Les cours du gaz naturel européen (Contrat TTF 1 mois à Rotterdam) ont explosé et atteint de nouveaux sommets historiques, à 335 euros/MWh brièvement en séance, lundi matin, avant de redescendre vers 246 euros/MWh, de remonter à nouveau à 292 euros/MWh, puis de rebaisser à 212 euros/MWh (+7,6% au bout du compte). Les prix ont dans un premier temps trouvé un soutien dans les déclarations du secrétaire d’Etat américain en faveur d’un embargo occidental sur les exportations énergétiques russes, et dans la concurrence des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l’Asie, dont le regain des prix à l’achat la semaine dernière attire à nouveaux les méthaniers des producteurs. Malgré un signal contraire du chancelier allemand Olaf Scholz, les craintes ont été relancées lundi par l’annonce d’une réunion de l’Union européenne (UE) jeudi et vendredi afin de réduire progressivement la dépendance énergétique vis-à -vis des importations russes - le gaz naturel russe représentant près de 40% des importations européennes.
La Commission européenne présentera la semaine prochaine une stratégie visant ouvertement à affranchir l’UE de sa dépendance aux importations de gaz russe.
Le spécialiste de l’ingénierie pour le secteur énergétique a exclu jeudi la contribution des projets russes de ses prévisions 2022 et cessé de chercher de nouvelles opportunités en Russie. «Au 31 décembre 2021, environ 3,8 milliards d’euros ou 23% du carnet de commandes sont liés à des projets en cours d’exécution en Russie» a indiqué Technip Energies, en précisant que «l’exécution de ce carnet de commandes est programmée sur une période de cinq ans entre 2022 et 2026». Pour l’exercice en cours, il vise un chiffre d’affaires ajusté compris entre 5 milliards et 5,5 milliards d’euros, hors contribution des projets en cours d’exécution en Russie estimée à 1,4 milliard. Sa marge opérationnelle récurrente devrait atteindre au moins 6,5%, hors contribution russe estimée à moins de 70 millions.
Malgré la pression du gouvernement français, le groupe pétrolier ne renoncera pas à ses activités russes mais «n’apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie».
Le producteur d'énergies TotalEnergies a annoncé mardi qu’il renonçait à l’avenir à investir dans de nouveaux projets en Russie, sans pour autant opter pour un retrait total comme certains de ses concurrents de l’industrie pétrolière.
TotalEnergies vient de remporter un appel d’offres pour le développement d’une ferme éolienne en mer au large de New York et du New Jersey sur la côte Est des États-Unis, pour 795 millions de dollars (100%) conjointement avec EnBW. Cette concession doit permettre le développement d’au moins 3 GW de capacité de production, soit la fourniture en électricité de l’équivalent d’un million de foyers. Le projet a pour objectif une mise en service d’ici 2028. En outre, EnBW a fait part à TotalEnergies de sa décision stratégique de recentrer son activité sur l’Europe. Dans ce cadre, TotalEnergies et EnBW ont convenu que TotalEnergies va acquérir la participation d’EnBW dans la concession New York Bight obtenue lors de ces enchères.
TotalEnergies vient de remporter un appel d’offres pour le développement d’une ferme éolienne en mer au large de New York et du New Jersey sur la côte Est des États-Unis, pour un montant de 795 millions de dollars (100%) conjointement avec EnBW.
Les actions des groupes d'énergie allemands s’inscrivent en hausse lundi matin dans un marché en pleine correction. RWE (+3%), E.ON (+0,6%) et ENBW (+1,3%) profitent à la mi-séance de l’incroyable volte-face de Berlin en matière d'énergie.
Les prix du pétrole ont bondi jeudi de près de 9% à plus de 105 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent et plus de 100 dollars/baril pour celui sur le brut WTI, après que la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, avec des explosions signalées jusqu'à Kiev. Les marchés se méfient depuis des semaines de l’escalade des tensions en Europe de l’Est, craignant qu’un conflit majeur ne perturbe les flux énergétiques et ne provoque des sanctions paralysantes sur toutes les transactions avec la Russie. Les prix du gaz naturel européen (contrat TTF 1 mois à Rotterdam) ont bondi davantage encore, passant de 90 à 118 euros/MWh à l’ouverture (+31%), avant de redescendre vers 114 euros/MWh face aux craintes de ruptures d’approvisionnement.
Les prix du pétrole ont bondi jeudi de près de 9% à plus de 105 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent et plus de 100 dollars/baril pour celui sur le brut WTI, après que la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, avec des explosions signalées jusqu'à Kiev. Vladimir Poutine a réaffirmé que l’objectif n’était pas d’occuper l’Ukraine, mais de protéger les habitants de l’est-ukrainien contre le «régime», et il a averti les autres pays que toute tentative d’interférer avec l’action russe entraînerait des «conséquences qu’ils n’ont jamais vues», selon Reuters.
Les prix du gaz naturel européen (contrat TTF 1 mois à Rotterdam) sont remontés de trois crans depuis trois jours avec la menace sur l’approvisionnement due au conflit militaire entre l’Ukraine et la Russie : de 69 à près de 75 euros/MWh lundi, de 79 à 81 euros/MWh mardi, et donc encore de 81 jusqu’à 89,40 euros/MWh mercredi, avant une légère baisse à 87,50 euros/MWh. Des sommets qui n’avaient plus été atteints depuis fin janvier. Mardi, l’Allemagne a suspendu le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2. Les autres sanctions ne devraient pas nuire aux approvisionnements russes, d’autant que le Qatar a confirmé qu’il était presque impossible de les remplacer rapidement car la plupart de ses ventes de gaz naturel liquéfiés (GNL) sont liées à des contrats à long terme avec des acheteurs asiatiques. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) s’efforcent de trouver suffisamment de GNL pour compenser la dépendance de cette dernière à 40% au gaz russe.
Iberdrola a dévoilé mercredi un résultat net de 3,88 milliards d’euros au titre de l’exercice 2021, en progression de 8% d’un an sur l’autre et supérieur au consensus qui tablait en moyenne sur 3,73 milliards. L’énergéticien espagnol a profité du «bon comportement» de ses activités aux Etats-Unis et au Brésil, grâce à la hausse de sa capacité installée, notamment en matière d'énergie renouvelable, après des investissements annuels totalisant 9 milliards d’euros.
Suite à une plainte d’Engie et de la réalisation d’opérations de visite et saisie, l’Autorité de la concurrence sanctionne EDF pour avoir, de 2004 à 2021, exploité abusivement les moyens dont elle disposait en tant que fournisseur d’électricité proposant les tarifs réglementés de l’électricité (TRV). Le gendarme de la concurrence reproche à EDF d’avoir utilisé les données issues des fichiers de ses clients éligibles au TRV, ainsi que les infrastructures commerciales dédiées à la gestion des contrats au TRV, afin de développer la commercialisation d’offres de marché de gaz et de services énergétiques. Ces pratiques visaient à permettre à EDF de maintenir ses parts de marché dans le secteur de la fourniture d’électricité et de renforcer sa position sur les marchés connexes de la fourniture de gaz et de services énergétiques. EDF a sollicité et obtenu le bénéfice de la procédure de transaction.
A la suite d’une plainte d’Engie et de la réalisation d’opérations de visite et saisie, l’Autorité de la concurrence sanctionne EDF pour avoir, de 2004 à 2021, exploité abusivement les moyens dont elle disposait en sa qualité de fournisseur d’électricité proposant les tarifs réglementés de l’électricité (TRV). Le gendarme de la concurrence reproche à EDF d’avoir utilisé les données issues des fichiers de ses clients éligibles au TRV, ainsi que les infrastructures commerciales dédiées à la gestion des contrats au TRV, afin de développer la commercialisation d’offres de marché de gaz et de services énergétiques, et de convertir une grande partie de sa clientèle au moment charnière de la fin des TRV électricité pour une partie de la clientèle professionnelle, précise le communiqué. Ces pratiques avaient pour objectif de permettre à EDF de maintenir ses parts de marché dans le secteur de la fourniture d’électricité et de renforcer sa position sur les marchés connexes de la fourniture de gaz et de services énergétiques.
Le gouvernement italien a adopté vendredi un ensemble de mesures d’un montant de 6 milliards d’euros pour aider ménages et entreprises à faire face à l’envolée des prix de l’énergie, dans le cadre d’un plan de 8 milliards pour soutenir l’économie. Ces mesures s’ajoutent à quelque 10 milliards d’euros d’aides déjà portées au budget de l’Etat depuis juillet dernier pour atténuer la forte hausse des prix du pétrole et du gaz.
Le gouvernement italien a adopté vendredi un ensemble de mesures d’un montant de 6 milliards d’euros pour aider ménages et entreprises à faire face à l’envolée des prix de l’énergie, dans le cadre d’un plan de 8 milliards pour soutenir l’économie. Ces mesures s’ajoutent à quelque 10 milliards d’euros d’aides déjà portées au budget de l’Etat depuis juillet dernier pour atténuer la forte hausse des prix du pétrole et du gaz.