Amazon a annoncé lundi qu’il continuerait à autoriser les paiements par carte de crédit Visa au Royaume-Uni, revenant ainsi sur une annonce effectuée en novembre. Amazon a indiqué que «le changement prévu concernant l’utilisation des cartes de crédit Visa sur Amazon n’aura plus lieu le 19 janvier». Le groupe avait annoncé en novembre qu’il n’accepterait plus les paiements par cartes de crédit Visa émises au Royaume-Uni en raison des frais élevés pratiqués par l’entreprise américaine de services de paiement. Amazon possède également sa propre carte de crédit au Royaume-Uni, qui utilise le service concurrent de Mastercard. Amazon avait précisé que les cartes de débit n'étaient pas concernées.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford + pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. « La plateforme de Stripe nous aidera à proposer des expériences de paiement simplifiées et exceptionnelles quel que soit le canal choisi par les clients et à développer des améliorations rapidement », selon Marion Harris, PDG de Ford Motor Credit Company.
Amazon a annoncé lundi qu’il continuerait à autoriser les paiements par carte de crédit Visa au Royaume-Uni, revenant ainsi sur une annonce effectuée en novembre.
Vitesse. Le paiement instantané est en passe de devenir la nouvelle norme et pourrait bien peu à peu toucher également les paiements transfrontières. Sur tous les continents, des systèmes de paiement instantané sont en cours de déploiement, adoptant de plus en plus fréquemment le standard ISO 20022, et souvent sous l’impulsion des banques centrales. C’est le constat émanant du rapport du Comité des paiements et des infrastructures de marché (CPMI) de la Banque des règlements internationaux (BRI), selon lequel la présence d’un système de paiement instantané dans un pays change profondément les usages locaux et renforce les liens et les responsabilités des banques participantes quant à leur capacité à traiter des flux en temps réel. Et même si le décollage de ces systèmes peut être lent, le rythme s’accélère au vu des dernières expériences, dans la zone euro, notamment. Prochains pays à s’équiper ou à rénover leurs dispositifs : les Etats-Unis, le Canada, la République Tchèque, la Suisse, les pays nordiques, le Pérou, la Colombie… Le CPMI estime que la multiplication des systèmes de paiement instantané et leur interconnexion pourraient accélérer les transferts de fonds transfrontières et en réduire le coût.
Lobbying. Alors que la Banque centrale européenne a annoncé que les billets en euros vont faire l’objet de nouveaux visuels, l’association professionnelle Payments Europe, qui promeut les transactions électroniques, vient de publier une étude révélant l’évolution des comportements des consommateurs et des marchands sur le sujet. Ainsi, l’émergence de nouveaux modes de paiement avec la dématérialisation des cartes dans le téléphone mobile ou dans des objets connectés, par exemple, ou le déploiement du paiement instantané ont diversifié l’offre. Raison probable de la satisfaction générale (88 %) des consommateurs à l’égard des moyens de paiement disponibles, un peu moins (76 %) pour les marchands. Chez ces derniers, la différence entre pays est assez marquée : élevée en France et en Pologne, voire en Italie, elle est bien moindre en Allemagne où la carte est peu déployée. Car celle-ci reste le mode de paiement préféré des Européens en point de vente (67 %) tandis que les marchands n’y voient que des avantages : la garantie des fonds est assurée (82 %), les bénéfices de la carte en valent largement le coût (94 %) et les commissions d’acceptation sont à un niveau satisfaisant pour 92 % d’entre eux. On apprend par ailleurs que 70 % des marchands européens seraient heureux de pouvoir refuser le cash, mais seulement 50 % en Italie…
La Libre Belgique raconte que la chaîne néerlandaise de supermarchés Jumbo est en train de déployer des « kletskassa », ou « caisses de bavardage », dans 200 de ses magasins. Intéressant à l’heure où les enseignes de grande distribution seraient plutôt dans une course aux caisses automatiques, voire à la disparition pure et simple des caisses. L’objectif est de prévenir la solitude en proposant des caisses où l’on peut tranquillement discuter avec le caissier ou la caissière, cette personne ayant été spécialement formée à cet accueil. Le concept arrive également en Belgique, et il paraît même que l’Hyper U de La Montagne en Loire-Atlantique et le Carrefour de Dijon l’expérimentent aussi sous le nom de « bla bla caisses ».
Une expérimentation entre la France et la Suisse confirme la sécurité et l’efficacité d’une infrastructure d’échange transfrontalière à base de blockchain.
Autorité. La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle élargissait le cadre de sa supervision concernant la sécurité et l’efficacité des paiements électroniques : elle y inclut désormais les portefeuilles électroniques et les services liés aux crypto-actifs. L’institution supervisera donc les entreprises émettant ou promouvant l’usage de cartes de paiement, de virements, de prélèvements, de transferts en monnaie électronique, mais aussi de jetons de paiement numérique incluant les portefeuilles électroniques (ou wallets). Elle couvrira également les services sur crypto-actifs : l’acceptation par des marchands dans le cadre d’un réseau de cartes et l’envoi, la réception ou le paiement en crypto-actifs via un portefeuille électronique, incluant les stable coins. Les entreprises déjà sous supervision de l’Eurosystème devront intégrer ces nouveaux principes d’ici au 15 novembre 2022. Les autres auront un an pour s’y conformer à compter de la notification par la BCE de leur intégration dans ce nouveau cadre de régulation.
A la veille de la décision de lancer la construction d’un réseau de paiement européen, Martina Weimert, directrice générale de la compagnie intérimaire European Payment Initiative, explique la complexité d’un tel projet.
Les commerçants vont-ils enfin ne plus subir pieds et poings liés les frais facturés par les réseaux de cartes ? Voilà qu’Amazon passe à l’action pour se libérer de ces coûts excessifs : le géant du commerce par internet a demandé à ses clients de ne pas utiliser les cartes Visa au Royaume-Uni pour les transactions en Union européenne, alors que les frais sont passés de 0,3 % à 1,5 % depuis que le Brexit a fait sauter le plafond prévu par l’Europe pour ces frais... L’annonce sonne comme une bonne nouvelle d’autant qu’elle n’est pas isolée. Amazon s’attaque aussi à Visa et Mastercard aux Etats-Unis, en proposant la solution PtoP Venmo. En Europe, les virements progressent avec l’initiation de paiement. Dommage que la mesure de rétorsion contre l’oligopole des paiements par carte vienne d’un groupe qui lui-même écrase de sa taille la vitalité du commerce de détail…
Le pionnier indien du paiement en ligne a vu ses actions chuter de 26% ce jeudi, pour atteindre un plancher de 1.591 roupies (21,40 dollars), après avoir levé 2,5 milliards de dollars lors de son introduction à la Bourse (IPO) de Bombay. Sa capitalisation boursière est ainsi passée de 20 milliards de dollars à un peu moins de 14 milliards. La société a accusé une perte nette de 17 milliards de roupies l’an dernier, pour un chiffre d’affaires de 31,86 milliards de roupies. Malgré cette plongée, elle a battu le record de la plus grosse IPO de Bombay auparavant détenu par Coal India avec 2 milliards de dollars.
Coup dur pour Paytm. Le pionnier indien du paiement en ligne a vu ses actions chuter de 26% ce jeudi, pour atteindre un plancher de 1.591 roupies (21,40 dollars), après avoir levé 2,5 milliards de dollars lors de son introduction à la Bourse de Bombay. Sa capitalisation boursière est ainsi passée de 20 milliards de dollars à un peu moins de 14 milliards de dollars.