Barings a annoncé ce 26 novembre le lancement de son premier PFM («private fund management»), un type de fonds de droit local qui permet aux gérants étrangers de les distribuer auprès d’investisseurs qualifiés. Dénommé «Barings China A-share Private Securities Investment Fund No.1", le fonds sera géré par Nathan Jiang et investira dans les actions chinoises. Il suivra la philosophie de gestion «GARP» (Growth-at-a-Reasonable-Price). Le géant britannique, qui gère plus de 335 milliards de dollars, est présent en Chine depuis août 2018. Il dispose de nombreuses licences de gestion, dont la WFOE («Wholly Foreign Owned Enterprise», une forme juridique permettant aux sociétés étrangères d’établir des filiales sans partenaire local), et celles relatives à la distribution de fonds étrangers auprès d’institutionnels chinois.
La Française a annoncé ce 26 novembre le lancement du fonds La Française Carbon Impact 2026, un fonds obligataire à échéance avec une stratégie bas carbone. Il vise à financer les acteurs économiques «ayant une réelle ambition quant à leur transition énergétique, avec un objectif de réduction de leurs émissions carbone afin de lutter contre le réchauffement climatique», a précisé la société dans un communiqué. Le fonds a pour objectif de générer, sur la période de placement recommandée de 7 ans, une performance nette de frais supérieure à celle des obligations à échéance 2026 émises par l’Etat français. Le fonds investira dans un portefeuille cible de 120 à 200 titres, dont les émetteurs seront filtrés préalablement selon des critères ESG via une méthodologie développée par Inflection Point by La Française, puis soumis à une deuxième étape d’intégration thématique qui allie une analyse carbone à l’analyse financière. Le fonds s’engage à avoir une moyenne pondérée des émissions de gaz à effet de serre du portefeuille par euro investi au moins 50% inférieure à celle d’un univers d’investissement comparable. La stratégie de gestion du fonds est discrétionnaire. La Française Carbon Impact 2026 peut investir jusqu’à 100% de son actif net dans des obligations émises par des entreprises du secteur privé et ou semi public (dont des Green Bonds) de maturité inférieure ou égale au 31 décembre 2026, notées investment grade (jusqu’à 100%) ou high yield (jusqu’à 70%). L’allocation géographique peut aller jusqu’à 100% dans des émetteurs de l’OCDE et jusqu’à 10% dans des émetteurs de pays hors OCDE.
Le luxembourgeois Middlegame Ventures vient de lever 150 millions d’euros pour un fonds d’investissement en early stage dédié aux fintech, a appris Paperjam. Il a notamment reçu des encours du Fonds européen d’investissement et du Luxembourg Future Fund, a remarqué le site spécialisé Tech.eu. Le fonds investira dans des fintech européennes ou américaines en phase précoce de développement, notamment des sociétés de la regtech, de l’identité digitale, des findata, des infrastructures liées aux cryptomonnaies, dans la banque, l’assurance, la gestion d’avoirs, des paiements et des marchés de capitaux. Le fonds a déjà investi dans la plateforme digitale Nivaura, la plateforme bancaire Railsbank, et la société de big data Gardenia Technologies.
L’agence de presse espagnole EuropaPress rapporte que la société de gestion parisienne Lazard Frères Gestion a enregistré un fonds high yield, Lazard Euro Corp High Yield,auprès du régulateur hispanique CNMV. Le fonds, lancé en septembre 2007, investit sur de la dette à haut rendementémisepar des Etats, des entreprises et des institutions financières, basés dans lazone OCDE à hauteur de 75% minimum de l’actif net, et dans les autres zones à hauteur de 25% maximum de l’actif net.
Franklin Templeton lance le Franklin Innovation Fund sur la thématique de l’innovation. Ce fonds de droit luxembourgeois sera investi principalement dans des sociétés qui se présentent comme des chefs de file en matière d’innovation, s’engagent dans des technologies pionnières, sont dotées d’une équipe dirigeante hors pair et bénéficient de nouvelles conditions favorables dans leur secteur d’activité du fait de l'évolution des dynamiques économiques mondiales, détaille un communiqué. Ce nouveau produit sera dirigé par Matthew J. Moberg, gérant qui fait partie du Franklin Equity Group et est basé en Californie. Il investira à l'échelle internationale dans des sociétés de tous secteurs économiques et toutes capitalisations boursières, mais le marché américain devrait représenter sa principale exposition géographique. Afin de sélectionner les investissements en actions, l'équipe d’investissement s’appuie sur un processus de recherche bottom-up axé sur les fondamentaux, l’objectif étant d’identifier des sociétés répondant à ses critères de croissance durable ainsi qu’un vaste univers d’investissement dont le moteur est l’innovation.
La société de gestion néerlandaise Actiam, spécialisée dans la gestion durable, a lancé le fonds Actiam (L) Sustainable Emerging Markets Debt Fund, un fonds de dette émergente durable. Ce fonds géré activement est investi dans des obligations gouvernementales et des obligations d’entreprises publiques dans les marchés émergents. Tous les investissements ont une note ESG. La note ESG du portefeuille sera toujours supérieure à la note ESG de l’indice. Le fonds vise aussi à dégager un rendement au moins égal à celui de l’indice. L’équipe de gestion se base sur la solidité fondamentale des économies (et non leur poids dans le marché). Plusieurs sujets socio-éthiques sont étudiés lors de l’analyse du risque pays et des opportunités de croissance économiques à long terme: les droits humains, la liberté politique, la bonne gouvernance et les armes controversées. Le fonds exclut les sociétés pétrolières et gazières. Le fonds est géré par Ruben Smit et Pim Burggraeve, qui font partie de l’équipe obligataire et multi-classes d’actifs.
Fox Gestion d’Actifs, qui va bientôt fusionner avec Flornoy & Associés, a annoncé ce 21 novembre le lancement d’un fonds dédié aux sociétés cotées dirigées exclusivement par une femme CEO. Ce fonds «Valeurs féminines globales» appliquera donc un filtre visant à ne choisir que les sociétés dirigées par des femmes, ce qui représente seulement 3% des titres au sein des 19 pays de l’OCDE couverts. L'équipe de gestion appliquera également des filtres environnementaux et sociaux, en sus de la gouvernance. Le nom de ce fonds ne manque pas de rappeler celui de «Valeurs Féminines» de la société CPG rachetée cet été par Fox Gestion. Mais une porte parole interrogée par NewsManagers que le process de gestion est totalement différent et que l’ex-"Valeurs Féminines» a été fusionné dans «Fox Sélection». La société de gestion s’est par ailleurs engagée à reverser 10% des revenus annuels du fonds aux organisations caritatives favorisant la parité dans le monde du travail. Parmi les associations sélectionnées se trouvent déjà International Women’s Forum France et Professional Women’s Network. Pour rappel, Groupe Premium, la maison-mère de Fox Gestion d’Actifs, a acquis Flornoy & Associés fin octobre. La fusion des deux sociétés de gestion devrait totaliser 1,2 milliard d’euros d’encours.
LaSalle Investment Management lance un fonds immobilier privé core à capital variable sur le Japon appelé LaSalle Japan Property Fund. Le fonds sera investi dans des actifs immobiliers core au Japon, essentiellement à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka, dans l’immobilier multirésidentiel, commercial, industriel et de bureau. Son objectif est d’attirer des investisseurs internationaux et d’atteindre 1,6milliard d’euros en trois ans et 2,4milliards d’euros d’ici cinq ans. Doté d’un capital initial de 505millions d’euros provenant d’investisseurs japonais et de prêts accordés par les principales institutions financières du pays, il dispose déjà d’un portefeuille composé de six actifs sélectionnés sur la base des critères DTU (Démographie, Technologie et Urbanisation) définis par les équipes Recherche et Stratégie de LaSalle, pour un prix d’acquisition de 870millions d’euros.
Les plans d’épargne individuels italiens (PIR) ont une fois de plus décollecté au troisième trimestre, et vu sortir 354 millions d’euros, rapporte Il Sole 24 Ore, citant Assogestioni. Les encours sont restés stables à 18,5 milliards d’euros. Bien que le gouvernement prépare une réforme des PIR, nombre d’investisseurs s’éloignent de ce secteur. L’encéphalogramme des PIR est plat depuis janvier. Aucun nouveau produit n’a vu le jour (leur nombre a même diminué, de 72 à 69) et aucun flux n’entre dans le secteur. Même les souscripteurs de ces produits n’y investissent plus. Pire, les clients de la première version des PIR (qui ne prévoyaient pas l’obligation d’investir 3,5 % dans le venture capital et l’AIM) sortent également de ces produits, renonçant à l’avantage fiscal qu’ils obtiendraient s’ils restaient cinq ans.
Crédit Agricole a lancé officiellement mercredi 20 novembre CA Indosuez Wealth Italy, faisant disparaître la marque Banca Leonardo acquise en 2018, rapporte Il Sole 24 Ore. Les actifs s’élèvent à plus de 6,4 milliards d’euros et l’objectif est de gérer 10 milliards d’euros d’ici à 2021. Indosuez Wealth Management se concentre sur la clientèle très fortunée (plus de 1 million d’euros de patrimoine), alors que Crédit Agricole Private Banking est dédié aux clients avec des actifs plus faibles. En tout, la clientèle privée du groupe Crédit Agricole en Italie représente 23 milliards d’encours sous gestion.
Goldman Sachs Asset Management a annoncé le 20 novembre avoir coté pour la première fois ses ETF sur Borsa Italiana. Cela fait suite au lancement de son activité ETF en Europe en septembre dernier. Les trois premiers ETF cotés en Italie sont les suivants: Goldman Sachs ActiveBeta® U.S. Large Cap Equity UCITS ETF, Goldman Sachs Access China Government Bond UCITS ETF et Goldman Sachs ActiveBeta® Emerging Markets Equity UCITS ETF. GSAM continuera à élargir son offre d’ETF européens dans les prochains mois. La société de gestion a commencé à proposer des ETF aux Etats-Unis en septembre 2014 et y compte désormais 19 ETF, avec des encours sous gestion supérieurs à 14 milliards de dollars.
Credit Suisse Asset Management va ouvrir aux souscriptions le nouveau Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2024 S-V le 2 décembre 2019. Ce fonds permettra aux investisseurs de s’exposer à un portefeuille diversifié et mondial d’obligations, composé d’obligations d’entreprises et quasi-souveraines libellées en dollars américains d’émetteurs d’Asie (hors Japon), de marchés émergents (non asiatiques) et de marchés développés, avec une notation moyenne BBB- (calcul linéaire). Il visera des distributions trimestrielles de 3% par an et arrivera à échéance le 30 septembre 2024.
Il existe plus de fonds gérés par des hommes prénommés David qu’il n’y a de gérantes au Royaume-Uni, selon des chiffres de Morningstar publiés le 19 novembre. Sur 1.496 fonds ouverts au Royaume-Uni, 108 sont pilotés par des gérants appelés David ou Dave, soit 7,2 % des fonds. Parallèlement, seulement 105 fonds ont une femme à leur tête. Ce constat ne fait que souligner le manque de diversité criant du secteur de la gestion de fonds. «Il est décevant de constater qu’il y a aussi peu de femmes gérantes dans notre secteur», commente Emma Morgan, gérante de Morningstar. Les données de Morningstar ne prennent en considération que les classes de parts et les unités d’accumulation les plus récentes de chaque fonds. 442 fonds ont de plus été exclus de la liste car le nom du gérant n’était pas connu. Morningstar n’a dénombré que 72 gérantes, pour 105 fonds. Par ailleurs, Morningstar a étudié la récurrence des prénoms dans la gestion de fonds. Si les David et les Dave sont les plus en vogue, James arrive deuxième avec 48 gérants qui portent ce prénom et 65 fonds gérés par ces personnes. Viennent ensuite Paul, Richard et Andrew. Il n’y a pas de prénom de femme dans le top 14. Kate et Johanna arrivent premiers pour les femmes, mais avec seulement six et cinq femmes qui le portent respectivement.
Swiss Life Asset Managers France et Cedrus & Partners ont annoncé ce 20 novembre avoir acquis en VEFA une résidence étudiants, pour le compte de leurOPPCI Immobilier Impact Investing. Il s’agit du premier investissement du véhicule, lancé en janvier dernier. Située au cœur du nouveau pôle de la Cité internationale de la gastronomie et du vin, cette résidence de 144 lots sera exploitée par Réside Etudes. La livraison de la résidence est prévue pour la rentrée universitaire 2021. L’immeuble bénéficiera d’une performance énergétique RT 2012-10%. La société de gestion a réalisé cette acquisition auprès d’Eiffage Immobilier Est.
La société de gestion d’actifs genevoise Notz Stucki a annoncé le lancement du fonds DGC Notz Stucki Kepler Cheuvreux European Selection pour enrichir sa gamme de stratégies « Long Only ». Le fonds investit dans une sélection des actions de sociétés d’Europe continentale, basée sur la recherche de Kepler Cheuvreux, société spécialisée dans la recherche et le courtage d’actions. Il s’agit du onzième compartiment de la Sicav luxembourgeoise Diversified Growth Company (DGC) de Notz Stucki. Le groupe a entamé une stratégie de diversification dans les fonds UCITS, qui dépassent désormais 1 milliard de francs suisses d’encours. Co-géré par Marie-Caroline Fonta et Pierre Mouton, le nouveau fonds investit dans un portefeuille d’environ 60 titres. Le processus de sélection se fonde sur l’approche « bottom-up » de Kepler Cheuvreux, qui retient parmi plus de 1.000 sociétés de toutes capitalisations, les meilleures convictions des 7 listes-pays retenues : France, Allemagne, Suisse, Benelux, Péninsule Ibérique, Italie et Scandinavie. Notz Stucki sélectionne ensuite les valeurs présentant selon elle les meilleures opportunités d’investissement. Le fonds est actuellement autorisé à la distribution auprès d’investisseurs qualifiés au Luxembourg et en Suisse et devrait prochainement être enregistré en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Notz Stucki, fondée en 1964, revendique 10 milliards de francs d’actifs sous gestion. Son activité historique est basée sur la gestion de fonds multi-gérant, mais elle lancé aussi la Sicav luxembourgeoise Diversified Growth Company qui compte une douzaine de stratégies différentes, gérées aussi bien en interne que via des partenariats avec des spécialistes externes. La société compte également des activités de ManCo au Luxembourg.
Idi Emerging Markets Partners a annoncé ce 19 novembre avoir finalisé le premier closing de son fonds idi EM IV. Au termes de cette première campagne, la collecte s'élève à 103 millions de dollars, en provenance d’investisseurs institutionnels et privés européens. La société espère atteindre 300 millions de dollars au total à l’issue de prochaines levées. Le fonds s’intéresse aux marchés du capital-développement dans les grandes zones émergentes (Asie, Afrique et Amérique latine). Son déploiement se fera à 50% via des investissements directs et à 50% via des investissements dans des fonds locaux. L’équipe d’investissement prévoit un déploiement sur 5 ans avec entre 12 et 15 investissements d’un ticket moyen de 20 millions de dollars. Idi EM IV investira dans des PME de croissance, sans recours à l’endettement. Il ciblera principalement les secteurs liés à la consommation des classes moyennes émergentes (produits de grande consommation, logistique, santé, éducation, services aux personnes, etc.), bénéficiant à la fois d’un effet démographique et de la convergence des modes de consommation. Parmi les investisseurs, on retrouve le family office de la famille Peugeot, FFP, ainsi que BNP Paribas Cardif, a précisé Julien Kinic, Managing Partner d’idi Emerging Markets dans un communiqué.
AllianzGI et la KfW («Kreditanstalt für Wiederaufbau»), la banque publique de développement allemande, ont annoncé ce 19 novembre la création conjointe d’un fonds de fonds dédié au capital-risque en Afrique. Le véhicule investira dans des fonds de private equity et de venture capital, avec pour objectif de financer environ 150 sociétés, de la start-up à l’entreprise de taille moyenne. La KfW espère également créer 25.000 emplois via ce fonds d’ici 2030. Le fonds de fonds est doté d’environ 170 millions d’euros d’encours. Le ministère allemand de la coopération économique et du développement est le principal financeur, avec 85 millions d’euros. Viennent ensuite Allianz, avec un apport compris entre 55 et 70 millions d’euros via ses filiales, et la KfW, avec 30 millions d’euros. Il sera géré par Martin Ewald d’AllianzGi, et est basé en Allemagne.