La Russie poursuit ses mesures de représailles à l’encontre des pays occidentaux qui lui ont infligé des sanctions en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il allait exiger des «pays inamicaux» qu’ils paient leurs approvisionnements en gaz russe en roubles.
Les prix du pétrole ont chuté de plus de 7% mardi, pour une deuxième séance consécutive. Il clôturait en baisse de 22% par rapport au pic de 123,70 dollars atteint le 8 mars. Au-delà des négociations entre l’Ukraine et la Russie qui laissent un vague espoir de cessez-le-feu, c’est la nouvelle vague d’infections au coronavirus et les nouvelles restrictions en Chine qui semblaient peser également sur le marché. A 17h, le contrat 1 mois sur le pétrole Brent s’échangeait autour de 100 dollars/baril, et celui sur le brut WTI autour de 96 dollars/baril, des niveaux jamais vus depuis deux semaines. L’Organisation des pays (Opep) a annoncé en parallèle que la demande de pétrole en 2022 serait tributaire des conséquences de la guerre en Ukraine et de la hausse des prix, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une révision à la baisse des prévisions pour cette année.
Les prix du pétrole ont chuté de plus de 7% mardi, pour une deuxième séance consécutive. Au-delà des négociations entre l’Ukraine et la Russie qui laissent un vague espoir de cessez-le-feu, c’est la nouvelle vague d’infections au coronavirus et les nouvelles restrictions en Chine qui semblaient peser également sur le marché.
Les prix du gaz naturel européen ont poursuivi leur baisse jeudi matin, à 145,50 euro/MWh (-2%), soit une chute de plus de 50% depuis leur plus haut de lundi (335 euros/MWh) quand l’annonce de l’embargo américain sur l’énergie russe avait fait craindre la fin de l’approvisionnement russe en Europe aussi.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi. Dans un contexte de reprise économique rapide après la pandémie de covid-19, «la reprise de la demande d’énergie en 2021, accentuée par le mauvais temps et les conditions de marché - notamment la flambée des prix du gaz naturel - a entraîné une consommation accrue de charbon», précise le rapport. L’Agence devrait par ailleurs présenter, la semaine prochaine, un plan d’urgence sur le pétrole dans le cadre des conséquences et des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi.
Les Etats-Unis ont annoncé vers 17h20 par la voix de Joe Biden l’interdiction de toute importation de pétrole et gaz russe dans le cadre du renforcement des sanctions visant Moscou après l’invasion de l’Ukraine.
Russie. Le groupe pétrolier britannique BP passe une dépréciation de 25 milliards de dollars suite à sa sortie du capital de la société étatique russe Rosneft. A la perte de valeur de la participation, de 14 milliards s’ajoute une perte de change de 11 milliards. Les deux dirigeants du groupe qui siégeaient au conseil d’administration Rosneft ont démissionné. Dès le début de l’agression russe contre l’Ukraine, le secrétaire d’Etat britannique en charge des Affaires économiques, de l’Energie et de la Stratégie industrielle, Kwasi Kwarteng, avait demandé des comptes au directeur général du groupe pétrolier sur ses relations avec le groupe russe, incluant aussi des participations dans des filiales du groupe et des projets pétroliers. Dans la foulée, Shell a également annoncé en début de semaine son retrait de Russie, où ses actifs sont évalués à 3 milliards de dollars, et l’abandon de Nord Stream 2. TotalEnergies s’est contenté d’annoncer qu’il n’investirait pas dans de nouveaux projets en Russie, au moment de la mise sous presse de cette édition.
Le baril de Brent a dépassé les 110 dollars alors que le marché craint de fortes perturbations des ventes d’or noir de la Russie, deuxième exportateur mondial.
Les pays producteurs de pétrole de l’Opep+ ont décidé mercredi de s’en tenir à une augmentation limitée de leur production en avril, choisissant d’ignorer la crise en Ukraine, qui favorise l’envolée du prix du baril, et les appels de grands importateurs en faveur d’une accélération de la hausse des pompages.
Les cours du pétrole et du gaz, ainsi que de l’ensemble des matières premières continue de s’envoler alors que l’attaque russe contre l’Ukraine s’intensifie.
Lors d’une journée dédiée aux investisseurs, le groupe pétrolier américain a annoncé qu’il prévoyait à présent de racheter des actions pour une valeur de 5 à 10 milliards de dollars (4,5 milliards à 8,9 milliards d’euros) par an, alors que ses précédentes estimations se situaient entre 3 et 5 milliards de dollars. Ces rachats pourraient représenter 1,8% à 3,6% de la capitalisation boursière de Chevron, qui s'élevait à 280,45 milliards de dollars à la clôture de lundi. La société vise désormais un retour sur capitaux employés de 12% en 2026, avec un baril de Brent à 60 dollars, et un taux de croissance annuel composé (CAGR) de 10% du flux de trésorerie opérationnel par action d’ici à 2026.
Malgré la pression du gouvernement français, le groupe pétrolier ne renoncera pas à ses activités russes mais «n’apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie».
A l’occasion d’une journée dédiée aux investisseurs, le groupe pétrolier américain a annoncé qu’il prévoyait à présent de racheter des actions pour une valeur de 5 à 10 milliards de dollars (4,5 milliards à 8,9 milliards d’euros) par an, alors que ses précédentes estimations se situaient entre 3 et 5 milliards de dollars. Ces rachats pourraient représenter 1,8% à 3,6% de la capitalisation boursière de Chevron, qui s'élevait à 280,45 milliards de dollars à la clôture de lundi.
La société nigériane Seplat Energy, cotée à la Bourse de Londres, a annoncé vendredi qu’elle allait racheter des actifs pétroliers au Nigeria à Exxon Mobil pour 1,28 milliard de dollars (1,14 milliards d’euros) auxquels s’ajoutera un versement conditionnel de 300 millions de dollars. L’accord conclu avec le pétrolier américain prévoit l’acquisition d’une participation de 40% dans quatre champs en eaux peu profondes, ce qui augmentera de 89% les réserves prouvées de Seplat, à 945 millions de barils équivalent pétrole. Cette dernière va également acquérir le terminal pétrolier Qua Iboe ainsi qu’une participation de 51% dans le terminal de gaz naturel liquide Bonny River. La transaction devrait être bouclée au second semestre 2022.