Natixis Asset Management a annoncé le 24 mars le lancement du FCP Natixis Absolute Multistratégies censé offrir «un accès privilégié à des stratégies multi classes d’actifs dans un univers international» et qui bénéficie d’un double moteur de performance : l’un fondamental, l’autre quantitatif.Natixis Absolute Multistratégies a pour objectif d’obtenir une performance annuelle supérieure de 2 % à l’Eonia capitalisé pour les parts I, sur une durée de placement recommandée de 2 ans. Ce placement est destiné principalement à la clientèle institutionnelle et entreprises. Le fonds est investi sur toutes les classes d’actifs (actions, obligations, monétaire, devises, indices de matières premières, etc.) et sur l’ensemble des zones géographiques (pays développés et émergents). Pour atteindre l’objectif de performance, l’équipe de gestion met en oeuvre une large palette de stratégies : positions directionnelles (acheteuses ou vendeuses) et positions d’arbitrage sur l’ensemble des horizons d’investissement, du court terme au long terme. Enfin, le portefeuille est principalement investi sur des supports liquides (ETF, contrats Futures). Absolute Multistratégies s’appuie par ailleurs sur deux approches complémentaires et indépendantes.1. Une approche de type «global macro» : le gérant s’appuie sur de multiples types d’analyses (macro-économique, analyse technique, valorisation des marchés, momentum…) pour optimiser le profil rendement/risque du placement en fonction de ses convictions et du niveau de risque du ou des actifs sous-jacents. 2. Une approche quantitative : un outil, développé en interne, permet de détecter les principales tendances de marché de manière systématique. Le calibrage des positions fait l’objet d’un processus d’optimisation pour avoir une allocation équilibrée et robuste. Les deux moteurs sont gérés de façon indépendante avec une répartition équilibrée au sein du portefeuille. Les différentes stratégies mises en place sont calibrées selon leurs contributions au risque global du fonds et suivies quotidiennement. Ainsi, le niveau cible de volatilité est de 3,50 %.
Avec le Multigest Select Alpha, Edmond de Rothschild Investment Managers (EDRIM) vient de lancer un fonds multistratégies de hedge funds au format OPCVM III, un FCP de droit français destiné aux particuliers comme aux institutionnels. Ce produit à liquidité hebdomadaire investit dans des fonds sous-jacents offrant eux-mêmes, pour les deux tiers, une liquidité hebdomadaire et, pour le tiers restant, une liquidité journalière.Pour réaliser une performance de 6-8 % avec une volatilité inférieure à 8 %, comme l’indique Michel Saugné, co-gérant du Multigest Select Alpha, EDRIM se focalise sur des fonds alternatifs coordonnés qui peuvent mettre en œuvre une stratégie pure et qui ne perdent pas en performance, et en substance, à la réplication «onshore» sans modification majeure dans le corset OPCVM III.Les produits entrant dans le portefeuille de 15 à 30 lignes sur un univers d’environ 200 fonds doivent être à la fois réglementés, liquides, transparents et diversifiés. Cela exclut d’emblée de l’univers du fonds la réplication de stratégies peu liquides mais permet aux gérants de choisir en priorité les meilleures réplications et les meilleurs talents offerts par des fonds comme des long/short actions (pour 60 %), des CTA (15 %), des global macro, mais aussi des produits d’arbitrage statistique, de marchés émergents, voire des événementiels (event-driven) actions.Une due diligence exigeanteLa priorité de gérants est de sélectionner des gérants établis et expérimentés, que les équipes d’EDRIM connaissent pour la plupart déjà, en éliminant les «faux» gérants alternatifs et les gérants long-only qui déguisent leurs produits en fonds de performance absolue. De fait, 80 % des gérants retenus pour le Multigest Select Alpha figurent déjà dans les portefeuilles de la gamme ARIA 3 Multi Alternatif dont l’investissement dans les sous-jacents du nouveau fonds s'élève à 210 millions d’euros.Parmi les fonds dans lesquels le Multigest Select Alpha est investi on peut citer le Gartmore European Absolute Return géré par Guillaume Rambourg et Roger Guy, un fonds de GLG Partners géré par John White, un fonds devises de Brevan Howard ou le Blue Trend, un CTA suiveur de tendance de chez Merrill Lynch Global Funds géré par Leda Graga.La création de ce fonds de fonds répond à une double demande, celle articulée pour le compte de particuliers désireux de faire figurer un tel produit dans un contrat d’assurance vie, et celle d’investisseurs institutionnels recherchant un support de hedge funds domestiqués qui n’ampute pas leur ratio d’actifs contingentés, dérogatoires.CaractéristiquesDénomination : Multi Select AlphaCode isin : FR0010854539 (part C) FR0010855015 (part I)Commission de souscription : 2 % maximumFrais de gestion fixes : 1,70 % maximum (part C) ; 1,10 % maximum (part I)Commission de surperformance : 10 % de la performance au-delà de celle de l’Eonia capitalisé sur base annuelleMinimum de souscription initiale : 1 part C ; 100.000 euros part IValeur liquidative d’origine : 100 euros (part C) ; 10.000 euros (part I)
Après le Berenberg DyMACS Fixed Income Market neutral UI lancé en décembre et qui pèse déjà 140 millions d’euros, la banque privée Berenberg et Universal Investment ont lancé ensemble le 10 mars le DyMACS Equity Market Neutral UI, qui démarre avec un encours de 30 millions d’euros et qui investit à la fois en obligations d’Etat de haute qualité avec une échéance courte tout en utilisant une stratégie d’options market neutral sur les actions. La structuration des stratégies d’options s’appuie sur le modèle multi-facteurs DyMACS (Dynamic Market Adaptive Combined Scoring-Model), un procédé quantitatif mis au point par Berenberg.CaractéristiquesDénomination : Berenberg DyMACS Equity Market Neutral UIIsin : DE000A0YKM57 (retail) DE000A0YKM65 (institutionnel)Droit d’entrée : 5 % (retail)Commission de gestion : actuellement 1,305 % (retail) et 0,605 % (institutionnel)Commission de performance : actuellement 15 % de la surperformance par rapport au taux butoir (hurdle rate) de l’euribor 3 mois + 350 points de base
Alliance Bernstein a annoncé avoir obtenu de la BaFin l’agrément de commercialisation en Allemagne de son fonds d’actions Global Thematic Research Portfolio, un produit de droit luxembourgeois (LU0069063385) à la norme OPCVM III. Ce produit qui affichait 83,37 millions de dollars d’encours fin janvier investit en top-down et bottom-up dans 60 à 80 entreprises sans contrainte d’indice de référence, de zone géographique ou de secteur d’activité dès lors que les sociétés sont jugées innovantes dans des domaines porteurs comme notamment la médecine (génôme humain), la dissémination de l’internet, la lutte contre le changement climatique, l’apparition d’une classe moyenne dans les pays émergents.La souscirption minimales est fixée à 2.000 dollars ou 2.000 euros.
BNY Mellon Asset Management a annoncé mardi le lancement de BNY Mellon Global Real Return (EUR), un fonds flexible à performance absolue. Ce compartiment de la sicav BNY Mellon Global Funds est géré par Newton Investment Management Limited, l’une des boutiques de gestion de BNY Mellon basée à Londres et spécialisée à la fois dans la gestion d’actions et d’obligations - tant globales que régionales - que dans la gestion flexible multi assets.Le fonds BNY Mellon Global Real Return (EUR) vise à générer une performance totale supérieure à un indice de référence monétaire sur un horizon d’investissement de trois à cinq ans. Afin d’atteindre cet objectif, le fonds bénéficiera d’une liberté d’investissement sur un large éventail de classe d’actifs, qui sera encadrée en permanence afin d’obtenir une exposition modérée au risque à tout moment. Ce nouveau compartiment est une version européenne d’une stratégie existante au Royaume-Uni depuis 2004 qui «surperforme» son indice (LIBOR +4%). Caractéristiques Code Isin : IE00B4Z6HC18 Frais d’entrée : 5% max. Frais de sortie : aucun Frais de gestion : 1.5% Montant de la part : 1.0022 eurosMontant de souscription intial : 5000€
Newton Investment Management Ltd, l’une boutiques de BNY Mellon Asset Management, confie à James Harries, son CIO global funds, et Iaian Stewart la gestion du BNY Mellon Global Real Return Fund, un compartiment de BNY Mellon Global Funds plc. C’est un produit multi-classes d’actifs de performance absolue dont l’objectif est de surperformer un indice «cash», sur un horizon de trois à cinq ans. Ce nouveau fonds reproduit la stratégie d’un fonds domicilié au Royaume-Uni qui a été lancé en 2004 et qui a surperformé le libor de 400 points de base, avec des rendements de 10 % sur un an, 31 % sur trois ans et de 63 % sur trois ans.
Jeudi 18 mars, l’allemand DekaBank a fait enregistrer par la CNMV, pour une commercialisation en Espagne, son fonds d’actions russes Deka-Russland (82 millions d’euros d’encours), un produit de droit luxembourgeois lancé en novembre 2009 (lire notre dépêche du 5 janvier 2010). L’objectif est de surperformer l’indice MSCI Russia 10/40 net return.
Le gérant de hedge funds RAB Capital a enregistré une bonne performance de ses produits en 2009. Au 31 décembre 2009, les encours sont passés à 1,35 milliard de dollars, profitant de souscriptions au second semestre. Les encours étaient descendus à 1,26 milliards fin 2008. A son plus haut, RAB gérait 7 milliards de dollars, précise le Financial Times.
Le capital-investisseur Deutsche Beteiligungs AG (DBAG) a indiqué mardi qu’il va mettre sur pied un fonds de capital-développement d’au moins 200 millions d’euros auquel elle contribuera pour 100 millions d’euros. Ce fonds investira des «tickets» de 10 millions à 30 millions d’euros dans des entreprises allemandes de taille moyenne réalisant des chiffres d’affaires compris entre 50 millions et 500 millions d’euros.Ce fonds viendra remplacer des financements mezzanine qui avaient été accordés par les banques entre 2004 et 2008 (environ 5 milliards de ces prêts vont arriver à échéance des trois prochaines années). Le fonds investira dans des sociétés bien positionnées dans leur secteur et avec des perspectives prometteuses. Les secteurs privilégiés seront l’industrie classique et les services industriels.
Mandarine Gestion a annoncé le 23 mars le lancement de «Mandarine Unique», un fonds investi sur les petites et moyennes valeurs européennes qui sera géré par Joëlle Morlet-Selmer, qui a 35 ans d’expérience dans la finance dont 18 ans dans la gestion des actions françaises et européennes, et Diane Bruno, qui a évolué précédemment chez AXA IM dans l’équipe Small et Mid Cap européennes dirigée par Joëlle Morlet-Selmer.Mandarine Unique vise à sélectionner des «histoires uniques» sur l’univers des valeurs européennes d’une capitalisation boursière comprise entre 300 millions et 5 milliards d’euros. Ces sociétés uniques se définissent par un business modèle original sans comparable coté en Europe, sont souvent leader de leur secteur avec une part de marché mondiale supérieure à 25% ou ont développé un technologie de nature à créer ou changer un marché. Elles sont présentes sur des niches de marchés de marché et bénéficient donc d’un fort pricing power qui les rend moins sensibles à la conjoncture. L’univers d’investissement cible regroupe plus de 300 histoires uniques, identifiées par un processus de screening qualitatif et bottom up. La construction du portefeuille repose sur une sélection de valeurs très diversifiées sectoriellement et économiquement, à travers une double approche: une approche purement «stock picking, une identification de thématiques porteuses et de sociétés associées. Le fonds se compose de 40 à 50 sociétés, avec un suivi particulier de la liquidité pour éviter tout risque spécifique lié aux petites valeurs. La gestion du fonds est discrétionnaire. Le benchmark (Stoxx Small 200) sert uniquement de référence et ne guide ni les choix de valeurs, ni les répartitions capitalisations/secteurs/pays.
Le 13 novembre, Lombard Odier Investment Managers (LOIM) a lancé le compartiment Golden Age de sa sicav luxembourgeoise LO Funds. La thématique s’avère suffisamment porteuse pour que l’encours atteigne d’ores et déjà 247 millions de dollars avant même que le fonds ne soit commercialisé à l’extérieur du groupe. Et ce montant ne correspond évidemment pas à une dotation d’amorçage, mais aux parts placées par les banquiers privés de Lombard Odier.Le concept s’avère relativement simple : le Golden Age est un fonds d’actions qui utilise comme indice de référence le MSCI World, dont le portefeuille «de conviction» est concentré sur 50 valeurs et qui fait la part belle à de «grosses moyennes capitalisations». Pour les institutionnels confrontés aux décaissements liés au vieillissement de la population, ce produit est une manière de récupérer au moins une partie de leur mise avec des investissements dans des sociétés qui vont profiter de ce phénomène inéluctable et des dépenses qu’il va provoquer.Aziz Nahas, le directeur de la gestion actions de Lombard Odier, a indiqué à Newsmanagers que pour être admis dans le portefeuille, les titres doivent présenter un potentiel d’appréciation minimum de 15 % sur un an, pour les moins risqués d’entre eux. L'équipe de gestion, qui est assistée d’un conseil scientifique de haut niveau pour identifier très en amont les sociétés capables de trouver ses solutions de tous ordres aux problèmes suscités par le vieillissement de la population, a retenu quatre secteurs pertinents : la santé (bio-pharmaceutiques, équipements, services), les loisirs, la finance et l’immobilier. Pour l’instant, le fonds est quasi exclusivement orienté sur la santé, le seul de ces quatre domaines où l’on trouve déjà des entreprises «pure play» focalisées sur le vieillissement. Il faut de surcroît que, sur le plan financier, elles soient saines et correspondent aux critères de valorisation.Actuellement, le portefeuille est investi à 80 % aux Etats-Unis et 17 % en Europe, et la rétropolation a montré que depuis 1990 cette stratégie a largement superformé à la fois son univers et l’indice, avec une volatilité largement inférieure (14,22 % contre 18,84 % pour l’univers healthcare et 15,21 % pour le MSCI World).Aziz Nahas souligne aussi que 70 % des sociétés en portefeuille sont des moyennes capitalisations, la proportion de 25-30 % de grandes capitalisations étant le reliquat de la période d’incertitude concernant la réforme de l’assurance-maladie aux Etats-Unis, ce qui avait incité les gérants à opter pour une attitude défensive. A présent, il est loisible de revenir davantage sur les «midcaps» qui sont le «sweet spot».Caractéristiques Dénomination : LO Funds Golden Age Isin : parts retail en euros LU 0161986921( Pa), LU0161987739 (Pd) Il existe aussi des parts en dollars Pa et Pd en dollars ainsi que des parts institutionnelles Ia et Id en euros et en dollars Commission de gestion : 0,75 % (P et I) Commission de distribution : 0,75 % (P) Commission de performance : 15 % de la surperformance par rapport au benchmark
Sur les deux premiers trimestres, Lombard Odier Investment Managers a l’intention de commercialiser trois nouveaux fonds en France. En dehors du Golden Age un produit actions focalisé sur le vieillissement de la population (lire par ailleurs), il s’agit d’un fonds d’obligations de pays émergents en monnaies locales, le LO Funds – Emerging Market Local Bonds and Currencies, qui a obtenu de l’AMF l’agrément de commercialisation le 10 mars. Le troisième devrait être un fonds de performance absolue market neutral ayant un biais sur les actions américaines.
Sparkling Commodities un fonds d’investissement français, a obtenu une concession pour exploiter des mines de charbon à ciel ouvert, sur l'île de Borneo (désormais appelée Kalimantan), rapporte la Tribune. Le fonds, qui a déjà levé 3 millions d’euros, est en train d’organiser une nouvelle levée de fonds de 50 millions d’euros, avec un objectif de rendement de 15 %.
Le fonds souverain Mubadala Development Co d’Abou Dhabi, qui détient des participations dans Ferrari et dans General Electric, entre autres, a déclaré pour 2009 un bénéfice net de 8,6 milliards de dirhams des Emirats arabes unis (2,34 milliards de dollars), contre une perte de 19,8 milliards de dirhams pour 2008, indique The Wall Street Journal. Le chiffre d’affaires a presque doublé à 13,1 milliards de dirhams et l’encours a gonflé de 75 % à 88,5 milliards de dirhams.
Avec le DB Hermes Enhanced Beta Commodity Fund (LU0468536874) et DB Hermes Enhanced Absolute Return Commodity Fund (LU0468535397), Deutsche Bank DB Funds et Hermes Investment Managers lancent deux fonds luxembourgeois conformes à la directive OPCVM III destinés aux investisseurs institutionnels. Ces compartiments de la sicav DB Platinum, qui existent en versions euro-hedgée et en dollars, ont comme benchmark respectifs l’indice DJ-UBS Commodity et le Deutsche Bank Hermes Commodty Absolute Return. Les deux produits offrent une liquidité quotidienne.Dans les deux cas, Hermes fixe l’allocation stratégique parmi 25 matières premières pour le mois suivant tandis que la Deutsche Bank prend en charge la mise en œuvre de cette stratégie au moyen de futures sur matières premières.Le fonds Absolute Return vise une performance qui ne soit pas corrélée à l'évolution des matières premières dans leur ensemble tandis que le Enhanced Beta cherche à surperformer son indice de référence.
Sur les 2 milliards d’euros environ de commissions, les sociétés de gestion présentes en Italie en ont distribuées plus de 1,4 milliard à leurs réseaux de distribution, rapporte Plus, le supplément Argent de Il Sole – 24 Ore. Soit 71,44 %. Il s’agit d’une baisse par rapport aux 73,15 % de 2008. Sur le podium des sociétés les plus généreuses avec les distributeurs figurent trois sociétés de gestion contrôlées par les banques, qui, en général, ont tendance à rétrocéder des commissions plus élevées par rapport aux indépendants. Amundi Sgr reverse en moyenne 84 % des commissions encaissées, avec des pointes à 100 %. Suivent Eurizon Capital et Carige AM avec 82 % et 81 %.
En 2009, les frais des fonds commercialisés en Italie sont restés stables à 1,28 % des encours totaux, selon une étude de Plus24 menée en partenariat avec Interactive Data Kler’sInvestOnline. Cela équivaut à environ 2,5 milliards d’euros, dont la moitié finit dans les poches des distributeurs. Malgré la baisse de ces dernières années, le coût des fonds reste plus élevé que celui de la moyenne des 448 ETF et ETC cotés à la Bourse de Milan (0,7 %). Les commissions de performance ont fait aussi leur grand retour en 2009, note Plus, le supplément Argent de Il Sole – 24 Ore. Enfin, peu de fonds ont affiché des frais supérieurs à 5 %.
Les engagements de retraite des sociétés du Dax ont augmenté en 2009 pour la première fois depuis 2006, affichant un gonflement de 14 % à 213 milliards d’euros, révèle une étude de Towers Watson, qui explique que la raison principale de cette hausse est la diminution à 5,3 % contre 5,9 % du taux moyen d’actualisation. Les sociétés dont les engagements de retraite sont les plus élevés sont Siemens (25,2 milliards d’euros contre 22,7 milliards fin 2008), Volkwagen (17,7 milliards contre 16 milliards) et Daimler (16,5 milliards contre 15 milliards).Parallèlement, toutefois, la performance moyenne des actifs destinés à couvrir les retraites est ressortie en moyenne à 9,6 % (au lieu des 5,4 % attendus) ou 11,8 milliards d’euros, contre une perte de 9 % ou de 12,7 milliards pour 2008.Les entreprises affichant les encours les plus importants ont été Siemens avec 21,2 milliards d’euros fin 2009 contre 20,2 milliards, BASF (13,8 milliards contre 10,3 milliards), E.On et RWE avec respectivement 13,2 milliards et 13,1 milliards contre 11 milliards un an plus tôt.Towers Watson a calculé que les dotations aux caisses de retraite ont porté sur 9 milliards d’euros l’année dernière, contre 6,8 milliards en 2008.Le taux moyen de converture a progressé à 66 % fin 2009 contre 65 % douze mois plus tôt et 71 % fin 2007. Les taux les plus élevés de couverture des engagements de retraite ont été constatés pour Deutsche Bank (98 %) ainsi que MAN, BASF et Beiersdorf, avec 91 % chacun.Enfin, l'étude montre qu’au 31 décembre 2009, l’allocation moyenne aux actions se situait à environ 24 % contre 23 % un an plus tôt, tandis que celle aux obligations ressortait à 62 % contre 61 %.
Les fonds coordonnés (Ucits) transfrontières représentent désormais près de 15 % du marché européen des fonds, qui se monte à 3.886 milliards d’euros, montre la dernière étude de Lipper FMI* réalisée pour le compte de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi). Et cette proportion pourrait doubler d’ici à 2020, estime le rapport. Ce pourcentage masque néanmoins une situation assez contrastée. Ainsi, le pays le plus ouvert aux fonds étrangers est la Suisse, avec une part de marché de 37,5 %. Viennent ensuite les Pays-Bas, avec 31,7 %, l’Italie et l’Autriche, avec plus de 21 %. A contrario, parmi les pays les moins «accueillants» figure la France, avec seulement 7,2 % des actifs qui sont le fait de fonds étrangers. Lipper note que bien qu'étant indiscutablement le plus gros marché européen, le marché français est «l’un des plus difficiles d’accès pour les groupes étrangers». Lipper explique cela par l’importance relative des fonds monétaires français, qui représentent plus de 50 % du total des encours des fonds domestiques. Une classe d’actifs qui est inévitablement dominée par les gros fournisseurs locaux. Les ambitions des groupes étrangers sont aussi freinées par la domination des banques françaises en matière de gestion d’actifs. Cette «européanisation» du secteur de la gestion d’actifs semble sans surprise profiter au Luxembourg, puisque, à la fin 2009, les encours des fonds domiciliés au Luxembourg représentaient 32 % du total européen de 4.817 milliards d’euros (chiffre qui inclut les fonds institutionnels). Et cette part devrait passer à 38 % en 2014, prédit Lipper FMI. Ce dernier anticipe en effet une accélération de la migration des plates-formes de gestion d’actifs au Luxembourg, comme ce qui s’est déjà passé pour les Pays-Bas. Cela devrait notamment affecter la France, «où les grands acteurs bancaires ont déjà migré au Luxembourg toute leur gestion d’actifs, à l’exception de l’activité purement française». Lipper compte aussi sur l’Allemagne et le Royaume-Uni, même si une partie de cette migration devrait aussi profiter à Dublin. D’ici à 2018, l’industrie européenne des fonds devrait excéder 9.000 milliards d’euros et la part du Luxembourg devrait dépasser les 40 %.* Lipper FMI, 1998-2018: three decades of fund industry transformation http://www.alfi.lu/fileadmin/files/Statements%20%26%20Publications/Press%20Releases/2010/Lipper_FMI_report_-_Symbiosis_in_the_evolution_of_Ucits-website.pdf
Les fonds coordonnés Ucits sont considérés par les distributeurs de fonds européens et asiatiques comme étant le véhicule idéal pour regagner la confiance des investisseurs qui sont sortis des hedge funds pendant la crise. Ainsi, 90 % des 59 sociétés de distribution de fonds - banques privées, family offices, supermarchés de fonds…- interrogés par KdK Asset Management pensent que le potentiel de distribution d’une stratégie alternative logée dans un Ucits («Newcits») est supérieur à celui d’un hedge fund offshore. Les réponses atteignent même les 100 % pour des pays comme la France ou l’Allemagne. Pourtant, 85 % de ces mêmes distributeurs s’attendent à ce que les hedge funds Ucits performent moins que les fonds offshore équivalents. Le principal atout de ces produits est en revanche les conditions en matière de liquidité, selon les distributeurs. L'étude montre que les distributeurs anticipent une forte demande pour les investissements alternatifs. Seuls 3,5 % d’entre eux vont réduire leur allocation en 2010. La demande est forte à la fois pour les fonds Ucits simples et les fonds de fonds Ucits. Pour les distributeurs, environ 60 % de cette demande peut uniquement être satisfaite par le biais de l’enveloppe Ucits.