Voilà une expérience de paiement imaginée spécialement pour Thomas Pesquet et ses collègues de l’ISS : Mooncard, une fintech française spécialisée dans la gestion des dépenses professionnelles, a organisé avec Visa un paiement sans contact dans l’espace, destiné à montrer « la facilité et les progrès des paiements d’entreprise ». Concrètement, l’envoi et le retour sur terre du matériel de paiement, carte Mooncard, terminal de paiement Loyaltek et bras articulé permettant de réaliser le paiement, étaient opérés par la société Sent Into Space grâce à un ballon à hydrogène gazeux non polluant. L’hôtel Saint-Sauveur à Blankenberge en Belgique a ainsi pu encaisser son dû à 37 km de la Terre. Une façon pour le fondateur de Mooncard d’encourager la reprise des voyages d’affaires. Et de préempter le marché du tourisme spatial… On n’est jamais trop prévoyant.
On l’oublie trop souvent, les armoires des Big Tech sont remplies de projets mort-nés. Google vient de déjouer les pronostics en remisant sur l’étagère son initiative Plex, un compte bancaire sur mobile dont le groupe avait présenté les contours en novembre dernier seulement. La solution constituait, sur le papier, le parfait exemple d’une coopération fructueuse entre un Gafam et les banques traditionnelles : la filiale d’Alphabet se chargeait de proposer à ses utilisateurs une application et un parcours client attrayants, en laissant à Citibank et consorts le soin d’assurer l’intendance et de proposer des crédits. Entre retards à l’allumage et départ du responsable chargé de transformer le système de paiements Google Pay en banque de plein exercice, le géant américain préfère à ce stade rester un fournisseur de services pour l’industrie financière.
C’est le bond en avant des paiements sans contact au premier semestre 2021 par rapport à la même période de 2020, selon le Groupement Cartes Bancaires. Les paiements sans contact représentaient l’année dernière 70 % des règlements par carte entre 0 et 50 euros, soit 4,6 milliards de transactions. C’était déjà 35 % de plus qu’en 2019. Le montant moyen des paiements sans contact atteint les 16 euros.
Semaine faste pour la French Tech. Au lendemain des levées de fonds record des start-up Sorare et Mirakl, qui ont totalisé à elles deux 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), Sunday, qui développe une solution de paiement au restaurant, a annoncé ce mercredi une série A de 100 millions de dollars (85 millions d’euros), cinq mois après une première levée de 24 millions de dollars.
Communication. Le « buy now pay later » ou BNPL pose un réel problème au Royaume-Uni, explique le site britannique d’information Finextra. Selon une enquête, un utilisateur sur dix du paiement différé ou fractionné a été soumis à une procédure de recouvrement. Et l’an dernier, 39 millions de livres sterling ont été facturés aux personnes ayant eu un retard de paiement. En outre, l’enquête montre qu’aucun des fournisseurs de ce dispositif de paiement ne donne clairement les informations sur les pénalités à supporter en cas d’impayé, ni sur le fait que le BNPL peut être l’équivalent d’un crédit à la consommation. Les acteurs se sont concentrés sur la fluidité du parcours client et ont relégué au second plan les avertissements indispensables concernant l’engagement à rembourser. Pour l’association de consommateurs Citizens Advice, « ces dettes passent sous le radar ». Elle demande au régulateur britannique d’intervenir en urgence.
Les opérations de PayPal ne sont jamais le fruit du hasard. Face à la montée en puissance du « Buy now pay later » (« acheter maintenant, payer plus tard») un système de paiement fractionné, le géant américain va acquérir la fintech japonaise Paidy pour un montant de 2,7 milliards de dollars américain, « principalement en numéraire ».
Plutôt que d’adapter les bornes de validation aux cartes bancaires pour payer les trajets de transports en commun, la jeune banque propose une alternative intéressante.
Le groupe néerlandais Prosus a annoncé mardi l’acquisition de la plate-forme de paiement indienne BillDesk pour 4,7 milliards de dollars (4 milliards d’euros).
L’action de la fintech américaine Affirm s’envolait encore de près de 50% lundi en séance à Wall Street, après un bond de 43% vendredi, en réaction à la conclusion d’un partenariat avec Amazon. Certains clients du groupe de commerce électronique pourront bénéficier des options de paiements en plusieurs fois sans frais proposées par Affirm. Le dispositif s'étendra à un nombre plus large de clients dans les prochains mois. «Affirm semblait mis à mal sur le marché des paiements différés, mais les partenariats conclus avec Amazon et Shopify le remettent clairement en selle», commente Daniel Perlin, analyste chez RBC Capital Markets. Son concurrent Afterpay est en passe d'être racheté par Square pour 29 milliards de dollars.
Barclays a annoncé vendredi avoir conclu un accord en vue d’acquérir un portefeuille de cartes de crédit de 3,8 milliards de dollars aux Etats-Unis auprès de Synchrony Bank. Il porte sur des comptes de cartes de crédit et de créances émises en partenariat avec l’enseigne de prêt-à-porter Gap.
Le département en charge de la supervision financière de la Commission européenne (DG Fisma) a lancé, début août, un appel d’offres pour la réalisation d’une étude sur l’application et l’impact de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2). L’étude vise à s’assurer que la directive et ses possibles amendements soient adéquats alors que les paiements se digitalisent de plus en plus dans l’Union européenne. La valeur du contrat à décerner, d’une durée de 12 mois, est estimée à 400.000 euros. L’appel d’offres sera clôturé le 11 octobre 2021.
Extension. Dès le mois d’août, les e-marchands américains pourront intégrer Facebook Pay sur leur propre site web, à condition d’utiliser la plateforme Shopify dans un premier temps, avant d’élargir le nombre des partenaires. Jusqu’alors, Facebook Pay était disponible seulement au sein de son propre écosystème intégrant notamment Instagram et Whatsapp. Cette ouverture permettra aux acheteurs en ligne de passer plus rapidement l’étape du paiement puisqu’ils n’auront pas à saisir leurs informations, tandis que les commerçants n’auront pas à gérer ces données sensibles. Pour Facebook, c’est un nouveau pas vers une plus grande maîtrise des données de ses utilisateurs même si le réseau social signale qu’il ne compte par les utiliser pour mieux cibler ses publicités ou améliorer l’expérience utilisateur. C’est aussi un moyen de renforcer son offre auprès des e-commerçants.