Les fonds Ucits ont terminé le mois d’octobre sur une collecte nette de 7 milliards d’euros alors qu’ils avaient subi une décollecte de près de 12 milliards d’euros en septembre, selon les statistiques publiées par l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Les fonds coordonnés de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont enregistré une collecte nette de 26 milliards d’euros contre seulement 10 milliards en septembre. Une évolution due pour l’essentiel à une collecte nette de 13 milliards d’euros sur les fonds actions que les investisseurs avaient boudés au cours des mois précédents. De meilleures perspectives de croissance en Europe grâce notamment à la locomotive allemande ainsi que la politique accommodante de la Réserve fédérale américaine ont encouragé les investisseurs à revenir sur les actions. Les fonds obligataires et les fonds diversifiés ont continué d’attirer des capitaux en octobre, 7,7 milliards d’euros pour les premiers (contre 5,5 milliards en septembre), et 3,4 milliards pour les seconds (contre 3,1 milliards). Depuis le début de l’année, les fonds Ucits de long terme ont ainsi enregistré une collecte nette cumulée de 203 milliards d’euros contre 137 milliards d’euros sur les dix premiers mois de 2009. Les fonds monétaires ont subi en octobre une nouvelle décollecte en octobre, de près de 20 milliards d’euros, ce qui porte la décollecte sur les dix premiers mois de l’année à 126,8 milliards d’euros. Les fonds dédiés ont recueilli en net 12 milliards d’euros en octobre. La collecte depuis le début de l’année atteint 93,4 milliards d’euros contre 23 milliards sur les dix premiers mois de 2009.
Au travers de sa sicav luxembourgeoise, Franklin Templeton propose désormais aux particuliers une version de son Templeton Global Aggregate Bond fund, stratégie disponible depuis 1997 pour les investisseurs institutionnels. Le fonds, dont la monnaie de référence est le dollar, a été lancé le 29 octobre.Il est géré de Londres par John Beck et David Zahn, vice presidents du groupe obligataire international de Franklin Templeton. Les gérants sont autorisés à détenir dans le portefeuille un maximum de 10 % de dette non investment grade.Caractéristiques :Dénomination : Templeton Global Aggregate Bond Fund A(acc)USD et Templeton Global Aggregate Bond Fund A(Mdis)USDCodes Isin : LU0543369267 et LU0543369770Droit d’entrée : 3 % maximumCommission de gestion : 0,95 %Souscription minimale : 5.000 dollarsEncours au 10 décembre 2010 : 10,7 millions de dollars
En octobre, les fonds actions commercialisés en Europe ont enregistré des souscriptions nettes de 16,9 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé depuis avril 2006 où la collecte avait été de 22,6 milliards d’euros, selon Lipper FMI. Ce retour sur les actions a principalement été alimenté par un engouement pour les marchés émergents, puisque 7,5 milliards d’euros ont été investis sur les fonds actions émergentes. Toutefois, Lipper souligne que les fonds actions européennes (petites capitalisations inclues) ont drainé 1,3 milliard d’euros, après avoir accusé des rachats de 12,9 milliards d’euros ces neuf derniers mois. Par ailleurs, un quart des souscriptions aux fonds actions sont le fait d’ETF, alors qu’en 2006 ces produits n’avaient attiré que 520 millions d’euros. Mais même sans les prendre en compte, la classe d’actifs a enregistré une collecte supérieure à celle des fonds obligataires.Au total, les fonds en Europe ont enregistré des souscriptions nettes de 20,3 milliards d’euros en octobre. Hors fonds monétaires, le chiffre ressort à 30,8 milliards. Depuis le début de l’année, la collecte se monte à 248,5 milliards (hors fonds monétaires). Sur le mois, Franklin Templeton ravit encore la première place des sociétés de gestion en termes de collecte avec 3,2 milliards d’euros de souscriptions nettes. Elle est talonnée par Allianz/Pimco, avec 2,9 milliards. Sur les fonds actions uniquement, les promoteurs d’ETF Deutsche Bank et BlackRock arrivent sans surprise en tête. Mais hors ETF, trois sociétés se partagent le haut du classement avec plus de 1 milliard d’euros de souscriptions nettes : Amundi, JPMorgan et UBS.
Le fonds de retraite britannique de Barclays, Barclays UK Retirement Fund, lance sa propre société de gestion, Oak Pensions Asset Management, rapporte le Financial Times Fund Management. L’objectif est d’accélérer la prise de décision dans les investissements dans ces temps incertains.
Selon Funds People, SGK Fondsleitung (Liechtenstein) AG, filiale de gestion de Clariden Leu (groupe Credit Suisse), a annoncé la réouverture du fonds Clariden Leu (Lie) Cat Bond à de nouveaux investisseurs parce que de nombreuses émissions ont été lancées depuis le début du second semestre. Les souscriptions avaient été suspendues en juin à cause du tarissement des nouveaux emprunts.
Le gestionnaire portugais ESAF a fait coter le 13 décembre un ETF de droit luxembourgeois sur NYSE Euronext Lisbonne. Ce produit réplique l’indice de NYSE Euronext Iberian qui suit les valeurs de la péninsule ibérique, avec un plafonnement à 10 % du poids des composantes.Avec ce nouveau fonds, NYSE Euronext cote 573 fois 503 ETF différents.Caractéristiques :Dénomination : ESAF NYSE Euronext Iberian ETFCode Isin : LU0550486814Taux de frais sur encours : 0,45 %
Selon la Tribune, Axa a prévu de reconduire l’an prochain son offre de bonus dopant le rendement annuel du contrat en euros, et présente cette proposition comme une arme marketing susceptible de lui faire gagner des parts de marché. En 2010, les principaux contrats grand public de l’assureur anciens et nouveaux (Arpèges, Odyssiel, Privilège, Figures Libres, Expantiel et Optial) seront rémunérés par un taux de base unique de 3,30 %, rappelle le quotidien. Mais ce rendement sera augmenté d’un «Bonus Euro+" si l'épargne sur le contrat est au minimum de 50.000 euros et si elle est investie au minimum à 25 % en unités de compte (parts de Sicav ou de fonds boursiers). Si l’une des deux conditions est remplie, le bonus est de 0,15 % ce qui signifie que le rendement s'élève à 3,45 %. Si les deux conditions sont respectées, le bonus atteint alors 0,70 %, et le rendement global grimpe à 4 %.
Le 13 décembre marque timidement le début d’une nouvelle ère pour db x-trackers (Deutsche Bank), dont les 160 ETF lancés jusqu'à présent étaient à réplication synthétique. En effet, "à la demande de clients», le gestionnaire allemand a fait admettre à la négociation sur le segment XTF de la plate-forme Xetra (Deutsche Börse) ses deux premiers produits à réplication physique, des fonds de droit irlandais à connotation ISR, db x-trackers STOXX Europe Christian ETF (DR) et db x-trackers Global Fund Supporters ETF (DR).Cependant, Thorsten Michalik, le responsable de db x-trackers, a bien souligné que sa maison continuera de privilégier sans restriction la formule de la réplication synthétique, sauf demande expresse de la part de la clientèle. Il reconnaît que la réplication physique peut dans certains cas présenter des avantages fiscaux pour certains groupes d’investisseurs ou bien convenir à des souscripteurs dont les statuts interdisent d’investir dans des fonds utilisant des dérivés. Ces fonds auront tous comme désinence «DR» pour «direct replication».L’indice Stoxx Europe Christian Index réplique l'évolution des actions d’entreprises sélectionnées sur des critères chrétiens et puisées dans l’indice Stoxx Europe 600. Cela exclut des entreprises actives dans les domaines de la pornographie, du contrôle des naissances, de l’armement et des jeux de hasard. Le respect des valeurs est confié à une commission indépendante composé de spécialistes de l’investissement et d’experts de Christian Brothers Investment Services Inc. Actuellement, cet indice comprend 545 valeurs.L’indice Dow Jones Global Fund 50, qui sert de sous-jacent au second fonds, réplique l'évolution des 50 plus grandes capitalisations qui soutiennent le Global Fund, une institution multilatérale qui finance la prévention et le traitement de la tuberculose, de la malaria et du VIH.Les deux ETF portent à 761 le nombre de fonds traités sur XTF.Caractéristiques de deux premiers fonds db x-trackers «DR"Dénomination : db x-trackers STOXX Europe Christian ETF (DR)Code Isin : IE00B3QWFQ10Taux de frais sur encours : 0,40 %Dénomination : db x-trackers Global Fund Supporters ETF (DR)Code Isin : IE00B46F7724Taux de frais sur encours : 0,25 %
Au premier trimestre 2011, le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) va emprunter 5 milliards d’euros sur les 8 milliards prévus pour la premier trimestre, ce qui servira à financer des crédits à l’Irlande pour 17,7 milliards d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De fait, compte tenu des exigences de sur-nantissement des agences, le FESF sera obligé de lever 25 milliards d’euros pour fournir les 17,7 milliards évoqués.
Le 9 décembre, ProShares, a annoncé le lancement de ce qu’il indique être le premier ETF long/short sur l’indice RAFI (Research Associates, Fundamental Index), le ProShares RAFI long/short ou RALS qui a été admis à la cotation sur la plate-forme NYSE Arca. Cet ETF réplique la performance de l’indice RAFI US Equity Long/Short avant frais et commissions. Le taux de frais sur encours est fixé à 0,95 %.A l’occasion du lancement de ce produit, ProShares a mis en place un nouveau slogan de marketing, «ProShares, the Alternative ETF Company». De fait, explique la société, ProShares a été le premier promoteur d’ETF à effet de levier (inversés ou non) , domaine dans lequel il est le leader mondial. L’an dernier, ProShares avec lancé avec Credit Suisse un ETF 130/30.Au 9 décembre, l’encours de ProShares se situait à 25 milliards de dollars répartis sur 112 ETF.
Selon Financial News, Jeremy Lang et Bill Pattisson, gérants actions britanniques chez Liontrust jusqu’en janvier dernier, vont lancer trois fonds Ucits irlandais au 1er trimestre 2011. Les produits, dont un long/short actions mondiales, seront créés dans le cadre de leur nouvelle société Ardevora.
Le 10 décembre, HSBC a lancé sur le London Stock Exchange (LSE) le HSBC MSCI World ETF, un produit de droit irlandais qui utilise une réplication optimisée, c’est-à-dire qu’il investit dans une partie des quelque 1.600 valeurs sous-jacentes.Caractéristiques :Dénomination : HSBC MSCI World ETFCode Isin : IE00B4X9L533Total de frais sur encours : 0,35 %
Selon l’Agefi qui reprend les chiffres d’Eurekahedge, l’encours des fonds de fonds alternatifs basés à Genève a chuté de 60% à fin octobre par rapport à la semaine précédant l’arrestation de Bernard Madoff le 11 décembre 2008, il y a tout juste deux ans, pour s'élever à 14,8 milliards de dollars. Pour Drago Indjic, responsable de projet auprès du centre de recherche sur les hedge funds de la London Business School, interrogé par Bloomberg, «les fonds de fonds ne vont ni exploser ni imploser, mais lentement perdre de leur substance, mis à mort par des milliers de coups successifs», rapporte le quotidien.
Au 30 novembre, le total mondial des actifs gérés dans les ETF ressortait d’après BlackRock à 1.231 milliards de dollars soit 8 milliards de moins que fin octobre. Il reste néanmoins supérieur de 18,8 % à son niveau de fin 2009 (1.036,1 milliards de dollars).En revanche, le nombre d’ETF s’est accru de 13 unités en un mois, à 2.422 fonds, cotés 5.413 fois (contre 5.335 fin octobre), ce qui correspond à une hausse de 24,7 % depuis le début de l’année, avec 530 lancements et 51 radiations (lire notre article du 10 novembre). Depuis janvier, 28 nouveaux promoteurs d’ETF ont lancé leur premier produit tandis que trois autres se sont retirés du secteur et que 41 envisagent de lancer leur premier ETF.Il existe actuellement des projets de lancement pour 1.046 ETF.BlackRock estime que les souscriptions nettes des ETF et des ETP aux Etats-Unis et en Europe ont représenté 14 milliards de dollars en novembre et 145,5 milliards pour les onze premiers mois de 2010.Concernant le trio de tête, iShares (BlackRock) conserve une confortable avance avec 549,8 milliards de dollars d’encours et 468 ETF, pour une part de marché de 44,7 % (contre 556,1 milliards et 44,9 % fin octobre). State Street Global Advisors (SSgA) reste en deuxième position avec 171,1 milliards et 13,9 % du marché (170,7 milliards et 13,8 %), devant Vanguard, avec 141,2 milliards de dollars et 11,5 % du marché (135,2 milliards et 10,9 %).
The Wall Street Journal rapporte que le hedge fund Aurelius de Mark Brodsky a acheté des obligations subordonnées d’Anglo Irish Bank à 20 cents pour un dollar et refusé le rachat par le gouvernement irlandais à ce même prix. Il espère obtenir bien davantage, comme il le fait souvent dans des cas similaires. Mais, cette fois, il a un gouvernement en face de lui, et Dublin est d’autant moins enclin à céder qu’il est lui-même sous la pression des gouvernements européens.Au premier semestre 2010, Aurelius a vu ses actifs sous gestion passer de 750 millions à 2,5 milliards de dollars. Pour janvier-octobre, sa performance a été de 12 %, après plus de 30 % en 2009 et une perte limitée à 4 % en 2008.Aurelius n’est pas le seul hedge fund à rechercher des aubaines à l'étranger : Balestra Capital, Hayman Capital Partners, North Asset Management et Pivot Capital Management ont fait de même.
En novembre, les fonds monétaires commercialisés en Suède ont accusé des sorties nettes de 2,6 milliards de couronnes suédoises, selon les statistiques de l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening. Cette décollecte a été tout juste compensée par des souscriptions nettes de 1,6 milliard de couronnes sur les fonds diversifiés, 485 millions sur les fonds actions, 151 millions sur les fonds obligataires et 232 millions sur les hedge funds. S’agissant des fonds actions, l’intérêt des investisseurs a surtout porté sur les fonds Amérique du Nord et Asie.A fin novembre, le secteur des fonds en Suède représentait 1.869 milliards de couronnes suédoises, dont 1.103 milliards dans des fonds actions.
Le groupe britannique M&G a annoncé le 13 décembre le lancement en France du fonds M&G European Inflation-Linked Corporate Bond Fund, présenté comme «le premier fonds d’obligations d’entreprises européennes indexé sur l’inflation accessible aux investisseurs institutionnels et particuliers». A la différence du marché des obligations d’Etat indexées sur l’inflation, le marché des obligations d’entreprises liées à l’inflation est très modeste. Les investisseurs peuvent acheter des obligations protégées du risque d’inflation de sociétés comme Veolia, mais le choix est très limité, souligne M&G, qui s’attend à voir ce marché se développer, en particulier en cas de retour de l’inflation. Lancé au Royaume-Uni le 16 septembre dernier, ce nouveau fonds offre un accès à un panel de titres obligataires voués à enregistrer de bonnes performances dans les phases d’inflation forte ou croissante. Il vise à protéger le capital et les revenus des investisseurs contre la hausse des prix en générant des performances supérieures à l’inflation sur le long terme.M&G European Inflation-Linked Corporate Bond Fund est cogéré par Jim Leaviss, directeur de l’équipe gestion obligataire et Ben Lord, gérant de fonds chez M&G Investments. La recherche de performance du fonds est fondée sur une approche combinant une vision macro-économique à une stratégie de sélection rigoureuse des titres.L’univers d’investissement du fonds comprend des titres d’obligations d’entreprises de premier rang indexées à l’inflation, des obligations à taux variables (obligations à court terme liées aux taux des marchés monétaires) et enfin d’une combinaison d’actifs, obligations d’Etat et produits dérivés, affichant des performances similaires à celles des obligations d’entreprises indexées à l’inflation. L’objectif de performance du fonds se situe au dessus de l’indice général des prix de consommation de l’union européenne (HICP) sur une période de moyen à long terme. Il sera couvert du risque de change et pourra avoir une duration moyenne assez courte voire négative en phase de forte remontée de l’inflation. Principales caractéristiquesDénomination : EUROPEAN INFL LKD CORP BD EUR A NET ACCCode ISIN Part A: GB00B3VQKJ6Minimum de souscription: 1000 eurosDroit de souscription: 3,25%Frais de gestion annuel: 1%
Les statistiques du mois de novembre portant sur les encours et les performances des fonds de droit Français d’Europerformance-SIX Telekurs marquent un «retour en grâce» des monétaires. Sur le mois, leur encours progresse de 1,3 % avec des souscriptions nettes de 3,92 milliards d’euros. Avec une décollecte de 0,1 milliard, les fonds de trésorerie dynamique sont les seuls de la catégorie à voir leurs actifs sous gestion baisser (-3 %). Par ailleurs, les fonds obligataires ne sont plus à la fête. Quelle que soit leur nature, leurs encours se réduisent. De -3,4 % pour les fonds de la zone euro avec une décollecte de 1,27 milliard tandis que les fonds à haut rendement voient leur encours baisser de 1,3 % malgré une collecte nette de 0,02 milliard. Même constat pour les fonds investis en obligations internationales dont les actifs sous gestion baissent de 0,8 % tandis que la collecte est positive (0,06 milliard). L’effet marché explique cette situation. Les fonds de la zone euros ont perdu 1,51 % sur le mois et ceux investis sur des titres à haut rendement 2,36 %. Enfin les fonds à l’international ont aussi reculé de 0,83 %.Pour les fonds actions, la situation est plus mitigée. Sur la zone euro et la France, les baisses des encours sont nettes (-5,5 % et -4,9 % respectivement) tandis que pour les fonds investis sur l’Europe, le recul est plus limité (-0,3 %). Avec des décollectes de 0,73 milliard et 0,21 milliard pour les fonds actions de la zone euro et ceux investis sur la France, les raisons du fort recul sont à trouver du côté des performances. Les deux catégories perdent respectivement 4,91 % et 4,41 %. Pour les fonds européens, la baisse est plus faible (-1,09 %). A l’opposé, les fonds investis en actions internationales, sur le marché américain et d’Asie-Pacifique ont vu leurs encours progresser respectivement de 4,6 %, 5,3 % et 6,5 % avec des collectes positives de 0,53 milliard à l’international et de 0,21 milliard pour les fonds Asie Pacifique. En revanche, les fonds investis sur le marché américain ont subi une décollecte (-0,04 milliard d’euros). Pour ces trois catégories cependant, l’effet marché pour ces trois est positif : sur le mois, les fonds investis en actions internationales, sur le marché américain et d’Asie-Pacifique ont progressé respectivement de 3,89 %, 6,05 % et 4,90 %.
Dans un entretien aux Echos, Jean-François Bay, directeur général de l’agence de notation de fonds Morningstar, explique que, avec une création d’un ETF chaque jour dans le monde, il est devenu urgent d'éduquer les investisseurs sur les risques que peuvent présenter ces produits. «Cette industrie est typiquement une industrie de volumes, de taille et de technologie qui nécessite une grande maîtrise des risques et ne supporte pas la médiocrité», souligne Jean-François Bay.
«Pour les hedge funds, la directive Ucits est plus efficace d’un point de vue commercial que ce que propose la directive AIFM», a déclaré Alain Dubois, président de Lyxor Asset Management, au cours d’un atelier sur les Newcits organisé à l’occasion des Edhec-Risk Institutional Days 2010. Il n’empêche, la directive AIFM est bien plus adaptée aux stratégies alternatives que le cadre Ucits. En effet, Alain Dubois a rappelé que la directive OPCVM III ne permet pas le short selling physique, ni l’investissement dans les matières premières, ni le levier et qu’elle impose une liquidité de 2 semaines. Néanmoins, la structuration permet de contourner un certain nombre de ces restrictions. «Il n’y a rien qu’on ne puisse faire sans un haut niveau de structuration», indique Alain Dubois. Par exemple, pour les matières premières, si l’investissement en direct est interdit, il est possible de s’exposer aux sous-jacents via des indices.Tout cela a un coût. C’est d’ailleurs ce que montre une étude de Lyxor* publiée en septembre dernier qui a comparé des Newcits et des hedge funds traditionnels. Et ce différentiel varie en fonction des stratégies. Le plus fort écart de performance – en faveur des hedge funds - concerne les CTA. L’étude montre par ailleurs que les Newcits gérés par les sociétés de gestion alternative dégagent une performance supplémentaire que ceux de leurs homologues traditionnels. «Des résultats qui sont particulièrement significatifs pour l’arbitrage», selon Serge Darolles, l’un des auteurs de l’étude, qui s’exprimait également au cours de cet atelier. Au total, les Newcits ont pour principal intérêt d'être un formidable outil de vente, car ils peuvent être commercialisés partout, que ce soit en Europe ou en Asie. Une caractéristique intéressante pour les sociétés de gestion. Mais quid de l’investisseur ? Doit-il payer pour avoir une enveloppe commerciale meilleure, s’interroge Alain Dubois ? Ce dernier confie néanmoins que Lyxor envisage de créer des Newcits, mais «nous cherchons un moyen de le faire sans les coûts additionnels nécessaires pour la structuration». En outre, les Newcits sont vendus comme des produits régulés avec l’idée qu’ils devraient être sans risques, alors que ce n’est pas le cas. «Il peut y avoir une forme de misselling», estime Alain Dubois, qui cite notamment les risques de contrepartie liés à la structuration.