Le bitcoin est retombé mardi pour la première fois depuis le 22 juin au-dessous du seuil de 30.000 dollars, qui est considéré comme le niveau de résistance qui pourrait ouvrir la porte à de nouvelles baisses dans un contexte d’aversion au risque alimenté par la résurgence de Covid-19 et des tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine sur le thème de la cybercriminalité. La proposition de l’Union européenne (UE) d’interdire les transactions anonymes sur les cryptomonnaies dans le cadre d’une réglementation plus large pour la lutte contre le blanchiment d’argent (voir par ailleurs) a joué aussi. D’autres cryptomonnaies ont également chuté, l’ether de près de 9% et le XRP de près de 11%. Le bitcoin perd plus de 50% depuis son sommet historique de près de 65.000 dollars mi-avril.
Papier. L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement montre une progression de la fraude en montant (+8,4 %) et en volume (+4,2 %) pour atteindre un montant global de 1,28 milliard d’euros, correspondant à près de 7,8 millions de transactions frauduleuses. Cette croissance est surtout due aux virements et aux paiements par carte. La fraude aux virements passe ainsi de 162 millions à 267 millions d’euros, notamment à cause de l’ingénierie sociale (101 millions d’euros) qui a beaucoup augmenté durant cette année de crise sanitaire. La fraude aux paiements par carte française s’établit à 473 millions d’euros, et le taux de fraude progresse légèrement à 0,068 %. Cela n’est pas dû aux paiements sans contact qui ont beaucoup progressé (+38 %) mais plutôt aux paiements à distance dont le taux de fraude augmente un peu à 0,174 % contre 0,170 % en 2019. Le sujet de préoccupation reste le chèque, dont l’usage régresse alors que la fraude reste stable en montant (538 millions d’euros), soit un taux de fraude de 0,088 % supérieur à celui de la carte pour la deuxième année.
Le Groupement Cartes Bancaires est absent du partenariat. Cela ne remet pas en cause l’adhésion de BPCE au schéma domestique, mais préfigure une évolution.
La fintech allemande OneFor arrive en France et dans tous les pays de l’Union européenne, ainsi qu’au Royaume-Uni, où elle propose son application de transfert d’argent instantané au prix unique de 2,70 euros, quel que soit le montant du virement international. Le service est accessible via une application mobile dans laquelle on peut s’inscrire en quelques minutes. L’utilisateur peut ajouter des destinataires directement à partir de son carnet d’adresses. Il reçoit alors un porte-monnaie électronique et une carte de débit Mastercard utilisable pour payer en ligne, en magasin et pour retirer des espèces dans leur pays de résidence. L’application intègre une fonctionnalité de messagerie permettant de connecter les utilisateurs et leurs bénéficiaires. OneFor a levé environ 10 millions d’euros auprès du capital investisseur néerlandais ND Group BV.
Treezor, la fintech proposant son infrastructure de bank-as-a-service à d’autres fintech, élargit le champ de ses clients et son empreinte géographique. Elle a été retenue par TotalEnergies pour gérer les paiements et remboursements liés à son service EV Home. Cette offre, qui s’adresse aux employés de TotalEnergies détenant la carte multi-énergies, leur permet d’être remboursés de l’électricité consommée à leur domicile pour recharger leur véhicule professionnel. Ces paiements Sepa automatisés, accessibles grâce aux API de Treezor, seront disponibles en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne.
Lenteur. Le paiement mobile avance à son rythme en France, c’est-à-dire prudemment. L’année 2020 aura tout de même vu le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles pour régler des achats en magasin atteindre les 17 %, soit 20 % de plus que l’année précédente. Et pourtant, le lancement officiel de Payez Mobile remonte à 2010, à Nice où les commerçants et la municipalité s’étaient mobilisés pour faciliter l’accès à cette fonctionnalité. Vu les difficultés et complications apparues entre-temps, l’adoption est restée marginale. Et pourtant, les offres sont désormais multiples avec ApplePay, GooglePay, mais aussi Lyf ou Paylib et même PaybyPhone pour régler le stationnement. Il est vrai que Paylib ne fonctionne que sur les terminaux Android, Apple refusant l’accès à l’antenne NFC de ses smartphones, ce qui revient à avantager son propre service ApplePay dont l’adoption progresse. Reste la question de la sécurité qui freine encore certains consommateurs, alors que le taux de fraude du paiement mobile n’est que de 0,02 %, au même niveau que le paiement sans contact (0,019 %) et très en dessous du paiement par carte toux canaux confondus (0,064 %).
Marqeta a fait une entrée tonitruante sur le Nasdaq. Mardi, la société spécialisée dans les paiements a levé 1,23 milliard de dollars lors de son introduction en Bourse, après avoir fixé le prix de cette IPO au-dessus de la fourchette prévue. La société a placé 45,4 millions d’actions au prix unitaire de 27 dollars selon les données récoltés par Bloomberg, alors que les banques comptaient sur une fourchette intitiale entre 20 et 24 dollars.
Le spécialiste des paiements Worldline a annoncé vendredi avoir signé un accord pour acquérir 92,5% du capital du spécialiste grec de l’acceptation des paiements Cardlink. Cette transaction s’effectuera sur la base d’une valeur d’entreprise de 155 millions d’euros, qui représente un multiple de 11 fois l’excédent brut opérationnel (EBO) de Cardlink, a indiqué Worldline dans un communiqué. Worldline paiera ainsi 130 millions d’euros pour acquérir sa participation dans Cardlink, les 7,5% restants du capital étant conservés par le directeur général de la société grecque, Georges Drimiotis. Cardlink devrait apporter un chiffre d’affaires additionnel à Worldline d’environ 40 millions d’euros tandis que sa marge d’EBO devrait atteindre environ 35% à la clôture de l’opération, attendue au second semestre 2021.
Le spécialiste des paiements Worldline a annoncé vendredi avoir signé un accord pour acquérir 92,5% du capital du spécialiste grec de l’acceptation des paiements Cardlink. Cette transaction s’effectuera sur la base d’une valeur d’entreprise de 155 millions d’euros, qui représente un multiple de 11 fois l’excédent brut opérationnel (EBO) de Cardlink, a indiqué Worldline dans un communiqué. Worldline paiera ainsi 130 millions d’euros pour acquérir sa participation dans Cardlink, les 7,5% restants du capital étant conservés par le directeur général de la société grecque, Georges Drimiotis.
Le groupe de paiement a souffert de l'effet des restrictions sanitaires sur le commerce. Mais la croissance est de retour et pourrait s'accélérer grâce à un choc de consommation.