L’autorité suédoise de supervision des marchés financiers Finansinspektionen a annoncé avoir ouvert une enquête à l’encontre de la société de private equity EQT, qu’elle suspecte d’avoir violé les articles 17 et 18 durèglement européen relatif aux abus de marché (MAR). Le régulateur suédois s’intéresse à une opération qui a eu lieu le 7 septembre. Ce jour-là, EQT a annoncé une révision de la clause de lock-up de ses actionnaires de long-terme. Durant la période de lock-up, les actionnaires concernés sont tenus par engagementdene plus céder de titres.Le régulateur suédois soupçonneque des exécutifs de la firme auraient eu des informations privilégiées sur la révision de la clause de lock-up et qu’ils en aient profité pour vendre des actions EQT.
Le gouvernement chinois a encore durci, vendredi, sa politique de répression à l’encontre des plateformes de négociation de cryptomonnaies, en se dotant d’un dispositif visant à éradiquer les activités «illégales» entourant les échanges de bitcoins et autres devises virtuelles. Pékin a également interdit sur l’ensemble de son territoire les activités de «minage» de bitcoins. Le Conseil d’Etat, principale autorité administrative du pays, s’était engagé au mois de mai à en finir avec ces activités financières risquées. Vendredi, dix agences gouvernementales, dont la Banque populaire de Chine (PBoC) et les organismes de régulation des marchés, ont indiqué dans un communiqué commun qu’elles allaient travailler en étroite collaboration afin de maintenir une pression élevée sur le trading de cryptomonnaies. Le bitcoin a perdu jusque 10% de sa valeur vendredi, avant de remonter légèrement, à 42.965 dollars. L’ethereum, autre cryptomonnaie également très suivie, a elle perdu près de 8,6% à 2.837 dollars.
Le gouvernement chinois a encore durci, vendredi, sa politique de répression à l’encontre des plateformes de négociation de cryptomonnaies en se dotant d’un dispositif visant à éradiquer les activités «illégales» entourant les échanges de bitcoins et autres devises virtuelles. Pékin a également interdit sur l’ensemble de son territoire les activités de «minage» de bitcoins.
Un gérant de fonds senior a déclaré mercredi devant des juges à Francfort qu’il s’était embarqué dans un vaste délit d’initié après s’être senti offensé par une augmentation de salaire plus faible que prévu et subi de larges pertes sur ses investissements dans Wirecard, rapporte le Financial Times. L’homme âgé de 45 ans est au centre d’un vaste scandale de délit d’initié qui a choqué la communauté de la gestion d’actifs en Allemagne lorsqu’il a été arrêté par la police il y a un an. L’accusé était gérant de portefeuilles depuis 16 ans au sein de Union Investment. Considéré comme une star montante au sein de la société, il apparaissait souvent dans la presse financière. Entre avril et septembre de l’an dernier, le gérant a commencé à se livrer à des opérations de front running. Il a dégagé un profit personnel de 8,1 millions d’euros. Il a également partagé des informations confidentielles concernant des opérations à venir avec un ami et analyste de Hauck & Aufhäuser, qui a empoché 380.000 euros.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a été informée de la délivrance de fausses attestations de garantie financière et d’assurance responsabilité civile professionnelle usurpant la dénomination de la succursale en France de Zurich Insurance du courtier AON France. Ces attestations frauduleuses utilisent le nom d’une société aujourd’hui radiée, la société Groupe Proviso (1) et la présentent comme étant autorisée à exercer l’activité de conseil en investissements financiers en France, ce qui n’a jamais été le cas.
La parole à... Bruno Dondero, président de la commission juridique de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et associé chez CMS Francis Lefebvre Avocats
Après un an et demi de ralentissement législatif lié à la pandémie, l’exécutif européen semble décidé à rattraper le temps perdu en mettant en place son agenda financier à dominante verte.
L’Allemande Verena Ross a été choisie par les États membres de l’Union européenne pour présider l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), après de longs mois de vacance du pouvoir. Verena Ross a travaillé pour l’autorité britannique de surveillance des marchés avant de rejoindre l’Esma dont elle était directrice exécutive jusqu'à l’expiration de son mandat en mai 2021. Elle a été remplacée par la française Natasha Cazenave, ex-secrétaire générale adjointe de l’Autorité française (AMF). Verena Ross remplace le Néerlandais Steven Maijoor, qui a quitté ses fonctions en mai après deux mandats. Elle était en concurrence avec Carmine Di Noia, commissaire à la Consob, l’autorité italienne de surveillance des marchés financiers. La nomination de Verena Ross doit encore être approuvée par le Parlement européen.
L’Allemande Verena Ross a été choisie par les États membres de l’Union européenne pour présider l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), après de longs mois de vacance du pouvoir. Verena Ross a travaillé pour l’autorité britannique de surveillance des marchés avant de rejoindre l’Esma dont elle était directrice exécutive jusqu'à l’expiration de son mandat en mai 2021. Elle a été remplacée par la française Natasha Cazenave, ex-secrétaire générale adjointe de l’Autorité française (AMF).
Le bilan de la déclaration de performance extra-financière est positif pour les grandes entreprises. Les ETI et les sociétés qui entreront dans le champ de la directive CSRD ont des progrès à faire.
Le président du comité de finances du Sénat américain, Ron Wyden, a demandé des explications à la banque privée suisse Mirabaud & Cie concernant les comptes de l’homme d’affaires Robert Brockman, rapporte Bloomberg. Robert Brockman est accusé d’avoir mis sur pied le plus grand système d’évasion fiscale par un particulier américain à travers des comptes offshore aux Bermudes et en Suisse. Le milliardaire n’aurait pas déclaré jusqu’à 2 milliards de dollars aux services du fisc américain. Dans sa lettre, le sénateur démocrate a demandé à Mirabaud & Cie si la firme avait averti l’Internal Revenue Service (IRS) du fait qu’elle abritait des comptes bancaires de Robert Brockman en son sein. Comptes bancaires sur lesquels la justice suisse a gelé 950 millions de dollars d’avoirs en octobre 2020. La justice américaine pense que Robert Brockman a utilisé la banque suisse pour y cacher des revenus tirés de ses investissements en private equity sur une période de vingt ans. Mirabaud & Cie a répondu au sénateur de l’Oregon que l’institution n’était pas au courant des agissements de Robert Brockman, ajoutant qu’aucun des comptes détenus n’était à son nom. La banque privée suisse a indiqué qu’elle avait pleinement coopéré avec les autorités américaines concernant leurs demandes d’information sur les comptes de Robert Brockman.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, est mise en cause dans une enquête sur son poste de directrice générale à la Banque mondiale, jusqu’en 2019. En 2017, elle aurait fait pression pour modifier la méthodologie et les conclusions du rapport «Doing Business 2018» afin d’y ménager la place de la Chine (78ème), potentiellement à la demande du président Jim Yong Kim. Face à ces révélations, la Banque mondiale, dont le chef économiste Paul Romer avait démissionné pour dénoncer des modifications «arbitraires», a annoncé arrêter la publication de ce rapport annuel sur le climat des affaires et des investissements, une décision saluée notamment par Oxfam International.
Elle réduit toutefois la sanction pécuniaire de cinq à trois millions d’euros, en raison de la réactivité de l’agence à démentir le faux communiqué Vinci.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) confirme que les exonérations fiscales accordées par la Belgique à des sociétés multinationales par la voie de rescrits fiscaux (tax rulings) sont constitutives d’une aide d’Etat illégale, comme l’avait établi la Commission européenne. Aussi, la CJUE a annulé l’arrêt du 14 février 2019 du Tribunal de l’Union européenne, qui avait annulé la décision de la Commission, et renvoie l’affaire devant ce dernier pour qu’il statue sur d’autres aspects de l’affaire
Saisie par la cour d’appel de Paris en juillet 2020 afin de savoir si l’information relative à la publication prochaine et imminente d’un article relayant une rumeur de marché est susceptible de constituer une information privilégiée, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de présenter les conclusions de l’avocate générale Juliane Kokott. Selon celles-ci, une communication à des fins journalistiques constitue une exception à l’interdiction de divulguer des informations privilégiées.
Le président de la commission des finances du Sénat, Ron Wyden, a fait circuler une proposition qui pénaliserait le secteur des ETF, rapporte le Wall Street Journal. Ce Démocrate veut taxer l’utilisation par les ETF de transactions «en nature» («in kind») qui évitent actuellement de déclencher l’impôt sur les plus-values. Grâce à ces transactions en nature, les ETF transfèrent des actions, des obligations ou d’autres actifs à des intermédiaires de Wall Street au lieu d’espèces. Cette proposition risque d'éliminer l’un des principaux arguments de vente du secteur des ETF : l’efficacité fiscale. Cette proposition de changement a provoqué une mobilisation massive des plus grands gestionnaires d’actifs, dont certains ont bâti leurs activités autour du marché des ETF. Les groupes de pression du secteur, de l’ICI à la Securities Industry and Financial Markets Association, élaborent des stratégies pour faire échouer la proposition. L’ICI sollicite les réactions des entreprises. BlackRock indique étudier le projet et Invesco déclare s’y opposer.
Il pleut, le chat dort au coin du feu… Rien à voir avec les salles de marché à l’atmosphère électrique. Le courtier TP Icap s’en est aperçu et demande à l’ensemble de ses traders de revenir au bureau cinq jours par semaine après des résultats de mi-année « marqués par un calme rare ». L’entreprise estime en effet que l’environnement de télétravail décourage la prise de risques, à l’inverse de ses bureaux qui créent de « bonnes synergies » entre les employés. Une nouvelle piste pour limiter la volatilité des marchés financiers ?
Comment attirer de nouveaux investisseurs dans l’univers très masculin des cryptomonnaies ? Charles Randell, directeur du gendarme boursier britannique, s’est élevé contre les « écuries d’Augias » de la publicité financière en ligne. Dernière en date, Kim Kardashian, qui appelle à spéculer sur l’« ethereum max » (photo) – une valeur obscure créée il y a peine un mois et qui n’a rien à voir avec l’ethereum. Avec 250 millions d’abonnés, « il s’agit peut-être de l’opération de promotion financière ayant la plus grande audience de l’histoire », résume, amer, le directeur. Qui appelle logiquement à réguler ce genre de réclame, y compris lorsqu’elles ont lieu sur les réseaux sociaux. Un vrai travail d’Hercule.