Le 10ème Baromètre de la confiance des Français dans le numérique, réalisé pour l’Acsel par Toluna Harris Interactive auprès de 1.247 personnes âgées de 15 ans ou plus, montre un fort clivage : 46% disent avoir confiance dans le numérique, en hausse de trois points par rapport à 2021, mais 47% n’ont pas confiance, ce qui se traduit par un recul de la fréquence des achats en e-commerce. Moins de la moitié des personnes interrogées (49%) s’estiment bien protégées contre le piratage de leurs données bancaires. Toutefois, 68% considèrent l’authentification forte comme une protection adéquate, mais seulement 56% (5 points de moins qu’en 2021) jugent l’authentification par reconnaissance faciale ou empreinte digitale comme efficaces. Le plus grand facteur de confiance (15% des réponses) est la certitude que leur banque les rembourserait en cas de piratage de leurs données bancaires. Si les cryptomonnaies suscitent la défiance de 74% des Français, les 15-24 ans se montrent plus favorables avec 43% prêts à en acquérir.
Le 10ème Baromètre de la confiance des Français dans le numérique, réalisé pour l’Acsel par Toluna Harris Interactive auprès de 1.247 personnes âgées de 15 ans ou plus, montre un fort clivage : 46% disent avoir confiance dans le numérique, en hausse de trois points par rapport à 2021, mais 47% n’ont pas confiance. Ce qui se traduit d’ailleurs par un recul de la fréquence des achats en e-commerce puisque les internautes qui réalisaient au moins un achat en ligne par semaine sont passés de 23% l’an dernier à 18% cette année. En cause, les escroqueries en ligne dont 71% des Français considèrent qu’elles sont en augmentation (+7 points par rapport à 2021) et 45% disent en avoir déjà été victimes.
Le Pay Tech Day organisé hier à Paris était l’occasion de faire le point sur les solutions pour «défragmenter» les paiements européens : instantanéité, euro digital et interconnexion des réseaux de paiement.
... milliards d’euros ont été collectés en 2022 par les plateformes de crowdfunding, c’est 25 % de plus qu’en 2021, selon le Baromètre réalisé par Mazars pour Financement Participatif France. L’immobilier confirme son statut de locomotive avec une collecte de 1,6 milliard d’euros (+40 %), soit les deux tiers des montants levés par le crowdfunding. La collecte en dons est en net recul à 106,7 millions d’euros, tandis que le prêt bondit de 33 % à plus de 2 milliards d’euros et l’investissement de 45 % à 150 millions.
Réunis à Paris pour une journée d’échanges, les représentants du financement participatif européen ont souligné à la fois les difficultés et le grand intérêt du nouveau cadre règlementaire.
D’après The Pulse of Fintech 2022, le retournement est sensible au second semestre, mais les regtechs et les levées d’amorçage ont tiré leur épingle du jeu.
La fintech indienne PhonePe, soutenue par Walmart, a annoncé mardi avoir levé 100 millions de dollars (93 millions d’euros) auprès de Ribbit Capital, Tiger Global et TVS Capital Funds, atteignant une valorisation de 12 milliards de dollars, malgré l’effondrement du marché. PhonePe a déclaré précédemment qu’elle prévoyait de lever jusqu'à 1 milliard de dollars dans le cadre du cycle de financement en cours. PhonePe, fintech la plus valorisée d’Inde, est en concurrence avec Google Pay et Paytm. Paytm, qui prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars d’ici à mars 2023, est de son côté actuellement valorisé 4,5 milliards de dollars.
La fintech indienne PhonePe, soutenue par Walmart, a annoncé mardi avoir levé 100 millions de dollars auprès de Ribbit Capital, Tiger Global et TVS Capital Funds, atteignant une valorisation de 12 milliards de dollars, malgré l’effondrement du marché.
Le Connect Store de Caceis s’enrichit d’une nouvelle plateforme de pilotage et de simulation baptisée Osmoze et développée par la fintech française Heavenize. Cette solution décisionnelle est mise à disposition des clients gérants qui peuvent consulter en temps réel des indicateurs clés de performance, de risque et de solvabilité pour analyser leurs portefeuilles et mieux piloter la performance de leurs placements. Elle propose plusieurs interfaces (Excel, web, API) conçues pour être faciles d’usage pour une prise en main rapide. En choisissant un partenaire agile reconnu sur le marché français de la gestion, Caceis propose un service nouveau et évolutif qui devrait contribuer à fidéliser ses clients.
Vie privée. Le Comité européen pour la protection des données, qui réunit les Cnil européennes, demande à la BCE de garantir que l’euro numérique bénéficiera des mêmes avantages que les espèces, en particulier pour respecter la vie privée. Il s’agit notamment de faire en sorte que l’euro digital permette la confidentialité des transactions, sujet fondamental pour 43 % des Européens. Le Comité, qui avait déjà soulevé la question en 2021, prend à nouveau position en rappelant qu’un euro numérique devra obligatoirement être conforme au RGPD et aux articles 7 et 8 de la Charte européenne des droits fondamentaux sur la vie privée et familiale et sur la protection des données personnelles. La Cnil française appelle à un débat public et démocratique car le choix du fonctionnement de l’euro numérique revient d’abord aux citoyens.
Criminalité. Dans l’édition 2023 de son Cryptocrime Report, Chainalysis met à nouveau en évidence la fragilité des protocoles de finance décentralisée (DeFi), qui constituent plus de 80 % des victimes de piratages dans le monde des cryptoactifs. Pour toute l’année 2022, la somme des vols atteint les 3,8 milliards de dollars, soit 15 % de plus qu’en 2021. Surtout, 64 % des sommes subtilisées l’ont été plus particulièrement par l’attaque des protocoles de transfert d’actifs entre blockchains, ou « cross-chain bridge protocols ». La moindre erreur de code dans le smart contract du protocole de transfert peut être exploitée par des personnes malintentionnées et permettre des piratages de très grands montants, d’autant plus que ces smart contracts sont ouverts et accessibles par défaut. Un audit des codes de DeFi réalisé par des tiers de confiance devrait permettre de les sécuriser, mais le coût de la sécurité n’est pas encore intégré par les développeurs de la DeFi, qui se concentrent sur la croissance plus que sur la fiabilité de leurs développements. Chainalysis note également que les hackers liés à la Corée du Nord ont été notablement actifs dans le piratage de cryptos et auraient réussi à dérober 1,7 milliard de dollars d’actifs, dont 1,1 milliard à des protocoles de DeFi. Par ailleurs, ces pirates nord-coréens utilisent largement les mixers – des services permettant de diviser des flux afin d’en masquer l’origine –, largement employés pour le blanchiment.