Le député Les Républicains Eric Woerth, ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, a annoncé hier qu’il était candidat à la présidence de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, un poste réservé à l’opposition. Le président de cette commission sera élu jeudi. Le député Les Républicains Gilles Carrez, qui occupait le poste, pourrait vouloir se maintenir, selon des sources parlementaires.
Alors que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin se sont vus confirmés dans leurs postes respectifs de ministre de l’Economie et des Finances et ministre de l’Action et des Comptes publics, ils seront désormais assistés par Benjamin Griveaux, nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, sans plus de précisions. Benjamin Griveaux a fait partie de la cellule souche d’En Marche !, et en a aussi été l’un des principaux porte-parole. Ses attributions précises restent à préciser.
Le département d’Etat américain s’est dit hier «abasourdi» que les pays arabes qui ont rompu leurs relations avec le Qatar n’aient fourni aucune preuve à l’appui des accusations de soutien au terrorisme lancées contre l'émirat pour justifier son isolement. «A ce stade, nous en sommes réduits à nous poser une question simple: ces mesures ont-elles été réellement prises en raison d’inquiétudes concernant le soutien présumé du Qatar au terrorisme ou bien sont-elles le résultat de contentieux de longue date avec et entre pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe)», a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.
Angela Merkel s’est déclarée prête hier à discuter, sous condition, des idées de réforme de la zone euro proposées par le président français Emmanuel Macron. «La cohésion européenne entre les Etats de la zone euro laisse à désirer», a reconnu la chancelière conservatrice dans un discours devant des industriels à Berlin. Pour y remédier, «on peut très bien imaginer (...) un gouvernement économique» chargé notamment d'étudier les meilleures méthodes pour promouvoir l’emploi en zone euro, a-t-elle ajouté. On peut aussi «naturellement réfléchir à un ministre des Finances commun, si les conditions de base sont remplies», a-t-elle également estimé tout en réitérant son rejet d’une mutualisation de la dette européenne. Et elle s’est dit ouverte à un budget de la zone euro pour financer des projets de structures. Durant sa campagne, Emmanuel Macron avait mis en avant une telle réforme de la zone euro, essentielle à ses yeux pour faire barrage à la montée des populismes, en insistant sur l’idée d’un ministre des Finances et d’un budget pour les pays de la région.
L’Union européenne et la Grande-Bretagne ont annoncé hier, au terme de la première journée de négociations formelles sur le Brexit, la création de trois groupes de travail distincts et ont chacun réaffiché leurs priorités. Le calendrier fixé prévoit de nouvelles sessions de négociations pendant les semaines du 17 juillet, du 18 septembre et du 9 octobre. D’ici à octobre, les discussions porteront prioritairement sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne et des Britanniques établis sur le continent; sur les obligations financières contractées par le Royaume-Uni et sur d’autres sujets liés au divorce. La question de l’Irlande du Nord fera l’objet d’un dialogue séparé, selon un document sur «les termes de référence» convenus par les deux parties et communiqué lundi soir.
Emmanuel Macron a remporté hier une large majorité aux élections législatives, qui lui permettra de mener ses réformes sans autres obstacles que d'éventuels contestations dans la rue et blocages des sénateurs pour des réformes constitutionnelles. La majorité présidentielle devrait compter plus de 350 députés, loin devant Les Républicains, premier parti d’opposition dont des candidats avaient annoncé qu’ils soutiendraient certaines réformes portées par le chef de l’Etat. La coalition de droite LR-UDI serait réduite à environ 130 députés et celle du PS et de ses alliés à une cinquantaine. La France insoumise et les communistes obtiendraient quant à eux une trentaine de députés et le Front national moins de dix. Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont pouvoir comme ils le souhaitent mener rapidement des réformes contestées. La réforme du droit du travail, probablement la plus dangereuse pour le gouvernement, doit selon l’exécutif passer par des ordonnances et donc une loi d’habilitation. Le projet de loi doit être présenté au conseil des ministres le 28 juin et au Parlement durant l'été.
La confiance des entreprises britanniques s’est fortement dégradée depuis les élections législatives de jeudi, qui ont considérablement affaibli la Première ministre Theresa May à une semaine du début des négociations sur le Brexit, montrait l’enquête de juin de l’Institute of Directors (IoD), publiée hier. Elle met en évidence une profonde inquiétude face à l’incertitude politique et à son effet sur l'économie britannique. L’IoD a noté une nette aggravation du pessimisme des entreprises par rapport à son enquête du mois de mai: si 20% des membres sont optimistes pour la situation économique des 12 prochains mois, environ 57% sont assez ou très pessimistes, ce qui donne un score de «confiance nette» de -37, alors qu’il n'était que de -3% en mai.
La confiance des entreprises britanniques s’est fortement dégradée depuis les élections législatives de jeudi dernier qui ont considérablement affaibli la Première ministre Theresa May à une semaine du début des négociations sur le Brexit, montre une enquête de l’Institute of Directors (IoD) publiée lundi. L’enquête réalisée auprès de quelque 700 membres de cette organisation professionnelle a également mis en évidence une profonde inquiétude face à l’incertitude politique et à son impact sur l'économie britannique.
La livre sterling est tombée vendredi à son plus faible niveau face au dollar en sept semaines et à un point face à l’euro depuis 20 semaines, après la confirmation que le Parti conservateur de Theresa May avait perdu sa majorité absolue au Parlement à l’issue des législatives. Vers 12h30, le sterling s'échangeait à 1,14 euro et 1,27 dollar, en recul de 1,2% et 1,54% respectivement. Le taux à 10 ans britannique reculait de 2 points de base à 1,01%.
Le gouvernement catalan a choisi la date du 1er octobre pour organiser un nouveau référendum sur l’indépendance de la province. «Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de République?» sera la question posée aux Catalans, a révélé le président de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont, dans un discours solennel prononcé à Barcelone.
D’après un sondage de sortie des urnes, les conservateurs n'auraient plus de majorité absolue. En réaction, la livre cédait plus de 1,3% face au dollar.
La Slovaquie est prête à participer à « l’appareil d’intégration » conduit par l’Union européenne (UE), à la suite de l’appel lancé par la France, l’Allemagne et l’Espagne en faveur d’une coopération approfondie entre les pays européens, a annoncé mercredi le Premier ministre slovaque. « La Slovaquie répond aux conditions afin de prendre part à l’appareil d’intégration conduit par l’Allemagne et la France », a déclaré Robert Fico.
Les derniers sondages suggèrent que le parti conservateur pourrait demain n’accroître que faiblement la très courte majorité de 5 sièges dont il dispose actuellement.
L'émir du Koweït, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Djaber al-Sabah, s’est rendu hier en Arabie saoudite pour s’entretenir avec le roi Salman de la crise diplomatique déclenchée la veille avec le Qatar, que Riyad et ses alliés accusent de déstabiliser la région en soutenant le terrorisme et l’Iran. Le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani a expliqué à la chaîne de télévision Al Djazira que Doha voulait donner à l'émir du Koweït la possibilité de «communiquer avec les parties impliquées dans la crise et de tenter de maîtriser la situation».
L'émir du Koweït s’est rendu en Arabie saoudite pour s’entretenir avec le roi Salman de la crise diplomatique déclenchée la veille avec le Qatar, que Riyad et ses alliés accusent de déstabiliser la région en soutenant le terrorisme et l’Iran. L'émir du Koweït, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Djaber al-Sabah, s'était entretenu auparavant par téléphone avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani. Le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani a expliqué à la chaîne de télévision Al Djazira que Doha voulait donner à l'émir du Koweït la possibilité de «communiquer avec les parties impliquées dans la crise et de tenter de maîtriser la situation».
L'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu hier leurs relations avec le Qatar. Les conséquences sont difficiles à apprécier