Exxon Mobil et Moscou ont signé le 12 septembre un accord à l’amiable soldant un différend fiscal de plus de 600 millions de dollars, a annoncé hier le ministère russe des Finances. «Les parties ont atteint un compromis mutuellement avantageux», a-t-il ajouté, sans en dévoiler les termes. En 2015, le groupe américain, dirigé alors par l’actuel secrétaire d’Etat Rex Tillerson, avait saisi la Cour d’arbitrage de Stockholm pour obtenir le remboursement de présumés trop-payés fiscaux liés au projet pétrolier Sakhaline-1, dans l’Extrême-Orient, dont il détient 30%. Il paie un impôt sur les bénéfices de 35%, fixé au lancement du projet dans les années 1990, alors que cet impôt a été ramené en 2009 à 20%. Selon le quotidien Kommersant, Exxon Mobil aurait renoncé à ses demandes financières en échange de l’attribution d’une part dans un important projet d’exploitation d’hydrocarbures bénéficiant d’exemptions fiscales.