Dans une étude publiée jeudi 16 décembre, Markov Processes International, une société américaine spécialisée dans l’analyse quantitative de fonds, ouvre le capot du célèbre fonds Carmignac Patrimoine, géré par Edouard Carmignac, dont les encours ont grimpé de 3 à 27 milliards d’euros sur les trois dernières années, grâce notamment à «excellent historique de performance».L’objectif est, via une analyse dynamique de style basée sur les rendements, de permettre aux investisseurs de comprendre la stratégie d’investissement du fonds sur le temps, ainsi que d’identifier les moteurs de performance à court terme du fonds et ses expositions en termes de styles.Un exercice d’autant plus intéressant que MPI note que «le fonds n’a rien d’un fonds traditionnel». Ainsi, «selon son rapport annuel 2009, le fonds de Carmignac Gestion n’a pas seulement investi dans des actions et des obligations (gouvernementales et d’entreprises), mais a aussi largement employé des dérivés, comme des options et des futures, pour gérer son exposition au risque aux marchés des devises, du crédit et des actions. A ce titre, le fonds semble bien plus proche d’un hedge fund global macro que d’un fonds diversifié traditionnel», explique l’étude.Etant donné que la surperformance du fonds a principalement été réalisée durant la dernière décennie, MPI a décidé de se pencher sur les 10 dernières années. «Pendant cette période, la stratégie d’investissement apparente du fonds peut être décrite le mieux comme étant très dynamique, utilisant des allocations en actions et en fixed income à la fois sur les marchés développés et marchés émergents». L’étude détaille ensuite les caractéristiques du fonds. MPI note encore que Carmignac Patrimoine s’est avéré être un protecteur exceptionnel des actifs pendant les mois négatifs. Ainsi, sur les 64 mois négatifs de l’indice de référence composite entre janvier 2000 et septembre 2010, Carmignac Patrimoine a battu celui-ci à 55 reprises ou 86 % du temps. En conclusion, MPI indique que l’approche discrétionnaire de Carmignac Patrimoine a permis de dégager un «historique de performance remarquable tout en offrant aux investisseurs une protection importante». Pour l’auteur de l’étude, «Carmignac Patrimoine semble avoir utilisé efficacement des stratégies d’investissement des hedge funds tout en offrant les avantages de l’enveloppe juridique des fonds comme la liquidité quotidienne». Il ajoute qu’Edouard Carmignac «semble avoir de bonnes qualités en termes d’allocations d’actifs sur le long terme et de market-timing, mais n’est pas immunisé contre des mésaventures de style sur le court terme».
Pour sa présentation publique, OFI InfraVia, société de gestion spécialiste des inftrastructures et dont OFI détient 40 %, a indiqué le 16 décembre que son premier FCPR d’infrastructures lancé en 2008 pèse 200 millions d’euros d’engagements fournis par des institutionnels, principalement des mutuelles, des assureurs et des caisses de retraite, et qu’il est déjà investi à 30 % dans six projets. Ce produit d’une durée de 10 ans vise une rentabilité nette de 12-15 % par an et les frais de gestion se situent à 2 %, précise Vincent Levita, le président et directeur des investissements.La société est logiquement très centrée sur la France, même si elle «regarde» actuellement des projets en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne, avec notamment une candidature pour le tramway de Nottingham, qui serait un «ticket» à 22 millions d’euros. Philippe Serain, «investment director», souligne pour sa part que, compte tenu de sa taille, OFI InfraVia plafonne en principe son exposition à 15-20 millions d’euros, comme cela peut être le cas pour 3 % dans l’autoroute A2 Varsovie-Berlin en Pologne (15 millions).Les arguments de vente sont ceux habituels des fonds d’infrastructures, à cela près qu’InfraVia s’intéresse à une palette d’activités et de projets nettement plus large que la moyenne des grands acteurs internationaux du secteur.L’un des atouts de ce type de fonds tient au fait que les industriels cherchent à présent à déconsolider leur endettement en se déchargeant sur des partenaires financiers. Cela posé, il faudra aussi attendre la version finale de la directive Solvabilité 2 et le traitement prudentiel réservé aux investissements en infrastructures, qui devraient se situer théoriquement à mi-chemin entre l’immobilier et le private equity…
Désormais le fonds de fonds DWS Vorsorge Dachfonds, un fonds de fonds spécialiste de la prévoyance retraite, a dépassé le milliard d’euros d’encours. Ce produit investit les contributions aux plans d'épargne-retraite subventionnés Riester et Rürup apportées à des produits DWS dans des fonds de DWS mais aussi, jusqu'à 30 % dans des fonds tiers.
Selon Les Echos, le Fonds stratégique d’investissement a investi directement ou indirectement 700 millions d’euros en 2010 dans 450 petites et moyennes entreprises au travers de son plan FSI-PME. Il reste donc seulement quelque 300 millions d’euros de l’enveloppe de 1 milliard allouée il y a un an au dispositif de financement en fonds propres «FSI-PME». Ce programme avait été initié pour développer et sécuriser le capital d’entreprises prometteuses mais affaiblies par la crise.
Depuis le 10 décembre, le JPM Global Natural Resources Fund (SICAV), géré par Ian Henderson au sein de J.P. Morgan Asset Management, est fermé aux souscriptions de nouveaux investisseurs (soft closing). Les investisseurs existants de ce fonds investi dans les sociétés du secteur des ressources naturelles du monde entier, dont l’encours ressortait à 3,2 milliards d’euros au 15 décembre, peuvent néanmoins continuer à souscrire. «Le fonds a bien performé et a attiré un encours important. Bien que le fonds ne soit pas encore au stade où il ne peut plus poursuivre sa stratégie d’investissement, l’équipe de gestion du portefeuille a estimé que si le fonds continue de croître cela pourrait être le cas. Aussi, pour permettre au fonds de continuer à atteindre ses objectifs et pour protéger les intérêts des investisseurs actuels, nous avons pris la décision de «soft closer» le fonds», explique J.P. Morgan AM, qui ajoute qu’une telle mesure est souvent temporaire.
Les clients de la société de gestion de hedge funds Paulson & Co peuvent s’attendre à de bons résultats. En effet, selon le Financial Times, le plus gros hedge fund de la société, l’Advantage Plus Fund, a rattrapé sa mauvaise performance du début de l’année 2010.Alors que le fonds était en perte de 11 % sur l’année en septembre, les investissements ont pris de la valeur au cours des dernières semaines, grâce notamment à la forte exposition à l’or, et la performance était de +10,2 % au 10 décembre. Elle s'établit aujourd’hui selon un investisseur à 14,3% sur l’année.
D’après fundstrategy, près de 25% des nouveaux hedge funds lancés au troisième trimestre étaient conformes à la directive Ucits III, selon des statistiques communiquées par Hedge Fund Research.Les stratégies les plus recherchées ont été l’equity hedge et la macro. En revanche, Hedge Fund Research observe peu de lancements dans les stratégies évenementielles (event driven) et dans le secteur des fonds de hedge funds.Sur l’ensemble du trimestre, 260 nouveaux hedge funds ont été lancés contre 201 un trimestre plus tôt. Sur douze mois, on dénombre 945 nouveaux hedge funds. Les liquidations sont revenues à 168 au troisième trimestre contre 177 pour le trimestre précédent.
Les encours totaux du secteur de la gestion alternative ont baissé de 2,55 milliards de dollars en novembre, à 1.640 milliards de dollars, selon Eurekahedge. Cela s’explique par des retraits nets de 0,19 milliard de dollars et des pertes de 2,36 milliards. Eurekahedge note que les actifs des hedge funds asiatiques ont franchi la barre des 125 milliards de dollars pour la première fois depuis décembre 2008. Les hedge funds nord américains ont quant à eux enregistré dix mois consécutifs de collecte nette, attirant 56,22 milliards de dollars sur la période.
Sans divulguer le montant de la transaction, Aberdeen Asset Management a annoncé le 15 décembre avoir acquis pour son Aberdeen European Balanced Property Fund un ensemble immobilier entièrement rénové cette année et situé dans le quartier commerçant de Pforzheim, avec 4.200 mètres carrés de magasin et 700 mètres carrés de bureaux. Les vendeurs sont Centrum et le groupe B&L.Le fonds a déjà drainé 302 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels. Son portefeuille d’immeubles commerciaux et de bureaux ainsi que de centres logistiques représente 380 millions d’euros répartis entre l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la France et les Pays-Bas.
Le gestionnaire indépendant hambourgeois Varengold Wertpapierhandelsbank a annoncé le 15 décembre le lancement d’un hedge fund de managed futures conforme à la directive OPCVM III, avec liquidité journalière. C’est le premier «newcits» de Varengold, et il réplique un indice «innovant» de managed futures développé en interne, le Varengold Alternative Alpha Index. Le concept se fonde sur une grande stabilité de la performance et une corrélation nulle avec les marchés d’actions ainsi qu’obligataires.Le nouveau Varengold Alternative Alpha est disponible immédiatement sous forme de parts institutionnelles. Les parts retail seront lancées début 2011. L’objectif est une performance de 10 points de pourcentage supérieure à l’Euribor 3 mois.Pour figurer dans l’indice, les gérants doivent être présents sur des plates-formes de comptes gérés avec liquidité journalière, justifier d’un historique de performance réel d’au moins deux ans et d’un encours égal ou supérieur à 100 millions de dollars. De plus, ils doivent avoir obtenu les meilleurs résultats dans le système de notation de la gestion du risque développé par Varengold.Actuellement, l’indice couvre sept gestionnaires, dont 45 % dans le short term trading, 30 % dans le suivi de tendance et 25 % dans le global macro.CaractéristiquesDénomination : Varengold Alternative AlphaCode Isin : DE000A1C5D54 (part institutionnelle)Commission de gestion : actuellement 1,34 %Commission de performance : 10 % avec high water mark et taux butoir (Euribor 3 mois)
Comme il l’avait annoncé (lire notre article du 1er octobre), le gestionnaire indépendant munichois KanAm a procédé au versement d’une première tranche de 250 millions de dollars aux porteurs du fonds immobilier KanAm US grundinvest, qui a été le premier fonds allemand de ce type à être liquidé (sur deux ans et demi au 31 mars 2012).Suite à cette distribution, la valeur liquidative a été réduite de moitié, à 22,48 dollars.Jusqu'à présent, l'équipe de gestion est parvenue malgré la situation difficile prévalant sur le marché immobilier américain à vendre en huit mois seulement onze des dix-sept actifs du portefeuille. Les cessions d’actifs se sont effectuées jusqu'à présent avec une décote moyenne de seulement 2 % sur la dernière valeur d’expertise.Le prochain versement est programmé pour juin 2011. D’ici là, les six autres immeubles doivent être vendus, le montant exact de la distribution étant fonction du traitement fiscal des opérations par les autorités fiscales américaines et canadiennes.Depuis le lancement du fonds le 20 mai 2003, la performance au 15 décembre ressort à 20,1 %, soit 3 % par an pour une durée de placement moyenne de 5 ans. KanAm précise que 97 % des encours sont depuis plus de deux ans dans le fonds, lequel est fermé aux souscriptions depuis un an.
Morgan Sze, le responsable mondial du plus gros desk de transactions pour compte propre de Goldman Sachs, GS Principal Strategies, a commencé à lever de l’argent pour un hedge fund qui portera le nom d’Azentus Capital et sera basé à Hong Kong, rapporte le Financial Times. Il devrait être lancé avec 1 à 1,5 milliard de dollars, selon des personnes proches du dossier. Morgan Sze n’a pas encore quitté son poste chez Goldman.
Selon Citywire, Schroders a décidé de fermer son fonds asiatique, Schroder ISF Asian Total Return, basé au Luxembourg, aux investisseurs retail. Les actifs sous gestion de ce fonds lancé fin 2007 dépassent désormais le milliard de dollars. Le fonds affiche une performance de 47,2% depuis son lancement jusqu'à fin novembre, contre un recul de 8,2% pour l’indice MSCI AC Asia Pacific hors Japon.La décision de fermer le fonds a pour objectif de protéger la performance du fonds alors que la collecte a été très dynamique en 2010. Schroders rappelle avoir souligné que cette stratégie ne pouvait prétendre gérer sans risque plus de 1 milliard de dollars. Schroders précise toutefois que les investisseurs institutionnels pourront continuer d’investir dans l’immédiat dans les actions C et I.
China Development Bank va lancer le premier fonds de fonds de private equity de Chine, rapporte le Financial Times. Le produit devrait lever un total de 60 milliards de renminbi, soit 9 milliards de dollars.
Selon Les Echos, de nombreux fonds souverains ont été ou vont être créés prochainement de telle sorte que, aujourd’hui, les pays ne disposant pas d’une telle institution sont presque devenus minoritaires. Ainsi, le Bangladesh veut créer son fonds sur le modèle de GIC, un des deux acteurs de Singapour, avec l’objectif d’investir dans un premier temps ses réserves de change (de l’ordre de 500 millions de dollars). En envisageant de monter son fonds pour faire fructifier ses réserves de change et de revenus tirés des exportations de métaux, le Pérou lorgne, de son côté, sur l’exemple du Chili, qui a lancé son véhicule de placement en 2006.
Le fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienEuropa a annoncé le 14 décembre, la plus grosse transaction immobilière de cette année à Francfort. Il s’agit de la location sur un bail à long terme à la banque directe ING DiBa des plus de 40.000 mètres carrés du complexe «Poseidon». ING DiBa a l’intention de transférer dans ces locaux les 1.500 salariés de son siège à compter de 2013.D’ici à l’arrivée du nouveau locataire, les trois sous-ensembles du Poseidon vont être renovés. Le chauffage et la climatisation vont être mises aux normes environnementales LEED, et la facade ravalée.
Le suisse Greiff capital management est depuis décembre 2009 le conseil du fonds Greiff Elite UI, un produit patrimonial diversifié et défensif qui est la version destinée aux particuliers du Nibur Defensiv commercialisé en Suisse depuis 2007. La version de droit allemand de ce produit est désormais commercialisée en Allemagne avec l’aide d’Universal-Investment. Il s’agit d’un fonds investissant souvent dans des gestions flexibles (actions, obligations, cash) et sélectionnant l'élite des gérants. Pour être retenus, ces derniers doivent se soumettre à une analyse qualitative poussée, avec entretien individuel sur le processus d’investissement et la gestion du risque, mais aussi la sélection de valeurs, l’allocation d’actifs tactique et une politique de long terme. Depuis décembre 2009, le fonds a généré une performance de 6,14 % (au 2 décembre 2010) avec une volatilité de 3,1 %.Caractéristiques :Dénomination : Greiff Elite UICode Isin : DE000A0M6DK0Droit d’entrée : 5 % maximumCommission de gestion : 1,55 % maximumMonnaie de référence : euro
Selon Les Echos, les deux sociétés d’investissement Axa Private Equity et Permira, qui avaient ferraillé pour la reprise de Go Voyages, se sont alliées en vue du rachat d’Opodo. En cas d'échec au second tour, prévu mi-janvier, les deux fonds envisagent de marier leurs participations dans le secteur.
Après 26,8 milliards de dollars en octobre, les investisseurs ont seulement confié 2,7 milliards de dollars en net aux mutual funds de long terme en novembre. Les fonds d’actions américaines ont continué de supporter des sorties nettes et l’enthousiasme des investisseurs pour les fonds obligataires s’est refroidi, constate Morningstar. D’ailleurs, le fonds Pimco Total Return a subi ses premières sorties nettes (de 1,9 milliard de dollars) depuis deux ans.Les bénéficiaires directs de cette évolution ont été les fonds monétaires, qui ont enregistré des souscriptions nettes de 24,7 milliards de dollars ce qui est leur meilleur résultat depuis janvier 2009.D’autre part, les ETF domiciliés aux Etats-Unis ont bénéficié de rentrées nettes de 10,3 milliards de dollars en novembre, ce qui a porté le total des souscriptions nettes pour les onze premiers mois de l’année à 95,6 milliards de dollars, pour un encours au 30 novembre de 951,5 milliards de dollars.
Les 1.850 fonds ayant publié leurs résultats au 14 décembre ont affiché une performance de 0,61 % et enregistrent pour les onze premiers mois de l’année un gain moyen de 7,80 %, selon BarclayHedge.Une seule stratégie est dans le rouge pour janvier-novembre, l’equity short bias, avec une perte de 9,12 %. En revanche, trois catégories ont enregistré des performances supérieures à 10 % : l’arbitrage obligataire (10,38 %), le «distresses securities» (10,62 %) et l’arbitrage de convertibles (10,70 %).