Les fonds ouverts commercialisés en Suède ont vu sortir 7,2 milliards de couronnes suédoises en février, soit 669 millions d’euros, au moment où le coronavirus commençait à se propager en Europe. En janvier, ils avaient collecté 18,2 milliards de couronnes. Les fonds actions ont particulièrement souffert, avec des rachats de 15,8 milliards de couronnes sur le mois, soit 1,5 milliard d’euros, alors que la collecte avait été de 19,1 milliards en janvier, montrent les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds d’investissement. Toutes les catégories actions sont dans le rouge, hormis les actions monde qui parviennent à collecter 1,3 milliard de couronnes. Ce sont les actions suédoises qui sont le plus fortement touchées, avec des rachats de près de 7 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont décollecté de 1,9 milliards de couronnes. Les investisseurs suédois se sont reportés sur les fonds obligataires, qui ont drainé 6,7 milliards de couronnes, et les fonds monétaires, avec +3,4 milliards de couronnes. Les encours des fonds ont baissé de 303 milliards de couronnes à 4.856 milliards de couronnes, soit 451 milliards d’euros.
Les Bourses européennes rebondissent mardi au lendemain d’un lundi noir sur les marchés, dans l’espoir de mesures de soutien à l'économie de la part du gouvernement américain et de la Banque centrale européenne (BCE).
La Bourse de New York a signé lundi sa pire séance depuis 2008 alors que la chute des prix du pétrole est venue renforcer la nervosité des investisseurs face aux répercussions attendues de l'épidémie de coronavirus. L’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 7,8%. L’indice S&P 500 a dévissé de 7,6%, son plus fort recul sur une séance depuis la crise financière de 2008. Le Nasdaq Composite a chuté de 7,3%. En séance, une chute de plus de 7% du S&P 500 à l’ouverture a déclenché une suspension automatique des échanges pendant 15 minutes. Les 11 secteurs composant l’indice S&P 500 ont tous terminé en repli, celui de l'énergie ayant décroché de 17%.
La chute du baril de pétrole a soufflé un vent de panique sur des marchés déjà éprouvés par le coronavirus, dans l’espoir d’interventions monétaires et budgétaires.
La Bourse de New York a essuyé lundi sa pire séance depuis 2008 alors que le plongeon des cours du pétrole a fait chanceler des marchés déjà destabilisés par l'épidémie de coronavirus.
Lundi noir. Le CAC 40 a terminé la séance en baisse de 8,4% à 4.707,9 points. Il est tombé en séance à un plus bas de 4.691,20 points. Il s’agit de la plus forte baisse de l’indice de référence de la Bourse de Paris depuis juin 2016.
Le stress sur le marché européen atteint des niveaux quasiment historiques ce marin après la forte chute du pétrole et des places boursières. L’indice VStoxx de volatilité de l’indice Euro Stoxx 50 a bondi à 62% en début de séance avant de revenir à 57% vers 12h. C’est son niveau le plus élevé depuis l’été 2011 quand ce dernier avait dépassé 50% en pleine crise de la dette de la zone euro.
L’ensemble des places boursières mondiales connaissent un lundi noir, entrainées par la propagation du coronavirus et la chute des cours du pétrole provoquée par l’offensive de l’Arabie saoudite sur ses tarifs qui font craindre aux investisseurs une guerre des prix du pétrole.
Les cours du pétrole s’effondrent lundi, entraînant avec eux les marchés actions, après la décision de l’Arabie saoudite de casser ses prix de vente et de prévoir une forte augmentation de sa production au moment où l'épidémie de coronavirus réduit significativement la demande mondiale.
La société de gestion américaine BlackRock détient désormais 3,726% du capital de l’opérateur boursier espagnol BME en proie à une offre publique d’achat de son concurrent suisse SIX, selon les constatations de l’agence de presse espagnole EuropaPress. L’OPA a attiré de nouveaux investisseurs à l’instar de la Banque cantonale de Zurich qui a pris une participation de 1,198% au capital de BME cette semaine et du fonds alternatif britanniqueKite Lake Capital Managementqui a, lui, déclaré une position de 1,035% - dérivés inclus - la semaine dernière auprès du régulateur espagnol CNMV.
Les femmes peinent encore à se faire une place dans le monde de la gestion d’actifs. En 20 ans, la situation n’a pas évolué. Fin 2000, 14 % des gérants dans le monde étaient des femmes. En 2019, la proportion de femmes à des postes de gestion était de… 14 %. C’est ce qui ressort d’une étude de Morningstar qui a passé au peigne fin sa base de données de fonds enregistrés dans 56 pays. Certains pays sont plus en avance dans ce domaine. C’est le cas de Hong Kong, Singapour et l’Espagne où plus de 20 % des gérants sont des gérantes. Mais les plus gros centres financiers restent en deçà de la moyenne mondiale, dont le Royaume-Uni (13 %) et les Etats-Unis (11 %). Morningstar souligne que le nombre de gérantes est resté stable aux Etats-Unis alors que le nombre de professionnels de la gestion a augmenté aux Etats-Unis entre 2000 et 2019. Barrières structurelles Pourtant, les sociétés de gestion semblent sensibilisées aux bienfaits de la diversité, puisqu’elles soutiennent souvent ces sujets au cours des assemblées générales des entreprises dans lesquelles elles sont investies. Les résolutions sur la diversité durant la saison 2019 des assemblées générales ont obtenu le soutien des sociétés de gestion dans 72 % des cas. Pimco a voté en faveur de la totalité des sept des résolutions sur la diversité auxquelles il a été confronté. Fidelity en a soutenu neuf sur dix et Franklin Templeton neuf sur onze. Les sociétés de gestion s’emparent aussi d’autres sujets comme l’égalité des rémunérations entre hommes et femmes, la gouvernance relative aux plaintes pour harcèlement sexuel… «L’écart entre hommes et femmes est un gouffre dans la gestion d’actifs», résume Morningstar dans son étude. «La cause est probablement un mélange compliqué de barrières structurelles et de biais implicites», tente d’expliquer l’agence.
Apple a rebondi lundi à Wall Street, après avoir été sous pression la semaine dernière en raison des craintes concernant sa chaîne d’approvisionnement liées au coronavirus. Oppenheimer a relevé sa recommandation pour le titre à «surperformance», estimant que les produits Apple sont susceptibles de mieux résister que ceux de ses concurrents pendant les périodes incertaines. L’analyste Andrew Uerkwitz voit une opportunité d’achat dans le récent recul du titre, qui s’est replié de 17% au cours des sept dernières séances. Il retient un objectif de cours de 320 dollars pour Apple. Le titre prenait 7% à la mi-séance, pour clôturer en hausse de 9,41%, à 298,81 dollars.
Une étude de la Cass Business School de Londres affirme que le gain de performance entre les fonds gérés des petites maisons indépendantes et ceux des grands groupes de gestion est compris entre 52 et 82 points de base bruts.
François Villeroy de Galhau a appelé lundi «à garder la tête froide» face aux effets de l'épidémie de coronavirus, jugeant que la politique monétaire déjà très accommodante des banques centrales était adaptée. «Nous allons continuer à suivre d’extrêmement près les développements économiques, a dit le gouverneur de la Banque de France sur BFM Business. S’il fallait faire davantage et que nous avions la conviction que c’est efficace, nous pourrions le faire, mais nous n’en sommes pas encore là (…). Les médecins sont aujourd’hui plus importants que les banquiers centraux. »
Christopher Hohn, le fondateur de TCI, a promis de recourir à la justice si Barclays, HSBC et Standard Chartered n’arrêtaient pas de prêter de l’argent aux entreprises qui extraient du charbon, rapporte le Financial Times. Il a écrit aux présidents de ces trois banques pour leur demander de cesser le financement des carburants fossiles comme le charbon. «Les banques doivent arrêter de financer de nouveaux projets charbon en toute urgence», indique Sir Christopher, qui a écrit les lettres en tant que co-fondateur de l’Investment Fund Foundation. TCI ne détient pas d’actions dans ces trois banques. Mais Sir Christopher a révélé qu’il était prêt à entreprendre des actions en justice contre les conseils d’administration des banques pour avoir négligé leur devoir fiduciaire.