Le déficit budgétaire a atteint 5,115 milliards de livres (5,737 milliards d’euros), a annoncé l’Office national de la statistique (ONS) vendredi, en hausse de 23% par rapport à mai 2018 et supérieur à toutes les prévisions d'économistes recueillies par Reuters, le consensus le donnant à 4,1 milliards. Sur les deux premiers mois de l’exercice 2019-2020 entamé le 1er avril, le déficit est supérieur de 18% à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à 12 milliards de livres. Les dépenses budgétaires ont augmenté de 2,6% en mai. L’impôt sur les sociétés a rapporté 0,8% de moins qu’en mai 2018, une première baisse en mai depuis 2013.
Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts. L’Italie négocie avec l’UE afin d'éviter une procédure de déficit excessif déclenchée par le gonflement de la dette publique, qui pourrait passer de 132,2% à 133,7% du PIB cette année. Selon Bruxelles, le déficit structurel italien devrait augmenter de 0,2%. L'économie italienne pourrait se contracter au deuxième trimestre, a prévenu jeudi le bureau national de la statistique Istat.
Le déficit budgétaire a été bien plus élevé que prévu en mai, atteignant 5,115 milliards de livres (5,737 milliards d’euros), a annoncé l’Office national de la statistique (ONS) vendredi, en hausse de 23% par rapport à mai 2018 et supérieur à toutes les prévisions d'économistes recueillies par Reuters, le consensus le donnant à 4,1 milliards. Sur les deux premiers mois de l’exercice 2019-2020 entamé le 1er avril, le déficit est supérieur de 18% à celui de la période comparable de l’exercice précédent, à un peu moins de 12 milliards de livres. Les dépenses budgétaires ont augmenté de 2,6% en mai, en raison surtout d’achats de biens et de services. Même si les recettes fiscales ont été dans l’ensemble solides, l’impôt sur les sociétés a rapporté 0,8% de moins qu’en mai 2018, une première baisse en mai depuis 2013.
Alors que le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a écrit cette semaine aux dirigeants de l’Union européenne (UE) que Rome cherche à respecter les règles budgétaires et à diminuer son déficit structurel pour l’an prochain, Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes en faveur de la Ligue, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts, écrit le Corriere della Sera : « Il faut à l’Italie une réforme fiscale audacieuse et mon devoir est de la faire aboutir (...) dans le cas contraire, je prendrai congé. »
L’Etat italien a lancé mercredi une émission surprise à 20 ans, faisant monter les rendements italiens - comme souvent avant une émission, les investisseurs vendant leur encours de dette pour faire place à la nouvelle offre. Alors que le BTP à 10 ans avait perdu plus de 30 points de base (pb) depuis début juin, il repassait de 2,31% à 2,37% mercredi matin, tandis que les taux à 20 ans et 30 ans progressaient de près de 9 pb chacun. Les banques chefs de file ont quand même réuni plus de 23 milliards d’euros d’intérêts pour l’opération, ce qui leur devrait permettre de réduire le coût final, à l’origine estimé de 12 à 14 pb supérieur au benchmark.
Alors que le vice-président du Conseil Matteo Salvini poursuit ses déclarations tonitruantes – il a proposé hier de taxer les contenus des coffres des banques italiennes, l’Etat italien a lancé une émission surprise à 20 ans afin de tirer parti de l’appétit actuel pour la dette de la zone euro. Avec pour premier effet de faire monter les rendements italiens comme souvent avant une émission, les investisseurs vendant leur encours de dette pour faire place à la nouvelle offre : alors que le BTP à 10 ans avait perdu plus de 30 points de base (pb) depuis début juin, il repassait de 2,31% à 2,37% ce mercredi matin, tandis que les taux à 20 ans et 30 ans progressaient de près de 9 pb chacun.
La Commission européenne a conclu mercredi que l’Italie ne respectait pas les règles budgétaires de l’Union en raison de l’augmentation de sa dette publique, une situation qui justifie selon elle l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Selon Bruxelles, Rome est en train de revenir sur ses engagements en matière de réformes structurelles et de réforme des retraites. Cela « pourrait affecter négativement le potentiel de croissance de l’Italie », a déclaré l’exécutif européen.
Dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l'économie française, publiées ce lundi, le Fonds monétaire international (FMI) note que la croissance française reste «résiliente et riche en emplois» grâce notamment aux réformes mises en oeuvre ces dernières années. Il estime toutefois que des réformes supplémentaires sont nécessaires sur la dépense publique «pour assurer que la réduction en cours de la charge fiscale puisse s’inscrire dans la durée et que la dette publique soit placée sur une trajectoire clairement à la baisse». Il souligne qu’un effort sur le solde budgétaire primaire structurel de l’ordre d’un demi-point de PIB par an sur la période 2020-2023 pourrait réduire la dette de 10% sur la période.
Dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l'économie française, publiées ce lundi, le Fonds monétaire international (FMI) note que la croissance française, si elle a ralenti, reste «résiliente et riche en emplois» grâce notamment aux réformes mises en oeuvre ces dernières années sur le marché de l’emploi et la fiscalité. Il estime toutefois que des réformes supplémentaires sont nécessaires sur la dépense publique «pour assurer que la réduction en cours de la charge fiscale puisse s’inscrire dans la durée et que la dette publique soit placée sur une trajectoire clairement à la baisse».
Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, a de nouveau mis en garde vendredi contre le risque de voir la dette publique dépasser les prévisions gouvernementales cette année et appelé le gouvernement à prendre des mesures «crédibles» pour la faire baisser, lors de l’assemblée générale annuelle de la banque centrale. Il a estimé que le ratio d’endettement (dette/produit intérieur brut) pourrait dépasser en fin d’année le chiffre de 132,6% prévu par le budget. Cet objectif prend en compte 18 milliards d’euros de recettes de privatisations en 2019 alors que, selon les chiffres de la Banque d’Italie, l’Etat n’en a engrangé que 60 millions sur la période 2017-2018, très loin des cinq milliards annuels prévus.
La Banque d’Italie a de nouveau mis en garde vendredi contre le risque de voir la dette publique dépasser les prévisions gouvernementales cette année et appelé le gouvernement à prendre des mesures «crédibles» pour la faire baisser. «Les tensions sur le marché des obligations d’Etat italiennes pèsent sur les perspectives de croissance», a expliqué Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, dans un discours prononcé lors de l’assemblée générale annuelle de la banque centrale. Il a estimé que le ratio d’endettement (dette/produit intérieur brut) pourrait dépasser en fin d’année le chiffre de 132,6% prévu par le budget. Cet objectif prend en compte 18 milliards d’euros de recettes de privatisations en 2019 alors que, selon les chiffres de la Banque d’Italie, l’Etat n’en a engrangé que 60 millions sur la période 2017-2018, très loin des cinq milliards annuels prévus.
La Commission européenne devrait lancer le 5 juin des mesures disciplinaires contre l’Italie en raison de la hausse de son endettement public qui enfreint les règles communautaires, rapporte Reuters qui se réfère à deux responsables de la zone euro. Les rendements des emprunts d’Etat italiens se sont tendus en réponse à ces informations, toutes échéances confondues, le taux à 10 ans prenant 7 points de base à 2,62%. L’exécutif européen doit publier la semaine prochaine un rapport sur l’endettement public italien, la décision ultime sur d'éventuelles sanctions revenant au président de la Commission, Jean-Claude Juncker.
La Commission européenne devrait lancer le 5 juin des mesures disciplinaires contre l’Italie en raison de la hausse de son endettement public qui enfreint les règles communautaires, rapporte Reuters qui se réfère à deux responsables de la zone euro. Les rendements des emprunts d’Etat italiens se sont tendus en réponse à ces informations, toutes échéances confondues, le taux à 10 ans prenant 7 points de base à 2,62%.
Le Tribunal de l’Union européenne (UE) a rejeté le recours en indemnité introduit contre la Banque centrale européenne (BCE) par des investisseurs privés ayant subi des pertes en raison de la restructuration de la dette grecque en 2012. A l’époque, la Grèce avait obtenu un avis favorable de la BCE sur un projet de loi relatif aux modalités de réduction du montant de sa dette permettant d’étendre les effets d’un accord aux créanciers ne donnant pas leur consentement. In fine, les créanciers représentant 85,8% des titres de créance avaient accepté un échange, mais d’autres avaient porté plainte.
Le Tribunal de l’Union européenne (UE) a rejeté le recours en indemnité introduit contre la Banque centrale européenne (BCE) par des investisseurs privés ayant subi des pertes en raison de la restructuration de la dette grecque en 2012, considérant que « cette restructuration ne constituait pas une atteinte démesurée et intolérable au droit de propriété de ces investisseurs, même s’ils n’avaient pas consenti à cette mesure ». A l’époque, la Grèce avait obtenu un avis favorable de la BCE sur un projet de loi relatif aux modalités de réduction du montant de sa dette permettant d’étendre les effets d’un accord aux créanciers ne donnant pas leur consentement. Au bout des comptes, les créanciers représentant 85,8% des titres de créance avaient accepté un échange, mais d’autres avaient porté plainte en vue de la restitution des pertes financières subies.
Juste après l’émission des Pays-Bas, le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong a annoncé le succès de sa levée inaugurale pour une obligation verte de 1 milliard de dollars sur 5 ans. Malgré la volatilité des marchés, l’émetteur accompagné par Crédit Agricole CIB et HSBC a reçu pour plus de 4 milliards de demandes, permettant de resserrer le prix de 17,5 points de base (pb) pour aboutir à un rendement de 2,555% (32,5 pb au-dessus des bons du Trésor américain à 5 ans). Plus de 100 institutionnels ont participé à cette syndication, 50% en Asie, 27% en Europe et 23% aux États-Unis. L’obligation cotée à Hong Kong et à Londres a été notée AA+ par S&P et Fitch et certifiée verte par Vigeo Eiris.
Juste après l’émission des Pays-Bas, le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong a annoncé le succès de sa levée inaugurale pour une obligation verte de 1 milliard de dollars sur 5 ans, « une transaction historique qui constitue une nouvelle référence importante pour les émetteurs potentiels de Hong Kong et de la région ». Après un roadshow mondial et malgré la volatilité des marchés, l’émetteur accompagné par Crédit Agricole CIB et HSBC a reçu pour plus de 4 milliards de demandes, permettant de resserrer le prix de 17,5 points de base (pb) pour aboutir à un rendement de 2,555% (32,5 pb au-dessus des bons du Trésor américain à 5 ans). Plus de 100 institutionnels ont participé à cette syndication, 50% en Asie, 27% en Europe et 23% aux États-Unis.