EDF a fait état hier d'écarts de qualité par rapport à ses exigences sur des soudures de l’EPR de Flamanville (Manche), qui, selon l'électricien public, n’affectent pas toutefois l’aptitude au service des équipements ni le calendrier ou le coût du réacteur nucléaire. Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclaré pour sa part qu’une inspection avait révélé que ce problème de soudures était plus grave qu’initialement estimé. Pierre-Franck Chevet a ajouté que l’ASN était loin de tirer déjà des conclusions dans ce dossier, son analyse en étant encore à ses débuts. «Le démarrage de Flamanville dépend de mon autorisation et le calendrier de la sécurité sera primordial», a-t-il ajouté.
Le distributeur britannique d'énergie a relevé ce matin de 500 millions de livres (566 millions d’euros) son objectif de réduction de coûts à moyen terme et annoncé 2.000 suppressions d’emplois supplémentaires. Centrica s’attend désormais à des économies annuelles de 1,25 milliard de livres à partir de 2020. Il compte économiser 200 millions dès 2018, avec environ un millier de départs, et table sur une génération de trésorerie comprise entre 2,1 et 2,3 milliards. L’an dernier, son cash-flow ajusté a reculé de 23% à 2,1 milliards de livres et son bénéfice d’exploitation a baissé de 17% à 1,25 milliard.
La compagnie pétrolière espagnole Repsol a annoncé ce matin la cession de sa participation de 20,07% dans Gas Natural à Rioja Bidco Shareholdings, un fonds contrôlé par la société de capital investissement CVC Capital Partners, pour un montant de 3,82 milliards d’euros. Ce prix correspond à 19 euros par action, précise Repsol dans un communiqué, ajoutant avoir réalisé une plus-value d’environ 400 millions d’euros sur l’opération.
Sommerville Investments a lancé la cession de sa participation de 10,4% dans GTT, selon des informations recueillies auprès de Société Générale CIB, qui pilote l’opération. Cette cession sera réalisée au moyen d’un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels en France et à l'étranger par constitution accélérée d’un livre d’ordres démarrant immédiatement. SGCIB est le seul teneur de livre de cette opération.
Israël a conclu un contrat «historique» pour la fourniture de gaz naturel à l’Egypte, a annoncé hier le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. «Cela va rapporter des milliards dans les coffres de l’Etat», a-t-il affirmé dans un communiqué sans donner d’autres détails. Selon un communiqué du groupe énergétique israélien Delek, le montant du contrat devrait atteindre 15 milliards de dollars (environ 12 milliards d’euros). L’accord a été conclu par un consortium, comprenant Delek et le groupe américain Noble Energy, avec la compagnie égyptienne Dolphinus pour la fourniture de 64 milliards de m3 de gaz extrait des champs offshore Leviathan et Tamar en Méditerranée, a précisé Delek.
La bataille allemande pour les salaires gagne le secteur de l'énergie, où les syndicats ont appelé vendredi à une «grève d’avertissement» chez EON, dix jours après l’accord inédit décroché dans la métallurgie par IG Metall. Il s’agit «d’augmenter la pression» sur les entreprises de la branche énergie, qui ont offert fin janvier «une hausse des salaires de 2,1% sur 18 mois», quand le syndicat de la chimie IG BCE et le syndicat des services Verdi réclament 5,5% d’augmentation. D’autres grèves d’avertissement sont programmées la semaine prochaine chez PreussenElektra, spécialiste des centrales nucléaires, et au sein des fournisseurs d'électricité Avacon et Tennet.
Le gouvernement du Gabon a annoncé vendredi la réquisition de la SEEG, filiale du groupe français Veolia, et son intention de résilier son contrat de distribution d’eau et d'électricité dans ce pays d’Afrique centrale. Veolia a dit regretter cette décision et attendre de l’Etat Gabonais qu’il respecte le droit. Une structure ad hoc gérera la SEEG pendant la période de transition et «finalisera la rupture contractuelle avec Veolia conformément aux lois applicables», est-il ajouté dans le communiqué.
La compagnie pétrolière italienne a promis aujourd’hui à ses actionnaires de leur créer une «importante valeur supplémentaire» après un bénéfice trimestriel plus que doublé et supérieur aux attentes. Son bénéfice net ajusté sur les trois derniers mois de 2017 s’est élevé à 0,98 milliard d’euros, nettement au-dessus du consensus, de 0,57 milliard, fourni par la compagnie elle-même. Eni a confirmé un bénéfice de 0,8 euro par action au titre de 2017. Elle prévoit 8 milliards d’euros de dépenses d’investissements cette année après la découverte récente de deux immenses gisements en Egypte et au Mozambique.
EDF prévoit, «à ce stade», de mettre fin au paiement en actions de son dividende cette année, a indiqué Jean-Bernard Lévy, le PDG du producteur d'électricité lors de la réunion de présentation des résultats annuels du groupe. Le dividende versé au titre de 2017 serait ainsi le dernier à offrir une option de paiement en titres. Cette option avait été mise en place en 2012 afin de limiter les sorties de cash d’EDF.
Une étude de l’Institute for energy economics and financial analysis analyse plusieurs exemples concluant d'alimentation des réseaux électriques à parfois plus de 50% par les renouvelables.
Total a profité de la remonté des prix du pétrole en 2017. Le bénéfice net ajusté du groupe pétrolier a bondi de 19% au quatrième trimestre, à 2,872 milliards de dollars, avec une marge brute d’autofinancement de 5,95 milliards (+25%). Sa production d’hydrocarbures a progressé de 6% à 2,613 millions de barils par jour, principalement grâce au démarrage et à la montée en puissance de ses nouveaux projets. Pour l’ensemble de l’année, le bénéfice net ajusté, calculé au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors effet des variations de juste valeur, a progressé de 28% à 10,6 milliards de dollars. Le consensus des analystes interrogés par FactSet tablaient sur un résultat net ajusté de 10,39 milliards de dollars.
Le gouvernement s’est déclaré favorable à l’ouverture des concessions hydroélectriques à la concurrence lors d’une réunion tenue hier à Matignon en présence des syndicats, a appris hier Reuters auprès des organisations représentatives. L’exécutif entendrait répondre à une mise en demeure que Bruxelles a adressée en octobre 2015 à la France, accusée d’avoir conforté la position dominante d’EDF dans ce domaine. Actuellement, les concessions sont exploitées à 80% environ par EDF et à 15% par Engie. L’hydroélectricité est la deuxième source de production électrique derrière le nucléaire et la première source renouvelable en France.
Enedis, filiale d’EDF, a bénéficié de conditions de rémunération trop généreuses pour le déploiement des nouveaux compteurs d’électricité intelligents « Linky », estime la Cour des comptes, qui appelle donc à les revoir.
La direction d’Engie restera bicéphale après le départ de son président Gérard Mestrallet en mai, a officiellement annoncé vendredi soir le conseil d’administration de l'énergéticien, indiquant que la succession était ouverte. «Le choix proposé aura pour principal objectif le fonctionnement efficace des instances de gouvernance du groupe et le soutien à l’action de sa dirigeante exécutive», précise le conseil. Selon BFM Business, quatre candidats sont en lice pour faire équipe avec la directrice générale Isabelle Kocher. Il s’agit de Fabrice Brégier, numéro deux d’Airbus jusqu'à ce mois-ci et déjà administrateur d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, directeur général de Solvay, Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel jusqu’en décembre dernier, et Yann Delabrière, président du directoire de Zodiac Aerospace, entreprise en cours de rachat par Safran. Le choix devrait intervenir d’ici à la mi-février.
EDF propose de fermer d’autres réacteurs nucléaires «à partir de 2029» dans le cadre de la réduction de la part de cette source d'énergie en France, a indiqué hier Philippe Sasseigne, le directeur du parc nucléaire du groupe public. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement prépare la fermeture de la centrale de Fessenheim et qu’il travaille sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui doit préciser d’ici à fin 2018 les objectifs de la France en matière énergétique pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, avait officialisé en novembre dernier le report de l'échéance de 2025 pour réduire de quelque 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique française.
EDF propose de fermer d’autres réacteurs nucléaires «à partir de 2029» dans le cadre de la réduction de la part de cette source d'énergie en France, a indiqué aujourd’hui Philippe Sasseigne, le directeur du parc nucléaire du groupe public. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement prépare la fermeture de la centrale de Fessenheim et qu’il travaille sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui doit préciser d’ici à fin 2018 les objectifs de la France en matière énergétique pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028.