... de clients particuliers et 465.000 entreprises dans sept pays pour M-Pesa, le service de paiement mobile africain créé il y a quinze ans au Kenya par l’opérateur télécoms Vodafone et financé en partie par le ministère britannique du Développement international. M-Pesa traite désormais 61 millions de transactions par jour et a attiré 42.000 développeurs externes pour inventer des services dérivés sur sa plateforme. Face à l’adoption des smartphones, M-Pesa propose depuis 2021 des applications mobiles et se mue en fournisseur de services digitaux intégrant, par exemple, le microcrédit, le paiement de factures, le versement de salaires... mais aussi l’épargne et l’assurance.
L’entreprise toulousaine, qui vient de fêter ses vingt ans, est un des piliers du paysage des paiements en France et poursuit sa croissance avec méthode.
Sanction. Depuis 2016, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) affirme avoir entamé une démarche proactive d’information à l’égard des opérateurs télécoms exerçant une activité de paiement sur facture pour la vente de services de tiers à leurs propres clients. En effet, la deuxième directive sur les Services de paiement (DSP2) prévoit que toute entité encaissant de l’argent pour compte de tiers doit être agréée en tant qu’établissement de paiement ou bien recourir aux services d’un prestataire de services de paiement dont elle doit être déclarée comme agent. La plupart des opérateurs se sont mis en conformité, sauf treize d’entre eux : 118 918, Color Telecom, Foliateam Opérateur, Get&Go Télécom, IP Directions, Lasotel, Networth Télécom, Notola, Shining, Solucom, Sonia Rozenblat, TCLR et Vast New Telecom. L’ACPR a transmis leur dossier à la justice. Ils risquent trois ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.
Interruption. Après les paiements transfrontaliers et la déconnexion de Swift, les paiements de masse sont à leur tour visés par les sanctions. Visa, Mastercard et Paypal ont annoncé le 5 mars l’arrêt de leurs opérations en Russie, rejoints le lendemain par American Express. Depuis le 9 mars, les cartes de crédit émises par les banques russes utilisant les systèmes de paiement Visa et Mastercard ne fonctionnent plus à l’étranger. Cette interdiction s’applique également aux cartes émises par les filiales locales de banques étrangères, selon la Banque centrale russe. Sur le territoire russe, les cartes bancaires pourront être utilisées jusqu’à leur date d’expiration, la gestion étant assurée par l’opérateur local Mir.
77 % des restaurateurs trouvent que les paiements par titres restaurant ne sont pas rentables pour eux. C’est un désaveu qui traverse le monde de la restauration d’après une étude Viavoice-Worklife : 80 % trouvent les commissions pratiquées par les émetteurs de ces titres prépayés trop élevées (3,5 % en moyenne), 61 % les trouvent également opaques. Et 77 % sont même prêts à n’accepter que des titres restaurant sans commission. C’est le positionnement de Worklife, nouvel entrant sur ce marché, qui ne facture pas de commission autre que les frais bancaires classiques liés aux cartes.
2,3 milliards d’euros C’est le prix auquel Worldline envisage de céder sa division Terminaux, Solutions & Services à Apollo. Les deux parties sont entrées en discussions exclusives alors que Worldline avait lancé une revue stratégique de cette activité il y a deux ans. Worldline estime qu’Apollo propose « une vision industrielle porteuse, un engagement à soutenir l’actuelle direction et une sensibilité réelle au contexte social français ». L’accord de cession prévoit également un renforcement du partenariat commercial avec Worldline pour les cinq prochaines années, une façon d’aligner les intérêts des deux parties, en plus des actions privilégiées dont la valeur pourrait atteindre 0,9 milliard d’euros.
Le spécialiste français des paiements vend ses lecteurs de cartes bancaires au fonds américain Apollo. Une étape nécessaire à son redressement boursier.
C’est le montant de la nouvelle levée de fonds bouclée par le spécialiste français du paiement différé et fractionné, Alma. Il se répartit entre 115 millions d’euros en fonds propres et 95 millions d’euros de dettes. Outre ses investisseurs historiques (Cathay Innovation, Eurazeo, Bpifrance…), Alma accueille en plus Tencent, GR Capital et Roosh Ventures. Objectif : l’international. Déjà présente en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique, la fintech veut conquérir les Pays-Bas, le Luxembourg, le Portugal, l’Irlande et l’Autriche. Alma compte 6.000 marchands parmi ses clients, dont les Galeries Lafayette, le Printemps ou Etam. Elle a traité un milliard d’euros de transactions en un an.
Le gendarme français des données personnelles a publié une note sur son site ce lundi, où il rappelle les enjeux du projet d’euro numérique en matière de protection de la vie privée. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) appelle aussi à un débat démocratique à ce sujet. La Banque centrale européenne (BCE) mène actuellement des expériences internes avec l’euro numérique et prévoit de commencer à travailler sur un prototype fin 2023. La Commission européenne a l’intention de proposer un projet de loi pour un euro numérique début 2023. La Cnil rappelle que les utilisateurs doivent avoir la liberté de choisir leur moyen de paiement, pour conserver, notamment, la maîtrise de la quantité de données collectées lors d’un paiement. Elle souligne aussi qu’il n’est pas certain que l’anonymat des paiements – soit «l’absence de traçage des achats effectués et de risque pour la vie privée» – sera garanti par l’euro numérique, contrairement aux espèces. Notamment parce que «les conditions d’émission et de distribution en ligne de l’euro numérique apparaissent difficilement compatibles, d’un point de vue technologique, avec un anonymat total dans l’usage».
Le gendarme français des données personnelles a publié une note sur son site ce lundi, où il rappelle les enjeux du projet d’euro numérique en matière de protection de la vie privée. La commission nationale Informatique et libertés (Cnil) appelle aussi à un débat démocratique à ce sujet.
Mastercard dispose assurément d’une montagne de données concernant les utilisateurs de ses cartes. Agrégées et anonymisées, cela va sans dire, le groupe a scruté les ventes au sein de son réseau liées au sport. D’après l’étude du Mastercard Economics Institute, les dépenses 2021 en articles et services de cyclisme, tennis et golf (autant de disciplines compatibles avec les règles de distanciation physique, note Mastercard) « ont dépassé les niveaux observés avant la pandémie ». Les achats par carte bancaire au niveau européen ont progressé de 2,5 % l’an dernier par rapport à 2019. Le groupe ne manque pas de rappeler qu’il sera, au cours des prochains mois, parrain de grandes compétitions, comme la Ligue des Champions de football, Roland-Garros ou la Coupe du monde féminine de rugby.
C’est le taux de fraude constaté sur les paiements par carte à distance au premier semestre 2021. Un plus bas historique, selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France. Il a perdu 2,5 points de base (0,174 % en 2020) et connaît ainsi sa plus forte baisse grâce au déploiement de l’authentification forte systématique toujours en cours depuis fin 2019. Les transactions passant par le protocole 3DSecure avec authentification forte affichent un taux de fraude de 0,109 %, contre 0,057 % pour les transactions 3DS faisant l’objet d’une évaluation du risque sans authentification forte, preuve que les dispositifs antifraude bien pilotés sont efficaces.
L’année 2021 s’avère particulièrement riche pour Adyen qui a traité des flux de paiement pour 516 milliards d’euros, soit une augmentation de 70% par rapport à 2020. Son revenu net est en hausse de 46% et atteint le milliard d’euros. Le bénéfice avant impôts est également en forte hausse à 630 millions d’euros (+57%). Pour Ingo Uytdehaage, directeur financier d’Adyen, «la pandémie a accéléré la croissance de l’activité, mais celle-ci est également le résultat d’un investissement de long terme dans notre technologie, de notre expansion internationale mais aussi de l’adoption croissante du commerce unifié, une tendance de fond qui permet aux marchands de piloter leurs encaissements en ligne et en magasin sur la même plateforme.» Parti de la gestion des paiements en ligne, le prestataire de services de paiement néerlandais développe depuis plusieurs années son offre pour les points de vente physique qui s’est enrichie récemment d’une gamme de terminaux de paiement Android tout-en-un. Présent dans 27 pays, Adyen a obtenu des licences bancaires aux Etats-Unis, au Japon et aux Emirats Arabes Unis. En France depuis dix ans, Adyen compte plus de 400 clients pure-players ou grandes enseignes, dont Monoprix, Go Sport ou Boulanger.
Le constructeur américain Ford a sélectionné Stripe, éditeur irlando-américain d’une plateforme d’acceptation des paiements digitaux, pour développer son activité de vente en ligne. Un choix fait pour cinq ans dans le cadre du plan Ford+ pour la croissance et la création de valeur. C’est ce plan stratégique qui conduit Ford Credit, la filiale de financement du constructeur, à réimaginer son infrastructure de paiement en ligne. Ford et Stripe ont prévu de développer ensemble une infrastructure de paiement en ligne pour faciliter et fiabiliser les paiements des clients, particuliers et entreprises, auprès des concessionnaires Ford et Lincoln, d’abord en Amérique du Nord puis en Europe. Le déploiement devrait commencer au deuxième semestre 2022. Grâce à Stripe Connect, l’infrastructure de paiement mise à la disposition des entreprises pour le traitement des paiements e-commerce, Ford devrait fluidifier tout le parcours client et la gestion des ventes depuis la commande et la réservation de véhicule jusqu’à la facturation.