Les fonds d’actions américaines n’avaient pas vu tel engouement depuis mars 2018. Sur la semaine du 10 au 16 septembre, la collecte nette s’est élevée à 23,7 milliards de dollars, après plusieurs semaines en dents de scie. Ce fort appétit pour le risque s’est conjugué à une baisse des investissements dans l’obligataire, à toujours plus de décollecte sur les fonds monétaires, et à un coup d’arrêt dans l’or, selon le rapport hebdomadaire «Flow Show» du BofA Global Research sur les flux mondiaux dans les fonds d’investissements. L’achat massif de parts de fonds actions US a nourri la collecte nette hebdomadaire de 26,3 milliards de dollars dans le monde. Elle s’est faite exclusivement sur les fonds indiciels cotés, qui ont agrégé 27,9 milliards de dollars de collecte, contre une décollecte de 1,5 milliard dans les fonds gérés activement. L’Europe et les marchés émergents ont décollecté, respectivement 0,2 et 2,5 milliards de dollars, contre une petite collecte au Japon, de 0,8 milliard. Aux Etats-Unis, l’ensemble des segments ont collecté, avec 13 milliards de dollars sur les fonds de grandes capitalisations, 4,7 milliards sur les petites capitalisations, 3,9 milliards sur les fonds croissance, et 1,7 milliard dans les fonds «value». Sans surprise, la tech continue de mener la danse, avec 2,2 milliards de dollars de collecte dans la semaine. La forte attractivité des fonds obligataires de ces derniers mois s’est évaporée, avec seulement 9,1 milliards de dollars de collecte nette. La moitié provient des fonds d’obligations d’entreprises de qualité, et 2,5 milliards de dollars des fonds d’obligations souveraines. Les fonds d’obligations d’entreprises risquées ont reçu un petit 0,1 milliard de dollars, et les fonds d’obligations émergentes 0,4 milliard. Côté actifs sans risque, les fonds monétaires ont encore rendu beaucoup d’argents à leurs porteurs de parts, avec -58,9 milliards de dollars pour cette semaine. Et sur ces six dernières semaines, ils auront décollecté de 184 milliards de dollars. Les fonds or ont, quant à eux, connu leur deuxième décollecte hebdomadaire en une demi-année, avec -0,4 milliard de dollars.
Le groupe de capital-investissement KKR a levé plus de 11 milliards de dollars pour le premier closing de son quatrième fonds axé sur l’Asie, a déclaré mercredi son directeur général basé à Pékin, Chris Sun, rapporte l’agence Reuters. KKR avait commencé la commercialisation de ce fonds vers la fin de l’année dernière, avant la pandémie COVID-19, en visant 12,5 milliards de dollars dans ce qui serait le plus grand fonds de capital-investissement de la région. Chris Sun, qui s’exprimait lors d’un forum en Chine, a déclaré que la Chine, deuxième économie mondiale, a été un marché important pour le fonds, ajoutant que le Japon, l’Inde et l’Asie du Sud-Est sont également ses marchés cibles.
Anima Alternative Sgr, la nouvelle société de gestion du groupe Anima spécialisée sur le non coté, a lancé son premier fonds, rapporte Bluerating. Il s’agit d’Anima Alternative 1, un fonds fermé de prêts directs réservé aux investisseurs institutionnels. Le premier closing du fonds est prévu d’ici à la fin de 2020, avec un objectif de collecte de 150 à 200 millions d’euros. Le fonds sera principalement investi dans de la dette (dette senior, unitranche, dette mezzanine…) et pour 20 % dans des actions (participations minoritaires). Le fonds a comme objectif d’investissement des entreprises italiennes de petite ou moyenne taille (jusqu’à 3.000 salariés).
La nouvelle équipe “global equity income” de RWC Partners va lancer un fonds “high conviction global equity income” au dernier trimestre de cette année. Cette équipe de quatre personnes, dirigée par Nick Clay, provient de Newton, une filiale de BNY Mellon. Le RWC Global Equity Income Fund aura un mandat similaire à celui du fonds BNY Mellon Global Income. Ce fonds a dégagé une surperformance nette de frais de 2,4 % par an sur les huit ans où il était piloté par Nick Clay, rappelle un communiqué. “L’équipe et le processus du nouveau fonds seront similaires à ceux qui ont permis à Nick Clay d’atteindre les 10 milliards de livres d’encours chez Newton”, souligne RWC Partners.
Le Medallion Fund, le véhicule destiné aux collaborateurs du hedge fundquantitatif Renaissance Technologies, a gagné 58% au premier semestre, a rapporté Les Echos. Un résultat qui contraste avec les fonds ouverts aux investisseurs. Sur les huit premiers mois, le fonds actions a, lui, perdu 12,7% et le fonds diversifié 22,7%. Un contraste qui met la pression sur James Simons, le mathématicien-fondateur du fonds, pour ouvrir le véhicule à ses clients. Celui-ci refuse pour l’instant de dépasser les 10 milliards de dollars d’encours, afin de protéger la performance.
Dans une interview accordée aux Echos, Thierry Deau, le fondateur de Meridiam, a dévoilé ses soutiens financiers dans le cadre de la potentielle reprise des activités eaux de Suez. Il explique ainsi que l’ accord avec Veolia prévoit la reprise de l’eau France de Suez avec une dette soutenable (équivalant à trois à cinq fois le résultat brut d’exploitation ou Ebitda) et compatible avec une notation « investment grade ».Meridiam prévoit de créer un véhicule dédié à l’acquisition, de droit français, géré et totalement contrôlé par Meridiam, qui regroupera des investisseurs «au profil adéquat» et dont le principal «sera certainement la CNP». Au total les capitaux français, notamment des mutuelles, représenteront 60 % à 70 %. Le reste sera européen. Meridiam s’est engagée à investir 800 millions d’euros sur cinq ans pour le développement de l’activité.
Banca March a annoncé le lancement de son premier fonds de fonds de capital-risque et compte investir entre 200 et 250 millions d’euros sur le segment. La banque espagnoleentend sélectionner 12 à 15 sociétés de gestion de capital-risque focalisées sur le financement des entreprises américaines non-cotées et des européennes excepté espagnoles. Le fonds de fonds d’une durée de vie estimée à 10 ans, sera investi sur le marché primaire au minimum à 65% des actifs nets du véhicule et vise une rentabilité maximale de 15%. Banca March a déjà repéré deux gestionnaires, l’un, pan-européen, orienté sur le marché des entreprises de moyenne taille dans le secteur industriel; l’autre, britannique, spécialisé sur la santé, rapporte le journal espagnol Cinco Dias.
Deux fonds de M&G Investments se sont vu attribuer le label « Towards Sustainability », un label belge d’investissement durable et socialement responsable. Ce label est délivré par la Central Labelling Agency (CLA), une association belge consacrée à renforcer l’approche qualitative de l'épargne et des investissements durables. Les deux fonds concernés sont le M&G (Lux) Positive Impact Fund, un fonds d’actions internationales de droit luxembourgeois, et le M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund, un fonds diversifié de droit luxembourgeois. « Il ne fait aucun doute que la crise induite par la pandémie a exacerbé les problèmes sociaux et environnementaux. Les institutions financières étant de plus en plus engagées dans la distribution de produits labellisés durables en France, nous sommes désormais fiers de proposer ces deux fonds à nos partenaires et clients afin de leur offrir des solutions d’investissement qui contribuent également à améliorer le monde dans lequel nous vivons. », commente Brice Anger, directeur général de M&G France
Le fonds français Meridiam, en lice pour reprendre l’activité Eau de Suez en France dans le cadre du projet d’OPA de Veolia sur son concurrent, s’estdit prêt samedi à un surcroît d’investissements de 800 millions d’euros pour développer cette branche, dans une interview au journal Ouest-France. Ces investissements s’additionneraient à ceux initialement envisagés par le groupe Suez. Le fonds spécialisé dans les infrastructures est impliqué dans le projet de Veolia de racheter son concurrent Suez: Meridiam reprendrait l’activité Eau pour éviter au leader mondial du traitement de l’eau et des déchets de se retrouver en situation de monopole. Cette branche compte 11.000 salariés.
Les investisseurs internationaux continuent de désinvestir leurs poches de précaution pour prendre du risque. Sur la semaine s’arrêtant au 9 septembre, la collecte globale des fonds d’investissement fut positive et de bon niveau, à l’exception des fonds monétaires, selon le rapport hebdomadaire «Flow Show» des chercheurs du BofA Global Research. Les fonds obligataires, qui enregistrent des flux positifs ininterrompus depuis près de six mois, ont reçu encore 12,8 milliards de dollars, à un niveau cependant légèrement en-dessous des dernières tendances. Tous les principaux segments ont recueilli de l’argent frais, mais principalement l’investment grade, avec +9,2 milliards de dollars. Le haut-rendement a lui reçu 0,03 milliard, l’obligataire souverain 0,8 milliard, et l’obligataire émergent 1,8 milliard. Sur les actions, les fonds indiciels cotés («ETF», exchange-traded funds) ont collecté 8,3 milliards de dollars, contre une décollecte de 4,8 milliards pour les fonds gérés de manière active. La classe ressort donc cette semaine avec une collecte globale positive de 3,5 milliards de dollars. Pourtant, les fonds américains ont décollecté de 3,2 milliards de dollars. Cette chute n’a pas été alimentée par la tech, malgré la baisse du Nasdaq, puisque les fonds technologiques ont enregistré +1,3 milliard de dollars. Sur les autres zones géographiques, l'émergent fut très dynamique avec +3,4 milliards de dollars de flux, quand l’Europe a enregistré +0,4 milliard, tandis que le Japon a affiché des sorties de 0,3 milliard. Sur les produits les plus sécurisés, la dynamique de collecte des fonds de métaux précieux a légèrement ralenti avec +0,7 milliard de dollars. Les fonds monétaires, qui ont collecté des centaines de milliards de dollars pendant la crise du Covid-19, continuent de rembourser des parts, à raison de 23,7 milliards de dollars pour cette semaine.
Columbia Threadneedle a annoncé mercredi qu’il allait lever la suspension de son fonds immobilier Threadneedle UK Property Authorised Investment Fund (Threadneedle PAIF) et du fonds nourricier Threadneedle UK Property Authorised Trust le 17 septembre 2020. Le fonds Threadneedle PAIF de 1 milliard de livres, investi dans des biens immobiliers commerciaux au Royaume-Uni, avait été gelé le 18 mars suite au déclenchement de la clause d’incertitude matérielle par l’évaluateur indépendant du fonds, CBRE. Cela signifiait que l’évaluateur était incapable de fournir un niveau approprié de certitude concernant la valorisation des actifs du fonds compte tenu du contexte de l’époque marqué par la crise du coronavirus. Plusieurs autres fonds d’immobilier au Royaume-Uni ont été gelés à la même période. La décision de Columbia Threadneedle intervient après que la Royal Institution of Chartered Surveyors a recommandé le 9 septembre «une levée générale» de l’incertitude d’évaluation matérielle sur la valorisation de tous les fonds immobiliers britanniques. St James’s Place a aussi mis fin au gel de ses fonds immobiliers. Cela concerne les fonds SJP Property Unit Trust, SJP Property Life et Property Pension funds, qui représentent 3,6 milliards de livres. Aberdeen Standard Investments a indiqué qu’il réévaluerait la situation le 30 septembre.
Nordea Asset Management (NAM) va fusionner le fonds Nordea 1 - European Value, représentant 487 millions d’euros d’encours, dans le Nordea 1 - European Stars Equity, de 133 millions d’euros. Une fois l’opération réalisée le 9 octobre 2020, le fonds conservera sa dénomination Nordea 1 - European Stars Equity. Les deux fonds sont investis dans des actions européennes, mais le premier a une approche «value», tandis que le second est géré avec un processus d’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. «La fusion reflète notre volonté d’être un leader en matière d’ESG et d’investissement durable. Notre ambition est d’offrir une gamme élargie de stratégies qui intègrent réellement l’ESG dans leur processus d’investissement», commente Eric Pedersen, responsable de l'équipe Investissement Responsable de NAM.
J.P. Morgan Asset Management (JPMAM) a obtenu le label public français « Investissement Socialement Responsable » (ISR) pour deux fonds actions : JPMorgan Funds - Emerging Markets Sustainable Equity Fund et le JPMorgan Funds - Europe Sustainable Equity Fund J.P. Morgan Asset Management est signataire des PRI des Nations Unies depuis 2007 et membre du groupe Climate Action 100+. Il revendique plus de 450 stratégies d’investissement intégrées ESG et activement gérées, représentant 2.000 milliards de dollars d’actifs (au 30 juin 2020).
L’assureur espagnol Mapfre et la société de gestion Abante se sont alliés au groupe australien Macquarie pour lancer un fonds d’infrastructures de 200 millions d’euros. Le fonds Mapfre Infraestructuras FCR permettra d’accéder aux principales stratégies d’investissement en infrastructures de Macquarie Infrastructure andReal Assets (Mira).Mapfre apportera 50 millions d’euros pour amorcer le fonds et tentera de convaincre d’autres institutionnels d’entrer dans le fonds. Les deux entités hispaniques collaboreront avec Mira pour la sélection des investissements et seront représentés au sein des comités de surveillance des fonds de Macquarie.
Une nouvelle société de hedge funds a vu le jour en Suède, rapporte Realtid.se. Derrière Antiloop Hedge se trouvent Anna Svahn, Martin Sandquist, Karl-Mikael Syding et Peter Dahlberg, des «stars» de la finance en Suède, selon le site suédois. «Nous nous concentrons, entre autres, sur les métaux précieux et les matières premières, une classe d’actifs dont nous pensons que le secteur financier a longtemps négligée», déclare Anna Svahn à Realtid. Antiloop Hedge a une orientation multi-stratégies avec sept stratégies basées sur différentes idées et thèmes. La société va démarrer avec plusieurs dizaines de millions de couronnes suédoises de fonds d’amorçage de Martin Sandquist et Peter Dahlberg.
Credit Suisse et Rockefeller Asset Management lancent le Credit Suisse Rockefeller Ocean Engagement Fund, un fonds actions dit à impact car il a pour objectif d’améliorer la santé des océans. Ce fonds, géré par Rockefeller Asset Management, vise à «lutter contre les forces qui détruisent les océans et présentent des risques pour notre environnement, notre santé et notre bien-être économique», décrit un communiqué. Après avoir identifié les menaces qui pèsent sur l’océan, le fonds cherchera des opportunités d’investissement dans des domaines clés de la protection des milieux marins. Des rapports d’impact annuels résumeront ses engagements et leurs répercussions sur les océans. Credit Suisse et Rockefeller Asset Management (RAM), en partenariat avec The Ocean Foundation, une organisation à but non lucratif qui se consacre à la protection des milieux marins dans le monde entier, s’efforceront de conseiller et de guider les entreprises du portefeuille dans l’amélioration de leurs pratiques néfastes pour les océans. «Les océans font partie des domaines les moins financés parmi les objectifs de développement durable des Nations Unies alors que plus d’un tiers des investisseurs institutionnels ont exprimé leur intérêt pour des placements dans l’économie bleue», a commenté Marisa Drew, chief sustainability officer et responsable mondiale Sustainability Strategy Advisory and Finance (SSAF) au Credit Suisse. Ce fonds sera lancé le 30 septembre 2020 avec une période de souscription de trois semaines commençant le 7 septembre 2020. Les parts seront émises en dollars américains, en euros, en francs suisses et en livres sterling. L'économie bleue intéresse de plus en plus d’investisseurs et de sociétés de gestion. Mirova a récemment bouclé un fonds sur ce thème, dans le non coté.
Arkéa Capital a annoncé ce 7 septembre avoir bouclé une première levée de fonds pour son véhicule Arkéa Capital 2. Le fonds professionnel de capital investissement aura attiré 60 millions d’euros en provenance d’entrepreneurs, de family office et de grands groupes régionaux parmi lesquels le groupe Arkéa, MACSF et Sofiouest (société d’investissement du Groupe Sipa Ouest-France). L’objectif final s'élève à 80 millions d’euros. Spécialisé dans le financement non-coté dans des PME et ETI françaises, Arkéa Capital 2 a la particularité d’être couplé au fonds de dotation PhiNOE. Chaque souscription au fonds Arkéa Capital 2 abonde ainsi la structure philanthropique, nouvellement créée, à hauteur de 5 % des montants souscrits. Arkéa Capital rétrocède également à PhiNOE 30 % des commissions de gestion perçues.
Alors que les commentateurs ont les yeux rivés sur les marchés actions, qui ont atteint des niveaux de valorisation stratosphériques sur de nombreux marchés de part le monde, les fonds obligataires continuent d’attirer de nombreux investisseurs internationaux. Pour la vingt-et-unième semaine consécutive, la catégorie obligataire a enregistré une collecte positive, selon des données du «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Et les chiffres hebdomadaires, qui sont arrêtés au 2 septembre, sont encore une fois de haute volée, avec 22 milliards de dollars collectés. Dans le détail de la collecte de fonds obligataires, on retrouve un fort appétit pour les véhicules de titres d’entreprises de bonne qualité («investment grade»), avec +16,6 milliards de dollars. La quasi-totalité de la classe d’actifs a collecté, avec notamment +1,1 milliard de dollars sur les titres d’entreprises risquées («high yield»), +3,2 milliards sur les obligations émergentes, et néanmoins une décollecte de 0,7 milliard sur les titres souverains. La collecte des fonds actions suit, elle, une trajectoire en dents de scie, avec cette semaine des retraits nets de 1,5 milliard, imputables à des prises de bénéfices sur les marchés américains (-3,9 milliards de collecte nette hebdomadaire). Les fonds indiciels cotés («ETF», exchange-traded funds) ont attiré 3,8 milliards de dollars, contre une décollecte agrégée de 5,3 milliards pour les fonds gérés activement. La plupart des zones géographiques ont souffert de retraits d’encours : -3,9 milliards aux Etats-Unis, -1,3 milliard sur les marchés émergents, -0,5 milliard pour le Japon. Seule l’Europe a enregistré un petit flux positif, de 0,3 milliard. De l’autre côté du spectre du risque, les fonds monétaires, qui ont été massivement privilégiés durant la crise du Covid du deuxième trimestre, continuent de décollecter, avec cette fois 43,8 milliards de dollars de parts retirées. Sur trois mois, la décollecte s'élève à 158 milliards de dollars, précisent les auteurs de l'étude. Les fonds de métaux précieux ont eux continué leur ascension stable et soutenue, avec +1,2 milliard de flux nets pour la semaine.