La réorganisation se poursuit dans les services pétroliers. Après la fusion de Technip et FMC en 2017, puis leur séparation en 2021, voici le norvégien Aker Solutions qui scinde son activité dans les infrastructures sous-marines pour l’apporter à une nouvelle entreprise créée pour l’occasion, qui intégrera aussi les activités sous-marines de Schlumberger. Le géant américain détiendra 70% de la nouvelle entité, Aker Solutions 20% et Subsea7, un autre acteur, 10%. Aker recevra 306,5 millions de dollars (autant d’euros) en cash de Subsea7 et la même somme en actions Schlumberger. Le nouveau groupe emploiera 9.000 salariés dans le monde. Les synergies du rapprochement sont espérées à plus de 100 millions de dollars par an à partir de la troisième année suivant la finalisation de l’opération, attendue au second semestre 2023.
La réorganisation se poursuit dans les services pétroliers. Après la fusion entre Technip et FMC en 2017 puis leur séparation en 2021, c’est au tour d’Aker Solutions de scinder son activité dans les infrastructures sous-marines (subsea) de ses autres métiers. Le norvégien va apporter son pôle subsea à une nouvelle entreprise créée pour l’occasion et qui intègrera également les activités sous-marines de Schlumberger. Le géant américain du secteur détiendra 70% de la nouvelle entité, Aker Solutions 20% et Subsea7, un autre acteur du domaine, 10%. Aker recevra par ailleurs 306,5 millions de dollars (autant d’euros) en cash de la part de Subsea7 et la même somme en actions Schlumberger. Le nouveau groupe emploiera 9.000 salariés dans le monde. Les synergies potentielles du rapprochement sont attendues à plus de 100 millions de dollars par an à partir de la troisième année suivant la finalisation de l’opération, attendue au second semestre 2023.
L’Arabie saoudite évoque une possible baisse de la production de l’Opep+ alors que l’embargo européen sur le pétrole russe pourrait commencer à affecter les exportations du pays.
L’Arabie saoudite évoque la possibilité d’une baisse de la production de l’Opep+ alors que l’embargo européen sur le pétrole russe pourrait bientôt commencer à affecter les exportations du pays.
Le cours du Brent a plongé de 16% en quelques jours. Il approche des 90 dollars le baril, retrouvant un prix inédit depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.
Le président nigérian Muhammadu Buhari est revenu sur son accord initial donné à la vente par Exxon Mobil de ses actifs en eaux peu profondes à Seplat, a déclaré son porte-parole jeudi, après que l’autorité de régulation du secteur a refusé d’avaliser l’opération. Muhammadu Buhari avait commencé lundi par donner son aval à la transaction de 1,28 milliard de dollars (1,24 milliard d’euros), mais la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission a déclaré qu’elle s’y opposait, sans toutefois en préciser la raison. Cette cession est suivie de près par d’autres grandes compagnies pétrolières comme Shell et TotalEnergies, qui ont annoncé leur intention de vendre certains actifs locaux. Seplat, producteur d’hydrocarbures coté à Londres et au Nigera, a indiqué dans un communiqué n’avoir reçu aucune notification officielle de la volte-face de Muhammadu Buhari, et précisé qu’elle cherchait à obtenir des éclaircissements auprès des autorités.
L’Opep a abaissé jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2022 pour la troisième fois depuis le mois d’avril, en invoquant l’impact économique de la guerre en Ukraine, l’inflation et les mesures destinées à lutter contre le Covid-19. Dans son rapport mensuel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole estime que la demande de pétrole augmentera de 3,1 millions de barils par jour (bpj), soit 260.000 bpj de moins que dans la précédente prévision. Elle a laissé inchangée sa projection de croissance pour 2023, à 2,7 millions de bpj. Le point de vue du cartel contraste avec celui de l’Agence internationale de l'énergie (AIE), qui avait annoncé plus tôt dans la journée dans son rapport mensuel un relèvement de sa prévision de demande pour cette année à hauteur de 380.000 bpj pour atteindre 2,1 millions de bpj, en jugeant que le pétrole tirera parti d’effets de substitution par rapport au gaz, devenu très cher.
Les cours du WTI sont restés volatils en début de semaine, perdant 5% lundi et oscillant autour de 94 dollars le baril mardi, le niveau le plus bas depuis cinq mois. La situation sur le Brent était similaire, le baril de pétrole européen se stabilisant autour des 100 dollars. Les marchés attendent les résultats d’une réunion de l’Opep+ qui doit annoncer mercredi ses quotas de production pour septembre. Dans un contexte de capacités de production contraintes et de sous-investissement dans l’exploration de nouveaux champs pétroliers, les volumes ne devraient augmenter que modestement par rapport aux 29,1 millions de barils extraits aujourd’hui. Les marchés s’inquiètent par ailleurs du ralentissement de l’économie mondiale qui érode la demande en pétrole.
Les gestionnaires d’actifs, hedge funds en tête, ont acheté du pétrole américain en très grande quantité ces dernières semaines, relève Reuters. Dans la semaine du 18 au 26 juillet, les gestionnaires d’actifs ont acheté l'équivalent de quatre millions de barils de pétrole à travers les six contrats futures et options sur le pétrole lesplus importants du marché. Sur le diesel américain, les achats des gérants ont représenté l'équivalent de 9 millions de barils.
Les milliards générés par TotalEnergies sont largement hors de portée du fisc français et CMA CGM bénéficie d’un régime d’imposition spécifique qu’il pourrait être dangereux de remettre en cause.
Exxon Mobil et Chevron ont présenté vendredi au titre du deuxième trimestre 2022 des résultats records et supérieurs aux attentes, tirés par une hausse de leur production et par l’appréciation des cours du brut. Exxon a dégagé un résultat net de 17,85 milliards de dollars, soit 4,21 dollars par action, plus de trois fois supérieur au résultat de 5,48 milliards, soit 1,28 dollar par action, du deuxième trimestre 2021. Chevron a publié un bénéfice net trimestriel de 11,6 milliards de dollars, contre 3,1 milliards un an auparavant. Son résultat ajusté par action a plus que triplé, à 5,82 dollars. Les grands producteurs d’hydrocarbures ont profité de la sortie de crise qui a vu rebondir la demande d'énergie, ainsi que de l’envolée des prix alimentée par la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie.
Le géant de l’énergie génère des montagnes de cash qui devraient lui permettre de se montrer plus offensif. Les dirigeants restent prudents, pour le moment.
Le pétrolier britannique a publié jeudi un bénéfice ajusté de 11,47 milliards de dollars (11,32 milliards d’euros) sur le trimestre d’avril à juin, contre 9,13 milliards de dollars au premier trimestre 2022. Ce résultat est supérieur au consensus qui s'établissait à 10,99 milliards de dollars. Shell a précisé qu’il lançait un nouveau programme de rachat d’actions de 6 milliards de dollars, qui serait finalisé d’ici à la publication de ses résultats du troisième trimestre, et annoncé un dividende trimestriel de 0,25 dollar par action, comme au premier trimestre.
TotalEnergies a annoncé lundi le démarrage de la production du champ pétrolier et gazier d’Ikike au Nigeria, dont il est l’opérateur avec une participation de 40% dans le bloc OML 99 en partenariat avec la Nigerian National Petroleum Corporation (60%). Située à 20 kilomètres de la côte et à une profondeur de 20 mètres environ, la plateforme d’Ikike est raccordée au site d’Amenam par un pipeline de 14 kilomètres. Sa production atteindra un pic de 50.000 barils équivalent pétrole par jour d’ici à la fin de l’année. Ce projet, qui tire parti d’installations existantes pour réduire les coûts, a également été conçu pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Les contrats à terme Septembre 2022 sur le pétrole ont baissé de près de 3% jeudi, au-dessous de 97 dollars/baril pour le brut WTI américain et à 104 dollars/baril pour le Brent européen, notamment à cause des données officielles indiquant une demande américaine d’essence plus faible que prévu malgré la saison estivale et l’apaisement des problèmes d’approvisionnement. Le rapport de l’Agence américaine de l’énergie (EIA) publié mercredi a montré que les stocks avaient augmenté de 3,5 millions de barils la semaine dernière aux Etats-Unis, dépassant les attentes d’une hausse de 71.000 barils. Le produit d’approvisionnement de l’essence, un proxy de la demande, a chuté d’environ 7,6% sur un an pour atteindre environ 8,5 millions de barils par jour. En même temps, la National Oil Corp de Libye a annoncé que la production de brut avait repris dans plusieurs champs pétrolifères du pays, après avoir rouvert ses exportations de pétrole la semaine dernière. Et la réouverture du gazoduc Nord Stream 1 vers l’Europe a réduit la pression qui pesait sur l’or noir depuis mi-juin.
Le producteur d'énergies TotalEnergies a annoncé mercredi que son retrait définitif de Birmanie était effectif ce jour. Le groupe avait annoncé en début d’année sa décision de se retirer du champ de Yadana et de la société de transport de gaz MGTC dans le pays. «Dans un contexte de détérioration continue de la situation en matière de droits humains au Myanmar, cette décision résultait du constat que TotalEnergies n'était plus en mesure d’apporter une contribution positive suffisante dans ce pays», a rappelé le groupe dans un communiqué.