Les fonds et produits indiciels cotés (ETF et ETP) ont collecté près de 79 milliards de dollars dans le monde au mois de novembre 2022, selon les chiffres compilés par le cabinet de recherche spécialisé ETFGI. Leurs encours ont de nouveau dépassé le seuil symbolique des 9.000 milliards d’encours avec une progression de 7% sur le mois pour atteindre quelque 9.480 milliards de dollars fin novembre. La collecte totale depuis le début de l’année s'établit à 787 milliards de dollars. Si le segment affiche son 42ème mois consécutif de collecte nette positive, il n’a pas dépassé son record de 2021. L’an dernier, les ETF avaient collecté au niveau mondial quelque 1.140 milliards de dollars pour les 11 premiers mois de 2021. Les encours avaient alors dépassé pour la première fois les 10.000 milliards de dollars. U niveau qui avaient été ensuite battu à la baisse à partir du mois de mars et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’ETF ayant le plus collecté dans le monde en novembre est le «Invesco QQQ Trust» qui a recueilli 4 milliards de dollars nets. Aux Etats-Unis, la collecte nette du mois de novembre s’est établie à 59 milliards de dollars pour atteindre 562 milliards depuis le début de l’année. Les encours sont en hausse de 6% à 6.710 milliards de dollars. Le marché américain représente donc plus des deux tiers des encours des ETF dans le monde. En Europe, les souscriptions ont aussi été positives en net de quelque 14 milliards de dollars, portant la collecte totale depuis le début de l’année à 82,7 milliards. Les encours ont progressé sur le mois de 9,3% à 1.440 milliards de dollars, mais ils reculent de 10% depuis le début de l’année. Ce sont les ETF actions qui accusent le coup d’un très net recul des souscriptions avec 52 milliards de collecte depuis le début de l’année au lieu de 131 milliards enregistrés sur les 11 premiers mois de 2021.
Le ministère luxembourgeois des finances a autorisé le déblocage de certains fonds ou revenus économiques gelés détenus par le National Settlement Depository (NSD) de Russie auprès de la chambre de compensation Clearstream, rapporte Reuters. Cela devrait permettre aux investisseurs russes non sanctionnés suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de transférer des actifs du NSD russe (l'équivalent des chambres de règlement et de compensation Euroclear et Clearstream) vers d’autres lieux. Le ministère luxembourgeois des finances a indiqué dans un communiqué que les fonds seraient débloqués "à condition que ces fonds ou ressources économiques soient nécessaires pour mettre fin, avant le 7 janvier 2023, aux opérations, contrats ou autres accords conclus avec cette entité ou l’impliquant d’une autre manière avant le 3 juin 2022.»
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les investisseurs ont eu une nette préférence pour les fonds actions par rapport aux fonds obligataires, même si ces derniers affichent une collecte hebdomadaire positive, montre le flow show de BofA Global Research, le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds mondiaux pendant la semaine du 8 au 14 décembre. Les fonds actions ont ainsi attiré en net 18 milliards de dollars contre 2,3 milliards pour les fonds obligataires. A noter que la dichotomie de flux s’est encore renforcée entre les fonds indiciels cotés (ETF) actions et les fonds mutuels traditionnels actions puisque les premiers ont attiré près de 44 milliards de dollars - il s’agit même de leur meilleure collecte hebdomadaire depuis décembre 2021 - quand les seconds ont décollecté 26 milliards - leur pire décollecte depuis la même date. Les fonds sur les métaux précieux ont décollecté un petit 200 millions de dollars en net tandis que les fonds monétaires ont été fuit par les investisseurs avec 31 milliards de rachats, les plus importants sur les trois derniers mois, note le rapport. Concernant les fonds actions, ceux sur les titres américains ont enregistré leur premier collecte nette positive en quatre semaines à un peu plus de 25 milliards de dollars. Le Japon séduit également avec 700 millions de souscriptions nettes. L’inverse s’est produit sur les fonds en actions européennes (-4 milliards de dollars) et les fonds en actions émergentes (-1,6 milliard). Côté fonds obligataires, les souverains ont attiré près de 4 milliards de dollars et les fonds de dette émergente près de 1 milliard. Les investisseurs ont préféré prendre du recul sur la dette à haut rendement «high yield» qui décollecte de 1,2 milliard et la dette municipale (-700 millions de dollars).
Le fournisseur d’indices FTSE Russell vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec l’assureur chinois Ping An pour créer deux indices actions chinoises ESG. L’offre se base sur la gamme existante FTSE China A Free, et se veut adaptée à la «trajectoire de développement et aux circonstances sociales et environnementales» du pays, précise un communiqué. L’offre est accessible aux investisseurs domestiques et étrangers, sans limite de détention de la part de ces derniers. Le premier indice, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 50 Index, est composé des cinq meilleures entreprises de dix secteurs selon les critères ESG, et pondérées par leur capitalisation. Le second, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 100 Index, utilise la même approche, mais avec le top 10. Etant construit sur la base des indices FTSE China A Free, ils couvrent uniquement les actions A de moyenne et grande capitalisation listées sur les marchés de Shanghai et Shenzhen.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la CSRC qui a publié en janvier un projet d’encadrement du règlement des titres qui reprend le principe de la livraison contre paiement (DVP). Ce processus appliqué à l'échelle mondiale implique la remise simultanée de tous les documents nécessaires à un transfert de titres en échange de la réception du montant stipulé. Actuellement en Chine, les transferts d’actions sont effectifs le jour même, tandis que les règlements d’espèces doivent attendre le jour suivant.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme maintiendra les pratiques existantes, mais mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la Commission.
Le titre d'un groupe minier indonésien a été multiplié par 17 depuis le début de l'année. Des actions d'entreprises turques sont également bien placées mais leur performance est en partie biaisée par la forte inflation dans le pays.
Alors que l'Observatoire de l'Epargne Européenne lance ce jour un indice trimestriel de performance de l'épargne financière des ménages français, NewsManagers s'est entretenu avec Eric Pinon, président d’honneur et Thomas Valli, directeur des études économiques de l’Association française de la gestion (AFG), qui a contribué à l'élaboration de cet indice. Ils reviennent sur la place de la gestion d'actifs dans cette épargne.
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésoreriede l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.
Cloud. Microsoft va faire son entrée au capital du London Stock Exchange à hauteur de 4 %, a indiqué la Bourse de Londres. Des titres acquis auprès du consortium composé de Blackstone et Thomson Reuters. L’opération cimente le partenariat stratégique de dix ans annoncé concomitamment entre le LSE et Microsoft. L’accord vise à transférer la plateforme de données de l’opérateur boursier vers le service de stockage distant du géant technologique américain, Microsoft Azure. Le LSE s’est engagé à un minimum de dépenses liées à ce cloud sur la durée de l’accord, de quelque 2,8 milliards de dollars, auprès de Microsoft. Le LSE, qui a bouclé, début 2021, le rachat de Refinitiv, pointe que ses clients « pourront accéder aux données plus rapidement, à tout moment et de partout, permettant résilience et adaptabilité alors que les marchés de capitaux continuent d’évoluer ».
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésorerie de l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.
State Street Global Advisors (SSGA), branche de gestion d’actifs du groupe financier américain State Street, a annoncé, ce mardi, qu’elle allait offrir la possibilité à davantage d’investisseurs de voter par eux-mêmes sur les sociétés dont ils détiennent des actions à travers ses fonds. L’annonce du numéro quatre de la gestion d’actifs mondiale en termes d’encours intervient après celles de BlackRock et Vanguard, les deux plus gros gestionnaires au monde, qui expérimentent des programmes de vote pour institutionnels et particuliers, essentiellement américains et britanniques. Dans un communiqué, SSGA précise que son programme de choix de vote sera proposé à des investisseurs éligibles de certains fonds institutionnels aux Etats-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni. Un certain nombre de politiques de votes leur seront soumis à travers l’agence de conseil de vote Institutional Shareholder Services (ISS). Six à sept politiques de vote Concrètement, SSGA, via ISS, propose un éventail de six politiques de vote. Certaines sont orientées durabilité, investissement responsable et d’autres en ligne avec la foi catholique ou encore les standards définis par le département du Travail américain. Un septième choix de vote, seulement disponible aux Etats-Unis, vise à donner un soutien sans faille aux résolutions proposées par le management des entreprises sauf en cas de défaillance matérielle de la gouvernance ou de non-alignement sur les pratiques de gouvernance communément acceptées. La société de gestion indique que les clients disposant de comptes gérés séparément peuvent déjà voter directement sur les sociétés dont ils détiennent des actions ou voter par procuration via l’équipe d’engagement actionnarial de SSGA. Selon les estimations du gestionnaire américain, les investisseurs représentant plus de 40% des encours sous gestion dans ses fonds actions indexés pourront, dès la prochaine saison des assemblées générales annuelles, voter selon leurs préférences. La firme affirme son intention d’étendre ce choix de vote des investisseurs au plus grand nombre d’actifs sous gestion possible dans ses fonds actions indiciels «au fil du temps» sans fixer de calendrier pour autant.
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet.
Les sociétés de gestion européennes utilisent davantage les teneurs de marché indépendants (independent market makers ou IMM) pour passer leurs ordres. Une étude menée auprès de 48 gestionnaires européens par Acuiti, pour le compte de Susquehanna International, et publiée ce mardi, estime que près d’un tiers des grands gérants européens utilisent actuellement les IMM. L’adoption des IMM est plutôt récente car 71% des gérants qui disent utiliser les IMM ont commencé à y avoir recours dans les trois dernières années. Les répondants ont commencé à faire appel aux IMM majoritairement pour améliorer leur accès à la liquidité. «Généralement, les firmes aux encours de 500 à 1.000 milliards d’euros sont les plus susceptibles d’utiliser un IMM pour leurs ordres, suivies par les sociétés qui gèrent entre 100 et 500 milliards d’euros. Cela reflète peut-être le fait que les gérants ont observé qu’en période de volatilité de marché, toutes leurs contreparties ne sont pas toujours présentes et participer activement à la formation des prix», note l’étude. Les gérants européens sondés indiquent que les IMM font mieux voire bien mieux que les courtiers des banques traditionnelles sur la fourniture de liquidité, sur la baisse des coûts d’exécution des ordres et l’amélioration de la qualité des prix. En revanche, les banques sont meilleures sur la capacité à exécuter des ordres de taille, sur les classes d’actifs et instrument financiers offerts ainsi que sur la couverture de marché. Par ailleurs, 35% des gérants interrogés cherchent à changer leurs contreparties de liquidité, soit en augmentant leur nombre, en les diversifiant ou en changeant de fournisseur de liquidité. A l’inverse, 8% envisagent de réduire leur nombre de contreparties. «La principale raison pour augmenter le nombre de contreparties est le désir d’exécuter des ordres contre des entreprises spécialisées sur un produit ou dans un marché spécifique (73%). L’insatisfaction à l’égard des contreparties actuelles, les préoccupations relatives au risque de contrepartie et la concentration ont également été mentionnées, mais dans une bien moindre mesure», relève l’étude d’Acuiti et Susquehanna International.