La France, l’Allemagne et plusieurs fondations ont choisi le gestionnaire d’actifs BlackRock au sein d’un Climate Finance Partnership pour orienter des capitaux vers des projets liés au climat dans les pays en développement. Ce Climate Finance Partnership (CFP) rassemble outre BlackRock, premier gestionnaire d’actifs mondial, l’Agence française de développement (AFD), le ministère allemand de l’Environnement et les fondations Hewlett et Grantham. Il s’agit d’un «partenariat unique qui mêle des capitaux philanthropiques, publics et privés afin de combattre le risque climatique», indique un communiqué. Les fonds seront investis dans des projets d’infrastructures climat en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique : production d’énergie renouvelable, efficacité énergétique dans les secteurs résidentiels, commerciaux ou industriels, stockage d’énergie ou encore services de transport à faible émission. « Les défis liés au changement climatique exigent de mener des actions collectives d’envergure, précise Rémy Rioux, directeur général de l’AFD. Le groupe AFD est donc fier de s’associer, à travers sa filiale dédiée au secteur privé Proparco, à BlackRock, pour accélérer la mobilisation de fonds privés en faveur du climat. » Le CFP est structuré sous la forme d’un fonds d’investissement géré par BlackRock. Il y aura deux types d’investisseurs : un premier constitué des fondations et des bailleurs comme l’AFD et la KfW, et un second constitué par les investisseurs privés. Les décisions d’investissement seront déléguées à BlackRock qui suivra la politique d’investissement définie. La France consacrera 30 millions de dollars à ce partenariat, tout comme l’Allemagne. D’autres bailleurs et fondations, comme la fondation Hewlett et la fondation Grantham, contribueront également à cette tranche qui atteindra 100 millions de dollars. Le solde, 400 millions de dollars au moins, sera levé par BlackRock auprès d’investisseurs privés. Le groupe AFD a été identifié comme l’opérateur susceptible de mettre en œuvre ce partenariat pour la France. L’AFD apportera sa compréhension des enjeux climat dans les pays émergents et son expertise dans ce domaine : expertise environnementale et sociale, outils de mesure d’impacts (bilan carbone) mais aussi taxonomie climat (l’éligibilité des projets sera définie au regard des Common Principles adoptés par les banques de développement multilatérales). BlackRock entend «mobiliser des investissements à grande échelle» dans les pays en développement, tout en donnant à ses clients «de nouvelles opportunités d’investir dans la transition mondiale vers une économie à bas carbone», a déclaré de son côté Brian Deese, chef de l’investissement durable chez BlackRock. La société, qui gère près de 7.500 milliards de dollars d’actifs a annoncé récemment vouloir renforcer ses investissements durables, espérant les faire passer de 90 milliards actuellement à 1 000 milliards de dollars d’ici dix ans. Il va aussi, dans ses investissements directs, se débarrasser des titres publics (actions et obligations) de sociétés qui génèrent plus de 25% de leurs revenus à partir de la production de charbon thermique.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en janvier des souscriptions nettes de 19,1 milliards de couronnes suédoises, soit 1,8 milliard d’euros, montrent les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. La collecte s’est principalement portée sur les fonds actions monde (6,7 milliards de couronnes) et les fonds actions suédoises (3,4 milliards de couronnes). Les autres classes d’actifs ont connu un mois de janvier plus calme. Les fonds diversifiés ont collecté 2,4 milliards de couronnes. Les fonds obligataires ont vu sortir 1,4 milliard de couronnes, les fonds monétaires, 600 millions et les hedge funds 1,3 milliard. Au total, les fonds vendus en Suède ont affiché une collecte nette de 18,2 milliards de couronnes sur le mois, soit 1,7 milliard d’euros. Les encours ont augmenté à 5.159 milliards de couronnes suédoises, soit 489 milliards d’euros, dont 61 % placés en fonds actions.
Le spécialiste d’espaces de bureaux partagés WeWork a fermé temporairement 100 immeubles en Chine en raison de l'épidémie de coronavirus, a indiqué son président Marcelo Claure lors d’une interview à la chaîne CNBC lundi. Marcelo Claure a aussi contesté des rapports selon lesquels Adam Neumann, fondateur et ex-CEO de WeWork, avait quitté ses fonctions avec un gain de 1,7 milliard de dollars pour abandonner le contrôle de la société.
La Bourse de New York a signé de nouveaux records lundi, les investisseurs se raccrochant aux derniers signes encourageants pour l'économie américaine, notamment les chiffres de l’emploi, sans se laisser déstabiliser par les craintes liées au coronavirus, qui a fait plus de 900 morts en Chine. Après une ouverture indécise, l’indice Dow Jones a finalement gagné 0,6%, tandis que l’indice élargi S&P 500 a battu nouveau record en progressant de 0,7%. Le Nasdaq Composite a pris 1,1%.
Le spécialiste d’espaces de bureaux partagés WeWork a fermé temporairement 100 immeubles en Chine en raison de l'épidémie de coronavirus, a indiqué son président Marcelo Claure lors d’une interview à la chaîne CNBC lundi. L'épidémie a causé un peu plus de 900 décès en Chine, pour 40.170 personnes infectées au total.
Neuberger Berman a annoncé la souscription d’une ligne de crédit renouvelable liée au développement durable. Le coût de la dette de la société sera plus élevé ou plus faible en fonction de ses performances sur la base d’indicateurs clés ESG. " Neuberger Berman est la première société de services financiers nord-américaine à s’engager dans un tel accord sur le crédit», assure l'établissement.Cette ligne de crédit de 175 millions de dollars, qui arrivera à échéance le 4 février 2025, sera évaluée chaque année en fonction de plusieurs principes, notamment :- L’alignement avec l’intérêt des clientsAligner à 100% le régime de rémunération différée des salariés avec les portefeuilles des clients.S’engager à rester une entreprise indépendante détenue par ses salariés.Développer l’actionnariat salarié au sens large, sans concentration autour d’un actionnaire unique.- Intégration ESG objectiveMaintenir la note «A» ou plus pour la qualité de l’intégration ESG sur chaque module pour lequel l’entreprise est notée par les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI).Continuer à augmenter la part des positions en actions sur lesquelles elle pratique un engagement fort sur l’ESG par le biais d’un dialogue direct et par téléphone, en utilisant la définition de l’engagement des PRI comme l’intention d’influencer (ou d’identifier le besoin d’influencer) les pratiques ESG et/ou d’améliorer la publication de reportings ESG.- Mettre l’accent sur la diversitéAugmenter la diversité sur les postes seniors de manière générale (au niveau des Vice-Présidents et au-dessus). «En établissant un lien entre les performances de la société et la matérialité des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance, nous améliorons notre alignement avec l’intérêt de nos clients et montrons notre engagement en faveur de l’investissement responsable. En atteignant les objectifs de durabilité, nous serons récompensés par des coûts d’emprunt moins élevés et, bien sûr, pénalisés dans le cas contraire », explique George Walker, directeur général de Neuberger Berman.Neuberger Berman précise publier par ailleurs ses propres émissions de gaz à effet de serre, disposer d’un programme continu de réduction de sa consommation énergétique et avoir entièrement compensé toutes ses émissions de gaz à effet de serre provenant des voyages d’affaires.
Après la loi portant création de l’activitémulti-family offices sur le territoire monégasque adoptée en décembre 2016,Monaco essaye désormais d’attirer les firmes de capital-risque dans l’optique de renforcer l’attractivité de sa place financière. Le ministre d’Etat de Monaco Serge Telle a ainsi signé un arrêté ministériel relatif aux fonds de capital-risque le 29 janvier 2020,publié dans le journal officiel de Monaco le 7 février 2020. Cet arrêté, qui amende la loi monégasque sur les fonds d’investissement datant de 2007, donne un cadre réglementaire aux fonds de capital-risque. Le décret fixe entre autres le niveau et le type d’information devant être transmis par les sociétés gérant les fonds de capital-risque au régulateur financier local CCAF. Un montant minimum d’actifs de 300.000 euros est nécessaire pour l'établissement d’un fonds de capital-risque en principauté. Le cadre légal monégasque prévoit qu’au moins 50% des actifs d’un fonds de capital-risque soient investis dans des instruments financiers du non-côté. Ce quota ne doit pas dépasser 20% pour les investissements dans les compagnies cotées qui ont une valorisation boursière n’excédant pas 150 millions d’euros et des titres de créance non-cotés.Les avances en compte courant consenties à des sociétés du portefeuille ne doivent pas excéder 15% des actifs du fonds. La principauté de Monaco dénombrait 58 sociétés de gestion et 30 groupes bancaires à fin mars 2019.
L’agence de presse espagnole Europa Press rapporte que la société de gestion américaine Capital Group a augmenté sa position au capital du groupe financier allemand Deutsche Bank. Capital Group détient désormais 3,10% de Deutsche Bank, faisant du gestionnaire le troisième actionnaire le plus important derrière BlackRock (10,13%) et Hudson Executive (3,14%). Europa Press indique que ce jeudi 6 février, Deutsche Bank avait enregistré sa meilleure valorisation depuis octobre 2018, dont résultait un prix de9,33 euros par action. La valorisation des 64 millions d’actions Deutsche Bank détenues parCapital Group s'élève à environ 600 millions d’euros.
Le milliardaire britannique Peter Hargreaves vend pour 500 millions de livres sterling (588 millions d’euros) d’actions de Hargreaves Lansdown Plc, sa plateforme d’investissement en ligne qui l’a rendu milliardaire. Il a une fortune estimée à 3,9 milliards de dollars, selon le Bloomberg Billionaires Index. Environ 90% de sa fortune est liée aux actions de sa société, qui a été largement critiquée pour avoir soutenu le gérant d’actifs tombé en disgrâce Neil Woodford. Peter Hargreaves n’a pas vendu d’actions depuis la cotation en 2007 de sa société. Il possédait 30% des parts de la société lors de la clôture jeudi, selon des données compilées par Bloomberg.
La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, ses trois indices phare s’offrant de nouveaux records historiques en clôture, après la décision de la Chine de réduire ses taxes douanières sur certains produits américains, signe que l’accord commercial préliminaire conclu entre Pékin et Washington reste sur de bons rails et sera profitable pour l'économie. En clôture, l’indice Dow Jones a atteint un nouveau record, après un gain de 0,3%. Le S&P 500 s’est adjugé 0,3%. L’indice Nasdaq Composite, a engrangé un gain de 0,7%.
Désamour. L’appauvrissement de la cote, hors effet positif des marchés actions, est une réalité aux Etats-Unis depuis de nombreuses années, qui s’installe désormais en Europe. Les émissions nettes d’actions sur 12 mois glissants sont tombées dans le rouge début 2018 de ce côté-ci de l’Atlantique et se maintiennent depuis sous la ligne de flottaison, selon le pointage réalisé par JPMorgan AM. Deux phénomènes se conjuguent. D’une part, les sorties de cote et les rachats d’actions menés par les entreprises, un moyen commode de gonfler les bénéfices par action et devenu particulièrement avantageux grâce à la politique de taux bas menée par la Banque centrale européenne. De l’autre, des émissions d’actions sur la pente descendante depuis 2014, à l’exception d’un bref sursaut il y a trois ans. Les contraintes liées à la cotation, les succès très aléatoires des introductions en Bourse, la décollecte des fonds actions et la montée en puissance parallèle du private equity encouragent le maintien dans la sphère du non-coté. Les valorisations y sont plus attrayantes, parfois trop, comme l’a montré la déconfiture de WeWork. Les émissions nettes d’actions en Europe étaient devenues brièvement négatives en 2008, à la faveur de rachats d’actions massifs, mais la Bourse gardait alors tout son attrait auprès des entreprises, puisque le niveau d’émissions brutes était trois fois supérieur à son niveau aujourd’hui.
UBP Asset Management va prochainement annoncer le lancement d’un fonds à impact sur les actions des pays émergents. Il s’agira du second fonds à impact de la société, après le lancement du «UBAM - Positive Impact Equity AC EUR» en septembre 2018, qui gère aujourd’hui un peu moins de cent millions d’euros. Le gérant suisse évalue la capacité de gestion de ce futur fonds à environ 500 millions d’euros, compte tenu de la taille réduite du marché actions émergentes à impact, soit trois fois moins qu’en Europe. La société comprend déjà un comité d’investissement à impact, avec à sa tête Simon Pickard, l’ex-gérant sur les pays émergents de Carmignac. L’Union Bancaire Privée mise beaucoup sur ce segment, en raison du fort intérêt des nouvelles générations très fortunées pour l’impact investing, a indiqué le directeur général de la gestion d’actifs, Nicolas Faller, lors d’un point presse à Paris.
La chute des marchés actions chinois, hier, n’était qu’une remise des pendules à l’heure après dix jours sans cotation pour les congés du Nouvel an lunaire. Ce matin, les places boursières asiatiques, après un début de séance dans le rouge, ont terminé en hausse. L’indice CSI 300 (Bourses de Shanghai et Shenzhen) a repris 2,6%, l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a regagné 1,2% et l’indice Nikkei 0,5%.
Les places boursières chinoises ont repris en forte baisse après la période du Nouvel An, malgré les injections de liquidités et l’interdiction des ventes à découvert.