La Bourse de New York s’est essouflée mardi soir face aux progrès du coronavirus, effaçant ses gains du début de séance en raison des incertitudes sur l'évolution de la maladie et ses répercussions sur l'économie. Dans le vert pendant la majeure partie de la séance, l’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 0,1%, à 22.653,86 points, et l’indice S&P 500 a reculé de 0,2%, à 2.659,41 points. Le Nasdaq Composite a perdu 0,3%, à 7.887,26 points. Le nombre de nouveaux cas de contamination a diminué ces derniers jours aux Etats-Unis et en Europe, selon les données de l’université Johns Hopkins.
Les places boursières progressent nettement en Europe pour la deuxième séance consécutive. Les investisseurs sont rassurés par le ralentissement de l’épidémie dans certains pays en Europe, dont l’Italie qui réfléchit par ailleurs à lever certaines restrictions d’activité d’ici à mi-avril. L’Autriche, hier, et le Danemark, ce matin, ont déclaré vouloir rouvrir certains commerces et des écoles.
Les marchés actions européens enregistrent des gains prononcés lundi matin, les investisseurs étant encouragés par le ralentissement du nombre de nouveaux décès recensés dans les pays les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus sur le Vieux Continent.
Après leur chute abyssale, les actions et les obligations high yield (HY) retrouvent un peu la faveur des investisseurs. Les fonds actions ont collecté 8,1 milliards de dollars au niveau mondial en une semaine (données au 1er avril) et le HY 6,9 milliards, indique Bank of America Securities sur la base des données EPFR.
William Blair a lancé son premier fonds de dettes émergentes en devises fortes pour l’ancienne équipe de NNIP qui a rejoint la société américaine fin 2019, a appris Citywire Selector. La nouvelle stratégie sera gérée par l’équipe de 11 personnes dirigée par Marcelo Assalin et Marco Ruijer. Commentant l’environnement actuel, Marcelo Assalin estime que le paysage fondamental pour les marchés émergents s’est fortement détérioré alors que l’économie mondiale est tombée en récession. Il ajoute qu’il s’inquiète de la capacité des politiques des pays émergents à contenir l’épidémie du coronavirus et à gérer ses implications.
Le rebond des marchés a avant tout profité à ce segment. Mais sa valorisation élevée l'expose aux mauvaises nouvelles qui restent à venir sur les résultats.
Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, le tableau de Van Gogh « Jardin de printemps » a été dérobé. Les malfaiteurs ont profité de la fermeture sine die pour cause de coronavirus du musée Singer Laren, aux Pays-bas, pour s’emparer de cette œuvre. Seul ce tableau de 1884 a été volé. A croire qu’il l’a été pour son sujet, un personnage se promenant seul dans le jardin du presbytère. Un peu comme le confinement, la scène, sous un ciel brouillé, évoque l’introspection. Et d’ailleurs, la peinture s’intégrait à une exposition intitulée « Le miroir de l’âme ». Mais il est vrai aussi que le tableau du maître est estimé à environ 6 millions d’euros.
La Bourse de New York a effacé mardi la majeure partie des gains obtenus veille, les investisseurs restant sur la défensive face aux incertitudes entourant les répercussions de l'épidiémie de coronavirus sur l'économie et la santé des entreprises. Au lendemain d’une séance de forte progression, l’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 1,8%, à 21.917,16 points, et le S&P 500 a abandonné 1,6%, à 2.584,59 points. Le Nasdaq Composite a fini en baisse de 1%, à 7.700,10 points. Wall Street termine ainsi sur une note de consolidation son plus mauvais trimestre depuis la crise financière depuis 2008, malgré l’amorce de stabilisation observée depuis la semaine dernière.
Euronext a renoncé à faire une offre sur l’opérateur boursier espagnol BME (Bolsas y Mercados Españoles), annonce le groupe boursier lundi. «Euronext estime que les conditions financières d’une offre potentiellement compétitive, en dépit de synergies potentielles significatives, ne seraient pas compatibles avec la création de valeur et le retour sur capital investi des actionnaires d’Euronext», explique la société dans un communiqué. La Bourse de Madrid est convoitée par l’opérateur de la Bourse de Zurich, SIX Group, qui a lancé en novembre dernier une OPA de 2,84 milliards d’euros sur BME, quelques minutes après qu’Euronext avait confirmé être en discussion avec l’opérateur espagnol. Euronext regroupe principalement les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin.
La Bourse de New York a fini vendredi soir sur une baisse très nette de 4,06%, après avoir enregistré trois séances de hausses consécutives, les craintes liées à l'épidémie de coronavirus ayant pris le dessus. L’indice Dow Jones a cédé 4,1%. Le S&P-500 a perdu 3,37%, à 2.541,47. Le Nasdaq a reculé de 3,79% à 7.502,38 points. Sur la semaine, les trois indices affichent toutefois des hausses sensibles, respectivement de 12,84%, 10,21% et 9,03%. Les préoccupations liées à l’effondrement de la demande de brut restent un facteur dominant sur le marché pétrolier où le Brent, en baisse de 5,35%, a fini à 24,93 dollars après avoir touché un plus bas depuis 2003 à 24,13 dollars le baril.
Les fonds obligataires ont connu une deuxième semaine consécutive (données hebdomadaires au 25 mars) de sorties massives avec un montant record de 109 milliards de dollars au niveau mondial, selon Bank of America Securities sur la base des données EPFR. Sur la seule journée du vendredi 20 mars, les investisseurs en ont retiré 34,6 milliards. Du jamais vu. Cela porte à 218 milliards les rachats nets en deux semaines.
La CNMV, l’autorité de surveillance des marchés financiers espagnols, a annoncé jeudi qu’elle autorisait l’offre d’achat de du suisse SIX sur BME, l’opérateur de la Bourse de Madrid, tout en laissant la porte ouverte à d'éventuelles contre-propositions. Le gouvernement espagnol a donné de son côté son feu vert à l’opération mardi sur recommandation de la CNMV. Jeudi, cette dernière a donné à SIX cinq jours pour publier les modalités de son offre. D'éventuelles contre-offres pourraient être déposées dans les 38 jours suivants. Le rachat de la Bourse de Madrid devra, pour aboutir, être avalisé par les actionnaires de BME, et par la Commission européenne. L’offre de SIX, payable intégralement en numéraire, valorise BME à 2,8 milliards d’euros.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 1,5 milliard d’euros en février, alors que les premières mesures de mises en quarantaine étaient prises pour faire face à la pandémie du coronavirus dans le pays. Les fonds actions ont vu sortir 2,4 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Les fonds flexibles sont aussi en décollecte, à hauteur de 2,2 milliards d’euros. En revanche, les fonds obligataires drainent 1,5 milliard d’euros et les fonds monétaires un peu plus de 1 milliard ‘euros. Les fonds diversifiés attirent 695 millions d’euros. Les encours des fonds ouverts ont ainsi reculé à 1.052 milliards d’euros, contre 1.073 milliards fin janvier. En comptant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur représente un encours de 2.292 milliards d’euros. Sur ce mois difficile, Deutsche Bank tire son épingle du jeu avec des souscriptions nettes de 815,3 millions d’euros, devant BNP Paribas, qui draine 432,7 millions d’euros, et Intesa Sanpaolo, avec 264,9 millions d’euros. En revanche, Amundi essuie des sorties nettes de 968,6 millions d’euros, tandis que Franklin Templeton perd 320,3 millions d’euros et State Street, 302,8 millions d’euros.