L’agence de notation a remis à jour ses prévisions de défauts pour les douze prochains mois et anticipe un taux de 8% en Europe. Cela signifierait 58 défaillances. En septembre 2020, le taux de défaut, sur un an, avait déjà augmenté à 4,3% et concernait 30 entreprises (le plus élevé depuis juin 2010 et plus que la moyenne historique de 3,1% et de 2,1% depuis 2011). Dans ses deux scénarios alternatifs, S&P Ratings anticipe une baisse des défauts à 3,5% (le plus optimiste, qui intègre la baisse des primes de risque sur le marché) ou une hausse à 11% (hypothèse plus négative suite aux reconfinements). S&P table sur une contraction du PIB de 7,4% cette année et sur un rebond de 6,1% l’an prochain en Europe.
C’est un record historique. Le rendement de l’emprunt d’Etat portugais à 10 ans a atteint ce matin un plus bas de 0,01%, approchant la barre des 0% et les taux négatifs. Le sentiment positif sur les marchés financiers, soutenu par les bonnes nouvelles sur les vaccins et la perspective d’une transition sans heurt entre Donald Trump et Joe Biden à la tête des Etats-Unis, profite aux dettes périphériques offrant encore un spread par rapport aux autres dettes de la zone euro. Ce d’autant que le soutien de la BCE limite la hausse des taux.
L’agence de notation a remis à jour ses prévisions de défauts pour les douze prochains mois et anticipe un taux de 8% en Europe. Cela signifierait 58 défaillances. En septembre 2020, le taux de défaut, sur un an, avait déjà augmenté à 4,3% et concernait 30 entreprises (le plus élevé depuis juin 2010 et plus que la moyenne historique de 3,1% et de 2,1% depuis 2011).
L’Union européenne a placé ce matin sa troisième tranche d’obligations sociales dans le cadre de son programme SURE de soutien aux dispositifs de chômage partiel dans les Etats de l’Union. L’opération, qui porte sur des titres à 15 ans, a engrangé plus de 90 milliards d’euros de demandes, pour une taille d’émission de 8,5 milliards. Le spread devrait être de -5 points de bas sous les taux midswaps. Citi, JP Morgan, HSBC, LBBW et Société Générale CIB sont chefs de file de cette opération.
Le pays a émis pour la première fois des emprunts à taux négatifs, en euros. Sa dette en yuans bénéficie aussi de l’inclusion dans les indices obligataires.
Un an après sa première émission obligataire en euros en quinze ans, la Chine a reçu hier plus de 17 milliards d’euros de demandes pour trois nouvelles obligations émises dans cette devise. L’opération a porté sur 4 milliards d’euros à 5 ans, 10 ans et 15 ans. La forte demande a permis de resserrer le spread à l’émission qui est passé de 45 points de base (pb) au-dessus des taux midswaps à 30 pb à 5 ans (750 millions), de 70 pb à 55 pb à 10 ans (2 milliards) et de 90 pb à 70 pb à 15 ans (1,25 milliard), soit entre 12 et 15 pb sous les prix du secondaire. L’émission à 5 ans est ressortie avec un rendement négatif de -0,15%, une première pour un émetteur chinois, indique Deutsche Bank . L’an dernier, l’émission d’obligations de 4 millions d’euros à 7 ans, 12 ans et 20 ans avait attiré 20 milliards d’euros de demandes. En octobre la Chine, qui cherche à diversifier ses sources de financement et à profiter des taux bas, a émis 6 milliards de dollars d’obligations.
Tsinghua Unic a demandé, mercredi, la suspension de cotation de trois de ses obligations (2 milliards de dollars) cotées à la Bourse de Hong Kong après le défaut de Tsinghua Unigroup lundi. Le fabricant de semi-conducteurs, détenu par la prestigieuse université de Tsinghua à Pékin, n’a pu honorer le remboursement des 1,3 milliard de yuans (près de 200 millions de dollars) arrivant à échéance après que ses créanciers ont refusé d’accorder un délai supplémentaire pour le paiement, selon Reuters. La société n’a pas confirmé le défaut. Le marché crédit chinois est sous tension après plusieurs défauts ces dernières semaines d’entreprises publiques (SOE) dont Yongcheng Coal & Electricity et de Huachen Automotive.
Le cadre commun adopté au G20 intègre la Chine et les créanciers privés, sous l’égide du FMI. Des avancées sont désormais attendues sur les financements d’urgence.
L’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (365% du PIB) à la fin de l’année en raison des montants empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du Covid-19, selon les prévisions de l’Institute of International Finance (IIF). La dette a déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars depuis le début de l’année fin septembre, à 272.000 milliards, selon l’IIF. Cette progression est imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés. La dette totale (publique et privée) des pays développés a ainsi bondi à 432% de leur PIB à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019, sous l’effet combiné de la hausse de l’endettement et de la baisse du PIB. Ce ratio se stabilise avec le rebond de la croissance, même s’il reste limité par les reconfinements. Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.
L’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (365% du PIB) à la fin de l’année en raison des montants colossaux empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du coronavirus, selon les prévisions de l’Institute of International Finance (IIF) publiées mercredi. La dette a déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars depuis le début de l’année fin septembre, à 272.000 milliards, selon les estimations de l’IIF. Cette progression est imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés.
Pour la première fois depuis un an, la Chine réalise ce matin une émission de dette souveraine en euros. Elle doit porter, au minimum, sur 4 milliards d’euros, sur trois maturités à 5 ans, 10 ans et 15 ans. Ces obligations sont proposées à un prix indicatif faisant ressortir un spread de 45 points de base (pb) au-dessus des taux midswaps pour l’émission à 5 ans, de 70 pb pour celle à 10 ans et de 90 pb pour celle à 15 ans, rapporte Reuters. Ces prix diminuent généralement en cours d’émission.
Tsinghua Unic a demandé, mercredi, la suspension de cotation de trois de ses obligations (2 milliards de dollars) cotées à la Bourse de Hong Kong après le défaut de Tsinghua Unigroup lundi.
La biopharmaceutique propose de racheter une partie de ses Oceane 2022 à hauteur de 50 millions d’euros, et d’ajuster la maturité et le ratio de conversion des autres.