En obtenant près du tiers des suffrages lors des élections législatives hier en Allemagne, le bloc conservateur CDU/CSU d’Angela Merkel est quasiment assuré de rester pour un quatrième mandat à la tête de la première puissance européenne. Si les projections se confirme, cela marquerait toutefois le pire résultat pour son parti depuis 1949, alors qu’il avait obtenu 41,5% des voix en 2013. Son partenaire actuel au gouvernement, le SPD de Martin Schulz, parvient tout juste à dépasser les 20%, également au plus bas depuis l’après-guerre. Le parti d’extrême-droite AfD est le principal vainqueur du scrutin, faisant pour la première fois son entrée au parlement avec 13,5% des suffrages. Le FDP obtiendrait 10,5%, devant les Verts à 9,5% et la gauche radicale à 9%. Martin Schulz ayant d’ores et déjà exclu une reconduction de la «grande coalition», préférant mener l’opposition, une coalition inédite à trois partis entre la CDU/CSU, le FDP et les Verts est la plus probable. Les négociations s’annoncent longues et difficiles du fait des divergences prononcées entre ces deux derniers partis. La montée des populistes de l’AfD et le bon score du FDP devraient également compliquer les efforts d’intégration en Europe. Alors que les marchés ouvraient en Asie, l’euro perdait 0,4% à 1,1903 dollar.