Le directeur général sortant du fonds norvégien et le nouveau sont empêtrés dans un scandale relatif à des dépenses qui soulève des questions sur le leadership du plus gros fonds souverain au monde, rapporte le Financial Times. Yngve Slyngstad, qui doit démissionner en septembre après avoir dirigé le fonds pétrolier pendant 12 ans, a reconnu ce week-end qu’il n’aurait pas dû accepter un vol charter pour rentrer d’un séminaire aux Etats-Unis payé par Nicolai Tangen, le milliardaire qui a été choisi le mois dernier pour devenir le nouveau patron du fonds norvégien. La banque centrale norvégienne, qui loge le gestionnaire du fonds, enquête pour savoir si Yngve Slyngstad a enfreint les règles éthiques, tandis que le conseil de surveillance pourrait organiser une réunion extraordinaire pour évaluer le processus de sélection de Nicolai Tangen. Yngve Slyngstad reconnaît qu’il aurait dû prendre les vols prévus payés par Norges Bank. Cette dernière avait payé le vol aux Etats-Unis puis un train pour la Pennsylvanie, mais Nicolai Tangen a réglé un vol charter pour retourner à Oslo à Yngve Slyngstad et d’autres, ainsi que l’hôtel et la nourriture. Le fonds a précisé que Yngve Slyngstad n’a pas été impliqué dans le processus de sélection du nouveau dirigeant.
BNP Paribas Asset Management adopte des indices prenant en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur deux ETF cotés sur Euronext. Il s’agit de l’ETF BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Infrastructure Equity UCITS ETF, qui permet de s’exposer à la performance de sociétés internationales du secteur des infrastructures ; et de l’ETF BNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series 5% Capped UCITS ETF, qui offre une exposition à la performance d‘entreprises européennes de petites capitalisations boursières. Ces changements d’indices sont effectifs à partir du 20 avril 2020. L’ETF BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Infrastructure Equity UCITS ETF devient le premier ETF sur le thème des infrastructures à intégrer des critères ESG, indique BNPP AM. Il reflète à la hausse comme à la baisse la performance d’un panier international de 100 sociétés cotées bénéficiant des meilleures notations ESG dans le secteur des infrastructures. Ces sociétés, d’une capitalisation boursière supérieure à 500 millions d’euros, sont sélectionnées selon des critères financiers et extra-financiers et classées en six thèmes : communication, énergie, transport, gestion des déchets, eau et infrastructures sociales. L’ETF BNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series 5% Capped UCITS ETF reflète à la hausse comme à la baisse la performance d’environ 200 sociétés de petite capitalisation boursière sélectionnées selon la méthodologie ISR de MSCI. Cet ETF reste éligible au PEA. Il devient aussi le premier ETF Small Cap à adopter une approche ESG, selon BNP Paribas AM.
La baisse soudaine des marchés actions et obligataires de début mars, accompagnée d’une hausse subite de la volatilité, aura fait beaucoup de mal aux différentes stratégies des hedge funds. Selon le rapport trimestriel de Preqin, la classe d’actifs a enregistré une performance de -8,96% sur le mois, soit pire qu’en septembre (-6,66%) ou octobre (-8,10%) 2008, lors de la crise consécutive à la chute de Lehman Brothers. Néanmoins, au regard des marchés actions traditionnels, cette contre-performance reste relative. Sur le trimestre, les hedge funds auront bien résisté, avec une baisse limitée à 10,46%, contre -20% pour l’indice S&P 500. L’ensemble des régions est affecté, mais les hedge funds européens s’en sortent le mieux avec une performance négative de 8,61%. Les hedge funds exposés à l’Amérique du Nord, l’Asie-Pacifique et les marchés émergents perdent eux entre 12,31% et 13,83%. Seules les stratégies CTA, qui utilisent uniquement des contrats dérivés, ont délivré des performances positives ce trimestre. Les stratégies CTA discrétionnaires ont fait +7,18% et les fonds quantitatifs +2,41%. A l’inverse, parmi les plus gros perdants, on retrouve les fonds long-short actions (-12,57%), les fonds activistes (-16,84%), et les stratégies «event driven» (-17,27%). Les stratégies global macro ont particulièrement bien résisté, avec une perte limitée à 1,99% sur ces trois mois. Les plus gros hedge funds, avec des encours supérieurs au milliard de dollars, ont été les plus solides, avec une baisse de 6,81%. A l’inverse, les boutiques de moins de 100 millions de dollars d’encours ont perdu en moyenne 11,42% sur le trimestre. Les fonds de taille moyenne ont subi des pertes comprises entre 10% et 11%. Les investisseurs recherchent des stratégies défensives Les nouvelles conditions boursières semblent désormais favorables aux stratégies moins sensibles aux variations de marché, selon les analyses de Preqin. Ainsi, 61% des investisseurs ont publié,au sein de son outil Preqin Pro, des mandats comprenant des fonds long-short. De même, les fonds global macro sont présents dans 40% des mandats, et les fonds market neutral dans 27%. Néanmoins, l’industrie ne devrait pas réaliser une importante collecte dans les douze prochains moins. La majorité des investisseurs (68%) envisage d’investir moins de 50 millions de dollars dans la classe d’actifs, contre seulement 9% qui désirent y placer plus de 300 millions de dollars. Le trimestre aura par ailleurs été peu propice aux lancements de hedge funds, note la société de conseil. Seuls 87 nouveaux fonds ont été introduits sur le marché, bien loin des 235 du premier trimestre 2019. Les nouveaux véhicules sont principalement des fonds exposés aux actions (32%), mais aussi des fonds multi-stratégies (15%).
La Financière de l’Echiquier (LFDE) va se porter au secours des clients de la société de gestion Karakoram. Selon un avis financier dont NewsManagers a pris connaissance, il est prévu une Assemblée générale de la Sicav Echiquier gérée par LFDE le 12 mai prochain. A l’ordre du jour : «lecture et approbation des rapports du Conseil d’administration et du commissaire aux comptes sur les projets de fusions-absorptions des FCP Koram K2, Karakoram Invest Patrimoine et Karakoram Annapurna par les compartiments Echiquier Arty et Echiquier Credit SRI Europe de la Sicav Echiquier». Autrement dit, LFDE prépare la fusion de ses fonds Echiquier Arty et Echiquier Credit SRI Europe avec des fonds commun de placement d’une société de gestion concurrente, baptisée Karakoram. Cette dernière, d’une taille limitée à un peu moins de 30 millions d’euros à la fin de l’année dernière, s'était faite connaître en décembre lorsqu’elle a décidé de fermer cinq de ses fondsà toute souscription ou rachat. La société n’avait pas pu faire face à des demandes de rachats de la part de ses clients qui faisaient suite à une absence prolongée du gérant. Ces fonds avaient la particularité d'être investis dans des très petites valeurs, pour la plupart cotées sur Euronext Growth, et dont les positions étaient trop importantes pour pouvoir être cédées au moment où des investisseurs ont voulu en sortir. Ces restrictions concernaient les fonds K2, Karakoram Annapurna, Karakoram Entrepreneur, Invest Patrimoine et le FIA Financière Capital Plus. A l'époque le gestionnaire avait dit «étudier toutes les solutions pour ramener de la liquidité sur les fonds». C’est finalement donc la solution d’un changement de société de gestion qui aura été adoptée. Interrogé par NewsManagers, Bertrand Merveille, directeur général délégué de LFDE confirme l’information et explique avoir appris «par hasard» l’an dernier la situation de cette société de gestion, qu’il ne connaissait quasiment pas et qui avait la particularité d’avoir un client commun important avec eux. «Notre seul intérêt dans cette opération est d’aider les investisseurs, qui sont pour certains des clients de La Financière de l’Echiquier, à sortir de cette situation de blocage», indique-t-il ajoutant qu’il ne s’agit pas du tout d’un rachat de la société de gestion ou d’une opération capitalistique. Le positionnement et la taille de Karakoram n’en faisaient pas une cible potentielle. Concrètement, une fois obtenue l’accord de l’Assemblée générale de LFDE et surtout de l’Autorité des marchés financiers (d’accord sur le principe mais dont certaines modalités restent encore soumises à son agrément), Karakoram devra mettre en place, sous sa responsabilité et avec l’aide de son dépositaire Caceis, des «sides pockets» où seront isolés les actifs illiquides. «La fusion prévue des fonds et la création à part du side pocket se feront en même temps. Concrètement, les fonds de LFDE ne récupéreront que des liquidités, équivalentes à des souscriptions, afin de ne pas léser nos actuels porteurs de parts. Les positions liquides gérées jusqu’alors par Karakoram seront toutes vendues. Du côté des actifs contenus dans le side pocket, nous en assurerons désormais la gestion. Ils seront vendus progressivement dans le temps au mieux de l’intérêt des porteurs», explique Bertrand Merveille. Là aussi, tous les titres ont vocation à être vendus, LFDE n'étant intéressée par aucune des entreprise dans lesquelles Karakoram était investie. Quant à Karakoram, bientôt vidée de ses fonds, son avenir parait compromis. Nul doute que l’AMF regarde de près les décisions d’investissement prises et sa gestion des risques...
Algebris Investments liquide son fonds Quant Arbitrage suite à une période prolongée de piètres performances en 2020, rapporte Financial News. La société de hedge funds de 12 milliards de dollars avait lancé ce fonds en mai 2019 pour profiter des pics de volatilité. Mais selon les données de Morningstar, le fonds de 26 millions d’euros perdait 48 % en 2020 au 14 avril. Une personne proche de la situation a indiqué à FN que le Quant Arbtirage était en train d’être liquidé. «C’était une expérience qui n’a pas fonctionné».
Le média Citywire Americas rapporte que le groupe financier suisse Pictet envisage de lancer davantage de fonds nourriciers pour les investisseurs brésiliens. Le responsable de Pictet pour le Brésil et le Portugal, Tiago Forte Vaz, estime que la baisse de0,5% des taux de la banque centrale brésilienne à 3,75% crée un environnement favorable aux investisseurs brésiliens qui vont prendre des positions à l’international ainsi qu’aux gestionnaires d’actifs. Tiago Fore Vaz, qui est basé à Madrid,a indiqué que ni l’ouverture d’un bureau au Brésil ni l’acquisition d’un gestionnaire localn'étaientd’actualité. Pictet se concentre pour le moment sur son partenariat de distribution noué en juillet 2019 avec BTG Pactual et la possible augmentation de son offre sur le marché brésilien.
Le gestionnaire d’actifs belge Degroof Petercam Asset Management (DPAM) va de nouveau accepter les souscriptions de nouveaux investisseurs dans son fonds DPAM Invest B Real Estate Europe Dividend, selon des documents consultés par NewsManagers. La réouverture des souscriptions aura lieu le 20 avril 2020. Cette décision, prise par le conseil d’administration de la Sicav DPAM Invest B, va ainsi mettre fin au soft close temporaire du fonds concerné qui était en place depuis le 29 novembre 2019. Le fonds DPAM INVEST B Real Estate Europe Dividend investit dans des instruments financiers immobiliers cotés (actions, dette, certificats, etc). Ses encours sous gestion s'élevaient à 369 millions d’euros fin mars.
Les fonds commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 98,3 milliards de couronnes suédoises, soit 9 milliards d’euros, en mars, alors que la pandémie du coronavirus faisait chuter les marchés.Il s’agit de la plus forte décollecte sur un mois et cela correspond à 2 % des encours totaux, souligne l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening qui publie ces statistiques. Les fonds actions ont particulièrement souffert, avec des sorties nettes de 80,2 milliards de couronnes, soit 7,4 milliards d’euros. Dans cette catégorie, les investisseurs ont effectué des retraits surtout sur les fonds d’actions suédoises (-22,3 milliards de couronnes), les fonds actions monde (-16,4 milliards) et les fonds actions nord-américaines (-11 milliards de couronnes). Aucune sous-catégorie n’enregistre des flux positifs. Les fonds diversifiés et obligataires ont aussi fait l’objet de forts retraits, à hauteur de 27,5 milliards de couronnes et 21,6 milliards de couronnes respectivement. Dans le domaine obligataire, ce sont les fonds d’obligations d’entreprises qui ont surtout été vendus par les investisseurs, avec des dégagements de 23 milliards de couronnes. Plusieurs fonds d’obligations d’entreprises suédoises ont d’ailleurs été suspendus en Suède pour des problèmes de liquidité du marché, avant d’être rouverts. Seuls les fonds monétaires tirent leur épingle du jeu, avec des souscriptions nettes de 31,6 milliards de couronnes suédoises, soit 2,9 milliards d’euros. Au final, au cours de ce mois chaotique, les encours des fonds suédois ont chuté de 585 milliards de couronnes suédoises, soit 53,7 milliards d’euros, pour revenir à 4.271 milliards de couronnes, ou 393 milliards d’euros.
Le gérant d’actifs américainOaktree Capital Management cherche à lever 15 milliards de dollars pour un fonds de dette Distressed, selon Reuters et Bloomberg. Les bouleversements provoqués par la pandémie de coronavirus ont fait plonger les valorisations des entreprises, permettant aux gros fonds de dette en difficulté de potentiellement acquérir des actifs à meilleur prix.
Rockefeller Capital Management, family office de la famille de milliardaires américainsRockefeller, s’attaque au marché français selon les informations de NewsManagers. Le groupedirigé par Greg Fleming a enregistré deux fonds domiciliés en Irlande auprès de l’AMF, qui a donné son aval pour leur commercialisation le 9 avril. Il s’agit defonds actions américaines pour le premieret internationales pour le second appliquant un filtre ESG. Tous deux sont gérés par Rockefeller Asset Management, branche de gestion d’actifs du groupe.
BlackRock a levé 5,1 milliards de dollars pour son fonds Global Energy & Power Infrastructure Fund III dédié aux infrastructures dans l’énergie. La société de gestion dépasse son objectif de 3,5 milliards de dollars et le plafond de 4,5 milliards. Il s’agit de la plus grosse levée de fonds dans l’alternatif réalisée par BlackRock. Le nouveau fonds a obtenu des engagements de la part d’une cinquantaine d’investisseurs institutionnels de différents pays. Plus de 70 % d’entre eux avaient investi dans le fonds précédent. Gepif III sera investi dans des trois secteurs principaux: l’énergie, incluant l’électricité produite par des sources renouvelables et le gaz naturel (l’énergie charbon est exclue), le transport et le stockage d’énergie, et les services publics.
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant58 milliards d’euros de de sorties nettes en mars, en pleine crise ducoronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformancepubliées ce mardi. La décollecte affecte principalement les fonds de trésorerieavec 47,4 milliards d’euros de retraits, suivis des fonds obligataires (-7,1 milliards), de performance absolue (-2,7 milliards) et diversifiés (-1,4 milliard). Les fonds actions font partie des rares catégories de véhicules à souscriptions positives, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets, dans un mois marqué par un krach boursier historique sur l’ensemble des places mondiales. Les fonds matières premières et alternatifs sont les grands gagnants en mars (respectivement 19 et 5 milliards d’euros de collecte). Les encours des 6.400 fonds français ont reculé de 13% le mois dernier, à 744 milliards d’euros, selon EuroPerformance. Pour les OPCVMalternatifs et immobiliers, les statistiques sont arrêtées à fin février et fin janvier.
La société de gestion Quantology Capital Management, co-fondée par Vincent Fourcaut et Julien Messias, s’apprête à lancer son troisième fonds, Quantology US Equity Growth, a indiqué Julien Messias, directeur général, à NewsManagers. Ce fonds, qui reposesur une approche quantitative systématique, aura pour objectif de surperformerle Nasdaq 100 Total Return en utilisant les publications de résultat comme source d’alpha.
Blackstone Groupa indiqué lundi qu’il investissait 2 milliards de dollars dansAlnylam Pharmaceuticalsvia un financement par emprunt et capitaux propres, donnant au groupe pharmaceutiqueles moyens de développer ses thérapies de séquençage du génome. Alnylam s’est spécialisé dans le développement de médicaments recourent à la technologie «RNA interference», récompensée par un prix Nobel, et avait accepté plus tôt ce mois-ci de développer des traitements pour le coronavirus avecVir Biotechnology. Blackstone a indiqué lundi qu’il aurait 50% des royalties des ventes mondiales du médicamentinclisiran traitant lecholesterol, actuellement en attente d’approbation par laFood and Drug Administration. (FDA).
La société de gestion Manulife IM, filiale de l’assureur canadien éponyme, vient de nommer un nouveau directeur de la recherche et de l’intégration ESG, Peter Mennie. Dans le même temps, Eric Nietsch est promu directeur de l'équipe de recherche ESG pour l’Asie. Le premier, qui travaille au sein de Manulife IM depuis près de vingt ans, est en poste à Londres. ll conserve parallèlement ses fonctions de directeur de la gestion des risques et de l’analyse quantitative. Il est rattaché à Christopher Conkey, directeur des marchés cotés. Il sera également épaulé dans la gestion des risques par Amirali Assef, qui devient son adjoint. Le second est basé à Singapour. Il a intégré la société l’année dernière, et a notamment travaillé chez S&P Ratings et Barclays.
Les hedge funds ont perdu 4,4 % en mars, alors que le MSCI Monde abandonnait 13,99 % sur le mois, selon les données d’Eurekahedge. Une telle «surperformance» des hedge funds n’avait plus été constatée depuis octobre 2008. Au premier trimestre, les encours des hedge funds ont décliné d’environ 110 milliards de dollars. Les pertes de marché se situent à environ 70 milliards de dollars, tandis que les rachats ont représenté 40 milliards de dollars.
Blackstone a annoncé avoir bouclé son sixième fonds immobilier opportuniste européen, Blackstone Real Estate Partners Europe VI, avec des engagements totalisant 9,8 milliards d’euros. Il s’agit du plus gros fonds immobilier en Europe, souligne un communiqué. En septembre 2019, BREP Europe VI s’est déjà engagé à acquérir le portefeuille d’actifs de bureaux et logistiques en Europe occidentale de Dream Global REIT.