Head of emerging market debt chez Barings, Thanasis Petronikolos voit deux avantages décisifs par rapport aux produits concurrents dans son fonds de droit irlandais Baring Emerging Market Debt Local Currency - nouveau nom depuis le 17 juin 2010 du Baring Emerging Income Fund.D’un côté, contrairement à pratiquement tous les autres fonds de dette émergente en monnaie locale, il est particulièrement liquide et transparent, si bien que son portefeuille (40 lignes) peut en principe être complètement revendu en l’espace de quelques heures seulement.D’autre part, il ne s’appuie pas sur une projection macro-économique unique, mais sur trois scénarios différents («recovery», stagflation, ralentissement économique) et toutes lignes obligations et devises doivent être éligibles dans au moins deux scénarios sur trois.Le gérant a précisé à Newsmanagers que l’encours est resté stable depuis le début de l’année aux alentours de 120 millions de dollars. Il n’a pas subi de retraits autres que ceux des fonds multi-classes d’actifs de Barings, qui ont été compensés par environ 35 millions de dollars de souscriptions nettes externes.Les deux arguments principaux en faveur de la dette émergente en monnaie locale sont que ces titres sont supérieurement rémunérés, à risque comparable, par rapport aux émissions des souverains développés, et que la classe d’actifs, sans être un refuge, s’est montrée résiliente, avec une capacité de rebond rapide et de retour à une tendance ascendante de long terme.Thanasis Petronikolos a précisé par ailleurs qu’après le recrutement récent de Faisal Ali (ex Observaotry Capital, lire Newsmanagers du 10 août), l'équipe de gestion va s'étoffer très prochainement avec l’embauche d’un troisième gérant qui sera basé à Hong-Kong. Au total, Barings Asset Management gère 2,5 milliards d’encours (fin août) investis en dette et en crédit émergents dont environ 250 millions de dollars en obligations émergentes en monnaie locale.