BNP Paribas Capital Partners a annoncé ce 24 septembre le closing du fonds de fonds Singularity I, à hauteur de 80 millions d’euros. Le véhicule suivra une stratégie de capital-investissement associée à un impact positif mesurable, articulée autour des Objectifs de développement durable (« ODD ») de l’ONU. Il se concentrera sur des tendances de croissance durable, notamment les évolutions démographiques, technologiques et les enjeux liés au changement climatique. Les gérants, Anne Sophie Kerfourn et Emmanuel Haumesser, investiront dans des fonds de capital-investissement traditionnels et à impact. Il s’agira principalement d’investissements primaires en fonds de buyout et de growth capital actifs sur le lower mid market européen. L'équipe pourra également effectuer des opérations secondaires en fonction des opportunités de marché. BNP Paribas Capital Partners compte commercialiser ce fonds de fonds auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices européens.
Après le départ de Sonia Fasolo et de Matthieu Détroyat de La Financière de l’Echiquier, c’est Adrien Bommelaer qui assure la relève. Ce gérant, arrivé en décembre 2017 au sein de la société française, a été nommé responsable des actions européennes ISR de croissance. Il prend en charge le fonds Echiquier Major SRI Growth Europe (751,3 millions d’euros) qu’il gérait avant avec le duo qui a quitté LFDE. Il a repris le fonds Echiquier Positive Impact Europe (269,1 millions d’euros) avec Luc Olivier. Ce fonds était auparavant géré par Sonia Fasolo. Il continue à gérer enfin le fonds Echiquier Alpha Major SRI (92,1 millions d’euros). LFDE souligne que Luc Olivier travaille à ses côtés, que l'équipe ISR a été renforcée avec deux analystes et que le service clients aussi avec l’arrivée d’une personne dédiée aux reportings ISR. Enfin, plusieurs recrutements vont être effectués prochainement. Sonia Fasolo et Matthieu Détroyat sont partis de LFDE pour rejoindre Eleva Capital, la société de gestion créée par Eric Bendahan.
Les variations de collecte sur les fonds actions américaines ont récemment pris une ampleur quasi-inégalée. Après une semaine à +23,7 milliards de dollars, ces fonds ont cette fois subi une décollecte de 25,8 milliards de dollars entre le 17 et le 23 septembre. Selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire du BofA Global Research sur les flux mondiaux dans les fonds d’investissements, il s’agit de la troisième plus importante décollecte de l’histoire sur les fonds actions US. Fait remarquable, les fonds en actions tech ont connu leur premier véritable coup d’arrêt depuis l’explosion des valeurs technologiques, avec une décollecte d’un milliard de dollars, qui n’a pas connu d'équivalent depuis 15 mois. Mais l’inquiétude ne se limite pas à ces catégories d’actifs. Sur l’obligataire, les fonds investment grade ont enregistré leur plus petite collecte du semestre, avec 3,2 milliards de dollars. Autre signe d’inflexion de la part des allocataires, les fonds d’obligations à haut rendement ont rendu 5,4 milliards de dollars de parts, soit le chiffre le plus important depuis le début de la crise du Covid-19 en mars. Le cash n’est pas non plus épargné, puisque les fonds monétaires ont aussi décollecté, de 6,9 milliards de dollars. Un montant qui s’avère cependant bien inférieur aux dernières statistiques. A l’inverse, l’or retrouve son attrait, avec un flux net de 1,4 milliard de dollars. Prise dans son ensemble, la classe des fonds actions a rendu 22,8 milliards de dollars. Outre les fonds US, dont seuls les contracycliques ont reçu des flux positifs, les fonds européens ont également cédé, avec -0,9 milliard. Les fonds Japon et pays émergents ont reçu des collectes quasi-nulles. Sur l’obligataire, qui a connu sa plus petite collecte sur six mois avec +1,3 milliard de dollars, les flux sont très faibles sur la majeure partie des sous-catégories, à l’exception du high yield et de l’investment grade, ainsi que du souverain (+1,7 milliard).
Le numéro deux mondial de la gestion, Vanguard, a annoncé ce 24 septembre le lancement d’un fonds indiciel coté obligataire composé de titres d’entreprises américaines avec des critères ESG d’exclusion. Le Vanguard ESG U.S. Corporate Bond ETF va tendre à répliquer l’indice Bloomberg Barclays MSCI U.S. Corporate SRI Select Index, avec des frais de 0,12% des encours investis. Les critères d’exclusion couvrent de nombreux domaines. Dans le secteur primaire, ils concernent les énergies fossiles et les OGM. Ils excluent également les sociétés liées aux «vices» comme la pornographie, la production de boissons alcoolisées, les jeux et le tabac, ainsi que les entreprises liées aux armes. L’indice exclut également les entreprises qui ne respectent pas certains critères de diversité managériale ainsi que celles impliquées dans certains types de controverses. Le véhicule sera géré par Josh Barrickman, un vétéran de la firme qui dirige aujourd’hui le pôle Vanguard Fixed Income Indexing Americas.
Le suédois Swedbank Robur a annoncé ce 24 septembre avoir aligné les stratégies d’investissement d’une gamme de fonds sur les objectifs écologiques des Accords de Paris. Les fonds de la gamme Access Edge devront désormais avoir une empreinte carbone inférieure d’au moins 50% à celle du marché en général, et les entreprises investies devront réduire leurs émissions en moyenne de 7% par an. Les stratégies couvrent l’univers des actions dans cinq zones géographiques : le monde (Global), la Suède, les Etats-Unis, le Japon et les marchés émergents.
Robeco a annoncé qu’elle allait exclure les investissements dans le charbon thermique, les sables bitumineux et le forage dans l’Arctique de tous ses fonds communs de placement, à l’exclusion des fonds et mandats dédiés aux clients, mais y compris les fonds sous-conseillés. La société de gestion néerlandaise prévoit de se désengager totalement des combustibles fossiles d’ici la fin du quatrième trimestre 2020. Concrètement, les entreprises dont les revenus proviennent de 25% ou plus du charbon thermique ou des sables bitumineux, ou de 10% ou plus du forage dans l’Arctique seront retirées des portefeuilles d’investissement. Robeco estime que le charbon thermique reste «de loin la source d'énergie la plus émettrice de carbone dans le mix énergétique mondial». Elle ajoute que «les sables bitumineux sont parmi les moyens de production de pétrole brut les plus intensifs en carbone, et le forage dans l’Arctique présente des risques plus élevés de déversements par rapport à l’exploration pétrolière et gazière conventionnelle. Il a également des impacts potentiellement irréversibles sur l'écosystème arctique sensible.» Au 30 juin 2020, Robeco gérait 155 milliards d’euros d’actifs dont 144 milliards d’euros intégraient des critères ESG.
Le Crédit Agricole a cessé de commercialiser les fonds de H2O Asset Management via Spirica, l’une de ses filiales d’assurance vie dédiée aux clients des conseillers en gestion et aux banques privées,rapporte le Financial Times. Une telle décision coupe l’accès à un réseau clé de distributeurs de la plus grande banque de détail de France. La filiale ne commercialisera plus aucun fonds de H2O AM auprès de nouveaux clients, mais permettra aux clients existants de procéder à des transactions. Cette décision intervient alors que H2O AM est en difficulté depuis plusieurs mois avec la contreperformance de plusieurs de ses fonds devenus illiquides et qui ont été gelés par le régulateur avant une ré-ouverture prévue pour mi-octobre.
Man GLG va lancer un fonds actions asiatiques (hors Japon) de convictions fortes pour son responsable des actions asiatiques, Andrew Swan, qui a rejoint la société en août en provenance de BlackRock, rapporte Investment Week. Le fonds, qui n’a pas encore de nom, sera lancé en octobre en tant qu’OEIC pour les investisseurs britanniques. Andrew Swan sera secondé par ses anciens collègues de BlackRock, Anand Agarwal et Alethea Leung, qui sont arrivés en septembre, ainsi que par Andrew Hill, qui a rejoint la société en septembre en provenance d’UniSuper.
M&G Real Estate a recruté Gabriele Inglese en tant que directeur associé de l’équipe Investment and Asset Management pour l’Italie, rapporte Bluerating. Il sera rattaché à Marc Reijnen, responsable Investment and Asset Management pour l’Europe continentale. Avant de rejoindre M&G, Gabriele Inglese travaillait pour Axa Investment Managers en tant que transaction manager. Il a aussi travaillé pour CBRE et Cushman & Wakefield.
Annoncé il y a plus d’un an, le véhicule qui devait ouvrir le portefeuille non-coté de la banque publique aux Français va voir le jour malgré la conjoncture.
Le régulateur des marchés financiers en Espagne CNMV a lancé une consultation publique sur la proposition d’un guide technique. Celui-ci portesur la désignation, par les sociétés de gestion et Sicav espagnoles, de personnes ou entités non enregistrées en Espagne ouqui ne seraient pas en conformité avec la loi localeen tant que conseillers de fonds d’investissement et de Sicav. La CNMV s’aperçoit en effet que cette pratique est de plus en plus utilisée par les sociétés de gestion et Sicav espagnoles. Le guide technique proposé à la consultation rappelle notammentles procédures visant à déceler et gérer tout conflit d’intérêtet l’obligation de vérifier que les conseillers nommés ont bien l’expérience ainsi que les connaissances et moyens techniques requis pour conseiller des fonds et des Sicav. La consultation se poursuivra jusqu’au 14 octobre. Le guide est disponible ici (en espagnol uniquement).
Chrystal Capital Partners, une société d’investissement basée à Londres, espère lancer le plus gros fonds cannabis d’Europe, rapporte le Financial Times. La société dédiée aux clients fortunés pense qu’une vague législative va doper la popularité de l’investissement dans le cannabis et ses rendements potentiels. La société compte d’abord lever 100 millions de dollars pour le Verdite Capital Fund, un fonds activement géré lancé lundi, avant de le faire croître à 200 millions de dollars. La stratégie de Chrystal va se concentrer sur la marijuana thérapeutique, les médicaments dérivés du cannabis et le CBD. Près de la moitié de ses actifs seront investis en Amérique du Nord et au moins 35 % en Europe. Aujourd’hui, l’Amérique du Nord domine l’investissement dans le cannabis, avec 12 des 14 ETF sur ce thème qui y sont cotés, selon ETFGI. Les rendements sont souvent mauvais.
Clartan Associés (anciennement Rouvier Associés) s’est allié avec Ethos Services pour lancer un fonds de petites et moyennes capitalisations durables. Le fonds Clartan Ethos ESG Europe Small & Mid Cap a pour vocation d’investir dans les petites et moyennes capitalisations européennes qui tiennent compte des aspects sociaux et environnementaux dans leur modèle d’affaires. Il est destiné aux investisseurs privés et institutionnels. L’univers de base se compose d’environ 500 sociétés européennes dont la capitalisation boursière est inférieure à 20 milliards d’euros. Une première sélection est réalisée par Ethos, spécialiste suisse des placements durables, sur la base de critères extra-financiers. Seules les sociétés qui adoptent les meilleures pratiques en termes de responsabilité sociale et environnementale mais aussi de bonne gouvernance (ESG) et dont les produits et services ont un impact positif sur l’environnement et la société dans son ensemble pourront intégrer le portefeuille. L’empreinte carbone et la stratégie climatique sont également prises en compte. Les sociétés actives dans certains secteurs sensibles ou qui sont sujettes à des controverses ESG importantes sont quant à elles automatiquement exclues de l’univers d’investissement. C’est le cas des sociétés qui réalisent plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans les secteurs de l’armement, du charbon, du nucléaire, des sables bitumineux, des gaz et pétrole de schiste, des OGM, du tabac, des jeux de hasard ou de la pornographie. En parallèle, Clartan applique son processus Quality & Value, d’une part en sélectionnant des sociétés aux avantages concurrentiels durables et défendables de manière à soutenir une rentabilité élevée sur le long terme ; d’autre part en investissant dans ces entreprises lorsque leur cours de Bourse présente une décote par rapport à l’estimation de leur valeur intrinsèque. Le portefeuille sera concentré autour de 25 à 40 sociétés. Ethos et Clartan s’engagent aussi à mener un dialogue actionnarial continu avec les entreprises afin de promouvoir les meilleures pratiques en matière de gouvernance d’entreprise et de responsabilité sociale et environnementales. Les droits de vote d’actionnaire seront également systématiquement exercés selon les lignes directrices d’Ethos.
La société de gestion britannique Ashmores’attaque au marché brésilien avectrois fonds nourriciers de stratégies actionset crédit marchés émergents existantes au format Ucits, rapporte Citywire Americas. Pour ce faire, Ashmore a passé un accord avec XP Investimentos qui assurera la distribution des fonds nourriciers auprès des institutionnels au Brésil.
DNCA Finance a annoncé ce 21 septembre l’arrivée de Nolwenn Le Roux comme gérante crédit au sein de l'équipe Eurose. Elle sera chargée de la gestion crédit et obligations high yield européennes au sein des fondsEurose, DNCA Invest Eurose, et Alterosa. Avant de rejoindre DNCA, Nolwenn a travaillé pendant neuf ans chez Natixis AM puis Ostrum Asset Management où elle dirigeait les équipes de gestion High Yield, Convertible et Total Return. Auparavant, elle fut gérante sénior High Yield chez Amundi de 2005 à 2010.
La gestion d’actifs se porte comme un charme dans l’Empire du Milieu. Les encours sous gestion des fonds retails ont progressé de 20,6% depuis le début de l’année, à 2.220 milliards d’euros (17,8 milliards de renminbi), selon des données de l’Asset Management Association of China (AMAC), relayées par Fund Selector Asia. A fin août, les fonds monétaires représentent toujours la majorité des placements des particuliers dans les fonds communs, avec l'équivalent de 920 milliards d’euros. Mais, tout comme les fonds obligataires (350 milliards d’euros), leurs encours ont peu évolué en huit mois. La croissance a été uniquement alimentée par les fonds multi-classes d’actifs (+83%, à 430 milliards d’euros) et les fonds actions (+38,5%, à 220 milliards d’euros).
La société de gestion Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé la signature d’un partenariat de distribution avec le tierce-partie marketeur uruguayen Aiva pour la distribution d’une partie deses fonds auprès des intermédiaires financiers d’Uruguay, Argentine et au Paraguay. AllianzGI avait fait part de ses projets d’expansion sur le marché latino-américain en février dernier. La filiale de gestion d’Allianz ydispose également d’un accord de distribution avec le TPM chilien Credicorp Capital depuis 2012. Quant au TPM uruguayen Aiva, il assure la distribution d’autres sociétés de gestion basées en Europe telles que Jupiter.
Les fonds d’actions américaines n’avaient pas vu tel engouement depuis mars 2018. Sur la semaine du 10 au 16 septembre, la collecte nette s’est élevée à 23,7 milliards de dollars, après plusieurs semaines en dents de scie. Ce fort appétit pour le risque s’est conjugué à une baisse des investissements dans l’obligataire, à toujours plus de décollecte sur les fonds monétaires, et à un coup d’arrêt dans l’or, selon le rapport hebdomadaire «Flow Show» du BofA Global Research sur les flux mondiaux dans les fonds d’investissements. L’achat massif de parts de fonds actions US a nourri la collecte nette hebdomadaire de 26,3 milliards de dollars dans le monde. Elle s’est faite exclusivement sur les fonds indiciels cotés, qui ont agrégé 27,9 milliards de dollars de collecte, contre une décollecte de 1,5 milliard dans les fonds gérés activement. L’Europe et les marchés émergents ont décollecté, respectivement 0,2 et 2,5 milliards de dollars, contre une petite collecte au Japon, de 0,8 milliard. Aux Etats-Unis, l’ensemble des segments ont collecté, avec 13 milliards de dollars sur les fonds de grandes capitalisations, 4,7 milliards sur les petites capitalisations, 3,9 milliards sur les fonds croissance, et 1,7 milliard dans les fonds «value». Sans surprise, la tech continue de mener la danse, avec 2,2 milliards de dollars de collecte dans la semaine. La forte attractivité des fonds obligataires de ces derniers mois s’est évaporée, avec seulement 9,1 milliards de dollars de collecte nette. La moitié provient des fonds d’obligations d’entreprises de qualité, et 2,5 milliards de dollars des fonds d’obligations souveraines. Les fonds d’obligations d’entreprises risquées ont reçu un petit 0,1 milliard de dollars, et les fonds d’obligations émergentes 0,4 milliard. Côté actifs sans risque, les fonds monétaires ont encore rendu beaucoup d’argents à leurs porteurs de parts, avec -58,9 milliards de dollars pour cette semaine. Et sur ces six dernières semaines, ils auront décollecté de 184 milliards de dollars. Les fonds or ont, quant à eux, connu leur deuxième décollecte hebdomadaire en une demi-année, avec -0,4 milliard de dollars.
Le groupe de capital-investissement KKR a levé plus de 11 milliards de dollars pour le premier closing de son quatrième fonds axé sur l’Asie, a déclaré mercredi son directeur général basé à Pékin, Chris Sun, rapporte l’agence Reuters. KKR avait commencé la commercialisation de ce fonds vers la fin de l’année dernière, avant la pandémie COVID-19, en visant 12,5 milliards de dollars dans ce qui serait le plus grand fonds de capital-investissement de la région. Chris Sun, qui s’exprimait lors d’un forum en Chine, a déclaré que la Chine, deuxième économie mondiale, a été un marché important pour le fonds, ajoutant que le Japon, l’Inde et l’Asie du Sud-Est sont également ses marchés cibles.
Anima Alternative Sgr, la nouvelle société de gestion du groupe Anima spécialisée sur le non coté, a lancé son premier fonds, rapporte Bluerating. Il s’agit d’Anima Alternative 1, un fonds fermé de prêts directs réservé aux investisseurs institutionnels. Le premier closing du fonds est prévu d’ici à la fin de 2020, avec un objectif de collecte de 150 à 200 millions d’euros. Le fonds sera principalement investi dans de la dette (dette senior, unitranche, dette mezzanine…) et pour 20 % dans des actions (participations minoritaires). Le fonds a comme objectif d’investissement des entreprises italiennes de petite ou moyenne taille (jusqu’à 3.000 salariés).