Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré lundi avoir repassé des tests médicaux dans un hôpital de Tokyo, pour la deuxième fois en huit jours, relançant les rumeurs sur une altération possible de son état de santé. Il a promis de donner plus de précisions à une «autre occasion». La chaîne Nippon TV, citant des sources proches de sa formation politique, le Parti libéral-démocrate (PLD), a affirmé qu’il aurait reçu lundi dernier un traitement pour une maladie dont il avait déjà souffert par le passé, au lieu de passer un simple contrôle médical.
UBP a annoncé la semaine dernière le lancement de son nouveau fonds alternatif long/short centré sur la thématique liée à la gouvernance des entreprises. Rien de bien original, sauf que ce fonds est investi en actions japonaises. Certes, les réformes se succèdent depuis 2014 et les « Abenomics » pour tenter d’amener les entreprises japonaises à s’aligner sur les standards internationaux en la matière, sans, pour le moment, beaucoup de succès. D’ici là, pas sûr que l’habitude des dirigeants de choisir leurs successeurs et les membres du conseil d’administration soit très ESG. Ni la diversité des instances de direction, quand seuls 0,5 % des directeurs de groupes japonais cotés sont d’origine étrangère. Bref, peut être qu’UBP devra attendre un peu avant que la « troisième flèche » des réformes décochée par Shinzo Abe n’atteigne sa cible.
Le Japon a lancé mercredi une campagne nationale destinée à relancer le tourisme à l’intérieur de ses frontières mais ce projet «Go To Travel» vite renommé «Go To Trouble» par certains médias, s’est attiré de vives critiques en raison de la flambée du nombre de cas de contamination au coronavirus dans les grandes villes. Le programme propose de financer jusqu'à 50% les voyages touristiques intérieur des Japonais, à l’exception de ceux vers la capitale Tokyo, retirée du programme la semaine dernière en raison des niveaux records de contamination. Alors que l’assouplissement des règles de distanciation sociale dans les stades et les salles de concert, prévu le 1er août, a été reporté à la fin du mois, le public ne comprend plus trop les injonctions contradictoires du gouvernement.
Les prix à la consommation de base ont stoppé leur baisse de deux mois consécutifs au Japon, mais l’indice CPI est resté stable en juin. Cela semble surtout dû à une moindre baisse des prix de l'énergie. Les risques d’une récession prolongée persistent, ce qui fait chuter la consommation et suscite des inquiétudes quant à un retour de la déflation, notamment lié à une réduction des salaires possible en cas de détérioration significative des bénéfices des entreprises, a expliqué à Reuters Takeshi Minami, économiste en chef au Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BOJ) prévoit que les prix à la consommation devraient chuter de 0,5% sur l’exercice jusqu’à mars prochain, et rester bien au-dessous de l’objectif de 2% jusqu'à début 2023.
Les exportations japonaises ont baissé de 26,2% en juin par rapport à l’année précédente, selon les données du ministère des Finances (MOF). La chute fait suite à une baisse de 28,3% en mai, soit la plus forte baisse annuelle depuis septembre 2009. Les importations ont connu une baisse annuelle de 14,4% en juin, inférieure aux prévisions. La balance commerciale a enregistré un déficit de 268,8 milliards de yens (2,51 milliards de dollars), contre 35,8 milliards estimés.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu sa politique monétaire inchangée mercredi, marquant une pause après avoir renforcé son soutien à l’économie via ses programmes de rachats d’actifs à deux reprises (en mars et en avril) cette année. Elle a toutefois prévenu que l’incertitude sur les perspectives était «extrêmement élevée» à cause de différents risques, dont une possible nouvelle vague massive de contaminations au coronavirus dans le pays. «L'économie japonaise devrait s’améliorer graduellement à partir du second semestre. Mais le rythme du rétablissement sera modéré…», précise son rapport trimestriel sur les perspectives économiques.
Le gouvernement japonais a présenté lundi devant le Parlement un second budget additionnel pour l’exercice fiscal actuel, débuté en avril, qui doit permettre de financer en partie le nouvel ensemble de 1.100 milliards de dollars destiné à atténuer l’impact économique de l'épidémie du coronavirus.
La production industrielle japonaise a baissé de -9,1% en avril au Japon, presque deux fois plus que prévu par les économistes. L’activité s’est quasiment arrêtée après que le gouvernement japonais a imposé un confinement pour lutter contre le coronavirus, perturbant les chaînes logistiques et incitant les consommateurs à repousser leurs achats.
L'économie japonaise est entrée en récession pour la première fois depuis 2015, selon les statistiques gouvernementales préliminaires publiées lundi, avec un PIB qui s’est contracté de -3,4% en rythme annualisé au premier trimestre, après un déclin de -7,3% en lecture définitive sur la période octobre-décembre. Les économistes voient la crise liée au coronavirus affecter entreprises et consommateurs surtout au deuxième trimestre. Le consensus Reuters tablent sur une contraction de -22% au deuxième trimestre. D’un trimestre sur l’autre, le PIB a diminué de -0,9% au premier trimestre.
L'économie japonaise a plongé en récession pour la première fois depuis 2015, montrent les statistiques gouvernementales préliminaires publiées lundi, avec un PIB qui s’est contracté de -3,4% en rythme annualisé au premier trimestre, après un déclin de -7,3% en lecture définitive sur la période octobre-décembre.
Le Japon va mettre sur pied un programme destiné à injecter des capitaux dans les entreprises grandes et moyennes affectées par la crise du coronavirus, ont déclaré hier des représentants du gouvernement et du parti au pouvoir. Jusqu'à présent, le gouvernement japonais s'était focalisé sur des prêts et des subventions aux PME. Avec le nouveau plan de soutien, les créanciers affiliés à l’Etat investiraient dans des compagnies en difficulté en proposant des prêts subordonnés ou en acceptant des actions privilégiées, ont déclaré à Reuters quatre de ses représentants.
Le Japon va mettre sur pied un programme destiné à injecter des capitaux dans les entreprises grandes et moyennes affectées par la crise du coronavirus, ont déclaré jeudi des représentants du gouvernement et du parti au pouvoir, alors que l'épidémie menace d’amplifier les difficultés de l'économie. Une nouvelle étape d’ampleur dans la réponse de Tokyo aux effets de cette crise sanitaire, mettant en exergue les inquiétudes des décideurs politiques sur son impact économique.
Les rachats d'obligations d'Etat seront sans limite supérieure, a clarifié hier la BoJ. Elle s'est également engagée à tripler ses achats de dette d'entreprises.
La Banque du Japon (BoJ), qui a avancé sa réunion prévue mardi face à l’urgence de la situation, s’est engagée à racheter des obligations d’Etat sans se fixer de limite afin de maintenir les taux bas au moment où le gouvernement augmente ses dépenses pour lutter face à la crise actuelle. «La propagation du coronavirus à l’intérieur du pays comme à l’extérieur inflige un impact sévère à l'économie du Japon», a déclaré le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, lors de la conférence de presse suivant le communiqué de politique monétaire.
La Banque du Japon (BoJ) a injecté mardi 30,3 milliards de dollars sur les marchés dans le cadre d’une opération de financement à 84 jours en dollars, sa première après que la Réserve fédérale américaine a proposé dimanche un swap à 3 mois à un meilleur prix pour atténuer les contraintes de financement en dollars des autres grandes banques centrales face à la crise du coronavirus.
A l’occasion d’une réunion d’urgence, le gouverneur de la Banque du Japon (BOJ), Haruhiko Kuroda, a déclaré lundi qu’une baisse du taux des dépôts à court terme, actuellement à -0,10%, demeurait une option pour assouplir la politique monétaire à l’avenir. «Je ne pense pas que la BOJ ait atteint la limite avec un taux de moins 0,1%. Je pense qu’il est encore possible d’abaisser ce taux plus profondément en territoire négatif, et nous comptons le faire si cela devient nécessaire», a précisé Haruhiko Kuroda.
Le Japon a dévoilé mardi un nouveau plan de mesures d’un montant équivalent à 3,5 milliards d’euros (430,8 milliards de yens) afin de protéger l’économie japonaise des effets du coronavirus. Le plan est destiné en priorité à offrir un soutien aux PME. Pour le financer, le gouvernement piochera dans ses réserves budgétaires jusqu'à la fin de l’année, d’un montant d’environ 270 milliards de yens, a déclaré le Premier ministre Shinzo Abe. Le gouvernement n’entend pas pour l’instant augmenter son budget. Ces annonces pourraient influer sur ce qu’annoncera la Banque du Japon (BoJ) à l’issue de sa réunion monétaire des 18 et 19 mars.
Le Japon a dévoilé mardi un nouveau plan de mesures d’un montant équivalent à 3,5 milliards d’euros (430,8 milliards de yens) afin de protéger l’économie japonaise des effets du coronavirus.
La production industrielle au Japon a progressé en janvier de +0,8%, à un rythme plus important qu’attendu (+0,2%) après -1,2% en décembre. Cette nouvelle soulagera les décideurs à Tokyo alors que l'épidémie de coronavirus en Chine, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et l’activité économique, leur fait craindre une récession de l'économie nippone. La troisième économie mondiale s’est contractée au quatrième trimestre à son rythme le plus important en près de six ans, sous l’effet du déclin de la consommation provoqué par la hausse de la TVA et du ralentissement de la demande extérieure.