Le parquet de Paris a requis le 7 juin le renvoi d’UBS France en correctionnelle pour harcèlement moral sur la personne de deux de ses anciens cadres, qui avaient dénoncé le démarchage illicite présumé encourageant à la fraude fiscale pratiqué par la banque suisse, rapportait Reuters hier de source judiciaire. Ces deux lanceurs d’alerte sont un ancien responsable de l’audit interne d’UBS France, Nicolas Forissier, et une ex-responsable marketing, Stéphanie Gibaud. Le premier a été licencié pour faute grave en 2009 et la seconde pour motif économique début 2012. Outre le harcèlement moral présumé, le parquet a retenu la subornation de témoin pour Nicolas Forissier, précise-t-on de source judiciaire. UBS a maintenant un mois pour répondre au réquisitoire du parquet. C’est au juge d’instruction chargé de l’affaire qu’il reviendra de décider d’aller au procès. C’est une affaire dans l’affaire: la décision de renvoyer UBS en correctionnelle pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale a déjà été prise en mars.