Cinq ans après sa présentation par la Commission européenne, les Vingt-Sept sont sur le point d’adopter une position commune sur la proposition de directive introduisant une «transparence fiscale pays par pays» (‘country by country reporting’). Le texte proposé par la Commission Juncker à la suite des révélations des «Panama papers», obligerait les grandes entreprises implantées dans l’UE à rendre publiques chaque année certaines données fiscales et comptables, comme leur chiffre d’affaires, le bénéfice ou encore les impôts payés dans tous les pays où elles sont présentes. Jeudi, au cours d’une réunion informelle, une majorité qualifiée d’Etats membres se sont exprimés pour la première fois en faveur d’un texte de compromis, qui doit être entériné la semaine prochaine par les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles. Des négociations s’engageront ensuite entre la présidence portugaise du Conseil, qui a fait de l’adoption de la directive une priorité, et le Parlement européen, dont la position est prête depuis juillet 2017. Plusieurs Etats dont l’Irlande et le Luxembourg contestent toujours la base juridique de la proposition qui aurait dû, selon eux, être traitée en tant que texte fiscal, et donc votée à l’unanimité des Etats membres.
L’inscription de la Turquie sur la liste noire européenne des juridictions non coopératives sur le plan fiscal divise une nouvelle fois les européens. L’Etat, à qui il est reproché de ne pas partager de données bancaires avec six Etats membres (la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche et Chypre), dont ceux qui comptent le plus de ses ressortissants, devrait se voir accorder un nouveau sursis de quatre mois. La décision doit être confirmée ce mercredi par les ambassadeurs des Etats membres à Bruxelles. En février 2020, Ankara avait déjà bénéficié d’un délai jusqu’au 31 décembre 2020 afin de mettre en ordre son système d’échange automatique d’informations sur les comptes bancaires.
L’inscription de la Turquie sur la liste noire européenne des juridictions non coopératives sur le plan fiscal divise une nouvelle fois les européens. L’Etat, à qui il est reproché de ne pas partager de données bancaires avec six Etats membres (la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche et Chypre), dont ceux qui comptent le plus de ses ressortissants, devrait se voir accorder un nouveau sursis de quatre mois durant lequel il restera sur la « liste grise » des juridictions à surveiller.
Il est fréquent, qu’en raison d’un divorce, d’un décès ou des raisons de santé, que des frères et sœurs décident de s’entraider en vivant ensemble et que l’un d’eux subvienne aux besoins de l’autre.
La Commission européenne (CE) a annoncé mardi le coup d’envoi d’une consultation publique sur le fonctionnement des règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicables aux services financiers et aux services d’assurance, en vue de la présentation d’une proposition législative fin 2021. La consultation s’étendra jusqu’au 3 mai. Bruxelles affiche notamment son intention de remédier aux implications des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne de 2017, qui avait déclaré contraire au droit communautaire les mécanismes de partage des coûts utilisés par les opérateurs de services financiers et d’assurance afin de réduire au minimum la TVA cachée.
La Commission européenne (CE) a annoncé mardi le coup d’envoi d’une consultation publique sur le fonctionnement des règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicables aux services financiers et aux services d’assurance, en vue de la présentation d’une proposition législative fin 2021. La consultation s’étendra jusqu’au 3 mai.
L’association dénonce une proposition de loi de députés du groupe socialiste de l’Assemblée nationale visant à remplacer la fiscalité applicable aux capitaux décès par les droits de successions en vigueur.
Suite à la parution hier d’une enquête, menée par 16 médias internationaux, accusant le Luxembourg de favoriser le blanchiment d’argent sale et l'évasion fiscale, le Grand-Duché a dénoncé dans un communiqué «un certain nombre d’affirmations non fondées» et assuré qu’il «respecte pleinement toutes les réglementations européennes et internationales en matière de fiscalité et de transparence». Le gouvernement luxembourgeois a précisé qu’il n’y a pas «de régime fiscal spécifique au Luxembourg pour les entreprises multinationales, ni les sociétés numériques» et que «ces entreprises doivent se conformer aux mêmes règles fiscales et à la même législation que toute autre société». Il n’a cependant pas directement répondu à l’absence de déclarations effectives des bénéficiaires par plus de 80% des fonds visés par l’enquête, assurant simplement qu’à la fin de l’an dernier, «le taux de complétude du registre se trouvait aux alentours de 90%».
Après une expérimentation de deux ans, le gouvernement autorise Bercy à indemniser les lanceurs d’alerte fiscaux, qui ont fourni au fisc des renseignements ayant conduit à la découverte de manquements à certaines règles et obligations déclaratives fiscales. Le décret du 25 janvier 2021 étend également ce dispositif aux manquements à la TVA. Il prévoit aussi que le gouvernement puisse autoriser l’administration fiscale à expérimenter un périmètre différent, défini par la gravité de certains agissements, manquements ou manœuvres en infraction avec la législation fiscale, lorsque le montant estimé des droits éludés est supérieur à 100.000 euros.
Après une expérimentation de deux ans, le gouvernement autorise Bercy à indemniser les lanceurs d’alerte fiscaux, ces personnes étrangères aux administrations publiques qui ont fourni au fisc des renseignements ayant conduit à la découverte de manquements à certaines règles et obligations déclaratives fiscales.
Le procès pour fraude fiscale de plusieurs anciens dirigeants et cadre de Wendel doit s’ouvrir ce 18 janvier et pour trois semaines devant le tribunal correctionnel. L’affaire concerne un montage financier complexe élaboré en 2004, baptisé Solfur, et qui avait permis en 2007 à 14 dirigeants d’engranger «un gain net de 315 millions d’euros pour un investissement de départ de 996.250» euros, en «totale franchise d’imposition», selon les réquisitions du parquet national financier (PNF). L’administration fiscale avait notifié fin 2010 un redressement aux intéressés, puis porté plainte. Une information judiciaire avait été ouverte en juin 2012. L’ancien président du directoire de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, et l’ancien président du conseil de surveillance, Ernest-Antoine Seillière, figurent parmi les prévenus.
Près de quatorze ans après les faits, le procès pour fraude fiscale de plusieurs anciens dirigeants et cadre de Wendel doit s’ouvrir le 18 janvier et pour trois semaines devant le tribunal correctionnel. L’affaire concerne un montage financier complexe élaboré en 2004, baptisé Solfur, et qui avait permis en 2007 à 14 dirigeants d’engranger «un gain net de 315 millions d’euros pour un investissement de départ de 996.250» euros, en «totale franchise d’imposition», selon les réquisitions du parquet national financier (PNF).