Il aime prendre la lumière. Bradley Birkenfeld (photo) est cet ancien banquier privé d’UBS, devenu lanceur d’alerte, passé par la case prison puis grassement récompensé par le fisc américain pour avoir révélé comment son ex-employeur aidait des citoyens des Etats-Unis à échapper à l’impôt. Le voilà posant, le 8 mars, devant la Cour d’appel de Paris où s’est ouvert, pour trois semaines, le procès d’UBS. Les bons tuyaux du « Banquier de Lucifer » ont valu l’enfer à la banque suisse, condamnée en première instance à 3,7 milliards d’euros d’amende, sans compter les 800 millions de dommages et intérêts, soit la peine la plus lourde infligée en France dans une affaire d’évasion fiscale.