Lyxor Asset Management annonce aujourd’hui la publication de la température de plus de 150 de ses ETF. «Cette publication marque une étape importante de notre démarche d’apporter aux investisseurs l’information nécessaire pour évaluer l’impact de leurs portefeuilles sur le réchauffement climatique et, le cas échéant, de les aider à les aligner avec les objectifs de l’Accord de Paris», explique Lyxor dans un communiqué. L’Accord de Paris vise à contenir, d’ici 2100, l’élévation des températures nettement en-dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5 degré. Les températures pour le reste de la gamme seront communiquées ultérieurement. La filiale de la société de gestion précise que sa démarche «est en constante évolution». Elle travaille pour l’aider avec S&P Global Trucost – qui fournit les intensités carbone passées des émetteurs, ainsi que des projections de leurs futures intensités carbone – et se base sur deux méthodologies. Celle de Sectoral Decarbonisation Approach (SDA), développée par la Science Based Targets Initiative pour les secteurs fortement émetteurs de gaz à effet de serre (production d’électricité, production d’acier, aviation, etc.), et celle de Greenhouse gas Emissions per unit of Value Added (GEVA) pour les autres secteurs. «L’association de ces approches SDA et GEVA permet d’évaluer l’alignement avec l’Accord de Paris d’entreprises dans tous types de secteurs», assure Lyxor. Pour voir le résultat des indications de température des fonds, cliquez ici.
La société de gestion britannique Aurum Fund Managementa trouvé un accord avec le tierce-partie marketer madrilène BrightGate Capital pour distribuer sa stratégie Aurum Alpha Fund dans la péninsule ibérique, selon un communiqué. Cette stratégieconsiste en une sélection diversifiéede gérants de hedge funds. La firme, fondée en 1994, gère 3,2 milliards de dollars d’actifs.
Des millions d’investisseurs individuels en Chine ont retiré plus de 3 milliards de dollars de cinq fonds qui se targuaient d’offrir un accès à l’introduction en Bourse d’Ant Group, ce qui a drastiquement rétréci les encours de ces fonds deux mois seulement après la suspension de la mise en Bourse du géant chinois, rapporte le Wall Street Journal. Ces cinq fonds, gérés par certaines des plus grandes sociétés de gestion du pays, ont levé l’équivalent de 9 milliards de dollars auprès de plus de 10 millions d’investisseurs à l’automne dernier. Nombre d’entre eux ont acquis les fonds via Alipay, l’application populaire de services de paiement détenue par Ant. La société avait passé un accord pour allouer une partie de son introduction en Bourse aux fonds. Les investisseurs des cinq fonds avaient accepté de bloquer leur argent pendant 18 mois. Après le report de l’introduction en Bourse, les sociétés de gestion ont accepté de laisser les investisseurs récupérer leur argent entre le 23 novembre et le 22 décembre sans frais, après les protestations des clients. Les sociétés de gestion concernées incluent deux des plus grandes sociétés de gestion de Chine, E Fund Management Co. et China Asset Management Co., ou ChinaAMC. Les trois autres fonds sont gérés par China Universal Asset Management, Penghua Fund Management Co. et Zhong Ou Asset Management Co.
Les encours des hedge funds ont augmenté de 290 milliards de dollars au dernier trimestre 2020 pour atteindre 3.600 milliards de dollars fin 2020. Cela représente la plus forte croissance de l’histoire du secteur, selon Hedge Fund Research. La collecte nette sur le dernier trimestre 2020 a totalisé 3 milliards de dollars, ce qui porte le montant total de la collecte à 16 milliards de dollars au second semestre de l’année dernière. Cela ne suffit pas à compenser les rachats nets de 45,5 milliards de dollars enregistrés au premier semestre. Au total, sur l’année 2020, si l’on reprend les chiffres de HFR depuis janvier, le secteur voit sortir près de 30 milliards de dollars. La stratégie “equity hedge” a dominé la croissance des actifs au quatrième trimestre 2020, avec 212 milliards de dollars. Elle atteint ainsi un encours de 1.100 milliards de dollars et devient la première stratégie à dépasser le seuil de 1.000 milliards de dollars. Les investisseurs ont alloué 1,7 milliard de dollars de capitaux à cette stratégie sur les trois derniers mois de l’an dernier. Les capitaux investis dans la stratégie “event driven” ont aussi augmenté au dernier trimestre 2020, les investisseurs y allouant 2,94 milliards de dollars. Les actifs ont bondi de 106,5 milliards de dollars pour finir l’année à 961 milliards, dépassant la stratégie “relative value arbitrage” comme deuxième stratégie en termes d’actifs. HFR note que les flux des investisseurs ont profité aux sociétés les plus grandes, celles gérant plus de 5 milliards de dollars recevant un montant estimé à 4,8 milliards de dollars sur le trimestre. Les sociétés de taille moyenne (1-5 milliards de dollars) ont enregistré une petite décollecte de 436 millions de dollars, tandis que celles de moins de 1 milliard ont vu sortir 1,3 milliard.
Le règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) entrera en vigueur le 10 mars 2021. Il va planter le décor pour les prochaines régulations « vertes » européennes.
Les fonds de Crédit Mutuel Asset Management changent de préfixe afin de renforcer la lisibilité de la marque. Ainsi, CM-CIC devient CM-AM. Par exemple, le fonds CM-CIC Europe Growth s’appellera désormais CM-AM Europe Growth. À partir du 25 janvier, l’intégralité de la gamme de fonds de Crédit Mutuel Asset Management aura changé de dénomination. Les autres caractéristiques des fonds restent inchangées. Les Organismes de Placement Collectifs (OPC) sans préfixe « CM-CIC » conservent leur dénomination.
Primonial REIM a annoncé ce 19 janvier avoir obtenu le Label ISR Immobilier pour sa SCPI Primopierre et son nouveau fonds OPCI PREIM ISR. La SCPI (société civile de placement immobilier), créée en 2008, est investie dansl’immobilier d’entreprise. Elle dispose d’une capitalisation de plus de 3 milliards d’euros, 75 actifs pour 620.000m² gérés. Elle suit une approche «best in progress», qui comprend notamment une notation extra-financière de tous les actifs sur la base d’une grille de notation comprenant 90 indicateurs regroupés en sept thématiques, la mise en œuvre de plans d’amélioration, et un dialogue permanent avec l’ensemble des parties prenantes. L’OPCI (organisme de placement collectif en immobilier) a lui été lancé ce 12 janvier. Il comprend uniquement des sous-jacents ISR. Sa poche immobilière développe une approche «best in class» qui consiste à sélectionner des actifs immobiliers ayant obtenu une note extra-financière au-delà d’un certain seuil. La poche financière contient, elle, uniquement des fonds labellisés ISR auxquels s’ajoute une due diligence ESG développée par La Financière de l’Échiquier, délégataire et filiale de Primonial pour cette poche et qui permet de produire pour chaque valeur un «score de maturité ISR».
Un fonds commun de placement chinois a attiré des souscriptions record de 37 milliards de dollars d’investisseurs le premier jour de son ouverture au public, ont rapporté les médias d'État chinois, selon l’agence Reuters. E Fund Management Co a lancé ce fonds lundi et a enregistré 237 milliards de yuans (36,6 milliards de dollars) de souscriptions, soit près de 16 fois son plafond de 15 milliards de yuans. La demande met notamment en évidence le potentiel de croissance du secteur chinois des fonds communs de placement, qui représente environ 3 000 milliards de dollars et qui a été entièrement ouvert aux investisseurs étrangers l’année dernière. «Les gestionnaires de fonds mondiaux doivent savoir à quel point c’est une opportunité importante», a déclaré Peter Alexander, directeur général de la société de conseil en fonds Z-Ben Advisors, qui prévoit que le marché chinois des fonds communs de placement triplera en dix ans. Le nouveau produit d’E Fund permettra de placer 60 à 95 % des actifs en actions. Le fonds peut également investir jusqu'à la moitié de son portefeuille d’actions dans des actions de Hong Kong.
Alaska Permanent Fund Corporation (APFC), le fonds souverain de l’Etat de l’Alaska, soumet à ses administrateurs une modification de la liste des actifs dans lesquels il peut investir. L’investisseur souhaite pouvoir inclure davantage d’immobilier dans le portefeuille, en accord avec la règle de «l’investisseur prudent». APFC, qui dispose de 65,3 milliards de dollars sous gestion, veut élargir le spectre de ses investissements pour y ajouter de la dette privée et du capital d’actifs immobiliers générateurs de rendement, de la promotion et de la construction immobilière et de l’investissement en capital dans des entreprises immobilières. Plus de détails sur la proposition de modification ici.
Jupiter Asset Management a signé un accord de distribution avec la banque italienne en ligne FinecoBank. Cela permettra aux clients de Fineco en Italie mais aussi au Royaume-Uni d’accéder à l’ensemble des stratégies d’investissement de la société de gestion britannique. L’accord constitue une étape supplémentaire pour le développement de Jupiter en Italie. Le gestionnaire britannique détient une filiale italienne depuis 2016, composée de six personnes.
L’association AGIPI, spécialisée dans l’épargne, la retraite, l’assurance emprunteur, la prévoyance et la santé, a annoncé que son unité de compte (UC) Agipi Monde Durable est devenue l’une des premières UC carbone compensée du marché français. Créée en septembre 2007, l’UC Agipi Monde Durable est gérée par BNP Paribas Asset Management. Le fonds investit selon une approche ISR (Investissement Socialement Responsable) labellisée, dans des actions internationales. Dans le cadre de sa gestion, BNP Paribas Asset Management compense l’empreinte carbone du fonds en finançant le projet de reforestation « Kasigau Corridor REDD + » au sud-ouest du Kenya, géré par la compagnie WildLife Works. Ce projet a pour objectif de protéger plus de 250.000 hectares de forêts kényanes très menacées en sécurisant l’ensemble du couloir de migration entre les parcs nationaux de Tsavo Est et de Tsavo West. La compensation carbone est effectuée grâce à l’utilisation de « Verified Emission Reduction » (« VER », ou certificats de réduction des émissions vérifiés). La société de gestion évalue périodiquement l’empreinte carbone des sociétés sélectionnées dans le fonds et détermine le nombre de VER nécessaires pour compenser l’empreinte carbone du fonds. Agipi précise que la compensation de l’empreinte de l’UC Agipi Monde Durable peut-être considérée comme partielle dans la mesure où la société de gestion ne prend pas en compte le scope 3 (qui concerne les émissions indirectes dues à l’usage des produits vendus) dans le cadre du calcul des émissions de carbone et où en cas de hausse du coût de la compensation, le montant maximal de 0,2% pourrait être atteint avant de compenser l’intégralité de l’empreinte carbone du portefeuille. Enfin, la compensation carbone sera plafonnée annuellement à 0,2% de l’actif net du fonds.
A l’occasion de l’European Space Conference à Bruxelles, le Fonds européen d’investissement et la Commission européenne ont annoncé des investissements conjoints dans deux fonds consacrés à la technologie spatiale: Orbital Ventures et Primo Space, dans le cadre du projet européen InnovFin Space Equity Pilot. Un nouvel investissement est attendu d’ici la fin du premier trimestre, il marquera le déploiement total des 100 millions d’euros du programme. Ces investissements sont soutenus par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI). Le luxembourgeois Orbital Ventures est un fonds de capital risque qui se consacre au financement de technologies spatiales, parmi lesquelles les flux «descendants» (communications, la cryptographie, le stockage de données et leur traitement, la géolocalisation et l’observation terrestre) et «montants» (matériel spatial, matériaux, électronique, robotique, fusées et satellites). L’italien Primo Space se consacre aussi en capital investissement «early stage» aux transferts de technologie dans le domaine spatial européen.
La nouvelle classe d'actions de long terme, pour soutenir le financement de l'économie, a fait peu recette auprès des assureurs. L'Eiopa propose de desserrer les règles.
Le club de football italien Inter Milan est entré en négociations pour se vendre à des sociétés de private equity, dont BC Partners et EQT, rapporte le Financial Times. Suning Holdings, le conglomérat chinois qui détient une participation majoritaire dans le club italien, a entamé des discussions avec différents acteurs pour vendre tout ou partie de ses parts dans l’équipe de Serie A, selon différentes sources. Les propriétaires valorisent le club jusqu’à 900 millions d’euros. Le groupe chinois a recruté Goldman Sachs pour le conseiller. Les sociétés intéressées incluent EQT et Arctos Sports Partners, mais les négociations les plus avancées seraient cellesavec BC Partners.
BNY Mellon Investment Management lance une gamme d’investissements thématiques appelée « Future », composée de trois stratégies : Future Earth, Future Food et Future Life. Ces stratégies gérées activement visent à générer des rendements en investissant sur des actions appelées à bénéficier de la dynamique associée au changement climatique, à la révolution de la production alimentaire et à la demande accrue liée au vieillissement de la population. Les stratégies sont gérées par Newton Investment Management, une société d’investissement de BNY Mellon Investment Management, qui adopte une approche d’investissement thématique depuis sa création en 1978. Plus précisément, la stratégie BNY Mellon Future Earth est investie dans des entreprises qui contribuent de manière proactive à une transition mondiale en faveur de la protection de l’environnement et des ressources naturelles de la Terre. La stratégie s’inspire du thème « Earth Matters » de Newton et prend en compte un large éventail de préoccupations environnementales, notamment l'épuisement des ressources naturelles et son impact sur la politique gouvernementale, les stratégies des entreprises et le comportement des consommateurs. Quatre sous-thèmes sont plus spécifiquement développés au sein de la stratégie : l’efficacité des infrastructures, la gestion des ressources et le recyclage, l'énergie propre et les véhicules électriques. La stratégie BNY Mellon Future Food cible des entreprises qui devraient bénéficier des multiples opportunités associées à la demande de nouveaux aliments et d’innovations technologiques dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire mondiale. Les aspects à prendre en compte sont la croissance démographique, la réduction du rendement des cultures et la demande d’aliments plus sains. La stratégie s’intéresse à trois sous-thèmes : agriculture et production, transformation alimentaire et innovation et vente au détail et consommation. Enfin, la stratégie BNY Mellon Future Life s’intéresse aux entreprises du monde entier qui devraient profiter des opportunités liées au vieillissement de la population mondiale et aux changements que cela induit pour la demande de produits et de services. L'évolution de la dynamique démographique et la croissance des industries liées à la santé sont les principaux moteurs de cet univers d’investissement. La stratégie se concentre sur quatre sous-thèmes : les soins et l’assistance, la sécurité financière, l’innovation en matière de santé et le « mieux vivre ». Les opportunités explorées sont issues des domaines des soins de santé, des loisirs, des services financiers, du logement et des voyages. Les stratégies sont gérées par Charles French, responsable de la gestion « Equity Opportunities » chez Newton, et Yuko Takano, qui est également gérante principale de la stratégie « Sustainable Global Equity » de Newton et du « BNY Mellon Sustainable Global Equity Fund ». Ils sont épaulés par l'équipe de recherche mondiale de Newton, les groupes de recherche thématique et l'équipe de gestion du portefeuille « Equity Opportunities ». Ce lancement complète la gamme existante de fonds thématiques de BNY Mellon Investment Management, gérés par sa société d’investissement Mellon Investments Corporation, basée aux ÉtatsUnis.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) annonce l’obtention du label ISR d’Etat pour trois fonds supplémentaires, portant son offre labellisée ISR à neuf fonds, soit 44,4% des encours sous gestion. LFDE gère plus de 12 milliards d’euros à fin 2020. Les trois fonds concernés par la labellisation sont Echiquier ARTY SRI, fonds multi-actifs historique de LFDE, dont l’encours atteint 928 millions d’euros, Echiquier Convexité SRI Europe, investi en obligations d’entreprises de l’Union européenne, et le tout récent Echiquier Climate Impact Europe est destiné à contribuer à la transition climatique. Avec au total 6 milliards d’euros d’encours sous gestion, l’offre ISR et Impact de LFDE franchit quant à elle la barre des 50% des encours sous gestion.
Amundi a lancé son premier fonds éligible au plan d’épargne individuel italien alternatif, rapporte Il Sole -24 Ore. Ce fonds sera disponible dans les agences bancaires d’Unicredit et du Crédit Agricole. Appelé Amundi Eltif Agritaly PIR, ce fonds a pour objectif d’apporter de l’oxygène au secteur agroalimentaire en Italie, pénalisé par la fermeture des restaurants provoquée par la crise du Covid. Le fonds a une durée de 7 ans. L’investissement minimal est de 10.000 euros.
Le gérant français et la banque américaine vont proposer une offre intégrée "Front-to-back", utilisant l'outil de gestion du premier et les capacités de conservation du second.
Il y a un an quasiment jour pour jour, Larry Fink, co-fondateur et dirigeant de BlackRock, annonçait que le leader mondial de la gestion d’actifs allait se transformer en profondeur pour investir de manière plus durable. Selon une étude de Reclaim Finance intitulée «Un an après: BlackRock, toujours accro aux énergies fossiles» que NewsManagers a pu consulter, le gérant américain «reste un investisseur massif dans les entreprises du charbon». «BlackRock a un gros problème avec sa gestion passive, qui l’expose fortement à des actifs charbon susceptibles de devenir bloqués - des «stranded assets», expliquent les auteurs de l'étude, dont Lucie Pinson, qui a reçu l’an dernier le prix Goldman pour l’environnement qui récompense chaque année une personnalité qui a œuvré « de manière significative et durable » pour la protection de la planète. BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde Le rapport note ainsi que la politique de réduction de l’exposition de BlackRock au secteur du charbon a un impact très limité en raison de critères restreints, à la fois en interne et en externe. Ainsi, 17% seulement de l’industrie du charbon est exclue des investissements de BlackRock, selon Reclaim Finance. «Un tiers seulement de ses actifs sont couverts par sa politique d’exclusion du charbon, encore 85 milliards de dollars y sont investis et le groupe n’a aucun critère d’exclusion sur le pétrole et le gaz», notent les auteurs, qui rappellent que la politique de BlackRock en la matière ne s’applique qu'à sa gestion active, très minoritaire dans ses encours. «Concrètement, cela signifie que BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde via ses fonds indiciels», insiste l'étude. BlackRock détient par exemple pour 806 millions de dollars en actions et 100 millions de dollars en obligations émises par Glencore, à fin octobre 2020. «Glencore est l’un des plus grands producteurs de charbon au monde, avec une production annuelle d’environ 123 millions de tonnes», commente Reclaim Finance. De même, le groupe détient 2,5 milliards de dollars dans le capital de RWE, une société d'électricité que Reclaim Finance accuse être le plus grand émetteur de CO2 au monde. Il est aussi exposé à hauteur de 6 milliards de dollars dans le groupe BHP et ses filiales, un groupe minier anglo-australien. BlackRock, qui s’est associé en France avec un nouveau cabinet de conseil en communication, s’est défendu dans le cadre de la publication de ce rapport en rappelant que «en ce qui concerne les stratégies indicielles, nous offrons à nos clients le choix - grâce notamment à l’offre d’indices ESG la plus vaste du secteur - ainsi que la transparence et l’engagement.» En outre, «nous demandons systématiquement à toutes les entreprises de divulguer la manière dont leur modèle économique sera compatible avec la transition vers une économie à faible émission de carbone. Lorsque nous ne constatons pas de progrès suffisants, nous prenons des mesures par le vote. Récemment, nous avons voté contre les directeurs d’Uniper, Fortum, CEZ et PGE, et soutenu la proposition des actionnaires d’AGL Energy. Nous avons publié des bulletins détaillés sur chacun de ces votes, qui expliquent les raisons de notre décision de vote et donnent un aperçu de notre engagement envers l’entreprise.»
La succursale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mapfre, Mapfre AM, a fait part de son intention de fusionner deux fonds obligataires et d’ouvrir la commercialisation du fonds résultant de la fusion aux investisseurs privés et institutionnels européens. Les deux fonds concernés, investis en obligations internationales,sont les fonds Mapfre AM Global Bondet le fonds Capital Investment Spain International, qu’Amundi gère exclusivement pour les compagnies du groupe Mapfre depuis 1993. Le fonds résultant de la fusion conservera le nom de Mapfre AM Global Bond et aura 180 millions d’euros d’encours sous gestion. Il sera enregistré au sein de la Sicav luxembourgeoise de Mapfre AM dont les encours dépassent le milliard d’euros.