Selon L’Agefi Hebdo, depuis quelques années, les marchés sont devenus de plus en plus volatils, les risques se sont élevés et les rendements se sont contractés. D’où la nécessité d’une gestion plus active. Pour autant, compte tenu de l’accroissement des risques et de la complexité grandissante des marchés, cela ne se traduit pas forcément par le retour en grâce des gérants stars, mais plutôt par le brassage des compétences et la recherche de profils très expérimentés, note l’hebdomadaire."La gestion est de plus en plus collégiale, note Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Nicholas Angell. Ce mode de fonctionnement, initialement propre aux structures mutualistes, a tendance à faire tache d’huile depuis quelques années, en touchant en premier lieu les grandes gestions. Si l’on cherche des gérants stars, on les trouvera plutôt dans les petites structures à taille humaine». » Chez Amundi, un gérant ne travaille pas de manière isolée. Romain Boscher, responsable mondial de la gestion actions, précise que «les équipes qui gèrent les fonds selon un processus précis ont des tailles diverses, allant de quatre (comme sur les petites valeurs japonaises) à onze gérants (sur les marchés émergents)». Au sein de chaque équipe, il y a un patron pour trancher. Chez Axa Framlington, filiale d’Axa IM, chaque gérant, tout en ayant la charge d’un fonds, assure aussi le suivi d’un secteur. On y trouve donc des «analystes-gérants».