L’AMF annonce une interdiction temporaire sur les ventes à découvert portant sur certaines actions pour la séance du 17 mars. Tenant compte des baisses de cours significatives survenues ces derniers jours sur les marchés financiers, l’Autorité des marchés financiers a décidé de prendre une mesure d’urgence sur le fondement du règlement européen sur les ventes à découvert. En conséquence, 92 valeurs seront interdites à la vente à découvert lors de la séance du 17 mars 2020. En application de l’article 23 du règlement européen sur les ventes à découvert, l’AMF a décidé d’interdire les ventes à découvert sur les actions les plus touchées par le recul des cours à l’issue de la séance du 16 mars 2020. L’article 23 du règlement permet en effet à une autorité, lorsqu’un instrument financier a enregistré, au cours d’une seule journée de négociation, une baisse significative de restreindre temporairement la vente à découvert. Par baisse significative, le dispositif européen impose une baisse de plus de 10% pour les valeurs liquides, plus de 20% sur les actions non liquides lorsque son prix est supérieur à 0,50€ et plus de 40% lorsque son prix est inférieur à 0,50€. L’interdiction, avec effet immédiat, vaut pour la journée du 17 mars. Au total, 92 valeurs sont concernées par l’interdiction de ventes à découvert. L’AMF indique dans son communiqué suivre attentivement l’évolution des marchés et est en relation étroite avec les autres autorités. Elle rappelle, par ailleurs, que l’ESMA a annoncé lundi 16 mars sa décision d’abaisser le premier seuil de déclaration des ventes à découvert. Toute nouvelle position égale ou supérieure à 0,1% doit être déclarée au régulateur, ainsi que tout seuil supplémentaire successif.
La Bourse des Philippines est la première à suspendre ses cotations en raison de l’épidémie de coronavirus. Le Philippine Stock Exchange a arrêté, ce matin, ses transactions sur les actions pour un temps indéterminé. Les marchés obligataires et des changes sont également suspendus. Les autorités philippines ont expliqué cette suspension par le risque pris par les traders pour leur santé.
L’Autorité française des marchés financiers (AMF) a confirmé mardi l’interdiction temporaire des ventes à découvert de 92 actions pour la séance du 17 mars.
Les régulateurs des marchés financiers espagnol et italien ont renouvelé l’interdiction de la vente à découvert sur leurs marchés actions respectifs. En Espagne, la CNMV a ainsi interdit aux acteurs toute constitution de nouvelles positions courtes nettes et augmentation de positions courtes nettes existantessur l’ensemble des actions espagnoles pour une durée d’un mois, effective du 17 mars au 17 avril 2020. Une interdiction qui pourra être prolongée pour des périodes supplémentaires n’excédant pas trois mois si nécessaire. Outre les actions, elle s’applique également aux produits en relation avec lesindices, aux opérations au comptant, aux produits dérivés ainsi qu’aux transactions de dérivés de gré à gré. La CNMV indique que cette décision a été prise compte tenude la situation d’extrême volatilité que traversent les marchés boursiers européens, y compris l’Espagne, en raison de l’impact économique de l'épidémie de Covid-19 et du risque de distorsion des valeurs. En Italie, le régulateur Consob a décidé d’interdire toute vente à découvert sur 20 titres pour la journée du 17 mars. La liste des titres concernés inclut Azimut, Unicredit, Fiat Chrysler, Mediobanca, Banca Generali, Banca Mediolanum, Ubi Banca, Leonardo, Autogrill, Exor, Telecom Italia, Fiera Milano, SanLorenzo, Dovalue, Cerved Group, OVS, Maire Tecnimont, Marr, Banca Monte Paschi Siena et ASTM. L’autorité italienne prépare des dispositions pour suspendre les ventes à découvert jusqu'à 90 jours, selon le quotidien italien Il Sole 24 Ore. L’autorité des marchés financiers en France AMF a, le 17 mars, décidé à son tour d’interdire les ventes à découvertsur les actions les plus touchées par le recul des cours à l’issue de la séance du 16 mars 2020. Cette suspension concerne 92 valeurs et vaut pour la journée du 17 mars. La FSMA, le régulateur belge, a également décidé de suspendre toute vente à découvert sur l’ensemble des titres cotés sur Euronext Bruxelles pour la session du 17 mars. Les suspensions de la vente à découvert en Italie et en Espagne avaient poussé quelques professionnels de la gestion d’actifs en France à réagir sur Twitter. Parmi eux, Stéphane Toullieux, directeur généralAthymis Gestion, avait interpellé le ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire afin que celui-ci réagisse et implémente l’interdiction de la vente à découvert sur les actions françaises.
Le président de la SEC rejette l'idée d'une fermeture de Wall Street, qui a encore sombré de 12% hier. En Europe, l'Esma limite seulement les ventes à découvert.
Les marchés américains doivent rester ouverts malgré la forte volatilité, a déclaré lundi sur CNBC Jay Clayton, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), annulant ainsi les spéculations selon lesquelles le gouvernement pourrait fermer les bourses du pays pour arrêterla chute des prix des actions. Il a expliqué que l’autorité surveille de près les marchés et travaille avec les Bourses et les fournisseurs d’infrastructures de marché pour s’assurer qu’ils puissent continuer à fonctionner Les marchés actions ont de nouveau plongé lundien raison des craintes croissantes que la pandémie de coronavirus ne provoque une récession mondiale.
L’action Microsoft a chuté lundi de 14,7%, finissant à 135,42 dollars, et essuyant sa plus forte chute en une séance depuis celle du 24 avril 2000, au cours de laquelle elle avait cédé 15,6%. Comme le reste du marché, le titre a accéléré son repli en fin de séance en réaction aux déclarations de l’administration Trump au sujet de l’impact économique attendu de l'épidémie de coronavirus. Le titre a perdu 27% au cours du mois écoulé, contre une baisse de 31% pour l’indice Dow Jones.
Dans une tribune, Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué d'OFI AM, en charge des gestions, délivre son analyse des marchés. NewsManagers la publie ici en intégralité.
Le gérant de hedge funds Pierre Andurand a qualifié la réponse du gouvernement britannique au coronavirus de «massacre», rapporte Financial News. Le patron d’Andurand Capital Management a fait ce commentaire dans une discussion Twitter sur l’impact du Covid-19. Répondant à un tweet de Willem van Schaik, professeur de l’Institute of Microbiology and Infection de l’Université de Birmingham, qui prévoyait le taux de mortalité du virus au Royaume-Uni, Pierre Andurand a écrit: «malheureusement, le taux de mortalité devrait être plus proche de 10 % avec le pourcentage de la population infecté, car la plupart ne pourront pas être traités. La décision du gouvernement est un désastre absolu, c’est un massacre». Son commentaire intervient un jour après que le premier ministre britannique Boris Johnson a décrit le coronavirus comme «la pire crise sanitaire de la génération» sans prendre de mesures radicales comme la fermeture des écoles.
Les marchés américains doivent rester ouverts malgré la forte volatilité, a déclaré lundi sur CNBC Jay Clayton, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), annulant ainsi les spéculations selon lesquelles le gouvernement pourrait fermer les bourses du pays pour arrêterla chute des prix des actions.
Les places boursières européennes débutent la semaine sur une chute de plus de 10% malgré la nouvelle baisse surprise des taux de la Fed hier et l’intervention coordonnée des principales banques centrales mondiales pour assurer la liquidité en dollar.
Les ETF sont devenus l’outil de choix pour de nombreux investisseurs aux prises avec le tumulte du marché déclenché par la propagation du coronavirus, rapporte le Wall Street Journal. Sur la première semaine de mars, les ETF ont alimenté plus d’un tiers des échanges d’actions sur les Bourses américaines, contre 24 % le mois précédent, selon CBOE Global Markets. Lundi dernier, les ETF représentaient près de 40 % des transactions. Les investisseurs ont négocié environ 300 milliards de dollars d’ETF. Les ETF actions ont vu sortir 15 milliards de dollars ces deux dernières semaines, tandis que les ETF obligataires ont engrangé 7 milliards de dollars, selon des statistiques de Morningstar sur les fonds américains sur les deux semaines au 6 mars.
Le rebond de vendredi a fait long feu. Les places boursières européennes débutent la semaine de nouveau dans le rouge vif malgré la nouvelle baisse surprise des taux de la Fed hier et l’intervention coordonnée des principales banques centrales mondiales pour assurer de la liquidité en dollar.
Les fonds communs de placement en actions, obligations et crédit ont tous subi des décollectes importantes la semaine dernière, tandis que les fonds monétaires ont connu les entrées les plus importantes jamais enregistrées, à 137 milliards de dollars, selon les chiffres EPFR repris par Barclays. Les fonds d’actions monde ont enregistré d’importantes sorties, de 4,7 milliards, tandis que les fonds de crédit high yield américain et euro ont enregistré respectivement 6,9 milliards et 2,3 milliards de sorties. «Les fonds obligataires mondiaux ont enregistré des sorties de capitaux de 25,9 milliards, (...)ce qui a probablement contribué à l’aggravation des conditions de liquidité», note la banque britannique.
L’Italie et l’Espagne ont interdit les ventes à découvert sur des dizaines de titres après la dégringolade historique des marchés actions européens jeudi. Le régulateur espagnol a annoncé jeudi soir que l’interdiction s’appliquerait à 69 titres. En Italie, l’interdiction s’appliquera à 85 titres. De nombreux pays avaient interdit les ventes à découvert à divers niveaux pendant les crises de 2008 et 2010.
Les fonds communs de placement en actions, obligations et crédit ont tous subi des décollectes importantes cette semaine, tandis que les fonds monétaires ont connu les entrées les plus importantes jamais enregistrées, à 137 milliards de dollars selon les chiffres EPFR repris par Barclays.
Les marchés actions européens rebondissent ce matin au lendemain d’une chute historique sur front d’inquiétude sur les conséquences économiques du coronavirus et la capacité des dirigeants politiques et des institutions monétaires à faire face à cette crise.