Par rapport à fin mars, où ils totalisaient 135,6 milliards de dollars, les actifs des ETF européens ont gonflé de 15,8 milliards, pour se situer à 151,4 milliards, rapporte iShares. Cela correspond à une hausse de 6 % depuis le début de l’année, alors que l’indice MSCI Europe en dollars affichait une baisse de 4,7 % durant le même temps. Le total de fin avril correspond à 701 ETF contre 672 fin mars, l’augmentation du nombre de produits sur les quatre premiers mois ressortant à 66 unités ou 10,9 %. Le nombre d'émetteurs est passé de 29 en mars à 32 en avril et le nombre de cotations de 1.706 à 1.826. En revanche, le nombre de Bourses où sont cotés ces produits est resté inchangé à 21. Les trois leaders du marché européen restent les mêmes qu’en mars, à savoir iShares (Barclays Global Investors) avec 158 ETF, 58,9 milliards de dollars d’actifs sous gestion et 38,9 % de part de marché, suivi de Lyxor Asset Management (116 produits, 33,3 milliards de dollars d’encours et 22 % de part de marché) et de db x-trackers (Deutsche Bank) avec 101 ETF, 25,2 milliards de dollars et 16,7 % du marché à fin avril. Les trois premiers acteurs se partagent 77,6 % du marché contre 78,5 % à fin mars.
A fin avril, l’encours mondial des ETF (1.678 fonds de 90 émetteurs cotés 3.009 fois sur 43 Bourses au total) ressortait selon iShares à 706,87 milliards de dollars contre 633,55 milliards à fin mars. Depuis le début de l’année, les actifs sous gestion ont diminué de 0,5 % alors que l’indice MSCI monde en dollars baissait de 3 %, et le nombre d’ETF s’est accru de 109 unités. D’autre part, 756 ETF sont en projet. Le plus important fournisseur de fonds indiciels cotés reste iShares avec 381 ETF et 336,17 milliards de dollars d’encours, ce qui représente une part de marché de 47,6 % contre 46,8 % à fin mars ; le classement reste le même que le mois précédent : State Street Global Advisors (SSgA) arrive en deuxième position avec 104 produits et 110,14 milliards de dollars, soit une part de marché de 15,6 % contre 16,3 % un mois plus tôt. Enfin, Vanguard se classe troisième avec 39 ETF, 51,04 milliards de dollars et 7,2 % de part de marché.
Le luxembourgeois Pictet Funds annonce qu’il lancera le 29 mai le fonds PF (LUX) - Agriculture géré par Gertjan van der Geer, senior investment manager. Ce produit, qui a obtenu un agrément de commercialisation au Luxembourg le 5 septembre 2008, est un compartiment de la Sicav Pictet Funds qui sera investi dans des sociétés agricoles cotées qui jouent un rôle prépondérant dans l’approvisionnement alimentaire de la planète. Pour éviter les spéculations sur les prix des produits agroalimentaires, le fonds n’investira pas en matières premières agricoles ; de plus le gérant sera prudent concernant les OGM (les sociétés qui réalisent plus de 10 % sur ces produits sont exclues du portefeuille). De plus, Pictet a chargé la fondation Ethos d’entrer en dialogue constructif et régulier avec une sélection d’entreprises. Ce nouveau compartiment devrait être distribué dans plusieurs pays européens, dont la France. La classe de parts P en euros est assortie d’un droit d’entrée maximal de 5 % et d’une commission de gestion de 1,6 %.
Cholet Dupont AM lance CD Obligations 2012, un fonds investi en obligations de grandes entreprises européennes «sur des secteurs défensifs et/ou protégés» à échéance 2012. L’objectif est selon la société de gestion d’offrir un rendement entre 3,5 % et 4 % par an à maturité. La période de commercialisation se termine le 30 juin 2009. Côté frais, la gestion est facturée 1,20%.
Selon le dernier sondage de Lipper, les gérants de fonds espagnols sont certes moins hostiles à la prise de risque qu’auparavant, mais ils ne sont pas vraiment convaincus par la hausse de 38 % enregistrée par la Bourse depuis ses plus bas de mars, rapporte Cinco Días. De fait, l’allocation aux actions est passée de 32 % en mars à 34 % en mai. Toutefois, la poche de cash dans le même temps n’a que faiblement diminué, à 32 % contre 34,65 %. De plus seuls 30,77 % des gérants interrogés ont l’intention d’augmenter leur exposition aux actions durant les prochains mois, tandis que 15 % prévoient de la réduire.
La société de gestion indépendante danoise BankInvest (8 milliards d’euros d’encours) a réalisé avec l’Université Leuphana de Lüneburg une enquête auprès de 225 investisseurs institutionnels du monde germanophone dont il ressort en premier lieu que près de 90 % des spécialistes interrogés placent la transparence au premier rang des critères pour un investissement socialement responsable (ISR) et que 83 % estiment pour cette raison qu’un label international ISR serait nécessaire. Les motivations du panel sont assez diversifiées : pour 55,6 %, la priorité va aux critères environnementaux et pour 46,3 % d’entre eux elle doit aller aux aspects éthiques. Les critères sociaux sont cités dans 38,2 % des cas tandis que les considérations religieuses semblent ne jouer pratiquement aucun rôle. Corroborant une récente étude de Schleus Marktforschung (lire notre article du 30 avril), l’enquête de BankInvest et Leuphana montre que plus de 70 % des investisseurs institutionnels considèrent l’ISR comme une possibilité d’améliorer leur réputation et de se prémunir contre les critiques de l’opinion publique. 65 % d’entre eux placent néanmoins aussi de grands espoirs économiques dans les placements durables, de sorte que 75 % des investisseurs qui n’ont pas encore de placements ISR envisagent d’en faire dans les trois ans qui viennent tandis que 40 % de ceux qui en ont déjà prévoient de se renforcer dans ce domaine. Quelque 80 % du panel pensent en particulier que les investissements durables dans les pays émergents offrent une bonne performance tout en ayant une influence positive sur le respect des normes environnementales et sociales.
Pour janvier-avril, les souscriptions nettes enregistrées en Europe par les ETF marchés émergents de iShares ont atteint 597 millions d’euros, dont 536 millions pour mars et avril, rapporte fondsweb.de. La filiale de Barclays Global Investors (BGI) précise que le meilleur score dans cette gamme a été enregistrée par le iShares MSCI Emerging Markets, qui a drainé à lui seul 221 millions d’euros sur les quatre premiers mois de l’année.
La société de gestion SAM, spécialisée dans l’investissement durable, et la banque islamique GHatehouse Bank se sont associées pour proposer une stratégie d’investissement dans le domaine de l’eau conforme à la charia. Cette stratégie offre aux investisseurs long terme la possibilité de participer à la croissance des sociétés spécialisées dans l’investissement durable et impliquées dans la chaîne de valeur de l’eau.
Merrill Lynch International va commercialiser en Espagne le compartiment BlueTrend UCITS Fund de sa Sicav luxembourgeoise Merrill Lynch Investment Solutions (MLIS) moyennant une souscription minimale de 1.000 dollars pour la classe de parts «retail», rapporte Funds People. Ce fonds est géré par BlueCrest Capital Management LLP qui applique aux contrats à terme (CTA) une stratégie de suivi de tendance affichant un encours de 7 milliards de dollars. Les objectifs sont une performance comprise entre 15 et 20 % par an, avec un ratio de Sharpe supérieur à 1.
Sabadell Banca Privada a transféré 36 Sicav, des véhicules principalement utilisés par les grandes fortunes espagnoles à sa filiale Banco Urquijo. Cela représente un encours total de 142 millions d’euros ou 9 % du volume qu’il gère dans ce type de produit (1,59 milliard d’euros fin septembre), rapporte Expansión. Entre janvier 2008 et fin févrrier 2009, le Urquijo a subi la défection de 18 Sicav pour un montant de 88,76 millions d’euros qui sont allés chez Arcalia (Bancaja), BNP Paribas, Banif (Santander) ou le BBVA. Dans le même temps, il obtenait le transfert de sept Sicav pour 33,34 millions d’euros provenant du BBVA, de JP Morgan, de Credit Suisse, de Fortis et de Privat Bank.
Threadneedle vient d'élargir sa gamme performance absolue avec le lancement du Credit Opportunities Fund, qui sera géré par Barrie Whitman, head of high yield, assisté de Roman Gaiser, gérant de fonds high yield, et d’Alasdair Ross, gérant de fonds crédit investment grade.Le fonds, conforme à la directive OPCVM III et à liquidité quotidienne, bénéficie d’un agrément de distribution au Royaume-Uni et sera enregistré dans d’autres pays européens au cours des prochains mois.L’objectif est une performance sur le moyen terme supérieure de 350 points de base à l’euro deposit rate 1 mois, brute de commission et de taxes, en utilisant principalement une approche bottom-up. Le gérant est habilité à effectuer des ventes à découvert en utilisant des produits dérivés et à placer une partie du portefeuille en cash. Il peut également effectuer des pair trades, des basis trades (long physique contre court dérivé ou vice-versa) ainsi que des opérations d’arbitrage sur la structure du capital.Le fonds devrait intéresser selon Threadneedle des investisseurs avec un horizon de 18 mois.
Lancé en 2000, le compartiment Euro Corporate Bond de la Sicav luxembourgeoise Schroder ISF a franchi fin mars pour la première fois la barre du milliard d’euros d’encours et a drainé 634 millions en avril pour dépasser les 1,7 milliard d’euros le 30 avril contre 1,1 milliard un mois plus tôt ; depuis le 1er janvier, les souscriptions nettes ont porté sur 1,4 milliard d’euros (dont 216 millions provenant d’Allemagne), précise le gestionnaire britannique. Ce fonds d’obligations d’entreprises est géré par Adam Cordery. Il affiche sur cinq ans une performance de 7,62 % contre 5,34 % pour l’indice Merrill Lynch EMU Corporate, qu’il surperforme de 4,9 points de pourcentage sur 1 an (avec 1,35 % de persormance) et de 3,69 points sur 3 ans.
Selon des estimations portant sur 55 % de l"échantillon habituel, l"indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds devrait avoir enregistré pour avril une hausse de 1,29 %. Bien qu"un certain nombre de gérants long/short equity aient renforcé leurs positions longues pour tenter de capturer le potentiel de hausse des rallies, beaucoup d"autres gérants ont conservé des expositions beta à un niveau relativement faible et sont restés positionnés défensivement, ce qui a produit des performances inférieures à celles des indices actions.
LGT Capital management, filiale gestion d’actifs de banque de la famille princière du Liechtenstein (LGT Bank) lance le fonds de droit local LGT Equity Fund Europe Sector Trend (EUR), son troisième produit de finance comportementale, géré de manière active [après le LGT Equity Fund Global Sector Trends (USD) et LGT Equity Fund North America (USD)]. Ce fonds d’actions investit principalement en titres d’entreprises dont le siège se trouve en Europe ou dont l’essentiel de l’activité s’effectue sur le Vieux continent. L’objectif est de surperformer le MSCI Europe avec un portefeuille long-only d’une quarantaine de lignes. La gestion est assurée en direct par deux spécialistes de la finance comportementale, Volker Hergert et Oliver Günter, qui se contentaient auparavant de façonner la sélection de valeurs.
La performance du Fonds de réserve pour les retraites s’est inscrite à -6,5% au premier trimestre. Ce résultat «reflète le point bas atteint depuis le début de l’année en cours par les marchés d’actions durant la première quinzaine du mois de mars avant leur rebond qui s’est confirmé depuis la fin du trimestre», précise le FRR dans un communiqué. A fin mars 2009 et sur la base de données estimées et non auditées, la performance annualisée du FRR, nette de tous frais de fonctionnement financiers et administratifs, depuis son démarrage opérationnel en juin 2004 est de -1,2%, souligne le FRR qui tient cet indicateur pour le plus pertinent compte tenu de sa mission de long terme. La structure globale des actifs du FRR par rapport à la fin 2008 a évolué en conséquence : le poids des actions est passé de 49% à 47,7%, celui des obligations de 36% à 36,5%, celui des autres actifs, matières premières en particulier, de 1 à 3,5%. La part des actifs monétaires est passée, enfin, de 14 à 12,3%. Le FRR indique que le conseil de surveillance «poursuit les travaux de réexamen de la stratégie d"investissement du Fonds entamés à la fin de l"année dernière avec pour objectif de les conclure à la fin du premier semestre.»
LCL lance LCL Sécurité 100 (Mai 2009), éligible au compte de dépôt et au Plan d"Epargne en Actions (PEA). Le FCP offre une garantie de 100% du capital net investi à l"échéance de 6 ans et sécurise une partie des gains potentiels en cours de vie du fonds grâce à l"effet cliquet. Dès que le fonds réalise une performance de 15 %, il atteint son 1er palier, et un gain de 5 % est alors sécurisé et acté. La souscription à LCL Sécurité 100 (Mai 2009) est ouverte jusqu"au 3 août 2009. Les frais de gestion s'élèvent à 3 %, pour 2,50 % de commissions de souscriptions.
Pour la semaine au 29 avril, les mutual funds de long terme ont affiché leur septième semaine consécutive de souscriptions nettes, avec 5,66 milliards de dollars, selon Investment Company Institute. Au total, sur ces sept semaines, les rentrées nettes ont représenté 63 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Cependant, les souscriptions nettes enregistrées par les fonds d’actions se sont considérablement ralenties malgré la hausse du marché des actions : elles sont tombées à 183 millions de dollars contre 3,39 milliards la semaine précédente.
Le Comptroller de l’Etat de New York, Thomas P. di Napoli, a porté plainte mercredi devant la Cour suprême de l’Etat contre Aldus Equity Partners, ses «principals» et d’autres entités pour fraude, corruption, rupture de contrat, manquement au devoir fiduciaire et conspiration, rapporte Pensions & Investments. Ces accusations sont liées à un scandale «pay-to-play» par lequel le fonds de pension New York State Common Retirement Fund (122 milliards de dollars) a investi dans un fonds de private equity sur mesure géré par Aldus. Le Contrôleur, unique administrateur du fonds, veut obtenir l’annulation du contrat et le versement de plus de 5 millions de dollars (remboursement de commissions, plus dommages et intérêts).
Le nombre de fonds Riester gérés par les sociétés de gestion s'élevaient au 31 mars 2009 à 2,4 millions, soit une progression de plus de 400.000 sur l’ensemble de l’année, selon les statistiques de l’association allemande de la gestion d’actifs (BVI). En l’espace de quatre ans, la part de marché des plans Riester est passée de 7,5% en 2004 à près de 20% fin 2008.
HSBC lance en Allemagne la commercialisation du compartiment Global Bond Market Neutral de sa Sicav luxembourgeoise HSBC Global Investments Funds (lire notre dépêche du 23 avril). Il s’agit d’un fonds offert au public géré par Sinopia et investissant avec une exposition neutre en emprunts d’Etat de pays membre de l’OCDE. L’objectif est une surperformance à moyen et long termes par rapport à l’Eonia avec une volatilité annuelle moyenne comprise entre 3 et 4,5 %. Pour générer une performance absolue, l'équipe de gestion mise sur deux stratégies indépendantes l’une de l’autre. La première est une approche acheteur/vendeur en maintenant une duration pratiquement nuelle, explique Jean-Charles Bertrand, global head of fixed income und absolute return strategies chez Sinopia, précisant que cette stratégie est couverte du risque de change. La seconde stratégie est une position devises gérée activement en long/short sur les monnaies des onze plus grands pays de l’OCDE.Les différentes classes d’actifs font l’objet d’investissements en instruments dérivés (swaps, futures, forwards), ce qui peut générer une volatilité élevée.L’horizon de placement recommandé est de trois à cinq ans.Le droit d’entrée et la commission de gestion sont fixé à respectivement 5,54 % et 1,25 % ; le gestionnaire facturera une commission de 20 % sur la surperformance par rapport à l’Eonia.