Un milliard d’euros de bonus. C’est ce que Deutsche Bank aurait prévu de verser cette année à ses banquiers, d’après le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Cette information, non confirmée par la première banque allemande, a fait grincer des dents. Le journal allemand indique que cette politique de bonus vise à dissuader les banquiers d’investissement de Deutsche Bank de quitter leur employeur pour la concurrence. Pas sûr que cela suffise dans le contexte actuel… La banque dirigée par John Cryan accuse en effet une perte nette de 2,2 milliards d’euros au quatrième trimestre et sa troisième perte consécutive en 2017. Les signaux sont au rouge : les revenus de la banque de financement et d’investissement ont baissé de 16 % au dernier trimestre, et les revenus du trading ont accusé une chute de 27 %. Quant à ceux de la division financement, ils sont en recul de 16 % sur la même période.
Adieu l’entretien annuel d’évaluation classique ! Mazars vient d’annoncer le déploiement de son nouveau dispositif d’évaluation de la performance, axé sur du « ‘feedback’ permanent, collaboratif, informel, plus agile », souligne le groupe d’audit qui veut adapter ses pratiques RH aux attentes des jeunes générations. En 2017, il a mené une phase test de six mois auprès de 80 collaborateurs de la filière dédiée au secteur du conseil assurance. De quoi s’agit-il concrètement ? D’abord, un outil digital permet de réaliser des retours spontanés et les salariés pourront aussi utiliser un « feedback » à 360°, conçu pour améliorer leur management. Ensuite, les systèmes de rating sont simplifiés et attribués par les managers directs de façon collective. Enfin, les collaborateurs auront un parrain dès le début de leur parcours chez Mazars et les plus expérimentés pourront bénéficier d’un coach interne.
Le prestigieux mais exigeant examen du CFA (chartered financial analyst) fait toujours « le plein » de candidats. En décembre 2017, leur nombre au niveau mondial au niveau 1 du programme (composé de trois niveaux nécessaires à la certification) affiche un bond de 14 % par rapport à décembre 2016. L’examen reste toujours difficile à obtenir. Moins d’un candidat sur cinq arrive à ses fins et il faut en moyenne quatre ans pour compléter le programme. D’ailleurs, seule une proportion de 43 % des 68.086 postulants a réussi l’examen de niveau 1 du cursus en décembre de l’année dernière. Les candidats chinois ont été les plus représentés (19.598) devant les Etats-Unis, l’Inde, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, Hong Kong, Singapour, l’Afrique du Sud et les Emirats Arabes Unis. La France a enregistré 864 candidats en décembre dernier, en légère hausse par rapport à l’année précédente.
Simplifié depuis les ordonnances du 22 septembre 2017, le télétravail devient une pratique répandue chez les salariés français, selon une étude de Malakoff Médéric rendue publique le 23 janvier. Mais le télétravail contractualisé ne concerne que 6 % des salariés alors que 19 % travaillent à distance de façon informelle et non contractualisée. Le secteur des services compte 11 % de télétravailleurs contractuels et 31 % non contractuels. Chez les cadres, les proportions sont de 17 % pour le télétravail contractuel et 42 % pour le télétravail qui n’est pas régi par un contrat. 57 % des télétravailleurs travaillent à distance au moins un jour par semaine, et 47 % travaillent depuis leur domicile, toujours de façon hebdomadaire.
L’accord conclu lundi soir ouvre la voie à une croissance des salaires plus élevée qu’attendu dans la première économie d’Europe, une bonne nouvelle pour la BCE.
La banque helvétique vient de nommer Dan McCarthy en tant que responsable de l’ensemble du trading sur ses activités de crédit aux Etats-Unis, alors qu’il supervisait jusqu’à présent le trading sur le segment des financements avec effet de levier (leveraged-finance trading), indique une note interne consultée hier par Bloomberg qui a ensuite obtenu une confirmation auprès d’une porte-parole du groupe. Avant d’arriver chez Credit Suisse depuis 2007, Dan McCarthy a auparavant travaillé pour Citigroup et Barclays.
Les multinationales étrangères employaient 1,8 million de personnes en 2015 en France hors secteurs agricole et financier, soit 11% des effectifs des entreprises présentes sur le sol français, selon une étude publiée hier par l’Insee. Les Etats-Unis et l’Allemagne viennent en tête des pays d’origine de ces entreprises, avec respectivement 312.600 et 312.000 emplois. Suivent la Grande-Bretagne (183.200), les Pays-Bas (165.700) et la Suisse (140.100). Les entreprises chinoises se situent dans le bas du classement avec 8.100 emplois.
Un projet de rupture conventionnelle collective concernant 240 salariés est désormais sur la table chez le gestionnaire français de centres d’appels Teleperformance, qui veut aller vite avec un «calendrier resserré», a appris hier l’AFP auprès de la CGT et de SUD. L’entreprise a confirmé qu’un plan de départs volontaires avait été ouvert, mais celui-ci ne repose «pas uniquement sur un projet de rupture conventionnelle collective (RCC)», nouveau dispositif issu des ordonnances Macron, a précisé à l’AFP un porte-parole de Teleperformance. La prochaine réunion de négociations est programmée le 8 février.
Les multinationales étrangères employaient 1,8 million de personnes en 2015 en France hors secteurs agricole et financier, soit 11% des effectifs des entreprises présentes sur le sol français, selon une étude publiée jeudi par l’Insee.
JPMorgan pourrait déplacer plus de 4.000 emplois hors du Royaume-Uni si le Brexit se traduisait par des divergences commerciales et réglementaires entre Londres et l’Union européenne (UE), a déclaré à la BBC hier Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine, en marge du Forum économique de Davos. «S’il est acté qu’on ne peut avoir aucune réciprocité commerciale ou réglementaire [...] on ira au-delà de 4.000», explique-t-il. Jamie Dimon avait dit, à la suite du référendum de juin 2016 en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE, que 4.000 emplois environ seraient déplacés. Puis, dans une lettre adressée aux actionnaires de JPMorgan en avril 2017, il observait que le nombre de postes transférés vers les places financières européennes pourrait être bien moins élevé.
JPMorgan pourrait déplacer plus de 4.000 emplois hors du Royaume-Uni si le Brexit se traduisait par des divergences commerciales et réglementaires entre Londres et l’Union européenne (UE), a déclaré ce matin Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine. «S’il est acté qu’on ne peut avoir aucune réciprocité commerciale ou réglementaire (...) on ira au-delà de 4.000», a-t-il déclaré à la BBC, en marge du Forum économique de Davos.
Le nombre de personnes occupant un emploi a progressé de manière inattendue en Grande-Bretagne sur trois mois à fin novembre, tandis que les salaires ont augmenté à leur rythme le plus élevé depuis presqu’un an. L’ONS, institut national de la statistique, a fait état mercredi d’une hausse de 102.000 du nombre de personnes occupant un emploi, pour parvenir au niveau record de 32,2 millions. Les économistes s’attendaient en moyenne à une baisse de 13.000. Le taux de chômage est resté à 4,3%. Les salaires, hors primes, ont augmenté de 2,4%, leur plus forte hausse depuis décembre 2016. Primes incluses, la croissance des revenus est restée stable à 2,5%.