La République d’Italie a connu un énorme succès pour les débuts de son obligation verte émise mercredi, puisque ce BTP d’une maturité de 24 ans (Avril 2045, notation Baa3/BBB/BBB-, coupon de 1,50%) a finalement attiré 80 milliards d’euros (en incluant les intérêts des banques partenaires) de demandes pour 8,5 milliards offerts (au lieu de 7 prévus initialement), soit un book 9,4 fois sursouscrit. C’est près de trois fois plus que l’Allemagne pour ses débuts sur ce segment en septembre. Les banques conseils (CACIB et Intesa Sanpaolo comme conseillers en structuration, avec BNP Paribas, JPMorgan et NatWest) ont ainsi pu abaisser les prix à 12 points de base au-dessus des obligations de maturité 2041 (20 ans), au lieu de 15 pb initialement prévus. L’offre intervient après un rallye d’un an sur les obligations italiennes et le sentiment positif des investisseurs lié à la nomination de l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, au poste de Premier ministre en février.