Le Canada, quatrième producteur mondial de pétrole, a finalement donné son aval pour la construction d’un grand projet pétrolier dans l’océan Atlantique, a annoncé mercredi soir le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault. Ce projet, nommé Bay du Nord et porté depuis des années par le norvégien Equinor, permettra d’exploiter un gisement pétrolier à plus d’un kilomètre de profondeur à 500 kilomètres au large de la province de Terre-Neuve. La mise en exploitation du projet est prévue en 2028.
L'énergéticien britannique Shell a averti jeudi qu’il comptabiliserait des dépréciations d’un montant compris entre 4 milliards et 5 milliards de dollars (entre 3,7 milliards et 4,6 milliards d’euros) au premier trimestre 2022 en lien avec sa décision d’arrêter ses activités en Russie. Il anticipait précédemment une charge d’environ 3 milliards de dollars. Ces dépréciations avant impôts, sans impact sur le bénéfice ajusté, se situeraient entre 1,2 milliard et 1,4 milliard de dollars pour la division gaz intégrée, entre 2,8 milliards et 3,1 milliards pour les activités amont, entre 700 millions et 900 millions pour les produits pétroliers et entre 250 millions et 300 millions pour la chimie.
La volatilité ne se calme pas sur les marchés de l’énergie, et notamment sur les coursdu pétrole, qui ont gagné plus de 2,2%, lundi matin jusqu’à 105,87 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent européen, avant de les reperdre un peu plus tard autour de 104 dollars/baril.
L’administration Biden a annoncé auprès de plusieurs sources vouloir libérer jusqu’à 180 millions de barils en provenance de sa réserve stratégique de pétrole (SPR) sur plusieurs mois. Le président américain prononcera jeudi un discours sur les mesures précises, a déclaré la Maison-Blanche, qui tente de faire baisser les prix du carburant à l’approche de la «driving season» américaine.
Les Emirats arabes unis ont appelé, lundi, les Occidentaux à être «raisonnables» dans leurs attentes, en réaffirmant leur attachement à l’alliance Opep+, qui inclut la Russie, alors que le marché du brut est sous pression à la suite de l’invasion russe en Ukraine. Les membres de l’Opep+ refusent pour l’instant d’augmenter significativement leur production pour soulager le marché, s’en tenant au relèvement graduel de 400.000 barils par jour chaque mois. L’alliance nouée par l’Opep avec d’autres grands pays producteurs, dont la Russie, est «là pour rester», a déclaré le ministre émirati de l’Energie, Suhail al-Mazrouei, lors du forum mondial de l’énergie de l’Atlantic Council, à Dubaï. «A moins que quelqu’un ne soit prêt à fournir 8 millions de barils par jour, on ne peut pas remplacer les Russes» sur le marché, a-t-il poursuivi. Il a affirmé que les pays du Golfe étaient décidés à ne pas laisser «la politique» miner l’organisation.
Après Shenzhen, Shanghai est à son tour rattrapé par la vague Omicron. Le principal centre financier chinois et ses 26 millions d’habitants sont confinés en deux étapes (par secteurs) pendant neuf jours. La multiplication des restrictions ces dernières semaines dans la deuxième économie mondiale alimente les craintes sur la vigueur de la croissance chinoise, et notamment sur la dynamique de la demande intérieure. Les marchés de matières premières et les prix du pétrole, qui avaient nettement progressé la semaine passée avec le conflit en Ukraine, reculaient tout aussi nettement lundi, la Chine étant le plus important consommateur. Ce matin, les actions chinoises sur les places boursières onshore ont cédé entre 0,8% et 1%. A Hong Kong, l’indice Hang Seng a gagné 1,3%.
Les Emirats arabes unis ont appelé lundi les Occidentaux à être «raisonnables» dans leurs attentes, en réaffirmant leur attachement à l’alliance Opep+, qui inclut la Russie alors que le marché du brut est sous pression à la suite de l’invasion russe en Ukraine. Les membres de l’Opep+ refusent pour l’instant d’augmenter significativement leur production pour soulager le marché, se tenant au relèvement graduel de 400.000 barils par jour chaque mois.
Après Shenzhen, Shanghai est à son tour rattrapé par la vague Omicron. Le principal centre financier chinois et ses 26 millions d’habitants sont confinés en deux étapes (par secteurs) pendant neuf jours.
La Fédération européenne des négociants en énergie a appelé les banques centrales à la rescousse début mars pour régler les problèmes de marché liés aux appels de marge. Sans succès.
Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (TTF 1 mois à Rotterdam) sont remontés de plus de 20% en trois jours, se stabilisant au-dessus de 120 euros/MWh jeudi. Mercredi, les prix avaient atteint un sommet de deux semaines à 133 euros puis rechuté, alors que les négociants digéraient la demande de Vladimir Poutine de paiement du gaz russe en roubles, et la tentative d’un accord américano-européen pour diversifier l’approvisionnement en gaz naturel de la région.
La Russie poursuit ses mesures de représailles à l’encontre des pays occidentaux qui lui ont infligé des sanctions en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il allait exiger des «pays inamicaux» qu’ils paient leurs approvisionnements en gaz russe en roubles.
Les prix du pétrole ont chuté de plus de 7% mardi, pour une deuxième séance consécutive. Il clôturait en baisse de 22% par rapport au pic de 123,70 dollars atteint le 8 mars. Au-delà des négociations entre l’Ukraine et la Russie qui laissent un vague espoir de cessez-le-feu, c’est la nouvelle vague d’infections au coronavirus et les nouvelles restrictions en Chine qui semblaient peser également sur le marché. A 17h, le contrat 1 mois sur le pétrole Brent s’échangeait autour de 100 dollars/baril, et celui sur le brut WTI autour de 96 dollars/baril, des niveaux jamais vus depuis deux semaines. L’Organisation des pays (Opep) a annoncé en parallèle que la demande de pétrole en 2022 serait tributaire des conséquences de la guerre en Ukraine et de la hausse des prix, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une révision à la baisse des prévisions pour cette année.
Les prix du pétrole ont chuté de plus de 7% mardi, pour une deuxième séance consécutive. Au-delà des négociations entre l’Ukraine et la Russie qui laissent un vague espoir de cessez-le-feu, c’est la nouvelle vague d’infections au coronavirus et les nouvelles restrictions en Chine qui semblaient peser également sur le marché.
Les prix du gaz naturel européen ont poursuivi leur baisse jeudi matin, à 145,50 euro/MWh (-2%), soit une chute de plus de 50% depuis leur plus haut de lundi (335 euros/MWh) quand l’annonce de l’embargo américain sur l’énergie russe avait fait craindre la fin de l’approvisionnement russe en Europe aussi.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi. Dans un contexte de reprise économique rapide après la pandémie de covid-19, «la reprise de la demande d’énergie en 2021, accentuée par le mauvais temps et les conditions de marché - notamment la flambée des prix du gaz naturel - a entraîné une consommation accrue de charbon», précise le rapport. L’Agence devrait par ailleurs présenter, la semaine prochaine, un plan d’urgence sur le pétrole dans le cadre des conséquences et des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi.