégré, capable de rivaliser avec celui de la City, reste un vœu pieux.
BlueCrest Capital Management, la société d’investissement londonienne dirigée par Mike Platt, va verser 170 millions de dollars à ses anciens investisseurs. Et ce, après que la Securities and Exchange Commission aux Etats-Unis a estimé qu’elle donné la priorité à un hedge fund interne, BSMA Limited, par rapport au fonds phare dans lequel ils avaient investis, BlueCrest Capital International. La société londonienne avait transféré ses meilleurs traders du fonds phare à cette entité interne qui gérait seulement la fortune personnelle de ses fondateurs, laissant les investisseurs externes se fier à «un algorithme peu performant», selon le régulateur américain. Dans le cadre de ce règlement, BlueCrest n’a ni admis, ni nié les accusations de la SEC. «BlueCrest a manqué à plusieurs reprises d’agir dans le meilleur intérêt de ses investisseurs, notamment en ne divulguant pas qu’elle transférait ses traders les plus performants vers un fonds qui bénéficiait à son propre personnel au détriment des investisseurs de son fonds», a déclaré Stephanie Avakian, directrice de la division de l’application de la SEC.
Le cas d’un gestionnaire d’actifs bulgare transmis à la cour de justice de l’UE devrait préciser ce que la loi européenne entend par «éléments essentiels».