Le groupe britannique M&G a annoncé le 13 décembre le lancement en France du fonds M&G European Inflation-Linked Corporate Bond Fund, présenté comme «le premier fonds d’obligations d’entreprises européennes indexé sur l’inflation accessible aux investisseurs institutionnels et particuliers». A la différence du marché des obligations d’Etat indexées sur l’inflation, le marché des obligations d’entreprises liées à l’inflation est très modeste. Les investisseurs peuvent acheter des obligations protégées du risque d’inflation de sociétés comme Veolia, mais le choix est très limité, souligne M&G, qui s’attend à voir ce marché se développer, en particulier en cas de retour de l’inflation. Lancé au Royaume-Uni le 16 septembre dernier, ce nouveau fonds offre un accès à un panel de titres obligataires voués à enregistrer de bonnes performances dans les phases d’inflation forte ou croissante. Il vise à protéger le capital et les revenus des investisseurs contre la hausse des prix en générant des performances supérieures à l’inflation sur le long terme.M&G European Inflation-Linked Corporate Bond Fund est cogéré par Jim Leaviss, directeur de l’équipe gestion obligataire et Ben Lord, gérant de fonds chez M&G Investments. La recherche de performance du fonds est fondée sur une approche combinant une vision macro-économique à une stratégie de sélection rigoureuse des titres.L’univers d’investissement du fonds comprend des titres d’obligations d’entreprises de premier rang indexées à l’inflation, des obligations à taux variables (obligations à court terme liées aux taux des marchés monétaires) et enfin d’une combinaison d’actifs, obligations d’Etat et produits dérivés, affichant des performances similaires à celles des obligations d’entreprises indexées à l’inflation. L’objectif de performance du fonds se situe au dessus de l’indice général des prix de consommation de l’union européenne (HICP) sur une période de moyen à long terme. Il sera couvert du risque de change et pourra avoir une duration moyenne assez courte voire négative en phase de forte remontée de l’inflation. Principales caractéristiquesDénomination : EUROPEAN INFL LKD CORP BD EUR A NET ACCCode ISIN Part A: GB00B3VQKJ6Minimum de souscription: 1000 eurosDroit de souscription: 3,25%Frais de gestion annuel: 1%
Les statistiques du mois de novembre portant sur les encours et les performances des fonds de droit Français d’Europerformance-SIX Telekurs marquent un «retour en grâce» des monétaires. Sur le mois, leur encours progresse de 1,3 % avec des souscriptions nettes de 3,92 milliards d’euros. Avec une décollecte de 0,1 milliard, les fonds de trésorerie dynamique sont les seuls de la catégorie à voir leurs actifs sous gestion baisser (-3 %). Par ailleurs, les fonds obligataires ne sont plus à la fête. Quelle que soit leur nature, leurs encours se réduisent. De -3,4 % pour les fonds de la zone euro avec une décollecte de 1,27 milliard tandis que les fonds à haut rendement voient leur encours baisser de 1,3 % malgré une collecte nette de 0,02 milliard. Même constat pour les fonds investis en obligations internationales dont les actifs sous gestion baissent de 0,8 % tandis que la collecte est positive (0,06 milliard). L’effet marché explique cette situation. Les fonds de la zone euros ont perdu 1,51 % sur le mois et ceux investis sur des titres à haut rendement 2,36 %. Enfin les fonds à l’international ont aussi reculé de 0,83 %.Pour les fonds actions, la situation est plus mitigée. Sur la zone euro et la France, les baisses des encours sont nettes (-5,5 % et -4,9 % respectivement) tandis que pour les fonds investis sur l’Europe, le recul est plus limité (-0,3 %). Avec des décollectes de 0,73 milliard et 0,21 milliard pour les fonds actions de la zone euro et ceux investis sur la France, les raisons du fort recul sont à trouver du côté des performances. Les deux catégories perdent respectivement 4,91 % et 4,41 %. Pour les fonds européens, la baisse est plus faible (-1,09 %). A l’opposé, les fonds investis en actions internationales, sur le marché américain et d’Asie-Pacifique ont vu leurs encours progresser respectivement de 4,6 %, 5,3 % et 6,5 % avec des collectes positives de 0,53 milliard à l’international et de 0,21 milliard pour les fonds Asie Pacifique. En revanche, les fonds investis sur le marché américain ont subi une décollecte (-0,04 milliard d’euros). Pour ces trois catégories cependant, l’effet marché pour ces trois est positif : sur le mois, les fonds investis en actions internationales, sur le marché américain et d’Asie-Pacifique ont progressé respectivement de 3,89 %, 6,05 % et 4,90 %.
Dans un entretien aux Echos, Jean-François Bay, directeur général de l’agence de notation de fonds Morningstar, explique que, avec une création d’un ETF chaque jour dans le monde, il est devenu urgent d'éduquer les investisseurs sur les risques que peuvent présenter ces produits. «Cette industrie est typiquement une industrie de volumes, de taille et de technologie qui nécessite une grande maîtrise des risques et ne supporte pas la médiocrité», souligne Jean-François Bay.
En novembre, les fonds monétaires commercialisés en Suède ont accusé des sorties nettes de 2,6 milliards de couronnes suédoises, selon les statistiques de l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening. Cette décollecte a été tout juste compensée par des souscriptions nettes de 1,6 milliard de couronnes sur les fonds diversifiés, 485 millions sur les fonds actions, 151 millions sur les fonds obligataires et 232 millions sur les hedge funds. S’agissant des fonds actions, l’intérêt des investisseurs a surtout porté sur les fonds Amérique du Nord et Asie.A fin novembre, le secteur des fonds en Suède représentait 1.869 milliards de couronnes suédoises, dont 1.103 milliards dans des fonds actions.
The Wall Street Journal rapporte que le hedge fund Aurelius de Mark Brodsky a acheté des obligations subordonnées d’Anglo Irish Bank à 20 cents pour un dollar et refusé le rachat par le gouvernement irlandais à ce même prix. Il espère obtenir bien davantage, comme il le fait souvent dans des cas similaires. Mais, cette fois, il a un gouvernement en face de lui, et Dublin est d’autant moins enclin à céder qu’il est lui-même sous la pression des gouvernements européens.Au premier semestre 2010, Aurelius a vu ses actifs sous gestion passer de 750 millions à 2,5 milliards de dollars. Pour janvier-octobre, sa performance a été de 12 %, après plus de 30 % en 2009 et une perte limitée à 4 % en 2008.Aurelius n’est pas le seul hedge fund à rechercher des aubaines à l'étranger : Balestra Capital, Hayman Capital Partners, North Asset Management et Pivot Capital Management ont fait de même.
Le 9 décembre, ProShares, a annoncé le lancement de ce qu’il indique être le premier ETF long/short sur l’indice RAFI (Research Associates, Fundamental Index), le ProShares RAFI long/short ou RALS qui a été admis à la cotation sur la plate-forme NYSE Arca. Cet ETF réplique la performance de l’indice RAFI US Equity Long/Short avant frais et commissions. Le taux de frais sur encours est fixé à 0,95 %.A l’occasion du lancement de ce produit, ProShares a mis en place un nouveau slogan de marketing, «ProShares, the Alternative ETF Company». De fait, explique la société, ProShares a été le premier promoteur d’ETF à effet de levier (inversés ou non) , domaine dans lequel il est le leader mondial. L’an dernier, ProShares avec lancé avec Credit Suisse un ETF 130/30.Au 9 décembre, l’encours de ProShares se situait à 25 milliards de dollars répartis sur 112 ETF.
Selon Financial News, Jeremy Lang et Bill Pattisson, gérants actions britanniques chez Liontrust jusqu’en janvier dernier, vont lancer trois fonds Ucits irlandais au 1er trimestre 2011. Les produits, dont un long/short actions mondiales, seront créés dans le cadre de leur nouvelle société Ardevora.
Le 10 décembre, HSBC a lancé sur le London Stock Exchange (LSE) le HSBC MSCI World ETF, un produit de droit irlandais qui utilise une réplication optimisée, c’est-à-dire qu’il investit dans une partie des quelque 1.600 valeurs sous-jacentes.Caractéristiques :Dénomination : HSBC MSCI World ETFCode Isin : IE00B4X9L533Total de frais sur encours : 0,35 %
Selon l’Agefi qui reprend les chiffres d’Eurekahedge, l’encours des fonds de fonds alternatifs basés à Genève a chuté de 60% à fin octobre par rapport à la semaine précédant l’arrestation de Bernard Madoff le 11 décembre 2008, il y a tout juste deux ans, pour s'élever à 14,8 milliards de dollars. Pour Drago Indjic, responsable de projet auprès du centre de recherche sur les hedge funds de la London Business School, interrogé par Bloomberg, «les fonds de fonds ne vont ni exploser ni imploser, mais lentement perdre de leur substance, mis à mort par des milliers de coups successifs», rapporte le quotidien.
Au premier trimestre 2011, le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) va emprunter 5 milliards d’euros sur les 8 milliards prévus pour la premier trimestre, ce qui servira à financer des crédits à l’Irlande pour 17,7 milliards d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De fait, compte tenu des exigences de sur-nantissement des agences, le FESF sera obligé de lever 25 milliards d’euros pour fournir les 17,7 milliards évoqués.
Le 26 novembre, DWS Investments (Spain) a enregistré auprès de la CNMV le fonds de fonds de performance absolue DB Evolution Defensive, pour lequel la durée minimale de détention recommandée est de 3 ans. Ce fonds vise une performance annuelle -non garantie- supérieure à celle de l’Eonia + 50 points de base avec une volatilité ex ante inférieure ou égale à 5 %, quelle que soit par ailleurs l'évolution des marchés.En conditions normales, le fonds sera exposé directement ou indirectement aux actions dans une proportion comprise entre 0 et 30 %, principalement des moyenne et grandes capitalisations. Dans l’obligataire, il n’y a aucune règle prédéfinie en matière de duration moyenne, ni en termes de notation minimale.Caractéristiques Dénomination : DB Evolution DefensiveCode Isin : ES0125755001Commission de gestion : 1,2 %Commission de performance : 9 % de la surperformance par rapport à l’Eonia + 50 points de base
Le 9 décembre, ETF Exchange (ETFX) et Rabobank International ont annoncé l’admission à la négociation sur NYSE Euronext Amsterdam des ETF ETFX AMX Fund (EAMX NA), qui réplique l’indice des 25 plus importantes moyennes capitalisations néerlandaises. Cela fait suite à la cotation, depuis mars, de l’ETFX AEX Fund (NTH NA), qui réplique pour sa part les 25 plus grandes capitalisations néerlandaises. Pour ce dernier, le 9 décembre marque le début de la phase de commercialisation.Rabobank International est membre du consortium ETF Exchange, qui se veut la première plate-forme au monde de contreparties multiples pour les swaps, ce qui réduit donc le risque de contrepartie. Les ETF sur cette plate-forme utilisent donc la réplication synthétique, pour diminuer l'écart de suivi et les frais. Ils sont tous conformes à la directive OPCVM III.
Après l’Europe, les Etats-Unis, le Japon, Tobam lance une déclinaison de son processus Anti-Benchmark sur un univers mondial d’actions d’entreprises de pays développés. La nouvelle stratégie Anti-Benchmark World Equity sera notamment disponible via un fonds commun de placement de droit français agréé par l’Autorité des marchés financiers. La société de gestion française indépendante proposait déjà à ses clients de s’exposer aux actions internationales via l’Anti-Benchmark Global Equity, un fonds qui agrégeait les fonds régionaux de la société de gestion. Sa nouvelle stratégie sera directement investie sur les marchés. L’Anti-Benchmark World a d’ores et déjà enregistré 150 millions d’euros de souscriptions, dont 50 millions d’euros dans le fonds commun de placement et 100 millions dans le cadre d’un mandat de gestion pour un fonds de pension européen. Cela va permettre à la société d’accroître encore un peu plus ses encours, qui ressortent à 1,35 milliard de dollars et sont gérés principalement pour le compte d’investisseurs étrangers (90 %). Développée par Tobam, la stratégie Anti-Benchmark se fonde sur le constat que les indices de référence pondérés par la capitalisation ne sont pas suffisamment diversifiés et surtout qu’ils ont tendance à donner un poids excessif aux valeurs et aux secteurs dont les cours ont déjà beaucoup monté. «Par exemple, aujourd’hui, les financières représentent 32 % de l’Eurostoxx 50. Donc un investisseur qui place ses encours dans un fonds indiciel fait implicitement un énorme pari sur le secteur financier et basé sur l’hypothèse que les cours des valeurs le composant vont continuer à monter», explique Yves Choueifaty, président de Tobam, qui était présent aux Edhec-Risk Institutional Days 2010 à Monaco. «Investir dans un fonds benchmarké n’a rien de neutre», renchérit-il. «Bien au contraire ! Les indices capi-pondérés sont des allocataires de risque dynamiques».La société de gestion cherche donc à composer, grâce à un modèle quantitatif propriétaire, le portefeuille le plus diversifié possible sur un marché donné. Les portefeuilles obtenus ont de fait une «tracking error» importante par rapport à l’indice auquel ils se réfèrent. Mais pour Yves Choueifaty, l’écart de suivi n’est pas une mesure de risque. «La tracking error ne fait que mesurer l’écart entre deux portefeuilles. Dans le cas de l’Anti-Benchmark, elle revient à mesurer la distance séparant le benchmark d’un portefeuille bien diversifié donc reflète la taille des paris qu’il y a dans le benchmark».En revanche, depuis le début de l’année, les performances des stratégies sont supérieures aux indices, avec une volatilité moindre, sauf pour la stratégie US. Par exemple, l’Anti-Benchmark Euro Equity monte de 11,72 % entre janvier et fin octobre, contre une hausse de seulement 2,32 % pour le DJ EuroStoxx Index, avec une volatilité de 15,30 % contre 23,08 % pour l’indice. Dans ce contexte, s’agissant de la nouvelle stratégie, Yves Choueifaty anticipe «une espérance de rendement supérieure à celle de l’indice et un objectif de réduction du risque de l’ordre de 30 %».
Ancien président de BNP Gestions et de La Française des Placements, Arnaud Clément-Grandcourt a rejoint Diamant Bleu Gestion (184 millions d’euros d’encours actuellement) pour y gérer selon ses principes le dernier-né de la gamme, la sicav actions internationales «contrarian» Diamant Bleu LFP Croissance et Résilience (les quatre autres produits sont des FCP). Le fonds a été créé le 22 novembre 2010 et a commencé d’opérer le 6 décembre. Il doit compter environ une trentaine de lignes, et son benchmark est un hybride 60 % Eurostoxx 50 dividendes réinvestis/40 % Eonia capitalisé.Lors d’une présentation à Paris le 9 décembre, Christian Jimenez, co-fondateur et président de Diamant Bleu Gestion, a expliqué que le nouveau fonds a obtenu d’entrée 11,33 millions d’euros d’un petit cercle d’institutionnels et de particuliers. Il devrait se situer à 15 millions d’euros d’encours fin décembre et 30 millions fin janvier, compte tenu des engagements pris par des investisseurs déjà convaincus.L’OPCVM Croissance et Résilience est conçu pour traverser des périodes difficiles avec des risques croissants (monétaire, géopolitiques, climatiques, etc) qui peuvent se cumuler ou se succéder. Les méthodes de gestion traditionnelles n'étant pas appropriées, Arnaud Clément-Grandcourt souligne qu’il serait peu judicieux, face à une telle situation, «d'être tout le temps défensif, parce qu’il y a souvent des rebonds à ne pas manquer, même s’ils ne sont pas durables».C’est pourquoi le nouveau fonds comporte «deux poches, qui reflètent deux processus, la philosophie commune étant le contrôle des risques» poursuit le gérant. «Il ne faut pas confondre défensif et résilient, capable de rebondir. Autrement dit, il n’y a pas que des actions de croissance dans la poche croissance et pas seulement des actions de rendement dans la poche résilience. En fait, au rang des premières, on trouve des valeurs qui doivent surperformer quand les marchés sont haussiers et qui doivent moins perdre, donc gagner, lorsqu’ils sont baissiers».Dès lors, Arnaud Clément-Grandcourt opère une gestion contrarian de long terme, sans stop-loss. Il utilise pour cela dix scenarios principaux de risques déclinés en vingt sous-scenarios. Les sept thèmes «séculaires» identifiés comme associant croissance et résilience sont l'énergie, les matières premières rares, les matières premières agricoles, la santé, l’eau le climat et les infrastructures. «Souvent ce seront des sociétés du Nord exposées aux émergents, surtout asiatiques», note le gérant, tandis que Christian Jimenez insiste pour sa part sur le parti-pris de liquidité des titres.La formule s’appuie sur une grande souplesse d’allocation entre les poches croissance et résilience. Le fonds doit ou peut être investi entre 60 % et 100 % en actions. Et il peut, le cas échéant, être à 100 % en actions résilientes, tandis que le gérant évitera de dépasser les 50 % pour le portefeuille croissance. «Nous recherchons la dissymétrie des risques, sachant que les risques de baisse doivent être inférieurs aux risques positifs», poursuit Arnaud Clément-Grandcourt, qui insiste sur son tropisme pour les indicateurs avancés et coïncidents, notamment en matière de liquidité, pour se protéger. Le fonds est géré dans une optique de moyen terme, en long-only, sans effet de levier et sans dérivés.CaractéristiquesDénomination : Diamant Bleu LFP Croissance et RésilienceCodes Isin : parts I : FR0010892588Parts S : FR0010957936Commission de gestion : parts I 1,50 % maximumParts S : 0,95 % maximumCommission de performance : 20 % de la surperformance par rapport au benchmark, avec high watermark
Le gestionnaire britannique Schroder Investment Management (Schroders) a entamé le 9 décembre la commercialisation en Allemagne du fonds luxembourgeois Global Demographics & Wealth Dynamics, un compartiment actions de sa sicav Schroder International Selection Fund (Schroders ISF). Le fonds a été lancé le 23 novembre.Le portefeuille sera investi dans des entreprises susceptibles de profiter de l'évolution démographique (vieillissement des populations) ainsi que des modifications intervenant dans la répartition de la richesse. Le gérant, Jürgen Lanzer, a pour objectif avec son équipe de surperformer le MSCI All Countries World Index sur un cycle.La sélection s’opérera à partir d’un univers de 2.400 sociétés, dont le gérant ne retiendra que 40 à 60 titres.Caractéristiques:Dénomination : Schroder ISF Global Demographics & Wealth DynamicsCode Isin : parts A (USD): LU0557290698parts A (EUR hedged): LU0557291076Droit d’entrée : 5 %Commission de gestion : 1,5 %Souscription minimale initiale : 1.000 euros ou 1.000 dollars
Le 17 décembre, UBS Global Asset Management lancera le UBS Asian Consumption fund géré par son équipe actions Asie hors Japon, rapporte Fund Strategy. Ce nouveau produit se focalisera sur les actions de fournisseurs de biens et de services aux consommateurs asiatiques ainsi que sur les sociétés asiatiques produisant des biens de consommation et des entreprises de prestations de services implantées à l'échelon mondial.
Ayant obtenu l’agrément de la FSA, Cazenove Capital a confirmé le 9 décembre le lancement du Diversity Income Fund qui sera géré par Marcus Brookes et Robin McDonald. L’objectif de ce produit qui doit être lancé le 15 décembre est de générer du capital en ligne avec l’inflation sur le moyen terme, avec un revenu moyen de 4 % par an.Au lancement, les gérants prévoient d’investir 45 % du portefeuille en actions, 45 % en obligations et 10 % en produits alternatifs au travers de 13 fonds dont les suivants : M&G Optimal Income, Invesco Perpetual Tactical Bond, JOHCM UK Opportunities, M&G Global Dividend et Jupiter Absolute Return.
«Pour les hedge funds, la directive Ucits est plus efficace d’un point de vue commercial que ce que propose la directive AIFM», a déclaré Alain Dubois, président de Lyxor Asset Management, au cours d’un atelier sur les Newcits organisé à l’occasion des Edhec-Risk Institutional Days 2010. Il n’empêche, la directive AIFM est bien plus adaptée aux stratégies alternatives que le cadre Ucits. En effet, Alain Dubois a rappelé que la directive OPCVM III ne permet pas le short selling physique, ni l’investissement dans les matières premières, ni le levier et qu’elle impose une liquidité de 2 semaines. Néanmoins, la structuration permet de contourner un certain nombre de ces restrictions. «Il n’y a rien qu’on ne puisse faire sans un haut niveau de structuration», indique Alain Dubois. Par exemple, pour les matières premières, si l’investissement en direct est interdit, il est possible de s’exposer aux sous-jacents via des indices.Tout cela a un coût. C’est d’ailleurs ce que montre une étude de Lyxor* publiée en septembre dernier qui a comparé des Newcits et des hedge funds traditionnels. Et ce différentiel varie en fonction des stratégies. Le plus fort écart de performance – en faveur des hedge funds - concerne les CTA. L’étude montre par ailleurs que les Newcits gérés par les sociétés de gestion alternative dégagent une performance supplémentaire que ceux de leurs homologues traditionnels. «Des résultats qui sont particulièrement significatifs pour l’arbitrage», selon Serge Darolles, l’un des auteurs de l’étude, qui s’exprimait également au cours de cet atelier. Au total, les Newcits ont pour principal intérêt d'être un formidable outil de vente, car ils peuvent être commercialisés partout, que ce soit en Europe ou en Asie. Une caractéristique intéressante pour les sociétés de gestion. Mais quid de l’investisseur ? Doit-il payer pour avoir une enveloppe commerciale meilleure, s’interroge Alain Dubois ? Ce dernier confie néanmoins que Lyxor envisage de créer des Newcits, mais «nous cherchons un moyen de le faire sans les coûts additionnels nécessaires pour la structuration». En outre, les Newcits sont vendus comme des produits régulés avec l’idée qu’ils devraient être sans risques, alors que ce n’est pas le cas. «Il peut y avoir une forme de misselling», estime Alain Dubois, qui cite notamment les risques de contrepartie liés à la structuration.
Le secteur des hedge funds a enregistré une collecte nette de 16 milliards de dollars au mois d’octobre, selon les statistiques publiées par Trim Tabs Investment Research et BarclayHedge. Il s’agit du quatrième mois consécutif de collecte nette, avec un montant jamais vu depuis novembre 2009.Les hedge funds ont aussi enregistré une performance de 1,95% en octobre et de 7,10% pour les quatre mois suivant la glissade de mai-juin.Les fonds de distressed securities ont notamment drainé 3,8 milliards de dollars, soit 3,3% des actifs, en octobre, alors que les fonds dédiés aux marchés émergents ont attiré 2,2 milliards de dollars.
L’indice Hennessee des hedge funds a affiché pour octobre une performance de 0,32 % contre 2,01 % en octobre et 3,71 % en septembre. Depuis le début de l’année, il a gagné 7,12 %.Les meilleurs résultats pour les onze premiers mois de l’année sont enregistré oar la stratégie événementielle (event driven) avec 13,24 %, devant le distressed (10,32 %), l’arbitrage de convertibles (9,01 %) et les marchés émergents (8,62 %). Pour novembre, toutefois l’arbitrage de convertibles et les marchés émergents perdent respectivement 0,93 % et 1,43 %. L'événementiel a perdu pour sa part 0,30 %.