L’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat, a publié jeudi son classement annuel des spécialistes des valeurs du Trésor (SVT) les plus actifs. BNP Paribas, HSBC, et Crédit Agricole arrivent en tête cette année. BNP Paribas et HSBC dominent par leur présence sur le marché primaire, BNP Paribas et JPMorgan pour leur animation du marché secondaire, BNP Paribas et Société Générale pour la qualité de leur service. L’évaluation de ces SVT prend en compte l’ensemble de leurs missions : la participation aux adjudications, la présence sur le marché secondaire, ainsi que les aspects qualitatifs de la relation des SVT avec l’AFT (qualités opérationnelles et de conseil, proximité et stabilité de la relation avec l’AFT).
Le rendement de l’emprunt à 10 ans américain a atteint un plus haut de plus d’un an de 1,61% après l’annonce du résultat d’une émission de Treasuries à 7 ans jugée décevante. Il termine en forte hausse de 13 points de base (pb) à 1,52%. L’émission de 62 milliards de dollars à 7 ans n’a été couverte (demande/offre) que deux fois, une première. La veille, une émission à 5 ans avait déjà reçu une faible demande. Les taux longs ont fortement augmenté ces dernières semaines alors que les investisseurs anticipent une accélération de l’inflation portée par la reprise et le plan de soutien budgétaire de Joe Biden. Les valeurs technologiques, jugées bien valorisées et sensibles aux taux, ont fait chuter Wall Street : l’indice Nasdaq dégringole de 3,52%, sa pire performance en quatre mois. L’indice S&P 500, dont le rendement est désormais inférieur à celui des Treasuries, abandonne 2,45%.
A modérer. Les marchés surchaufferaient-ils malgré la vague de froid qui s’est abattue sur les Etats-Unis ? Depuis son point bas d’août 2020, le rendement d’une obligation américaine à 10 ans a progressé de 80 points de base. Certes, les taux n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux de fin 2019, mais le rythme de leur remontée a de quoi surprendre : en trois séances, la semaine dernière, le rendement du T-bond à 10 ans est passé de 1,10 % à 1,30 %. La raison de cette hausse des taux est à chercher du côté des anticipations d’inflation, que le plan de relance massif promis par Joe Biden et la hausse du prix des matières premières pourraient faire repartir à la hausse. Les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans ont ainsi retrouvé leurs niveaux de mi-2018, à près de 2,5 %. La progression des rendements concerne avant tout le segment 5-10 ans, les vaccins et la perspective de la fin de la crise sanitaire poussant les marchés à prendre en compte une normalisation de la politique monétaire de la Fed.
L’Italie a recueilli une demande record pour sa première émission de dette depuis la nomination de Mario Draghi à la tête du gouvernement. La demande pour les deux émissions à 10 ans et 30 ans (indexée sur l’inflation en zone euro) a atteint un montant jamais vu de 134 milliards d’euros, selon Reuters. La constitution par l’ancien président de la BCE d’un gouvernement en Italie a été saluée par les investisseurs la semaine passée avec un resserrement du rendement italien à 10 ans à un plus bas historique de 0,42%, vendredi 12 février. Depuis, le taux 10 ans est remonté à 0,53% entre pari de reflation et annonce de ces deux émissions.
L’Italie a recueillie une demande record pour sa première émission de dette depuis la nomination de Mario Draghi à la tête du gouvernement. La demande pour les deux émissions à 10 ans et 30 ans (indexée sur l’inflation en zone euro) a atteint un montant jamais vu de 134 milliards d’euros, selon Reuters. La constitution par l’ancien président de la BCE d’un gouvernement en Italie a été saluée par les investisseurs la semaine passée avec un resserrement du rendement italien à 10 ans à un plus bas historique de 0,42%, vendredi 12 février. Depuis, le taux 10 ans est remonté à 0,53% entre pari de reflation et annonce de ces deux émissions. L’emprunt à 10 ans sera émis sur la base d’un spread de 4 points de base (pb) au-dessus de la courbe secondaire (de moitié par rapport à une première estimation). Celle à 30 ans sera indexée sur l’inflation avec un spread de 22 pb (27 pb initialement).
Alors que le marché high yield américain n’a jamais aussi peu rapporté, la part des émissions d’obligations les moins bien notées atteint un plus haut depuis 2007. Un nouveau signe de l’exubérance sur ce marché, portée par la recherche de rendement par les investisseurs. Le montant émis par les entreprises notées CCC ou en-dessous par les agences de notation représente plus de 15% des émissions réalisées sur ce marché depuis le début de l’année, selon le Financial Times et les données de Refinitiv. Depuis janvier, et contrairement aux prévisions, le marché primaire crédit, notamment le high yield, est en pleine effervescence.
Le groupe de textile H&M s’apprêterait à réaliser sa première émission obligataire. Elle devrait s’élever à 500 millions d’euros avec une maturité de 8 ans et demi, selon Bloomberg. Il a choisi de le faire dans un format durable, le sustainability linked bond (SLB). Contrairement aux obligations vertes ou sociales, dont les fonds levés sont dédiés à des projets verts ou sociaux, la société émettrice des SLB s’engage sur des objectifs durables. Si elle ne les atteint pas, le coupon de l’obligation est augmenté. H&M, qui a été durement touché par la crise du coronavirus, s’engage à accroître d’ici 2030 la part des produits recyclés utilisés ou à reprendre ses approvisionnements plus durables et à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Le groupe de textile H&M devrait réaliser dans les prochains jours sa première émission obligataire. Il a choisi de le faire dans un format durable, le sustainability linked bond (SLB). Contrairement aux obligations vertes ou sociales, dont les fonds levés sont dédiés à des projets verts ou sociaux, la société émettrice des SLB s’engage sur des objectifs durables. Si elle ne les atteint pas, le coupon de l’obligation est augmenté.
L’Italie devrait être présente sur les marchés, probablement dès demain mardi, pour l’émission de deux nouveaux emprunts dans le cadre d’une syndication. Le Trésor italien va émettre une première obligation à 10 ans de taille benchmark avec une maturité au 1er août 2031, selon Bloomberg. Il veut également placer une obligation à 30 ans indexée sur l’inflation (BTPei). Cette obligation, de taille benchmark également, aura pour échéance mai 2051 et sera indexée sur l’indice harmonisé HICP hors tabac de la zone euro. Citi, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Nomura et MPS Capital sont teneurs de livre dans cette opération.