Après l’épisode Colonial Pipeline qui a provoqué une chute puis un retour du Bitcoin autour de 38.000 dollars entre lundi et mercredi, une équipe de JPMorgan a estimé que le déport inhabituel sur le marché à terme (Chicago Mercantile Exchange) - où le prix au comptant est supérieur aux prix à terme – doit être un motif de prudence. La courbe des contrats à terme Bitcoin était déjà en situation de «backwardation» pendant la majeure partie de 2018, année où la crypto-monnaie a chuté de 74% après un boom spectaculaire.
Un règlement européen fixe les principes d’une IA responsable et éthique, un cadre bienvenu pour les banques qui vont pouvoir avancer dans leurs projets.
Innovation. Lingua Custodia, qui utilise l’intelligence artificielle pour traduire les textes financiers, propose désormais un moteur de traduction automatique spécialisé dans les critères ESG (environnement, social, gouvernance). Ce nouvel outil doit permettre aux institutions financières, aux gérants et aux entreprises de traduire automatiquement et très rapidement l’ensemble des documents liés à la finance durable et responsable. Il est disponible pour les traductions français-anglais et vice-versa (et bientôt dans d’autres langues) sur Verto, la plateforme web de Lingua Custodia qui regroupe tous les moteurs de traduction spécialisés en finance. Il est également accessible sous forme d’API par les systèmes d’information des acteurs financiers ou par les générateurs de reporting. Ce lancement répond au besoin croissant des acteurs financiers en lien avec SFDR, le règlement Sustainable Finance Disclosure, qui exige davantage de transparence sur les sujets ESG.
Orange Bank veut frapper fort. Elle annonce aujourd’hui avoir noué un partenariat technologique avec la fintech Younited Credit, pour accélérer sur le crédit. Les deux partenaires travailleront à spécifier leur offre jusqu’à la fin de l’année, dans le but de proposer leur service d’ici au premier semestre de 2022.
De records en records dans les fintechs. La néobanque brésilienne Nubank a annoncé ce mardi une extension de 750 millions de dollars (615 millions d’euros) de son tour de table en Série G (qui était de 400 millions de dollars en janvier dernier), amenant ce tour de table à un total de 1,15 milliard de dollars. Les trois-quarts de la somme ont été apportés par Berkshire Hathaway la société d’investissement de Warren Buffett.
Transformation. Mastercard et Konsentus publient régulièrement depuis deux ans un tracker des acteurs de l’open banking en Europe. Dans la dernière édition consacrée au premier trimestre 2021, le constat est encourageant : 474 fournisseurs de services tiers (TPP, third party providers) sont désormais agréés par une autorité nationale, dont près de la moitié (205 précisément) au Royaume-Uni. Chaque pays compte en moyenne 43 sociétés agréées mais les Anglais en ont 249, dont 44 sous le régime des autorisations temporaires négocié avec l’Union européenne. 94 % d’entre eux sont agréés pour fournir des services d’information sur les comptes et la moitié peut également proposer des services d’initiation de paiement. La domination britannique est forte partout en Europe, y compris en France qui compte 98 TPP dont seulement 23 agréés localement, ou encore au Luxembourg, où un seul établissement a obtenu un agrément local sur un total de 70 acteurs. Point particulier, le Brexit a entraîné une réduction du nombre d’acteurs pouvant exercer leur activité sous le régime du passeport européen d’environ un tiers, mais certains pays comme l’Espagne ont accepté que les TPP britanniques continuent d’exercer sur leur sol durant encore six mois.
Lieu. Voilà un nouveau site bancaire dédié à l’innovation : c’est à Bordeaux, au cœur de la cité numérique et c’est une co-construction menée par Crédit Mutuel Arkéa et OnePoint, société spécialisée dans la transformation numérique. Les espaces, partagés entre les deux entreprises, doivent faciliter les rencontres et les échanges, y compris avec l’écosystème technologique local, et favoriser l’adoption des méthodes de travail agiles. Les deux partenaires prévoient de recruter 150 personnes d’ici à 2022, afin de développer des solutions innovantes répondant à la transformation des services financiers. L’implantation de ce nouveau site à Bordeaux montre également les ambitions du Crédit Mutuel Arkéa en Nouvelle Aquitaine où le groupe bancaire compte déjà plus de 1.000 collaborateurs travaillant pour le Crédit Mutuel du Sud-Ouest, Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels, Arkéa Capital, Arkéa Investment Services, Financo…
Argent des masses. Selon Fintech Global, le segment des wealthtechs a connu une très forte croissance de ses financements depuis 2017, avec une accélération sur les premiers mois de 2021. Ce sous-secteur des fintechs inclut la gestion des finances personnelles, l’ouverture de compte et l’investissement en ligne. Le total des fonds levés en 2017 était de 6,1 milliards de dollars, il a atteint 9,3 milliards en 2020 et dépasse déjà les 6,6 milliards sur le premier trimestre 2021. Plus de 80 % des opérations dépassent les 75 millions de dollars, dont l’emblématique levée de Robinhood en début d’année (3,4 milliards). Viennent ensuite la néobanque brésilienne NuBank, puis Starling Bank avec 400 et 376 millions de dollars levés, puis les courtiers en ligne Public (Etats-Unis, 220 millions de dollars) et Webull (Chine, 150 millions de dollars). Les deux derniers ont accueilli nombre d’investisseurs déçus de Robinhood lors de l’affaire Gamestop.
C’est le montant du financement, aux trois quarts en capital, prévu par le partenariat conclu entre Ibanfirst, fintech spécialiste du virement interentreprises à l’international, et Marlin Equity Partners. La société américaine de private equity donne ainsi à l’établissement de paiement, dirigé par Pierre-Antoine Dusoulier, des moyens renforcés pour sa croissance autour de son activité actuelle, le paiement transfrontière avec opérations de change à la clé. Créée en France en 2013, la fintech compte à son capital Xavier Niel, les fonds de capital-risque d’Elaia et Bpifrance.
L’investissement en ligne dans les actions et les cryptomonnaies attire les fonds de capital-risque. L’application de courtage en ligne allemande Trade Republic a annoncé ce jeudi avoir bouclé un tour de table record de 900 millions de dollars (737 millions d’euros) en série C, mené par le fonds américain Sequoia, aux côtés de nouveaux investisseurs tels que TCV et Thrive Capital et de ses investisseurs historiques Accel, Founders Fund, Creandum et Project A. Trade Republic revendique désormais une valorisation de plus de 5 milliards de dollars, indique-t-elle dans son communiqué, devenant l’une des principales fintechs à capitaux privés d’Europe. Créée en 2015, elle a lancé une plateforme de courtage qui se veut «simple et accessible à tous». Elle revendique de ne facturer qu’un euro par transaction à ses clients, pour couvrir ses coûts externes. Trade Republic a lancé son service en France fin janvier. Actuellement, Trade Republic comptabiliserait plus de 6 milliards d’euros d’actifs clients.
L’investissement en ligne dans les actions et les cryptomonnaies attire les fonds de capital-risque. L’application de courtage en ligne allemande Trade Republic a annoncé ce jeudi avoir bouclé un tour de table record de 900 millions de dollars (737 millions d’euros) en série C, mené par le fonds américain Sequoia, aux côtés de nouveaux investisseurs tels que TCV et Thrive Capital, et de ses investisseurs historiques Accel, Founders Fund, Creandum et Project A. Trade Republic revendique désormais une valorisation de plus de 5 milliards de dollars, indique-t-elle dans son communiqué, devenant l’une des principales fintechs à capitaux privés d’Europe. Elle a franchi un cap, après sa levée de fonds précédente, de 67 millions de dollars, réalisée en avril 2020.
Alors que le paiement en trois ou quatre fois s’est largement répandu dans le commerce en ligne pour les particuliers, Franfinance (Groupe Société Générale) se distingue en proposant aux sites de e-commerce professionnels une interface (API) leur permettant de proposer un vrai crédit lors du paiement. Les acheteurs peuvent ainsi opter pour un crédit classique, une location longue durée ou un crédit bail. Le premier site partenaire de Franfinance pour ce service est Hexamed, spécialisé dans le matériel médical. Pour lancer cette offre, Franfinance s’est appuyé sur son large historique de crédit aux entreprises (la moitié de son activité) et sur sa filiale ITL de financement de matériel professionnel. Elle a automatisé ses processus d’interrogation de bases de données lui permettant d’évaluer en temps réel le risque de l’emprunteur et compte équiper rapidement de nouveaux sites marchands B2B.
Veracash, la fintech bordelaise qui propose un compte en ligne adossé à des métaux précieux (or, argent), a annoncé lundi une levée de fonds de deux millions d’euros, en précisant que 80% du montant levé provenait de ses clients. Ces fonds permettront à la fintech d’accélérer sa croissance déjà très forte et d’assoir sa position de compte en ligne alternatif. En développant de nouveaux services, Veracash a pour ambition de devenir le moyen de paiement préféré de ses clients.