Lancé le 17 mars, le FCP de droit français Euro Souverains dont l’objectif est de surperformer d’au moins 100 points de base, sur un horizon de trois ans, l’indice Euro MTS 1-3 years, va désormais être commercialisé en Espagne par La Française des Placements (LFP). Ce produit conforme à la directive OPCVM III affichait déjà fin avril un encours de 75,3 millions d’euros. La stratégie d’investissement est focalisée sur l’exploitation des différentiels de rendement entre dette souveraines de la zone euro libellées en euros, qui relèvent d’une politique monétaire unique et dont le risque de défaut est considéré comme minime. Le gérant François Collet suit les rendements des diffiérentes échéances sur la courbe de taux des Etats membres de la zone euro afin d’identifier les ratios risque/rendement les plus attrayants et de détecter les possibilités d’arbitrage entre les différentes catégories d’obligations (taux fixe, indexées sur l’inflation, taux flottant). La performance pour le premier mois du fonds a été de 2,81 %, précise Gerardo Duplat, responsable de LFP pour l’Espagne. Le LFP Euro Souverains peut învestir jusqu'à 10 % de son encours en fonds monétaires. Le gérant peut aussi utiliser des dérivés négociés sur un marché officiel de la zone euro à hauteur maximale de la valeur liquidative pour des considérations d’exposition ou de couverture.
D’après les statistiques de VDOS Stochastics, les fonds ayant affiché les plus fortes performances depuis le début de l’année sont ceux qui investissent en Amérique latine, comme l’ETF FTSE Latibex Brasil (42,51 %) ou le Sbadell BS América Latina (37,4 %), indique Cinco Días. Il y a aussi le Qquality BRIC (34,6 %) du BBVA, le Plan Caixaprivada Bolsa Emergente (26,4 %) et le Manresa Rendicem ainsi que le Bestinver Global, avec respectivement 25,7 % et 27 %.
F&C Investment proposera aux assemblées générales du 10 juin la fusion de huit de ses fonds de type OEIC avec d’autres fonds. Pour John Yule, head of UK retail, les fonds qui seront absorbés sont de taille trop faible et leurs chances d’attirer des souscriptions sont très limitées dans le climat actuel. Ainsi le Emerging Markets ex Pacific Asia Equity Fund serait intégré au Emerging Markets Fund, qui reprendrait aussi le F&C Latin American Equity Fund, le European Dynamic Fund serait absorbé par le European Growth & Income Fund et le FTSE 100 Tracker Fund se fondrait dans le F&C FTSE All-Share Tracker Fund. D’autre part, le F&C Managed Growth Fund prendrait en charge le F&C Managed Balanced Fund tandis que le F&C Managed Distribution Fund sera démembré à hauteur de 60 % intégrés dans le F&C UK Equity Income Fund et de 40 % dans le F&C Strategic Bond Fund. Enfin, le F&C UK Dynamic Fund sera intégré dans le F&C UK Equity Fund.Les fusions projetées doivent prendre effet d’ici à la fin juin
Skandia UK a annoncé mercredi le lancement du Skandia Enhanced Dividend Seeker, un nouveau fonds à capital protégé qui doit fournir un revenu annuel dont le niveau dépendra des versements de dividende des sociétés du FTSE 100 plutôt que de leur valorisation boursière. Le produit, distribué par Skandia MultiFunds, peut être souscrit jusqu’au 26 juin et affiche une échéance à trois ans, les versements intervenant à chaque date anniversaire.Pour la première année, le rendement est prédéterminé à 6 % du capital investi. Ensuite, il sera fonction de la valeur des dividendes services pour la deuxième et la troisième années. Lorsqu’une des sociétés de l’indice verse un dividende, sa valeur est calculée en proportion du FTSE 100 pris dans son ensemble et exprimée en «points de dividende». Les revenus des deuxième et troisième année sont calculés en divisant le nombre total de points de dividende par le niveau du FTSE 100 au début de la période d’investissement. Cette valeur est ensuite multipliée par un facteur de bonification (enhancement factor) de 1,5 pour fournir le pourcentage de performance. En plus de ces versements, annuels, le capital investi initialement par le souscripteur sera remboursé en totalité au terme des trois ans si le FTSE n’a pas baissé de plus de 50 % de son niveau de départ. Si l’indice baisse de plus de 50 %, le capital investi remboursé diminuera dans les mêmes proportions. La souscription minimale est fixée à 3.000 livres.
Le gestionnaire alternatif SAC Capital de Steven Cohen a décidé de permettre aux souscripteurs de sortir une fois tous les trimestres au lieu de maintenir le lock-up de trois ans. Mais il maintient ses commissions élevées de 3 % pour la gestion et de 50 % sur la performance, constate The Wall Street Journal. D’autres gestionnaires ont préféré faire des concessions : Ospraie Management, de Dwight Anderson, qui a fermé son principal fonds de matières premières l’an dernier après de fortes pertes, lance deux nouveaux fonds qui n’ont pas de lock-up et qui ne factureront que 1 % de frais de gestion et 10 % de commission de performance. Il est trop tôt pour dire si ce phénomène de baisse que l’on constate aussi ailleurs, va vraiment se généraliser, mais les investisseurs insisteront certainement pour imposer que les hedge funds atteignent un certain niveau de performance avant de pouvoir prétendre à une commission sur cette performance.
Van Eck Global a annoncé le lancement aux Etats-Unis du premier ETF répliquant un indice de petites capitalisations brésiliennes (Market Vectors Brazil Small-Cap Index ou MVRIO), le Market Vectors Brazil Small-Cap ETF (BRF, selon son code Arca). Les trois secteurs affichant les plus grosses pondérations dans le MVRIO (calculé par S&P pour le compte de 4assetmanagement GmbH, propriétaire de cet indice) sont les biens de consommation durables (household durables), les produits alimentaires et les «specialty retail» avec respectivement 16 %, 9 % et 8 %. L'énergie et les matières premières ne représentent ensemble que 16 % contre plus de 50 % sur les indices habituels pour le Brésil. Avec ce nouveau fonds, la gamme de Van Eck comporte 20 ETF ; l’encours se situe à 7 milliards de dollars au 7 mai.
Pour 2009, le budget révisé de la Norvège prévoit une baisse à 237,4 milliards de couronnes contre 510,6 milliards en 2008 de l’excédent du Fonds de pension gouvernemental (Government Pension Fund - Global) ainsi qu’une ponction de 117,6 milliards de couronnes contre 8,4 milliards sur ce Fonds. Les transferts nets au Fonds vont baisser à 143,8 milliards contre 407,5 milliards et le dividende tiré de ce fonds devrait diminuer à 93,6 milliards contre 103,1 milliards de couronnes. Selon le ministère des Finances, les dépenses de recettes pétrolières sera augmenté en 2009 de 9,5 milliards de couronnes supplémentaires pour atteindre 130 milliards de couronnes, soit 39 milliards de couronnes de plus que les recettes escomptées en provenance du Fonds de pension gouvernemental. Ce montant représente 5,7 % de l’encours du Fonds, alors que les directives de politique budgétaires mises en place en 2001 stripulent que ces dépenses ne doivent pas dépasser les 4 % des actifs sous gestion. Toutefois, le texte autorise un franchissement du plafond des 4 % en période de baisse de l’activité économique. Le budget amendé prévoit que les deux branches du Fonds de pension gouvernemental (la mondiale et la norvégienne) se situera à plus de 2,49 billions de couronnes en fin d’année. A fin avril, la branche mondiale a presque atteint les 2,2 billions de couronnes, contre 2,07 billions un mois plus tôt.
Dans son étude «The future of the asset management industry», le Thinking Ahead Group de Watson Wyatt estime que la pression sur les bénéfices des sociétés de gestion d’actifs pratiquant une gestion active va provoquer des changements considérables dans le secteur en 2009. Elles ont commencé l’année avec des recettes en baisse de 30-50 % par rapport à 2008 et leurs bénéfices vont demeurer sous pression tant que les performances du marché et les souscriptions demeurent faible et qu’il s’avère impossible de majorer les commissions. Pour redevenir bénéficiaires, les gestionnaires d’actifs réduiront encore leur effectif d’environ 10 %, surtout dans les domaines qui ne sont pas essentiels (non-core roles). Ils diminueront aussi leurs coûts (notamment les rémunérations variables) d’environ 20 %, estime Watson Wyatt. Le cabinet de consultants s’attend aussi à une vague de fusions-acquisitions au sein du secteur.
Alors qu"ils ont perdu en moyenne 27 % en 2008, les fonds de crédit bancaire affichent depuis le début de l"année les meilleures performances parmi les fonds de fixed income, indique le Wall Street Journal. Ils ont gagné 19 % à jeudi dernier. Les gérants interrogés par le quotidien soulignent que ces fonds devraient se montrer plus volatils que par le passé.
Au premier trimestre 2009, une vingtaine de fonds de développement durable ont été lancés dans les pays de langue allemande. Selon les statistiques du SBI (Sustainable Business Institute), le nombre de fonds ISR sur les marchés allemand, autrichien, et suisse, s'élevait à 294 à fin mars contre 274 fin 2008. L’encours de ces fonds s’inscrivait à environ 21 milliards d’euros, pratiquement inchangé. En termes de performance, les fonds actions affichent des gains compris entre +8% et -15% alors que sur les fonds obligataires, la fourchette va de +3% à -6%. Les fonds diversifiés ont réalisé des performances comprises entre +1% et -20% alors que les résultats des fonds de fonds vont de +8% à -16%.
A l’occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, Ceros Vermögensverwaltung lance le fonds d’actions ouvert Israel 60 Plus, qui devrait permettre aux investisseurs de participer aux opportunités de développement d’Israël (lire notre dépêche du 28 novembre 2008). Le fonds est désormais autorisé à la distribution en Allemagne et en Autriche. Le choix des titres inclus dans le portefeuille est arrêté en étroite collaboration avec des établissements israéliens comme Real Investment, Bank Leumi ou Excellence Nessuah. L’objectif du fonds est de surperformer l’indice TA100.
Sur les douze derniers mois, rapporte Cinco Días, on a enregistré la dissolution de 63 Sicav, des véhicules d’investissement destinés en Espagne aux grandes fortunes. Cela tient à la fois à la chute des encours du fait de la baisse des marchés (le plancher est légalement fixé à 2,4 millions d’euros) et aux besoins de liquidité des investisseurs.
Selon Funds People, les fonds garantis gagnent du terrain en Espagne sur les comptes de dépôts, en raison de leur meilleure rentabilité. Les clients sont particulièrement intéressés par les fonds offrant un rendement annuel autour du « chiffre magique de 4% ». Funds People cite notamment le fonds Foncaixa Garant. RF Plus 7, qui a offert en janvier un rendement actuariel de 3,75% sur un an, et qui a collecté 490 millions d"euros. En février, le fonds Catalunya 2B a offert de son côté un rendement actuariel de 4,08%, et a collecté 206 millions d"euros.
Le gestionnaire britannique Ignis AM, connu jusqu"en décembre dernier sous le nom de Resolution AM, s"introduit sur le marché espagnol par le biais de la plateforme Allfunds Bank, rapporte Funds People. Ignis AM aurait conclu un accord avec la plateforme espagnole pour développer la commercialisation de ses fonds en Europe. Ignis AM, qui gère un encours global de 70 milliards de £, a placé 14 de ses fonds sur celle-ci, qui seront au départ commercialisés en Espagne et en Italie. Parmi les fonds distribués, on compte notamment Argonaut European Dividend Income Fund, Ignis International Argonaut European Alpha Fund, Ignis International HEXAM Global Emerging Markets Fund et Ignis International Cartesian UK Equity 130/30 Fund.
Aviva annonce le lancement d"Aviva Valeurs Responsables, un fonds calé sur l"indice Dow Jones EURO Stoxx Sustainability 40. Ce dernier affiche la performance des quarante plus grandes compagnies de la zone Euro composant le Dow Jones Stoxx Sustainability Index dans lequel les sociétés sont pondérées en fonction de leur classement ISR. Compte tenu de cette caractéristique, Aviva Valeurs Responsables n"est pas un fonds d"exclusion ? qui consiste à écarter des secteurs entiers d"activité comme le tabac ou l"armement ? mais un fonds ISR « best in class ». Aucun secteur n’est retiré, mais la gestion n’investit que dans des valeurs respectant les principes du développement durable. Dans ce cadre, l"objectif du fonds est d"investir dans des entreprises en intégrant des dimensions environnementales et sociétales. L"évaluation retient trois types de critères : sociaux, environnementaux et de gouvernance d"entreprise. Code Isin : Part A : FR0010746776Part I : FR0010753095Frais de gestion :Part A : 1,25 %Part I : 0,50 %Frais d"entrée : 4 % maximumValeur de la part : 1000 euros
Puisque les investissements en développement durable ont un horizon aussi long que ceux consacrés à l'épargne-retraite, Das Investment a essayé de déterminer dans quelle mesure les fonds Riester peuvent entrer dans la catégorie développement durable. Il s’avère que seul le PB Förder-Rente I Dynamik proposé par la Deutsche Postbank affiche un modeste élément : l’un des 20 fonds de l’offre aux souscripteurs est dans la catégorie développement durable. Il s’agit du Postbank Dynamik Vision, dont le gérant opère sa construction de portefeuille en se référant aux indices Dow Jones (DJ) World Sustainability et DJ Euro Sustainability. En règle générale, les sociétés de gestion souligne que l’offre de fonds ISR est insuffisante pour une utilisation dans les plans d'épargne retraite Riester, ce qui se traduit par un risque de grumeau. De plus, les clients ne s’intéressent pas à ce genre de problématique, tandis que de nombreux promoteurs n’ont pas encore eux-mêmes compris l’avantage économique des investissements ISR. Pour Das Investment, la motivation et les pressions politiques vont augmenter en 2010 : après les législatives de cette année, le thème des 20 % d’ISR dans l'épargne-retraite d’entreprise pourrait revenir sur le devant de la scène.
Fin 2008, chaque citoyen allemand avait investi en moyenne 6.990 euros dans des fonds offerts au public, selon les statistiques publiées par l’association allemande de la gestion d’actifs (BVI) dans son rapport annuel #Investment 2009#. Le patrimoine par tête a ainsi fait un bond de 99% par rapport à l’année 1998 et affiche l’un des taux de croissance les plus élevés sur les dix dernières années. A noter toutefois que ce montant marque un recul significatif par rapport à l’année précédente où l'épargne par tête avait culminé à 8.862 euros.A l'échelle internationale, l’Allemagne, malgré ce rattrapage incontestable, dispose encore d’un énorme potentiel de croissance, estime la BVI, en raison notamment de la nécessité de développer l'épargne longue. En France notamment, l’investissement moyen est presque trois fois plus élevé à 18.650 euros, soit une progression de 103,8% par rapport à 1998. L’Autriche et la Suède demeurent nettement au-dessus de l’Allemagne avec des investissements par tête de 9.603 euros (+43,1%) pour le premier et de 9.304 euros (76,6%) pour le second. D’un autre côté, l’Allemagne a dépassé depuis 1998 des pays comme la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie.
Selon Das Investment, Erste Sparinvest a fait savoir qu’elle allait clôturer la souscription de son fonds à échéance Espa Corporate Basket 2013 dès le 20 mai. La souscription ouverte le 4 mai devait être initialement fermée le 29 mai (lire notre dépêche du 4 mai 2009). «Nous devons fermer le fonds maintenant afin de pouvoir servir le coupon annuel de 4,25%», a indiqué Franz Gschieg, gérant de Erste Sparinvest. La société étudie le lancement d’un autre produit de nature similaire.
Les médias allemands se font l'écho du lancement de la commercialisation du CAAM Funds Equity Statistical Arbitrage (EUR), la version luxembourgeoise du CAAM Dynarbitrage Actions (lire notre article du 27 avril). Crédit Agricole Asset Management (CAAM) gère actuellement environ 10,8 milliards d’euros en fonds de performance absolue ; en Allemagne, douze fonds sont sur le marché. Pour les particuliers, le droit d’entrée maximum sur le nouveau fonds ressort à 4,50 % et la commission de gestion à 0,80 % pendant que la commission d’administration est plafonnée à 0,30 %. De plus, CAAM facture une commission de 30 % sur la surperformance par rapport à l’objectif qui est de l’Eonia + 400 points de base.
Le fonds immobilier de Goldman Sachs Whitehall Street Global Real Estate Limited Partnership 2007, qui a investi 3,7 milliards de dollars entre mai 2007 et août 2008 dans un portefeuille de casinos, d’hôtels et d’immeubles de bureaux, a déjà passé une dépréciation de 2,1 milliards de dollars sur ces actifs. Et maintenant, il demande aux investisseurs 1 milliard de dollars supplémentaires, rapporte The Wall Street Journal. Cet argent doit être versé pour lundi et sera utilisé en partie pour rembourser 677 millions de dollars de crédits. Le restant sera consacré à un plan qui devrait permettre de récupérer 71 % des capitaux apportés par les souscripteurs d’ici à l'échéance du fonds.