Les investisseurs perdent des millions de dollars chaque année en investissant dans des fonds qui répliquent fidèlement leur indice mais facturent des frais élevés pour faire de la gestion active, selon une étude universitaire publiée dans le Financial Analysts Journal et citée dans le Financial Times fund management. Ces fonds sous-performent leur indice sur 25 ans, dégageant une performance inférieure de près de 1,4 point à leur indice en moyenne chaque année. Martijn Cremers, auteur de l’étude et professeur de finance à l’Université de Notre Dame aux Etats-Unis, indique que l’étude a démontré que les investisseurs devraient se méfier des fonds onéreux avec une faible « part active ».
La MIF, mutuelle d’assurance vie sans intermédiaire, a décidé d’enrichir son contrat phare «Compte Epargne Libre Avenir» avec une gamme d’unités de compte. Le contrat de référence de la MIF devient «Compte Epargne Libre Avenir Multisupport». Le nouveau contrat d’assurance vie offre la possibilité d’investir à travers une sélection de 11 supports en unités de compte. Ceux-ci sont composés de fonds patrimoniaux ou flexibles, de fonds d’actions européennes et internationales, ainsi que de fonds obligataires et monétaires, provenant tous de sociétés de gestion françaises de référence comme Carmignac, La Financière de l’Echiquier, CPR AM...La MIF a par ailleurs annoncé une refonte de son site internet et propose désormais la souscription et signature en ligne de ses contrats.
Le gestionnaire d’actifs britannique Invesco Perpetual a nommé Matthew Perowne, membre de son équipe dédiée aux actions européennes, en qualité de co-gérant du fonds Invesco Perpetual European Smaller Companies dont les encours s’élèvent à 176,2 millions de livres, rapporte Investment Week. L’intéressé avait intégré Invesco en 2010 en qualité d’analyste stagiaire au sein de l’équipe actions européennes avant de prendre des responsabilités dans la gestion de fonds en 2014. Dans le cadre de la gestion du fonds Invesco Perpetual European Smaller Companies, Matthew Perowne travaillera aux côtés d’Adrian Bignell, gérant principal de ce véhicule. Le duo travaille déjà ensemble sur le fonds Invesco Perpetual European Opportunities depuis la nomination de Matthew Perowne comme co-gérant en décembre 2015.
Allianz Global Investors (AllianzGI) sollicite actuellement l’accord des investisseurs pour fusionner le fonds UK Unconstrained (11 millions de livres d’encours) au sein du fonds UK Opportunities (47 millions de livres d’encours), rapporte le site spécialisé Investment Week. Ces deux fonds actions britanniques sont gérés par Matthew Tillett, qui continuera d’assumer son rôle à l’issue de la fusion de deux produits. Le nouveau véhicule ainsi fusionné continuera d’investir dans tous les secteurs d’activité au Royaume-Uni ainsi qu’à l’international, précise le site d’information britannique.
Il aura fallu un an, pas plus. Les fonds Multiple-Opportunities, les deux stratégies phare de la société de gestion Flossbach von Storch, basée à Cologne, viennent de passer la barre des 15 milliards d’euros, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Les deux stratégies, qui affichaient un encours de 10 milliards d’euros il y a un an, ont ainsi enregistré une collecte nette de l’ordre de 5 milliards d’euros.Plus précisément, le fonds Flossbach von Storch SICAV - Multiple Opportunities affichait le 9 mars dernier des actifs sous gestion de 11,56 milliards d’euros tandis que l’autre version de la stratégie, le Flossbach von Storch - Multiple Opportunities II, ressortait à 3,47 milliards d’euros. Les deux fonds se distinguent par leur forme juridique, - l’un est un fonds d’investissement alternatif (FIA/IAF), l’autre, lancé en octobre 2013, un fonds OPCVM répondant aux exigences de la directive éponyme -, mais leur stratégie d’investissement est la même.Compte tenu de cette très forte croissance des encours gérés, Flossbach von Storch pourrait-il envisager de fermer, au moins provisoirement, les deux fonds. Il n’en est pas question pour l’instant, affirme-t-on chez Flossbach von Storch qui indique toutefois observer avec beaucoup d’attention les achats d’actions par les banques centrales, comme l’ont déjà fait la Banque nationale suisse ou la Banque du Japon. Tant que d’autres banques centrales ne font pas la même chose, la société de gestion n’envisage pas de restreindre l’accès à ses deux fonds vedette.
Le fournisseur d’ETF Source a annoncé, ce 13 mars, le lancement de son premier fonds européen Ucits axé uniquement sur les sociétés de technologie financière (« Fintech), baptisé Source KBW Nasdaq Fintech Ucits. « Le secteur de la Fintech connaît l’une des croissances les plus fortes du siècle, mais il était difficile de s’exposer à ce secteur jusqu’à présent », explique la société de gestion dans un communiqué. Ce nouvel ETF vise à suivre l’indice KBW Nasdaq Financial Technology qui rassemble les entreprises Fintech cotées en Bourse aux Etats-Unis. Cet indice contient actuellement 50 titres – des grands noms comme PayPal ou Visa aux nouveaux arrivants comme l’application de paiement en point de vente Square – avec des capitalisations boursières allant de moins de 1 milliard à plus de 150 milliards de dollars. « Les 50 entreprises sont pondérées de façon égale pour garantir que l’ensemble du secteur soit performant et qu’il ne soit pas dominé par les acteurs les plus importants », précise Source. Ce nouvel ETF est coté à la Bourse de Londres. Ses frais de gestion sont de 0,49%.
Pierre Andurand, l’un des traders spécialistes du pétrole les plus connus dans le monde, a subi une lourde perte en début d’année en raison de paris mal orientés sur le brut, rapporte le Wall Street Journal. Le gérant, qui pilote le fonds Andurand Commodities de 1,5 milliard de dollars, a perdu 8,5 %, ou environ 130 millions de dollars, sur les deux premiers mois de 2017, selon des chiffres envoyés aux investisseurs dont le WSJ a eu connaissance. Le trader, né en France et qui gère son fonds depuis des bureaux situés en face d’Harrods à Londres, a gagné 22 % l’an dernier. Mais comme de nombreux fonds, le sien a été trop positif sur le pétrole, prévoyant qu’il atteindrait 70 dollars le baril en début d’année. Ce lundi, le Brent était à 51,26 dollars le baril et le brut U.S. à 48,30 dollars.
Les hedge funds macro, qui gèrent environ 575 milliards de dollars d’actifs, ont réalisé des gains énormes dans le sillage de la victoire de Donald Trump aux élections américaines en novembre, rapporte le Wall Street Journal. Les gérants ont profité de la vigueur du dollar et de la hausse des rendements des bons du Trésor. Mais le billet vert et les rendements ont reculé depuis la mi-décembre, pénalisant la performance de nombre de ces fonds. Ainsi, Rubicon Fund Management, le fonds dirigé par le trader Paul Brewer, perd 9 % cette année. Le fonds avait réalisé des gains à deux chiffres dans les semaines suivant la victoire de Trump. Caxton Associates, qui gère environ 7,7 milliards de dollars d’actifs, abandonne 2,5 % depuis le début de l’année. Son fonds principal avait gagné 6,4 % l’an passé. Greenwich, le fonds de Tudor Investment Corp, a perdu 2 % pour son fonds Global sur les deux premiers mois de l’année. Chris Rokos, un ancien de Brevan Howard, a fini 2016 sur une hausse de 20 %. Mais il a perdu environ 1,5 % en janvier.
De passage à Paris, Frédéric Dupraz, co-gérant du fonds Pictet Security, a indiqué lors d’une conférence de presse que l’encours du fonds au 6 mars avait atteint 1,8 milliard d’euros, après une collecte 2016 de 390 millions d’euros et de 185 millions d’euros depuis le début de l’année 2017. «C’est un de nos fonds thématiques les plus importants en termes d’encours», s’est félicité Hervé Thiard, responsable de Pictet & Cie en France. Ce fonds a beaucoup intéressé la clientèle professionnelle, y compris les conseillers en gestion de patrimoine, qui sont "à la recherche des idées les plus innovantes et les plus disruptives», affirme Hervé Thiard qui assure que ce type de fonds est «de plus en plus intégré dans le coeur des portefeuilles et de moins en moins en périphérie». Un constat opéré malgré le fait que le thème de la sécurité a été moins porteur en 2016. La performance de 2016 en euro (part I) de Picte Security a été en effet de +3,39 % contre 10,73 % pour son indice de référence le MSCI World et de + 0,40 % en dollars contre 7,51 % pour le MSCI World dollars. Frédéric Dupraz, qui s’occupe du fonds depuis 2009, explique ainsi que «les trois premiers trimestres de 2016 ont été très bons jusqu'à l'élection de Donald Trump qui a provoqué une hausse des taux et un arbitrage des capitaux vers les valeurs financières et énergétiques. Les entreprises que nous avions dans le fonds ont été boudées». Mais il a assuré que l’année 2017 commençait «plus sereinement».
Axa Investment Managers (Axa IM) vient d’enrichir sa gamme de fonds obligataires à échéance avec le lancement du véhicule Axa IM Maturity 2023, peut-on lire sur le site de la société de gestion. Ce nouveau produit, géré par Yves Berger, est un compartiment d’un Irish Collective Asset Management Vehicle (ICAV) irlandais baptisé Axa IM World Access Vehicle. L’objectif du nouveau fonds est de générer un revenu en investissant principalement dans des titres de dettes d’entreprises « high yield » qui seront détenues jusqu’à maturité, soit le 29 septembre 2023, précise le gestionnaire d’actifs dans le document d’information clé du fonds. « L’objectif n’est pas garanti et le rendement potentiel peut être négativement impacté par un potentiel risque de défaut d’un ou plusieurs émetteurs en portefeuille », prévient Axa IM.Concrètement, le fonds investit dans un portefeuille diversifié d’obligations libellées en euro, en livre sterling, en franc suisse et en dollar américain. Il investira principalement dans des titres de dette émis par des entreprises domiciliées en Europe. Il peu aussi investir jusqu’à 30% de ses actifs nets dans des obligations émises par des entreprises non-européennes et dans des obligations d’Etats ou d’agences gouvernementales. Enfin, le fonds peut investir jusqu’à 10% de ses actifs nets dans des obligations convertibles.Ce fonds est disponible à la commercialisation en Belgique, en France et Espagne pour les clients particuliers et institutionnels. Il est également disponible en Italie mais exclusivement pour les investisseurs institutionnels.
Suite logique du recrutement il y a quelques mois de deux spécialistes des convertibles issus de Deutsche AM, Lupus alpha vient d’annoncer le lancement d’une stratégie dédiée à la classe d’actifs, Lupus alpha Global Convertible Bonds, la première proposée par la société de gestion. Les deux gérants de la stratégie, Marc-Alexander Kniess et Stefan Schauer, vont notamment s’intéresser aux émetteurs des petites et moyennes capitalisations.L’objectif de la stratégie est de battre l’indice de référence, le Thomson Reuters Global Focus Convertible Bonds Hedged (EUR) Index, avec une volatilité comprise dans une fourchette de 5% à 7% par an.
Pacific Investment Management Co (Pimco) va remplacer la totalité de l'équipe de gestion de l’ETF géré activement «Pimco Total Return Active ETF», rapporte Reuters citant un porte-parole de la société américaine. Ce qui a été dans le passé le plus gros ETF au monde géré activement et fondé par le célèbre Bill Gross, va donc voir une nouvelle équipe de trois gérant arriver. Scott A. Mather, Mark R. Kiesel, and Mihir P. Worah, les gérants actuels, seront remplacés par David Braun, Jerome Schneider et Daniel Hyman. Par ailleurs, l’ETF, qui pèse 2 milliards de dollars contre 5,2 milliards à son pic de 2013, sera rebaptisé en «Pimco Active Bond ETF»
Le gérant Bridgepoint, investisseur depuis vingt-cinq ans dans les PME européennes, travaille à la levée d’un fonds de 350 à 500 millions d’euros dédié aux entreprises fragiles, écrit Les Echos. Selon le journal, «c’est la première fois qu’un fonds institutionnel français compte ainsi investir de manière significative dans des sociétés fragiles, avec l’appui de la Banque publique d’investissement (BPI)». « Nous voulons soutenir toute cette frange de PME qui n’est ni en croissance suffisamment forte pour convaincre des fonds de LBO classiques, ni en difficultés suffisamment lourdes pour attirer des fonds de retournement », explique Benoît Bassi, la figure historique de Bridgepoint qui supervise l’initiative. La Banque publique d’investissement, qui travaille sur le sujet depuis 2015, va investir un ticket de 75 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Asset Management vient de lancer un fonds d’obligations d’entreprises sur les marchés émergents, baptisé Jupiter Global Emerging Markets Corporate Bond, rapporte Citywire Selector. La gestion de ce nouveau produit est confiée à Alejandro Arevalo, un gérant de fonds qui a rejoint la société de gestion en décembre 2016 en provenance de Pioneer Investments. Ce nouveau fonds, dont l’objectif est de générer un revenu à long terme et une croissance du capital, investira dans des obligations émises par des entreprises exposées directement au indirectement aux marchés émergents. Ce véhicule d’investissement est commercialisé en Autriche, en Belgique, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne, en Suède, en Suisse, à Singapour et au Royaume-Uni.
BlackRock lance un ETF exposé à des sociétés japonaises ayant de «très bonnes notes» sur les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). L’indice sous-jacent est le iShares MSCI Japan SRI UCITS ETF. Les sociétés sont évaluées sur la base des critères ESG les plus pertinents dans leur activité, et notées sur une échelle allant de AAA, la meilleure note, à CCC. Les sociétés ne sont inclues dans l’indice qu’avec une note de A ou davantage. L’ETF est chargé à 0,30%.
Eurizon Capital a collecté 30 millions d’euros sur ses plans individuels d’épargne (PIR) au cours de la première semaine de lancement, rapporte Bluerating. Cette nouvelle enveloppe favorise l’épargne à long terme et offre des avantages fiscaux. La société de gestion italienne a trois offres différentes en matière de PIR avec un poids actions de 20 %, 40 % ou 70 %.
Les sociétés de gestion aux Etats-Unis adoptent un véhicule peu connu qui peut être investi dans des obligations d’entreprises illiquides, rapporte le Financial Times. Ainsi, Pimco et Medley Management ont lancé des fonds crédit fermés « à intervalle » qui limitent les rachats des investisseurs à une date particulière chaque trimestre ou chaque mois. D’autres sociétés de gestion attendent le feu vert du régulateur pour le faire. Plus de 7 milliards de dollars ont été enregistrés ou approuvés pour la vente auprès de la Securities and Exchange Commission, dont des fonds de FS Investments, Griffin Capital et CION Ares. Jusqu’ici, les fonds à intervalle ciblaient l’immobilier, les obligations catastrophe, les loans… Les nouveaux fonds sont ciblés sur la dette des entreprises cotées et non cotées, dont des obligations qui changent rarement de main.
BrickVest, la plateforme en ligne d’investissement immobilier basée à Londres a annoncé, ce 7 mars, le lancement de son premier fonds d’investissement de dette d’immobilier commercial en partenariat avec la société Venn Partners, un gestionnaire d’actifs mobiliers et de titres adossés à des prêts. « Ce nouveau partenariat offre aux utilisateurs de BrickVest l’accès à des opportunités de prêts en direct sur le marché européen de l’immobilier commercial », indique la plateforme d’investissement. L’équipe dédiée à l’immobilier commercial de Venn Partners, dirigée par Paul House, ancien responsable de l’immobilier de Citigroup pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a généré plus de 1,5 milliards d’euros de prêts (« loans ») depuis le lancement de ses activités commerciales en janvier 2013.Il s’agit du tout premier produit de dette d’immobilier commercial disponible sur la plateforme BrickVest, « offant ainsi des solutions plus diversifiées à nos utilisateurs », indique-t-elle. Ce nouveau produit est uniquement accessible pour les très grandes institutions comme les fonds de pension et les compagnies d’assurance. Cette stratégie d’investissement se concentre sur des prêts dits « value-add » avec des maturités allant de six mois à cinq ans. Elle se concentre principalement sur les marchés d’immobilier commercial au Royaume-Uni et en Europe de l’Ouest.
Henderson Global Investors (Henderson) étoffe sa gamme de produits à performance absolue avec le lancement d’un fonds actions internationales « market neutral », baptisé Henderson Gartmore Global Equity Market Neutral. Domiciliée au Luxembourg, la sicav a pour objectif de générer des performances absolues positives et une faible volatilité, indépendamment du développement des marchés boursiers. La stratégie repose sur une sélection des « meilleures idées » d’investissement, combinant les meilleures idées « long/short » retenues par l’équipe d’investissement actions de Henderson. Selon les documents d’information accessibles sur le site de la société de gestion, le fonds a été lancé courant février 2017. Sa gestion a été confiée à Steve Johnstone qui a rejoint Henderson en 2011 lors de l’acquisition de Gartmore.
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, ce 6 mars, le « closing » final de son fonds Americas XII Fund doté de 13,9 milliards de dollars. Il s’agit du plus important fonds de private equity dédié à l’investissement en Amérique du Nord, note la société qui évoque des données du cabinet Preqin. Ce nouveau véhicule investira principalement aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. KKR et ses employés ont apporté près de 1,4 milliard de dollars à ce fonds. Ce véhiculecomptabilise également les investissements de fonds de pensions publics ou d’entreprises, de fonds souverains, de compagnies d’assurance, de fonds de dotations, de plateformes de banque privée, de family offices et de clients particuliers très fortunés (« high net worth individual investors »). La plateforme de private equity dédiée à l’Amérique du Nord investit dans les secteurs de l’énergie, des services financiers, de la santé, de l’industrie, des médias et de la communication, de la consommation et de la technologie.