La filiale de gestion de l’assureur Groupama, Groupama Asset Management, a été condamnée, le 14 octobre 2020, par la cour d’appel de Paris à verser à un ancien salarié la somme de 8.000 eurosà titre de dommages-intérêts pour harcèlement moral, a appris NewsManagers. Groupama AM doit également verser60.000euros à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice né de la nullité de la rupture ducontrat de travail qui a évolué de 2008 à 2017 au sein de la société de gestion. Un montant auquel s’ajoute la sommede 20.732,72 eurosà titre d’indemnité de licenciement. En outre, Groupama AM devrarembourserles allocations de chômage versées au salarié dans la limite de 6mois d’indemnités. Lors de sa démission en mars 2017, requalifiée en licenciement nul par la cour d’appel, l’ancien salarié avait fait dénoncer «des pressions pour accepter une rétrogradation de poste en 2012,une dévalorisation soudaine de son travail par son supérieur hiérarchique direct, une suggestion appuyée de rupture conventionnelle, et, malgré ses récriminations et après une période d’apaisement dans un autre service,sa ré- affectation sous l’autorité hiérarchique du supérieur dont il avait dû précédemment subir les comportements», selon la décision de la cour que NewsManagers a pu consulter. De son côté, Groupama AM avait indiqué que la décision de modification de poste se fondait «sur une insuffisance professionnelle de l’intéressé aux fonctions précédemment occupées.»