Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, a plaidé hier la cause du gouvernement maltais, auquel des élus ont reproché de ne pas faire le nécessaire contre le blanchiment d’argent, lors d’un débat au parlement européen sur le meurtre de la journaliste d’investigation Daphné Caruana Galizia. L’exécutif bruxellois a vérifié si la législation maltaise était conforme aux règles en la matière et en a conclu qu’il n’y avait pas «d’inquiétude générale» à avoir, a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que des «améliorations» restaient possibles. De nouvelles informations fournies par les autorités maltaises sur de possibles malversations sont en cours d’examen. La procédure pourrait entraîner de lourdes sanctions si les soupçons s’avéraient fondés. Esteban Gonzales Pons, vice-président du Parti populaire européen, a quant à lui condamné le «harcèlement des journalistes, le chantage imposé à la presse indépendante par les banques liées au blanchiment d’argent et l’implication de membres du gouvernement dans l'évasion fiscale».