Le 9 novembre, l’AMF a décerné son agrément de distribution au compartiment US High Yield de la sicav luxembourgeoise Pictet Funds dont le groupe helvétique a confié la gestion à Metropolitan West Asset Management (MetWest), un gestionnaire californien créé par des transfuges de Pimco qui affiche 28 milliards de dollars d’encours, dont 2 milliards en «high yield» américain.Alexandre Ris, directeur produits obligataires, explique que Pictet Funds en Suisse a commencé d'étudier cette classe d’actifs en juin 2008 puis fait tourner un portefeuille interne délégué à un gestionnaire extérieur. En juin 2009, après l’habituelle phase de «due diligence», le groupe a retenu MetWest, dont la philosophie de gestion, l’approche, la performance et la structure d’entreprise lui convenaient le mieux. Cerise sur le gâteau, le gestionnaire sélectionné n’avait pas d’activité hors des Etats-Unis. MetWest est donc devenu, après Westwood, Sectoral AM et Waddel & Reed la quatrième boutique spécialisée sélectionnée par Pictet pour assurer une gestion que le groupe helvétique ne maîtrisait pas.Laird R. Landmann, managing director et associé de MetWest, souligne que MetWest a désormais pratiquement reprofilé à sa guise le portefeuille de 300 millions de dollars qui lui a été confié par Pictet, en enlevant du risque tout en conservant la même performance (46,78 % depuis le début de l’année, en dollars) que son prédécesseur.Un processus empreint de prudenceRésumant le processus de gestion, qui combine les approches macro-économique (top-down) et de sélection de valeurs (bottom-up), Laird Landmann souligne que «tous les high yield ne sont pas nés égaux» et que le taux de défaut du portefeuille se situe à peu près un tiers de celui du marché, parce que MetWest a pour principe de ne jamais prendre une dose de risque excessive. De plus, s’il est important de maintenir les défauts au niveau le plus bas possible, il est encore plus important de minimiser les pertes potentielles. Aussi l'équipe de gestion s’attache-t-elle à sélectionner les titres en fonction de trois critères : le degré de protection offert par la valeur, les actifs réels qui nantissent l’obligation choisie et la liquidité.Dans ce contexte, MetWest s’appuie pour construire le portefeuille d’une centaine de lignes avec un taux de rotation plutôt faible (entre 30-40 % en phase de calme et un peu plus de 75 % en période très active) en fonction de son propre système et de sa propre grille de notation, l’objectif étant d’obtenir une performance constante, même si le fonds sous-performe logiquement en période de marchés particulièrement euphoriques.Dans l’environnement économique présent, le portefeuille est surpondéré dans les domaines des services publics et des télécommunications et sous-pondéré dans celui des biens de consommation.Le Pictet Funds (Lux) US High Yield utilise comme indice de référence le Barclays Capital US High Yiels 2% Cap et comporte des parts couvertes du risque de change. La commission de gestion pour la part retail se situe à 1,10 %.
Le gestionnaire alternatif Salus Alpha a ouvert du 17 au 30 novembre la souscription pour son hedge fund de droit autrichien Salus Alpha Commodity Arbitrage, qui utilise une stratégie ayant généré 129,19 % (au 17 novembre) depuis son lancement en 2003, précise la fiche produit (factsheet). L’idée consiste notamment à effectuer des arbitrages entre les indices S&P GSCI Total Return et S&P GSCI Spot. Il s’agit d’arbitrages entre différentes matières premières ou entre différents contrats sur une même matière première pour exploiter les inefficiences liées à la saison, aux pénuries, au déport et au report (contango et backwardation). D’après Salus Alpha, il s’agit d’un tracker indiciel dynamique (enhanced index tracker) qui investi dans le CAX Commodity Arbitrage Index, un indice «single manager» coté sur la Bourse de Vienne et développé par Alternative-Index, une filiale de Salus Alpha.
Le gestionnaire alternatif Salus Alpha a ouvert du 17 au 30 novembre la souscription pour son hedge-fund de droit autrichien Salus Alpha Commodity Arbitrage qui utilise une stratégie ayant généré 129,19 % (au 17 novembre) depuis son lancement en 2003, précise la fiche-produit. L’idée consiste notamment à effectuer des arbitrages entre les indices S&P GSCI Total Return et S&P GSCI Spot. Il s’agit d’arbitrages entre différentes matières premières ou entre différents contrats sur une même matière première pour exploiter les inefficiences liées à la saison, aux pénuries, au déport et au report. D’après Salus Alpha, il s’agit d’un tracker indiciel dynamique qui investit dans le CAX Commodity Arbitrage Index, un indice «single manager» coté sur la Bourse de Vienne et développé par Alternative-Index, une filiale de Salus Alpha.
En détaillant les Grands Prix de la Gestion d'Actifs 2009, la gestion française a incontestablement brillé sur son univers d'investissement naturel, le vieux Continent. Au delà, elle brille souvent par son absence... En outre, quelques grands acteurs de l'asset management n'ont pas été au rendez-vous.
Danske Capital, filiale de gestion d’actifs de Danske Bank, a annoncé jeudi que 26 des fonds de sa gamme Danske Invest, tous des produits de droit luxembourgeois, ont obtenu l’agrément de commercialisation pour la Suisse. Danske Capital gère environ 70 milliards d’euros.Les fonds admis à la vente en Suisse sont soit gérés en direct par Danske Capital, pour ce qui concerne les marchés d’actions et obligataires d’Europe du Nord et de l’Est. La gamme comprend aussi des fonds gérés par des spécialistes extérieurs comme Wellington et BlackRock pour les Etats-Unis, Aberdeen et Daiwa pour les marchés émergents et Pimco (groupe Allianz) pour le haut rendement. La gamme Danske Invest représente actuellement environ 30 milliards d’euros. Ci-dessous, la liste des fonds concernís : Nom ISIN Danske Invest - Alternatives LU0333684883 Danske Invest - Baltic LU0249693986 Danske Invest - Danish Bond Class A LU0012089180 Danske Invest - Danish Bond Class D LU0012089008 Danske Invest - Danish Mortgage Bond Class A LU0080347536 Danske Invest - Danish Mortgage Bond Class D LU0158165976 Danske Invest - Denmark LU0012195615 Danske Invest - Eastern Europe Convergence LU0156840208 Danske Invest - Europe LU0088125512 Danske Invest - Europe Small Cap LU0123485178 Danske Invest - European Bond Class A LU0088125439 Danske Invest - European Bond Class D LU0012089263 Danske Invest - Germany LU0292128302 Danske Invest - Global High Income LU0123484106 Danske Invest - High Dividend LU0123484957 Danske Invest - India LU0193801577 Danske Invest - Nordic LU0012195888 Danske Invest - Stockpicking LU0117088970 Danske Invest - Sweden LU0074604223 Danske Invest - Swedish Bond LU0070798268 Danske Invest - Trans-Balkan LU0249704346 Danske Invest - US Dollar Bond LU0074603415 Danske Invest - Global Emerging Markets LU0085580271 Danske Invest - Global Emerging Markets Small Cap LU0292126785 Danske Invest - Greater China LU0178668348 Danske Invest - Japan LU0193802039
Le conseil d’administration du fonds Bramdean Alternatives a annoncé dans un communiqué avoir choisi Aberdeen Asset Managers pour gérer ses actifs à la place de Bramdean Asset Management, la société de Nicola Horlick. Le Financial Times précise qu’Aberdeen AM a payé environ 5 millions de livres pour la gestion de 130 millions de livres. La nomination d’Aberdeen, pour une période initiale de trois ans, est effective immédiatement. Elle devrait conduire au changement de nom de Bramdean Alternatives. Cette opération met fin à plusieurs mois de conflits entre Nicola Horlick, la gérante, et Vincent Tchenguiz, le principal actionnaire de Bramdean Alternatives, à la suite des pertes subies par le fonds, notamment après un investissement dans Madoff. Elle permet à Aberdeen de se renforcer dans les placements alternatifs au Royaume-Uni.
Après la re-fermeture aux remboursements des fonds immobiliers DEGI International et Axa Immoselect, le secteur de la gestion d’actifs espère que le phénomène restera cantonné à ces deux fonds qui étaient déjà depuis longtemps proches du plancher en matière de liquidités, rapporte le Handelsblatt. Chez KanAm, on souligne être sorti d’affaire grâce aux 70 millions d’euros de souscriptions nettes d’octobre et aux rentrées de novembre. Credit Suisse précise que son CS Euroreal enregistre d’importantes rentrées nettes tandis que, chez TMW Pramerica, on affirme maintenant que le Weltfonds sera rouvert avant la fin de l’année.
La détérioration de l’environnement de marché a imposé à Axa Investment Managers Allemagne de geler à nouveau les remboursements de son fonds immobilier offert au public Axa Immoselect (2,84 milliards d’euros), initialement pour une durée de trois mois. Axa IM suit donc avec deux jours de décalage l’exemple d’Aberdeen, qui avait fait de même pour son DEGI International. Le gestionnaire explique que, depuis la réouverture du fonds au rachat le 28 août, les sorties nettes ont atteint 934,9 millions d’euros. Les souscripteurs ont craint que les conditions de marché ne se traduisent par une crise de liquidité, ce qui a précipité les sorties et mis la pression sur l'équipe de gestion du fonds. Achim Gräfen, directeur général d’Axa IM Deutschland et gérant de Immoselect, précise que la période de répit accordée par la suspension des remboursements sera mise à profit pour stabiliser la situation des liquidités du fonds.Une fois de plus, comme en 1996 et 1998, les fonds immobiliers allemands se trouvent confrontés au paradoxe d’une liquidité journalière pour des portefeuilles de long terme. Les mesures contractuelles qui ont pu être adoptées lors des deux crises précédentes n’ont servi à rien, les investisseurs ne respectant pas leurs engagements de préavis en matière de retraits.
Les sociétés de gestion sont optimistes : 2010 sera une bonne année pour la commercialisation des fonds, et plus particulièrement pour les fonds actions. Selon un récent sondage mené par der Feri EuroRating Services AG auprès de 56 sociétés de gestion des pays germanophones, 91 % estiment que le potentiel de vente des fonds actions se est «bien» ou «très bien». Ils n'étaient que 44 % de cet avis en avril. Sans réelle surprise, le plus grand potentiel est attribué aux fonds actions émergentes, suivi des fonds actions investis en Europe et les fonds actions Monde. Les fonds actions sectoriels et investis en Amérique du Nord auraient selon les sondés le moins de potentiel de vente, indique également l'étude. Les débouchés pour les ETF sont également jugés bons par 80 % des sociétés interrogées. Concernant les projets de lancement de produit, 42 % indiquent vouloir renforcer leur offre en fonds actions, 41 % en produits alternatifs et 40 % en fonds obligataires.
Le marché espagnol des valeurs latino-américaines, le Latibex, a annoncé avoir enregistré l’engagement de tenue de marché de Santander Investment Bolsa pour les parts de l’ETF Naftrac Mexico de iShares. Ce produit, coté depuis jeudi sur le Latibex, avait été lancé par Nacional Financiera en 2002 et avait été racheté par Barclays Global Investors (BGI) en mai 2009.
La crise financière a aidé les comptes ségrégués (ou «managed accounts») à s’imposer dans la gestion alternative, selon Le Temps. «Sur les quelque 1.300 milliards de dollars actuellement gérés par les hedge funds dans le monde, quelque 100 milliards le sont par des comptes ségrégués», a expliqué Nathanaël Benzaken, responsable de cette activité chez Lyxor. Cette part de 7,7 % s’affiche en nette progression ; avant la crise elle n’était que de 2 à 3 %. Cette proportion «devrait s’élever à 15 ou 20 % dans trois ans», a poursuivi Nathanaël Benzaken.
La société de gestion de portefeuille française John Locke Investments a annoncé la diversification du portefeuille de Cyril Haute Fréquence. Suivant une gestion quantitative systématique spécifique, le fonds qui cherche à délivrer un rendement régulier dans le cadre d’une volatilité maîtrisée (inférieure à 4%) intervenait jusque là uniquement sur les seuls instruments financiers à terme portant sur des indices boursiers, des taux d’intérêt et des devises. Désormais, le FCP diversifié pourra traiter les contrats à terme portant sur des marchandises (matières premières énergétiques, agricoles, métaux).L’exposition à un même contrat portant sur ces marchandises ne pouvant toutefois pas excéder 10% de l’actif, précise la société de gestion. Caractéristiques : Code Isin : FR0007082268Encours du fonds : 25 millions d’eurosPerformance 2009 (au 30 octobre) : -3,7 % Performances 3 ans : 9 %Volatilité 3 ans : 3,3 %
Selon Les Echos, Edmond de Rothschild Investment Partners vient de boucler la levée de 250 millions d’euros pour son fonds Winch Capital2 après un premier «closing» en juillet à 175 millions d’euros. La levée aura pris moins de huit mois, alors que la firme de capital-investissement tablait plutôt sur un bouclage à début janvier avec une étape intermédiaire à 200 millions d’euros. Du coup, la firme a réussi à conserver la plupart des investisseurs présents dans le fonds Winch Capital1 et surtout à convaincre de nouveaux entrants, essentiellement français, parmi lesquels Fondinvest, AGF Private Equity, SGAM Private Equity et Dahlia. Au final, les compagnies d’assurances représentent environ 40% des engagements, les fonds de fonds 25%, les institutions de retraite 14%, de même que les banques, et les personnes physiques 8%.
L’américain Index IQ se targue d'être le premier gestionnaire à lancer un ETF dont l’objectif, en répliquant l’indice IQ Arb Merger Abritrage, est de surperformer avant frais en misant sur les actions des sociétés qui, dans le monde, ont fait l’objet d’une OPA. L’idée est d’acheter les titres sous le prix d’OPA et de percevoir la plus-value lors du bouclage de la transaction au prix de l’OPA ou au-dessus.Le nouveau produit, le IQ Arb Merger Arbitrage, dont l’acronyme sur Arca est MNA, affiche un taux de frais de 0,75 %.
John Paulson va lancer un fonds qui investira dans des actions de sociétés minières aurifères et d’autres placements liés à l’or, selon trois investisseurs cités par le Wall Street Journal. Le fonds verra le jour le 1er janvier.
Le groupe SYZ & CO a annoncé hier le lancement de Oyster Credit Opportunities, un nouveau compartiment long/short investissant dans le crédit, en combinant les obligations d’entreprises et les Credit Default Swaps (CDS). La gestion de ce fonds Ucits III a été confiée à Cairn Capital, une société londonienne spécialisée dans les stratégies de crédit. Enregistré en Suisse, OYSTER Credit Opportunities est censé répondre à une forte demande de la part des investisseurs pour des produits à haute valeur ajoutée moins sensibles à la volatilité des marchés boursiers. Cairn Capital développe aussi bien des stratégies directionnelles que de valeur relative, avec un objectif de performance absolue sur un cycle de crédit et de faible volatilité. «Par rapport aux obligations conventionnelles, les CDS présentent de nombreux avantages. Ils sont non seulement plus liquides et plus transparents que les obligations en cas de crise, mais permettent également d’exprimer des vues négatives sur les marchés et de mettre en oeuvre des stratégies non directionnelles», souligne un communiqué de Syz. Le fonds vise un rendement annuel supérieur de 3-5% au taux Euribor dans les conditions de marché actuelles. Il est ouvert chaque semaine et est disponible en euro.
Selon L’Agefi suisse, le private equity va mieux. Plusieurs indicateurs montrent que les plus bas ont été atteints dans le courant de l’année en termes d’évaluation. Le nombre en augmentation de transactions de fusion et acquisition, ainsi que l’annonce par de nombreuses sociétés de private equity de la mise en bourse d’entreprises (IPO) figurant dans leur portefeuille dans les mois à venir attestent de cette amélioration. Une revalorisation des sociétés est en cours, notamment en termes de ratio valeur d’entreprise/excédent brut d’exploitation. Néanmoins, il est probable qu’une décote substantielle perdure sur des sociétés cotées ou fonds fermés.
Confirmant l’information de fin octobre selon laquelle Guy de Blonay quittera Henderson New Star pour revenir au bercail de Jupiter Asset Management huit ans après l’avoir quitté, Jupiter a précisé mercredi que l’impétrant va rejoindre en janvier 2010 en tant que conseiller avant de rejoindre l'équipe de gestion des fonds de financières composée de Philip Gibbs et de Robert Mumby l'été prochain.Il deviendra alors co-gérant avec Philip Gibbs du fonds Jupiter Financial Opportunities qui pèse 1,4 milliard de livres. Robert Mumby continuera d’aider à la gestion du fonds, qui affiche une performance de 82,5 % depuis son lancement en juin 1997. Le fonds a enregistré un gain de 7 % en 2008 alors que le sous-indice des financières du FTSE accusait une chute de 48 %.
Avec la baisse des taux d’intérêt, la pression de la concurrence et les mauvaises performances, plusieurs sociétés de gestion ont baissé leurs prix, constate le Financial Times Deutschland.Dans les monétaires, Invesco a abaissé de 0,05 point la commission de gestion de l’Invesco Euro Reserve et de l’Invesco USD Reserve à 0,30 % et 0,40 % respectivement pendant que BlackRock a simplement renoncé à la commission des BGF Euro et US Dollar Reserve.Côté obligataires, DWS a réduit ses commissions de gestion de 0,25 point sur ses produits génériques, mais pas sur les spécialisés, tandis que Schroders a réduit de moitié, à 0,75 %, les frais sur le Global Credit Duration- Hedged.Les fonds d’actions ne sont pas épargnés. BlackRock a réduit de 0,25 point les commissions sur deux fonds européens et un fonds japonais ainsi que sur trois fonds sectoriels, ces produits étant trop chers par rapport à la concurrence.Enfin, aux immobiliers, Commerz Real a diminué en octobre de plus de moitié, pour un an, la commission sur hausInvest global, dont la performance a baissé et deux immeubles à Singapour ont dû être réévaluée à la baisse.
D’après les calculs d’Eurekahedge, les hedge funds ont accusé en octobre leur première perte (de 0,3 %) après sept mois consécutifs de gains. L’effet de marché a été négatif de 2,4 milliards d’euros pendant que les souscriptions nettes ont porté sur un peu plus de 10 milliards d’euros. Au 31 octobre, les actifs totaux sous gestion ressortaient à 1 450 milliards de dollars.