Michael Clements, le nouveau responsable de l’équipe actions européennes du groupe Syz & Co Asset Management, a remanié 70 % du fonds Oyster European Opportunities, un mois après son arrivée au sein de la société, a-t-il annoncé jeudi à Paris lors d’une conférence. Cet ancien gérant de Franklin Templeton, qui succède à Eric Bendahan, se donne encore quelques semaines pour repositionner entièrement le portefeuille.Le processus de transition a commencé dans le plus grand secret début septembre, lors de son arrivée au sein de Syz & Co AM. « Nous sommes restés discrets sur mon arrivée afin de pouvoir commencer à acheter mes valeurs favorites sans que le marché ne le sache et puisse jouer contre moi », explique-t-il. Ce processus s’est effectué pendant 15 jours en partenariat avec Eric Bendahan. La passation de pouvoirs s’est effectuée en douceur, a expliqué Julien Jacquet, co-responsable du développement commercial en France, Eric Bendahan ayant informé la direction de Syz de son intention de quitter la société en début d’année, ce qui a permis de recruter un successeur sans précipitation.Malgré cela, les encours des fonds Oyster European Opportunities et Oyster European Selection, les deux fonds qui étaient gérés par Eric Bendahan, ont vu leurs encours reculer, de 2,3 milliards d’euros au total à 1,5 milliard (1,2 milliard sur le premier et 250 millions sur le second). Pour Julien Jacquet, cette baisse est inévitable, certains fonds de fonds et investisseurs institutionnels ayant comme politique de sortir d’un fonds lors d’un changement de gérant. Mais il anticipe que les clients reviendront après une période d’observation et que Michael Clements en attirera aussi de nouveaux. Michael Clements a expliqué avoir de nombreux points communs avec Eric Bendahan, mais différer dans l’approche de la valorisation des entreprises. Ses meilleures idées se trouvent aujourd’hui dans la consommation discrétionnaire et le secteur industriel. Sa sélection « bottom up » des valeurs se fonde sur la recherche interne et il accorde la priorité au contrôle des risques baissiers.