L’autorité de régulation du secteur financier au Luxembourg a condamné à une amende de près de 9 millions d’euros la filiale locale de la banque privée suisse Edmond de Rothschild (EdR) dans le cadre du scandale lié au fonds souverain malaisien 1MDB, rapporte Reuters jeudi d’une source au fait du dossier. Dans un communiqué, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) dit avoir sanctionné la banque «pour avoir manqué à l’obligation de mettre en place un solide dispositif de gouvernance interne», en matière de lutte contre le blanchiment notamment. La CSSF ne mentionne pas spécifiquement le dossier 1MDB.
La brigade financière italienne a saisi hier des documents chez cinq banques dans le cadre d’une enquête sur une fraude présumée liée à la distribution de diamants à des clients, ont déclaré des sources à Reuters. Les autorités ont saisi des documents et des fichiers informatiques d’Intesa Sanpaolo, UniCredit, Monte dei Paschi di Siena, Banco BPM et Popolare di Bari, ont ajouté les sources. Les courtiers en diamants passent par les banques italiennes pour vendre des pierres de très grande qualité comme placement financier, un commerce qui a représenté au moins 300 millions d’euros en 2015, selon des données de ces mêmes courtiers.
Le Serious Fraud Office (SFO), l’agence britannique de lutte contre la délinquance financière et la corruption, a annoncé mardi poursuivre au pénal Barclays ainsi que quatre anciens haut-dirigeants, en lien avec le traitement d’investissements venant du Moyen-Orient qui avaient permis le sauvetage de la banque britannique au plus haut de la crise financière de 2008.
Le Serious Fraud Office (SFO), l’agence britannique de lutte contre la délinquance financière et la corruption, a annoncé mardi poursuivre au pénal Barclays ainsi que quatre anciens hauts dirigeants, en lien avec le traitement d’investissements venant du Moyen-Orient qui avaient permis le sauvetagede la banque britannique au plus haut de la crise financière de 2008.
Les faits reprochés - des investissements qataris qui ont sauvé la banque britannique et le versement par la banque de rétributions de conseil - remontent à la crise financière de 2008.
Le directeur général d’Airbus se prépare à de longues enquêtes de la part des autorités gouvernementales anti-fraude, alors même que l’avionneur s’efforce d’améliorer ses procédures de conformité. «Nous nous attendons à ce que ces enquêtes durent un certain temps, probablement des années», a déclaré Tom Enders à des journalistes. Le dirigeant a ajouté que le groupe se trouvait confronté à «de sérieux problèmes de conformité», mais qu’il coopérait avec les autorités, qu’il a averties de possibles méfaits.
La Cité-Etat a annoncé hier une dernière série d’amendes et de condamnations en lien avec les malversations supposées autour du fonds souverain malaisien.
Singapour a infligé une amende totale de 1,6 million de dollars singapouriens (1,04 million d’euros) à Credit Suisse et à la banque locale United Overseas Bank (UOB) pour violation des règles contre le blanchiment d’argent dans le dossier du fonds souverain malaisien 1MDB. La Monetary Authority of Singapore reproche aux deux établissements des infractions aux règles anti-blanchiment et des lacunes dans leurs systèmes de contrôle relatifs à des transferts de fonds en lien avec ce scandale politico-financier. Credit Suisse, qui écope d’une sanction de 700.000 dollars singapouriens, a reconnu les faits et exprimé ses regrets.
Le fisc suisse a interrompu l'échange d’informations avec Bercy liées au dossier de la banque UBS, selon L’Agefi Suisse. «Le litige porte sur la demande d’entraide dans le dossier UBS, la banque ayant rendu l’Administration fédérale des contributions (AFC) attentive à une violation par Bercy du principe de confidentialité régissant les renseignements échangés entre la France et la Suisse», écrit le journal. En mars dernier, après cinq ans d’instruction, le groupe UBS a été renvoyé en correctionnelle en France pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale, et sa filiale française pour complicité.
Le fisc suisse a interrompu l'échange d’informations avec Bercy liées au dossier de la banque UBS, assurait hier L’Agefi Suisse. « Le litige porte sur la demande d’entraide dans le dossier UBS, la banque ayant rendu l’Administration fédérale des contributions (AFC) attentive à une violation par Bercy du principe de confidentialité régissant les renseignements échangés entre la France et la Suisse», écrit le journal qui publie un change de lettres entre l’administrations fiscale suisse et française.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a infligé le 18 mai un blâme et une amende de 5 millions d’euros à La Banque Postale dans le dossier «Progressio». Le régulateur reproche à l'établissement des défauts dans la procédure destinée à prévenir ses clients des pertes liées au rachat, avant échéance, de contrats d’assurance vie en unités de compte investies dans les fonds Progressio. Il y a près d’un an, l’Autorité des marchés financiers avait déjà formulé un blâme et une sanction de 1,5 million d’euros à l’encontre de la banque dans la même affaire, rappelle le site internet Les Echos.
Le procès au civil sur l’augmentation de capital de Royal Bank of Scotland (RBS) est reporté au 7 juin, a annoncé mercredi le juge chargé de l’affaire. La banque est accusée par des investisseurs d’avoir présenté une image trompeuse de son bilan avant le lancement d’une augmentation de capital en 2008. Le report de deux semaines a été demandé par les deux parties, alors que les négociations en vue d’un accord à l’amiable se poursuivent à Londres. L’avocat des plaignants s’est dit confiant dans la possibilité de parvenir à un tel accord.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a infligé le 18 mai un blâme et une amende de 5 millions d’euros à La Banque Postale dans le dossier «Progressio». Le régulateur reproche à l'établissement des défauts dans la procédure destinée à prévenir ses clients des pertes liées au rachat, avant échéance, de contrats d’assurance vie en unités de compte investies dans les fonds Progressio. « Il apparaît que le recueil des informations auprès des clients était lacunaire (...), de même que la communication au client des raisons qui motivent le conseil fourni (...), de sorte que les exigences relatives au devoir de conseil et en particulier à sa formalisation n’étaient pas correctement satisfaites », pointe la commission des sanctions de l’ACPR dans une décision publiée sur son site internet.
Le procès au civil sur l’augmentation de capital de Royal Bank of Scotland (RBS) est reporté au 7 juin, a annoncé aujourd’hui le juge chargé de l’affaire. La banque est accusée par des investisseurs d’avoir présenté une image trompeuse de son bilan avant le lancement d’une augmentation de capital en 2008. Le report de deux semaines a été demandé par les deux parties, alors que les négociations en vue d’un accord à l’amiable se poursuivent à Londres.
Deutsche Bank doit se défendre contre un soupçon de participation à une association de malfaiteurs à l’échelle de plusieurs pays lors d’un montage financier frauduleux destiné à masquer les pertes de la banque italienne Monte dei Paschi entre 2008 et 2012, indiquait hier Bloomberg en citant la décision d’un juge de Milan. Lors d’une audience tenue hier, les avocats de la banque allemande ont fait valoir qu’il n’y avait pas de lien formel entre l’accusation originelle de manipulation du marché des dérivés et les circonstances aggravantes liées à l’association internationale de malfaiteurs.
Aucune agence fédérale américaine n’a été touchée par la vague de cyberattaques qui s’est propagée ces derniers jours dans le monde, a déclaré hier soir Tom Bossert, conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité intérieure. Seul un faible nombre d’exploitants d’infrastructures ont été touchés par le «rançongiciel», sans que cela implique des conséquences significatives sur leur activité, a précisé le responsable interrogé par Reuters. «Il y a urgence à appeler à une action collective», a ajouté celui-ci, appelant chacun à vérifier la sécurité de ses réseaux informatiques.
La Banque de France a lancé hier une alerte contre la recrudescence des tentatives de vol de données électroniques (phishing) qui utilisent frauduleusement son nom pour piéger des entreprises et des particuliers «La Banque de France voit en effet son nom, son logo, ainsi que certains de ses numéros de téléphone et de ses adresses électroniques utilisés lors d’appels ou dans des courriers électroniques prétendument effectués depuis un numéro de la Banque de France ou envoyés depuis une adresse @banque-france.fr», ces usurpations étant effectuées «sous les prétextes les plus divers (facture à payer, interdiction bancaire, déblocage de crédit, lettre du président...)».