Avec la chute des marchés, l’encours des fonds allemands offerts au public a baissé l’an dernier de 155 milliards d’euros et, en plus, les souscripteurs ont retiré en net 28 milliards d’euros. Résultat, rapporte la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung : un fonds sur deux affiche moins de 20 millions d’euros d’encours. Au premier trimestre, on a enregistré en net une baisse de 80 unités du nombre de fonds contre une hausse de 97 pour janvier-mars 2008.Selon Stephan Schrödel, analyste chez Fondsconsult, on peut s’attendre à la disparition d’un fonds allemand sur cinq, soit entre 300 et 400 fonds. Cela devrait concerner la moitié des fonds de CGPI qui ont été lancés en 2008 à cause du prélèvement libératoire, deux tiers d’entre eux n’atteignant pas les 10 millions d’euros d’actifs sous gestion. Cela touchera aussi les 130/30, trop compliqués, qui n’ont pas su se créer de clientèle.D’autre part, selon André Härtel, de Feri Research, il y aura aussi de l'élagage dans les hedge funds et les fonds de hedge funds. Selon ce spécialiste, DWS a l’intention de fermer ses hedge funds. Enfin, il faut s’attendre à des fermetures dans des secteurs à la mode qui ont fait leur temps, comme les fonds biotech.
Selon le magazine Focus, l'émir Hamad ben Khalifa el Thani aurait proposé à Wendelin Wiedeking, président du directoire de Porsche, que le fonds souverain du Qatar prenne une participation dans le secteur automobile en Allemagne, rapporte Die Welt. Deux formules sont pour l’instant à l'étude; soit le fonds achète à Porsche des options sur des actions Volkswagen, ce qui désendetterait Porsche, soit il prend une participation directe dans Porsche-Holding, qui détient 51 % de Volkswagen.
Pour la première fois depuis de très nombreux mois, les fonds et Sicav commercialisés en Italie ont affiché en mai un solde positif entre rachats et souscriptions, à 1,6 milliard d’euros, selon Assogestioni (association italienne des professionnels de la gestion).Les fonds actions enregistrent en particulier des entrées nettes de 587 millions d’euros, après 373 millions en avril. Et depuis le début de l’année, le solde est positif à hauteur de 273 millions. Les fonds obligataires, de liquidités, et flexibles sont aussi en territoire positif. Seuls les fonds hedge (-131 millions) et les fonds diversifiés (-26 millions) accusent des sorties sur le mois. A la fin mai, les encours ont augmenté à 401 milliards d’euros. Parmi les sociétés de gestion ayant enregistré les plus fortes souscriptions sur le mois figurent BNP Paribas, avec 466 millions d’euros, suivi par Pioneer Investments (groupe UniCredit), avec 307 millions d’euros.
Donald Brydon, président de Royal Mail, a indiqué que si le projet de privatisation partielle de la Poste britannique échoue, il faudra envisager de fermer le fonds de pension des 150.000 adhérents actuels, comme cela a été le cas chez Barclays, rapporte The Sunday Times. Car le gouvernement ne renflouera pas le fonds si la loi de privatisation partielle n’est pas votée. Le gouvernement s’est engagé à vendre une partie de l’activité courrier de Royal Mail, mais il ne reste en lice qu’un seul repreneur, le capital-investisseur CVC.Il est probable que lors du réexamen triennal des comptes cet été, le déficit du fonds de pension sera estimé à plus de 10 milliards de livres, ce qui obligerait Royal Mail à lui verser annuellement 500 millions de livres supplémentaires, portant la ponction annuelle sur le bénéfice à plus d’un milliard de livres, contre 800 millions cette année.
L’ouverture du 2 juin au 31 juillet 2009 du Sélection Obli Juillet 2014, FCP de droit français géré par Christophe Peyraud, a été annoncée jeudi par Natixis Asset Management. Il s’agit d’un fonds d’obligations d’entreprises détenues jusqu'à l'échéance qui sera principalement investi en titres libellés en euros et dont les échéances interviendront au plus tard en 2014.L’objectif est de surperformer avec un portefeuille de 45 lignes une obligation en euros de l’Etat fédéral allemand sur la durée maximale de placement recommandée (juillet 2014). En principe, les obligations en portefeuille seront «investment grade» mais, si les conditions de marché le permettent, le gérant pourra investir en titres de créances négociables d’émetteurs corporate appartenant à la catégorie non notée, si le rating attribué par Natixis Asset Management est au moins équivalent à BBB-. D’autre part, pendant la durée du placement, les experts suivent quotidiennement l’évolution des émetteurs sélectionnés. Si une obligation est détectée comme potentiellement défaillante, ils se réservent la possibilité de la céder ou d’en couvrir le risque. Caractéristiques Dénomination : Sélection Obli Juillet 2014 Part R Part I Codes ISIN (C) : FR0010762526 (C) : FR0010751347 Commission de souscription 2,5 % maximum, puis 4 % à compter du 31/07/2009 Néant puis 4 % maximum à partir du 31/07/2009 Droits de sortie 1 % à partir du 31/07/2009 jusqu’au 31/07/2014, puis néant 1 % à partir du 31/07/2009 jusqu’au 31/07/2014, puis néant Frais de gestion 0,80 % de l’actif net du FCP 0,50 % de l’actif net du FCP Souscription minimale initiale/ultérieure Néant 100.000 euros Valeur liquidative initiale 100 euros 100.000 euros
Depuis le 16 avril, NYSE Euronext Paris cote le titre de créance Lyxor ETN Gold (XS0416722857), qui avait été introduit à Londres le mois précédent. Toutefois, Lyxor a attendu les premiers résultats «in vivo» avant de communiquer sur ce produit qui aura été le premier d’une nouvelle gamme susceptible de compter une dizaine de produits d’ici à la fin de cette année, dont au moins un «short» sur l’or. Tous auront obligatoirement un sous-jacent admis à la commercialisation en France.L’expérience du «Gold», qui reproduit l'évolution du prix de l’once d’or, ayant été concluante, ses deux premiers «petits frères» ont été présentés jeudi à la presse. Il s’agit d’ETN (exchange traded notes) sur le pétrole, l’un étant le Lyxor ETN Oil (XS0416703808) et l’autre le Lyxor ETN Short Oil (XS0416714599). Ces titres obligataires similaires à des ETF sont émis par un segment dédié et cantonné du luxembourgeois Codeis Securities, dont le garant et la Société Générale, et ils sont cotés sur NYSE Euronext Paris. Leur valeur est couverte à 100 % par des emprunts d’Etat de la zone euro ou des fonds coordonnés détenant au minimum 90 % des ces obligations et notés AAAf par Standard & Poor’s.Les deux ETN «pétrole» sont indexés sur des indices «intelligents» en dollars développés par la Société Générale, le SGI Smart WTI Long Invest et le SGI WTI Short Invest, avec des frais fixes de 0,60 % par an pour le premier et de 0,75 % par an pour le second. Les coûts variables, directement liés à la garantie offerte par le mécanisme de collatéral, se situaient dans les deux cas à 0,05 % le 3 juin.Les SGI Smart Indices visent à minimiser le coût de roulage des positions dans une configuration de report (contango), en choisissant le future optimal parmi les 13 échéances successives et à maximiser la rémunération en phase de déport (backwardation). La version short consiste à vendre à découvert des futures d'échéance la plus proche sur le Nymex.Les Lyxor ETN sont les premiers ETN admis à la négociation sur Euronext Paris et l’entreprise de marché a créé un compartiment dédié ouvert aux seuls titres de créances pour lesquels un collatéral garantit un risque de contrepartie maximal de 25 % sur une institution financière privée.Ces obligations sont cotées en continu durant les heures d’ouverture de la Bourse de Paris, dans des conditions identiques à celles prévalant pour les actions. La Société Générale assure l’animation du marché en continu pour des tailles minimum et avec des spreads réduits. Lyxor a mis en place sous l’adresse www.lyxoretn.fr un site dédié à ces nouveaux produits, qui visent surtout une clientèle institutionnelle.
En septembre, Novethic, le centre de recherche sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, filiale de la Caisse des Dépôts, va lancer son label pour les fonds et Sicav ISR (investissement socialement responsable). «L’idée est d’aider les particuliers à y voir clair dans l’offre d’OPCVM ISR sur le marché français, en distinguant ceux qui ont un processus de sélection ISR de qualité et qui sont transparents», explique Anne-Catherine Husson-Traoré, directrice générale de Novethic.Encore faut-il que les particuliers s’intéressent aux fonds et Sicav ISR… Ce qui n’est pas vraiment encore le cas pour le moment. Ainsi, selon les toutes dernières statistiques de Novethic, les encours ISR gérés pour le compte de particuliers français dans la gestion collective sont ressortis à 4 milliards d’euros en 2008, en repli de 13 % par rapport à 2007. La clientèle de particuliers descend ainsi d’un tiers à fin 2007 à un quart fin 2008 dans le total des encours ISR (29,9 milliards d’euros à fin 2008). «La chute aurait même pu être plus marquée sans la bonne tenue de l'épargne salariale ISR ; le marché des particuliers sur les fonds ISR ouverts reste lui plutôt atone», note Novethic. Ce faible intérêt des particuliers pour l’ISR s’explique par le fait qu’il n’y ait pas eu encore une vraie sensibilisation côté réseaux bancaires et compagnies d’assurances. «On pensait qu’au premier trimestre 2009, il y aurait eu une offensive marketing des grands réseaux sur l’ISR pour reconquérir la clientèle, mais ça n’a pas été le cas. Nous pensons que cela arrivera au dernier trimestre de l’année», indique Anne-Catherine Husson-Traoré. Jusqu'à présent, les banques ont plutôt estimé qu’il serait trop compliqué et trop long de vendre de l’ISR aux particuliers, étant donné que cela nécessite beaucoup de pédagogie. Mais avec la crise, elles devraient changer d’optique, afin de redorer leur blason. Et Novethic estime que son label pourrait tomber à point nommé. «Les banques ont besoin d’outils pour communiquer sur leurs fonds ISR», explique Dominique Blanc analyste de Novethic. De fait, le label sera réalisé à la demande des promoteurs des fonds, mais gratuitement. Un «appel à candidatures» sera réalisé avant la période estivale. Et les premiers labels seront donc présentés en septembre.
Selon Bob Rodriguez, gérant du FPA Capital Fund, les gérants n’ont pas bien apprécié l’ampleur de la crise financière, rapporte le Wall Street Journal. «Que ce soit dans les actions ou les obligations, il semble que les mêmes bonnes vieilles stratégies ont été suivies : être entièrement investi… et ne pas trop diverger de l’indice», indique-t-il. Selon lui, si les gérants actifs continuent comme cela, ils ont du souci à se faire pour les perspectives à long terme de leurs fonds et leurs emplois.
L’assemblée générale du Franklin Technology Fund, le 18 mai, n’ayant donné la majorité requise à la proposition de fusion avec le Franklin US Opportunities Funds (lire notre dépêche du 21 avril), Franklin Templeton Investments renonce à cette fusion, rapporte fondsweb.
Le gestionnaire belge Petercam a fait enregistrer par la CNMV le compartiment Petercam L Bonds EUR Corporate 06/2014, rapporte Funds People. Il s’agit d’un produit de droit luxembourgeois qui investira uniquement dans une trentaine d’obligations d’entreprises de bonne qualité (note moyenne : A). L'échéance est fixée à juin 2014. C’est le 17ème fonds Petercam enregistré en Espagne.
L’Association des usagers des banques, caisses d'épargne et assurances (Adicae) a porté plainte auprès de la CNMV contre Banif, la banque privée du Santander, pour avoir apparemment ménagé un traitement préférentiel à plus de 9.000 des souscripteurs du fonds immobilier Santander Banif Inmobiliario, rapporte Expansión. Ces investisseurs auraient été remboursés en décembre, période à laquelle le fonds avait gelé ses rachats. D’ailleurs, le fonds avait déclaré 51.382 porteurs de parts à fin décembre, puis seulement 42.309 en mars, souligne l’Adicae.L’association ajoute que 15 % des souscripteurs, représentant a priori 614 millions d’euros d’encours, sont sortis juste avant que ne soient publiées les valeurs auditées revues à la baisse.
Selon ETF Securities, les souscriptions nettes d’ETC affichent une progression de 13 % à 3,4 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de 2008. Les actifs sous gestion totalisent 12 milliards de dollars. Durant la dernière semaine de mai, les flux d’ETC se sont accrues de 228 millions de dollars, leur plus forte hausse des trois derniers mois. Les ETC sur métaux précieux ont notamment accumulé 150 millions de dollars sur cette semaine et 1,4 milliard de dollars depuis le début de l’année.Il faut dire aussi que le mois dernier, l’indice DJ-UBSCI All Commodities IndexSM a enregistré sa plus forte hausse depuis 1991 avec un gain de 13 % lié au reflux du dollar qui a entraîné une demande accrue pour les actifs tangibles considérés comme une couverture contre l’inflation. «La forte hausse des prix des matières premières et des flux dans les ETC a coïncidé avec une hausse de plusieurs indicateurs cycliques et une amélioration générale du sentiment des investisseurs. Il est toutefois intéressant de noter que les souscriptions d’ETC progressent depuis novembre dernier, bien avant le récent rally, ce qui montre que la poussée de la demande sur les commodities n’est pas seulement tirée par des facteurs cycliques», estime Nicholas Brooks, responsable de la recherche et de la stratégie d’investissement de ETF Securities.
Dans un communiqué, la société de gestion nordique Alfred Berg, détenue par Fortis Investment Management, annonce le lancement d’un fonds luxembourgeois appelé Global Alpha, et «basé sur son processus quantitatif de sélection de valeurs ". Le fonds sera disponible sur les marchés nordiques et européens. Citywire précise, dans un article daté du 3 juin, que la société de gestion prévoit de faire agréer le fonds en France. Alfred Berg gère 16 milliards d’euros d’encours.
A fin mars, l’encours des ETF en Europe avait baissé de 5,89 % sur fin décembre, à 97,86 milliards d’euros, selon une étude réalisée par Lyxor Asset Management sur des données fournies par Bloomberg et les sociétés de gestion, rapporte Funds People. Cependant, les actifs sous gestion des ETF marchés émergents ont gonflé de 66,69 % et ceux des ETF stratégiques (inversés ou à effet de levier) de 63,76 %.Les ETF obligataires et monétaires ont augmenté en volume, mais ceux sur les actions restent le segment le plus important avec 68,4 % des actifs totaux.
Pour avril, le secteur allemand de la gestion de fonds a enregistré des souscriptions nettes de 3,6 milliards d’euros, dont 2,8 milliards pour les fonds offerts au public (immobiliers compris) et 0,8 milliard pour les Spezialfonds. Grâce à la hausse des marchés, l’encours s’est pour sa part accru de 40 milliards d’euros en un mois pour atteindre 1.245 milliards d’euros.Hormis les fonds monétaires (- 2,21 milliards d’euros), toutes les catégories de fonds offerts au public ont affiché des souscriptions nettes pour avril.Sur les quatre premiers mois de l’année, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont enregistré des rentrées nettes de 518,3 millions d’euros, contre 16,64 milliards pour la période correspondante de l’an dernier.Dans cette catégorie, seul parmi les grands gestionnaires, le groupe DWS/DB (Deutsche Bank) a bénéficié de souscriptions nettes de 3,42 milliards d’euros, dont 2,72 milliards pour les ETF de db x-trackers ; au total DWS/DB enregistre à lui seul des rentrées nettes correspondant à 6,61 fois le total du secteur. En revanche, Allainz Global investors (AGI, avec cominvest) accuse des remboursements nets de 1,28 milliards, tandis que Deka (caisses d'épargne) subit des sorties nettes de 2,57 milliards d’euros (sa filiale ETFlab bénéficie cependant de rentrées nettes de 1,07 milliard) et qu’Union Investment affiche des rachats nets de 647,7 millions.
Heinz Bednar, directeur général d’Erste Sparinvest, a annoncé jeudi plusieurs fusions de fonds dont les objectifs d’investissement sont similaires. Ce toilettage de la gamme du gestionnaire d’actifs d’Erste Bank et des caisses d'épargne autrichiennes (23,2 milliards d’euros d’encours) s’est traduit par l’absorption le 26 mai du fonds d’actions Espa Stock Europe-Growth par l’Espa Stock Europe-Active. Le 2 juin, l’Espa Best of Innovation et l’Espa Stock Internet-Infra ont été fusionnés avec l’Espa Stock Techno. Enfin, au 1er juillet, l’Espa Select Stock-Plus sera absorbé par l’Espa Select Stock. Tous les fonds concernés sont de droit autrichien.
Afin de «capitaliser sur la rapide reprise des actions russes» (72 % de hausse depuis le début de cette année), Julius Baer lance son JB Russia Fund sur le marché britannique. Il s’agit d’un compartiment de la Sicav luxembourgeoise qui a été lancé le 20 juin 2008 et dont le gérant de portefeuille est Elena Ogram. La commission de gestion se situe à 1,60 %. La surperformance par rapport au MSCI monde pour les cinq premiers mois de 2009 est ressortie à 65 %.
Le hedge fund Paulson & Co a fermé mardi sa position vendeuse (short) sur Barclays avec une perte de 165 millions de dollars, rapporte le Financial Times.
Cette semaine, la Bourse espagnole a admis à la négociation le Lyxor ETF Euro Corporate Bond, alors que cette filiale de la Société Générale s’apprête à lancer le premier ETF qui permet de miser sur la baisse de l’indice Ibex, rapporte Cinco Días. Ce fonds répliquera l’Ibex 35 Inverso. L’agrément a été demandé à l’AMF cette semaine. Ensuite, la CNMV aura deux mois pour donner son feu vert.Pour son premier jour de cotation à Madrid, le Lyxor ETF Euro Corporate Bond a affiché un volume de transactions de 400.000 euros, soit plus qu'à Paris, a souligné Adrián Juliá, directeur des produits cotés chez Société Générale en Espagne.
Les gérants de hedge funds retrouvent un peu d’optimisme en la fidélité de leurs clients. Après avoir atteint 25 % des actifs des fonds au dernier trimestre 2008, les demandes de rachat ne devraient en effet plus représenter que 10 % des encours en 2009, indique Barclays Capital dans son étude " Picking up the Pieces», menée auprès de 300 investisseurs institutionnels (fonds de pension, banques privées, fondations etc) et 100 gérants de hedge funds.