Le groupe parapétrolier italien a perdu près de 50% en Bourse mardi, à un plus bas depuis plus de trente ans. Saipem, contrôlé par le groupe énergétique Eni et la CDP, l’équivalent transalpin de la Caisse des dépôts, paie le prix du semi-échec de sa levée de fonds. Il n’a attiré que 1,395 milliard d’euros de capital, soit 70% seulement de l’enveloppe de fonds propres prévue dans le cadre d’un appel de 2 milliards d’euros, lancé en juin. Saipem proposait ses nouvelles actions au prix d’émission de 1,013 euro chacune, à raison de 95 nouvelles actions pour une action ordinaire ou d’épargne détenue. Le parcours chaotique du titre ces dernières années et les pertes sur plusieurs grands contrats expliquent la défiance des investisseurs. Un pool de banques s’est engagé, rapporte Reuters, à éponger les droits non exercés afin de garantir la couverture de l’intégralité du montant de l’augmentation de capital.
L’Opep a une nouvelle fois annoncé, mardi, s’attendre à un léger ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole l’an prochain, même si elle estime que la consommation devrait rester soutenue par un moindre impact de la pandémie de Covid-19 et par une croissance économique encore solide. Son rapport mensuel table désormais sur une augmentation de 2,7 millions de barils/jour (mbj) de la demande globale en 2023, sans escalade de la guerre en Ukraine et après une prévision de hausse (inchangée) de 3,36 mbj en 2022. La consommation globale devrait dépasser, cette année, son niveau de 2019, mais l’envolée des cours et les confinements des derniers mois en Chine devraient freiner sa croissance. Mardi, les contrats 1 mois sur le pétrole ont chuté de plus de 7%, à 95,75 dollars/baril pour le brut WTI américain et à 99,50 dollars/baril pour le Brent européen. Le président américain, Joe Biden, doit se rendre en Arabie saoudite cette semaine dans le cadre des efforts visant à faire baisser les prix de l’énergie.
Le groupe parapétrolier italien plonge de plus de 30 % en Bourse ce mardi en milieu de journée, à un plus bas depuis 30 ans. Saipem, contrôlée par le groupe énergétique Eni et la CDP, l’équivalent transalpin de la Caisse des Dépôts, paye le prix du semi-échec de sa levée de fonds. Il n’a attiré que 1,395 milliard d’euros de capital, soit 70 % seulement de l’enveloppe de fonds propres prévue dans le cadre d’un appel de 2 milliards d’euros, initié en juin. Saipem proposait ses nouvelles actions au prix d'émission de 1,013 euro chacune, à raison de 95 nouvelles actions pour une action ordinaire ou d'épargne détenue. Le parcours chaotique du titre ces derniers années et les pertes sur plusieurs grands contrats explique la défiance des investisseurs. Un pool de banques s’est engagé, rapporte Reuters, à éponger les droits non exercés afin de garantir la couverture de l’intégralité du montant de l’augmentation de capital.
Le groupe anglo-néerlandais a annoncé jeudi qu’il reprendra jusqu'à 4,5 milliards de dollars de provisions pour dépréciations d’actifs au deuxième trimestre 2022, porté par les prix élevés des cours des hydrocarbures. «Des reprises de dépréciations après impôts de l’ordre de 3,5 à 4,5 milliards de dollars d’actifs précédemment dépréciés sont attendues au deuxième trimestre, principalement en raison de changements dans les perspectives des prix des matières premières», a précisé Shell dans un communiqué. Il table par ailleurs sur une production de gaz intégré comprise entre 930.000 et 980.000 barils équivalent pétrole par jour, et sur des volumes de gaz naturel liquéfié compris entre 7,4 millions et 8 millions de tonnes. Les bénéfices de l’activité de négoce et d’optimisation pour le gaz intégré devraient reculer par rapport au premier trimestre.
DEMANDE. Le baril de brut est redescendu aux alentours de 110 dollars, mais d’autres jauges de prix signalent que la trêve pourrait être de courte durée. La marge de raffinement (crack spread), qui représente la différence entre un baril de pétrole brut et un baril de produits raffinés, comme le gasoil ou le kérosène, a ainsi atteint un niveau record en juin : 62 dollars, contre une moyenne à 10,5 dollars entre 1985 et 2021. L’indicateur signale que la demande pour les produits pétroliers est forte et pas encore atteinte par les prix élevés. Et que les capacités de raffinage sont de plus en plus contraintes : si les pays occidentaux ont libéré des réserves stratégiques d’or noir, celles-ci ne sont constituées que de pétrole brut. Aux Etats-Unis, les capacités de distillation ont baissé d’un million de barils/jour depuis 2020, à 17,9 millions de barils/jour. Par ailleurs, la capacité russe atteint 1,5 million de barils/jour, désormais bloqués par les sanctions. Enfin, les inventaires en sous-produits du pétrole constitués par les entreprises, comme le diesel, ont été vidés par la reprise. Il n’y a pas d’autre alternative que payer le prix fort. Qui devrait continuer de progresser : les marchés anticipent aussi une reprise de la hausse des prix du brut, liée à la fin des approvisionnements russes et à l’épuisement des réserves stratégiques, qui aura lieu, au rythme actuel, en novembre. De quoi enclencher un processus de destruction de demande, mais qui ne suffira peut-être pas à refroidir significativement les prix.
Le pointage réalisé par des ONG pour évaluer les efforts des plus grandes institutions financières internationales en matière climatique montre toutefois le retard de certains.
Les pays producteurs de pétrole de l’Opep+ ont reconduit jeudi leur objectif d’ouverture des vannes légèrement plus importante pour cet été, mais cela ne suffira pas à freiner l’envolée des prix provoquée par la guerre en Ukraine. Les représentants des treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés (Opep+) ont convenu que «la production d’août serait ajustée à la hausse de 648.000 barils par jour», comme en juillet, en comparaison des 432.000 barils fixés auparavant, a annoncé l’alliance dans un communiqué à l’issue d’une réunion par visioconférence.
La France souhaite que l’Iran et le Venezuela, soumis à des sanctions internationales, puissent revenir sur les marchés pétroliers afin que ce surcroît d’offre permette d’atténuer la flambée des prix liée à la baisse d’approvisionnements énergétiques en provenance de Russie, selon Reuters qui se référait lundi à un responsable de l’Elysée. Paris veut également que le dispositif envisagé par les dirigeants du G7 pour plafonner le prix du pétrole russe soit aussi large que possible, et pas uniquement limité à la production pétrolière russe.
La France souhaite que l’Iran et le Venezuela, soumis à des sanctions internationales, puissent revenir sur les marchés pétroliers afin que ce surcroît d’offre permette d’atténuer la flambée des prix liée à la baisse d’approvisionnements énergétiques en provenance de Russie, selon Reuters qui se référait lundi à un responsable de l’Elysée. Paris veut également que le dispositif envisagé par les dirigeants du G7 pour plafonner le prix du pétrole russe soit aussi large que possible, et pas uniquement limité à la production pétrolière russe.
TotalEnergies a pris des mesures logistiques pour s’assurer que son réseau de stations-service et ses clients seront suffisamment approvisionnés tout au long du week-end malgré la grève qui touche ses raffineries françaises de pétrole, a déclaré vendredi un porte-parole. Le syndicat CGT, qui réclame une augmentation immédiate des salaires pour compenser la hausse de l’inflation, a appelé à une grève de 24 heures après l'échec des négociations avec le directeur général, Patrick Pouyanné. La CGT prévoit d’interrompre les livraisons par camions, trains et oléoducs, avec un débit minimum pour les unités de production dans trois raffineries et deux dépôts de l’entreprise.
Chevron a annoncé vendredi qu’il allait vendre son siège social actuel en Californie, ajoutant qu’il proposait de couvrir les frais de déménagement de certains salariés au Texas, où sont basées ses activités dans la prospection et la production d’hydrocarbures. Le deuxième plus grand groupe pétrolier américain a précisé qu’il resterait basé en Californie, son État d’origine pendant plus de 140 ans, mais qu’il quitterait au troisième trimestre 2023 son campus de Chevron Park à San Ramon, son siège mondial pendant deux décennies, pour emménager dans des locaux de taille moins importante.
Le gouvernement britannique a demandé dimanche à l’autorité de la concurrence (CMA) d’examiner le marché de détail des carburants pour savoir si une réduction des droits de douane a été répercutée sur les consommateurs, alors que les prix à la pompe atteignent des records. «Les Britanniques sont à juste titre frustrés que le paquet de 5 milliards de livres (5,8 milliards d’euros) ne semble pas toujours avoir été répercuté sur les prix et que, dans certaines villes, les prix restent plus élevés que dans des villes similaires proches», a déclaré le secrétaire d’Etat à l’Energie, Kwasi Kwarteng, dans une lettre à la CMA qui publiera un premier rapport sur le sujet le 7 juillet.
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont salué, mercredi soir dans un communiqué conjoint, l’adoption, par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), d’une résolution critiquant la coopération insuffisante de l’Iran. Les 35 membres du conseil des gouverneurs de l’AIEA ont adopté par 30 voix pour – deux contre, avec la Russie et la Chine – la résolution qui critique Téhéran pour ne pas avoir fourni d’explications sur la présence de traces d’uranium sur trois sites non déclarés. Le conseil des gouverneurs dit sa «profonde préoccupation» face au manque de bonne volonté de l’Iran et l’invite à coopérer sans délai avec l’AIEA.
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont salué mercredi soir dans un communiqué conjoint l’adoption par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une résolution critiquant la coopération insuffisante de l’Iran
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé samedi que les sanctions occidentales n’auraient aucun effet sur les exportations de pétrole du pays et a prédit une forte augmentation des bénéfices tirés des ventes d'énergie cette année. «Compte tenu du niveau de prix qui a été établi à la suite des décisions prises par l’Occident, nous n’avons subi aucune perte budgétaire», a-t-il déclaré sur une chaîne de télévision serbe de Bosnie-Herzégovine, selon son ministère. Les pays de l’Union européenne se sont accordés dans les derniers jours sur un compromis en vue de réduire de 90% les importations de pétrole russe d’ici à la fin de l’année.